MONADES A CARAPACE
La carapace est un écusson (Cryptomonas, Cryptoglena) ou une coque (Lagenella, Traclielomonas, Prorocentrum). Lesorganes du mouvement sont connus dans tous les genres, excepte LagenellaÇ!)-, ils consistent en deux prolongements filiformes, très-déliés, rétractiles, qui peuvent exercer un mouvement vibratile très-énergique, et qui sont appelés trompw. On distingue des cellules intei-nes, 'dans les espèces Cryptomonas curvata, ovata, glauca, fusca, Prorocentum micans, Traclielomonas nigricans, volvocina j mais l’introduction des matières colorées n’a pas réussi jusqu’à ce moment-, l’excrétion des matières digérées n’a pas non plus été observée.
On reconnaît dans presque toutes les formes, principalement chez les individus verts, que la couleur consiste en globules serrés, qui paraissent être les œufs. L’organe mâle consiste, chez quatre espèces de Cryptomonas (ovata, erosa, cylindrica) et Cryptoglena, en deux glandes ovales ou rondes , situées au milieu du corps , qui ne paraissent point unies . Une vésicule contractile , unissant les deux parties du système sexuel, commechez les Rotatoires, n’est observée que dans l’espèce Cryptomonas ovata, et difficile à trouver, même dans des individus grands. On n’a pas trouvé de traces d’un système vasculaire. Il existe des yeux dans trois genres. — L’espèce Prorocentriim micans est phosphorescente, et se trotive dans la mer Baltique, près de Kiel.
On reconnaît facilement les monades à carapace à la raideur de leurs mouvements. Les genres Prorocenti uiu et Lagenella présentent distinctement leur carapace comme une enveloppe particulière ; la compression entre deux lames de verre dissipe tous les doutes. Le genre Traclielomonas est pourvu d’une carapace siliceuse, résistant au feu. La transparence plus ou moins grande de la carapace fournit un caractère de la famille. Il ne faut point confondre de jeunes Volvociens avec quelques
442 INFOSOIRES.
monades à carapace^ par exemple avec le Chlamidomonas pulvisculus, le Pandorina niorum, etc. Ces jeunes Volvociens sont simples , et ce n’est que plus tard qu’il se forme des polypiers parla division spontanée imparfaite. La constance de la forme doit nous guider dans ces cas. Les genres Chætomonas et Chætotyplîla sont très-rapprochés des genres Cryptomonas, Cryptoglena et Lagenella.
Fig. X. Cryptomonas curvala. Vue latéralement.
Fiq. XII. Prorocentrum micans (lumineux, dans la mer). Vu de côté.
Fig, XIII. Lagenella euchlora. Carapace et corps distincts.
Fig. XIV. a) Cryptoglena conica, àtMxXrompts. h)Cr. pigra, sans trompes.
Fig. XV. Trachelomonas volvocina, avec une trompe.
TROISIÈME FAMILLE
VOLVOCIENS.
La carapace est une coque (Gyges, Chlamidomonas , Syncrypta) que l’animal ne peut quitter, ou c’est un manteau (Gonium, etc.) d’où les animalcules peuvent sortir à moitié ou entièrement ; il paraît que dans ce dernier cas il se forme une nouvelle enveloppe gélatineuse. Les agglomérations dans le geni'e Gonium consistent en autant de coques serrées qu’il y a d’animalcules. Les individus du genre Syncrypta paraissent d’abord entourés d’une coque qui, avec l’animalcule, est contenue dans un manteau. — Tous les genres de celte famille sont pourvus des organes du mouvement. Ils consistent, comme dans les familles précédentes, en une trompe simple ou double, très-déliée, en forme de fouet, fixée à la bouche. Les agglomérations globuleuses paraissent , par conséquent , ciliées. Le mouvement très-accéléré de la trompe peut induirè l’observateur en erreur, en produisant l’effet illusoire de la présence de plusieurs trompes ; ce qui paraît être arrivé à M- Ehrenberg, dans ses premières observations sur le genre Synura. ■ — Le
rOLTOClENS. 443
canal alimentaire ne fut qu’une seule fois, et encore d une manière douteuse, rendu visible sous forme de petites cellules dans le genre Chlamidomonas. On a pu quelquefois observer bien distinctement de pareilles cellules de 1 estomac de couleur très-claire, dans l’espèce F^oluox globator et Gonium pectorale ^ elles sont couvertes, dans la plupart des espèces, par les C6ufs verts. •— Les^'organes sexuels sont distincts dans tous les genres, excepté le genre Uroglena ^ les organes femelles se présentent sous forme de grains colores très-nombreux, de grandeur égale : ce sont les œufs. Les organes males forment une à deux glandules ovales bien distinctes, et quelques vésicules contractiles. Les glandules se voient aisément dans les genres GontMTTz pectorale, Chlamidomonas, Uroglena et U olvox globator. Les vésicules séminales contractiles n’ont été aperçues que dans le Gonium pectorale , le Chlamidomonas ? et le Volvox. Aucune trace de vaisseaux. Cinq genres ( Uroglena , Eudorina, Chlamidomonas, Sphœrosira et U oUox) sont pourvus d’yeux roùges.
