B. EXAMEN DES OBJETS DIFFERENTS ET LEUR CONSERVATION
Toutes les remarques que nous avons eu l’occasion de faire jusqu’à présent, trouveront leur juste application dans l’examen des objets differents. Nous pourrons même attirer l’attention du lecteur sur plusieurs précautions à prendre, qu’on saisira mieux en entrant avec nous dans les détails de l’examen d’une substance quelconque. Nous nous sommes donc proposé de décrire quelques tissus et liquides organiques , d’exposer la manière dont il faut les préparer, les examiner, et nous avons ajouléune description de leur structure intime, résultats des observations microscopi([ues faites jusqu'à nos jours ; cette description pourra guider le lecteur dans ses recherches, et servira de comparaison entre ses observations et celles des antres.
TUAITÉ PRATlyUli DU MICROSCOPE.
C’est une règle générale, qu’il faut examiner les objets dans l’état le plus frais possible, parce qu’il est très important de décider, dans la micrographie, si l’état de l’objet est primaire ou secondaire , c’est-à-dire , produit par les changements qu’éprouve la matière organique séparée de l’ensemble, qui est doué de la vie. La parcelle isolée conserve encore, pendant quelque temps, les propriétés inhérentes la vie, mais elle les perd bientôt; elle se trouve, pour ainsi dire, mourante sous les yeux de l’observateur; nulle part ces changements sont plus importants , plus palpables que dans les observations microscopiques , parce qu’alors ils naissent , sans pouvoir échapper à l’œil, sous les verres grossissants ; mais nulle part aussi, à dire vrai, ils n'ont été plus négligés.
On évitera donc, autant que possible, de choisir, pour objet de ses recherches , les substances qui se trouvent dans une macération plus ou moins prolongée, qui ont été soumises à une action chimique quelconque, qui a dû naturellement changer leur état primitif; on tiendra compte de la compression, de la cassure, du déchirement, etc. que le tissu aura subis , et on n’emploiera ces moyens que pour faire des recherches dans une certaine direction, sans perdre de vue que les conclusions ne doivent être tirées qu’avec la plus grande précaution.
De même, les liquides organiques doivent êtie examinés, en général, dans l’état qui se rapproche le plus possible de leur état naturel. Ainsi, par exemple, pour faire des recherches sur le sang , on se piquera pour faire sortir une gouttelette de sang, qu’on mettra immédiatement entre deux venes et sur le porte-objet ; d’autres liquides, au contraire, comme l’urine, doivent reposer pendant quelque temps , pour qu’il s’y forme un dépôt qui contienne des objets microscopiques.
Les animaux inférieurs offrent l’occasion la plus commode de faire des recherches sur les tissus dans un état, pour ainsi dire, vivant; car on peut se procurer des parties par la dissection de l’animal, et les observer immédiatement. Les appendices tégumenlaires peuvent être fournis, dans leur état frais, par tous les animaux ; le sperme sera obtenu facilement par la dissection des animaux et la préparation des testicules; on n’a