DI LA COMBUSTION
La combustion est un phénomène d'une trop grande importance pour qu'on n'ait pas cherché de tout temps à en chercher l'explication. Mais il a fallu bien des siècles pour en trouver une qui fût satisfaisante. Les anciens regardaient le feu comme pn élément qui s'eogage dans les molécules des corps, et cette opinion a traversé les igts jusqu'au dix-septième siècle où parut la théorie du Phlogistiqu*. On a écrit des milliers de volumes sur des suppositions plus ou «ttins bizarres, jusqu'à la fin du siècle dernier, où notre immortel Lavoisier a enfin donné une théorie complète des deux éléments qui jouent un si grand rôle à la surface du globe, le feu et l'eau.
Ou sait aujourd'hui que la combustion n'est qu'une oxydation, c'tttHà-dtro, la combinaison d'un combustible, carbone ou hydropta*t avec un comburant qui est généralement l'oxygène atmosphérique De cette combinaison résulte un double phénomène: lumière et thalour» ce dernier seul est utilisé. Lors de l'introduction du gaz UVktoirage» on ne l'employait d'abord que pour sa lumière; aujourd'hui U wrt on oulre comme source de chaleur.
0* la combinaison chimique mentionnée plus haut résulte pour l'architecte une double étude : celle qui consiste à utiliser le mieux possible la chaleur produite et celle qui l'oblige à se débarr*»ser do» gai de la combustion qui sont nuisibles à la santé.
nSS COMBUSTIBLES.
Oo terme sort A désigner les corps qu'on emploie pour produire de W chaleur et do la lumière en les combinant avec l'oxygène atmosphérique.
Ils sont tous [composés de carbone, d'hydrogène et de divers éléments qui varient avec la nature du combustible. On les utilise sous trois formes :
1* A l'état gazeux, comme produisant chaleur et lumière. Ils proviennent toujours d'une transformation préalable des combustibles liquides ou solides en gaz.
2° A l'état liquide, comme les huiles de pétrole, de colza ou d'alcool; dans cet état, ils servent surtout à l'éclairage.
3° A l'état solide, comme le bois, la houille, le coke, la tourbe, etc.
Il n'est pas sans intérêt de connaître la valeur pratique de ces différents combustibles. Pour mesurer la puissance calorifique d'un corps, on est convenu d'appeler unité de chaleur, ou calorie, la quantité de chaleur nécessaire pour élever d'un degré centigrade la température d'un kilogramme d'eau, et l'on appelle valeur ou puissance calorifique d'un combustible, le nombre de calories produit par la combustion complète d'un kilogramme de ce corps.
La table suivante indique la puissance calorifique moyenne des combustibles les plus employés à Paris avec leur prix de revient :