Le U olvox globator, découvert par Leeuwenboëk le 30 août 1698, a donné l’origine à l’opinion fameuse, soutenue pendant im siècle par des philosophes, que tous les homme.s étaient emboîtés l’un dans l’autre, depuis Adam jusqu’à no., jours, de sorte que chacun, avec tous ses enfants, jusqu’à l’avenir le plus lointain , était déjà enfermé dans Eve, et que tous avaient le même âge. Voici ce qui a fait naîtr e cette singulière idée. Les anciens observateurs ont pris le polypierentier du Volvox globator pour un individu entier, et les véritables individus internes pour les jeunes, de sorte qu’en observant sur ces derniers la division spontanée, ils ont cru pouvoir apercevoir cinq à six générations à la fois, ce qui a fait naître l’hypothèse des emboîtements.
Fig. XVI. G;pges grauulum. Grossissement de 310 fois.
Fig. x\n. Pandorina morum.
Fig. XVIII. Gonium pec/orn/e. Les animalcules isolés ressemblent beaucoup au Chlamidomonas } mais ils sont bien distincts par la division spontanée double, transversale, qui constamment produit le nombre de 16 individus. Le mouvement, ainsi
INFÜSOmiiS.
que deux trompes s’aperçoivent fort bien en mêlant à l’eau un peu d’indigo; il y a en outre, sur chaque individu, six crochets pour l’unir à ses voisins. Gross. 400 fois.
Fig. XIX. Syncrfpla volvex. Gross. 400 fois.
Fig. XX. Synura wella.
Fig. XXI. Uroglena 'voh’ox. Il y a quelquefois deux ou trois yeux sur un individu, avant que la division spontanée soit manifeste. La figure représente un individu isolé.
Fig. XXII. Eudorina elegans.
Fig. xxiii. Chlamidomonas pulvisculus. Gross. 290 fois. La figure fait voir les différents degi'és du développement et de la division spontanée.
Fig. XXIV. Représente une partie d’un globe de Sphœrosira vohox J on y voit des individus isolés (a), un jeune polypier placé latéralement (b) (les pointes paraissent être les trompes de jeunes individus), et un même polypier (c) vu sur son côté large. Le nombre de globes internes va quelquefois jusqu’à lOO. Les polypiers entiers forment de grands globes, visibles à l’œil nu, qui paraissent hérissés de poils, dans l’intérieur desquels on voit des globes plus petits, et dont la surface paraît couverte de petits corpuscules. Ces derniers sont les individus isolés; l’aspect de poils est produit par leurs trompes. Quand la division spontanée a lieu sur un individu , elle produit un globe interne plus petit : c’est le jeune polypier, qui se trouve dans l’intérieur du grand globe qui est l’ancien polypier commun à tous les individus. Quand un des globes intérieurs a pris un accroissement suffisant, il se fait jour à travers les parois du grand globe, et devient à son tour un polypier isolé : mais il est à remarquer que cette transformation n’a pas lieu pour chaque individu.
Fig. XXV. globalor (Voxr xxrv). Le nombre de globes
internes (jeunes polypiers) est le plus souvent huit; quelquefois il augmente jusqu’à 20 ; ils se remuent quelquefois déjà dans l’intérieur du grand globe. Il est remarquable que l’on trouve quelquefois des rotatoires dans l’interieur du globe; qu’ils se nourrissent des individus du ^ olvox, en y déposant leurs œufs. Le globe fait alors voir une partie déchirée par la-
VIBRIONIDES.
quelle les rotatoires ont forcé l’enlrée. La figure représente une partie du globe; gross. 500 fois. On voit un jeune polypier et quelques individus soumis à la division spontanb'e. Les jeunes polypiers, et peut-être aussi les grands , sont pourvus d’une ouverture qui permet le libre accès de l’eau.
QUATRIÈME FAMILLE
VIBRIONIDES.
L’organisation de ces animaux est encore moins connue que celle des monades , ce que l’on doit attribuer à l’extreme petitesse de ces infusoires ; car chaque corps filiforme de Yibrionides n’est pas un individu, mais un ensemble de beaucoup d’individus très-petits , disposés les uns contre les autres en chapelet (chaîne filiforme). Par cette raison on explique facilement la grande difierence que l'on rencontre dans les proportions de ces animaux, dont quelques-uns sont extrêmement petits, n’étant composés que de 2 ou 3 individus, et d’autres très-grands, composés d’un grand nombre d’individus. Un organe de mouvement a été observé dans le genre Bacterium, sous forme de trompe vibratile ; mais on n’est pas parvenu à faire avaler à ces animaux des matières colorées. La forme des Yibrionides est ondule'e, comme celle des serpents, pendant le mouvement, et droite dans le repos. Cette dernière forme n’est pas changée par le mouvement, dans le genre Bacterium.
F iG. XXVI . Bacterium triloculare. Grossissement de 1 ,000 fois.
Fig. XXVII. f^ibrio riigula. Les vibrions du vinaigre {V ihrio anguilulla) ne sont point de véritables infusoires, mais ils appartiennent à la classe des Nématoïdés. xxvii, 1, gross. de 300 fois ; XXVII, 2, gross. de 800 fois.
Fig. XXVIII. Spirocliœla plicatilis. Gross. de 300 fois.
Fig. XXIX. Spirillum undula. La ligne ponctuée indique la route parcourue par l’infusoire.
Fig. XXX. Spirodiscus fult'us. L’existence de ce genre est peu certaine. Gross. de 200 fois.
INFDSOIRES.
CINQUIÈME FAMILLE
CLOSTÉRIÉES.
Les raisons qui déterminent à classer ces êtres dans le règne animal, sont : 1) Le mouvement volontaire 5 2) les ouvertures terminales ; 3) les organes continuellement en mouvement, placés contre les ouvertures, et quelquefois même proéminents; 4) la division spontanée transversale. Ce sont donc des infusoires et non des plantes.
La carapace est une coque (urceolus) jaunâtre ou incolore , et dans plusieurs espèces pourvue d’ouvertures distinctes. Un corps cristallin , muqueux, très-délicat, se trouve dans l’intérieur ; ce corps est entièrement rempli de granules verts (œufs!*) et de vésicules. La carapace peut être incinérée et même tout à fait volatilisée. Ces animalcules sont pourvus d’organes trèscourts, transparents et très-délicats, présentant la forme de papilles coniques, placés dans le voisinage des ouvertures, et très-peu proéminents. Si Ton charge l’eau de matières colorées, et qu’on l’agite, on voit les particules en mouvement dans le voisinage des ouvertures, et l’on croit apercevoir des papilles proéminentes qiii sont en rapport avec les papilles mentionnées. Si l’on coupe transversalement un Clostère, on voit le groupe de corpuscules agités se retirer avec le corps gélatineux, de l'ouverture vers le milieu, et se ranger en série. Les estomacs sont formés par les vésicules très-petites, incolores , jamais vertes.
Les œufs verts forment des groupes difféi’ents dans les différentes espèces, et selon le degré de développement des individus ; ils forment le plus souvent des grappes plus ou moins épaisses et nombreuses, cylindriques et privées degaînes,qui partent du milieu vers les bouts ; quelquefois ces cylindres sont en forme de rubans, de spirale, etc. (Cl. striolatum, acerosum, etc.). Des corpuscules plus grands, globuleux et glanduleux , se trouvent parmi ces granules verts ; ils furent appelés par Corda , gouttelettes huileuses ; ce sont les organes mâles
CLOSTimiSES. ASTASIÉES. 447
(analogues aux organes des genres Stentor, Euglena). — La division spontane'e parfaite, transversale, divise quelquefois ces animaux en deux parties qui se développent isolément. D autres fois on remarque une copulation, commecliezles conferves (S^ygites). Chaque animalcule paraît déjà le produit de la réunion de deux animalcules.
Fig. XXXI. Closterium moniliferum. Un jeune animalcule.
SIXIÈME FAMILLE
ASTASIÉES.
Les organes du mouvement se présentent sous forme de trompes distinctes ; les estomacs sont des cellules (ye'sicules)j mais les matières colorées n’ont jamais été distinctement avalées. Les genres Astasia, Distigma etColacium n’ont fait voir, jusqu’à ce moment, qu’un appareil comparable aux organes femelles. Dans le genre Euglena, il existe en outre des œufs verts et des glandules séminales de vésicules séminales contractiles. Le système nerveux est indiqué dans les genres Amblyophis et Euglena longicauda sous forme d’un ganglion blanchâtre glanduleux.
S ur la couleur rouge et verte des eaux produites par des infusoires.
Les eaux sont quelquefois colorées en rouge ou vert par des plantes ( Oscillatoria ) , quelquefois par des infusoires (1). Le phénomène raconté par Mosé , concernant le sang répandu dans le Nil . et dans toutes les rivières d’Egypte, semblerait avoir été provoqué par des êtres organisés vivants (Mosé, II,
(1) Chladni, Feuermeleore, 1819. Nees van Eseûbeck, Mémoires de Robert Brown, 1825, 1, 343, 671. — Ehrenberg , Poggendorf, Annales de physique, 1830, p. 477, Mémoires de l’académie de Berlin, 1829, p. 13.
INFUSOIRES
7) (1). La neige rouge doit son origine à une cause semblable (2). Les infusoires qui produisent une couleur rouge sont: 1) Euglena sanguinea. Une petite quantité de sel, de cendre ou d’eau-de-vie , mêlée à l’eau , les tue et les précipite au fond du vase ; si les plantes colorent l’eau (3), ils résistent à l’action de ces substances , 2) Astasia hæniatodes. 3) Monas vinpsa. 4) Monas Okenii (4). Ces couleurs apparaissent périodiquement dans la journée , selon que les infusoires montent ou descendent dans l’eau. Les algues sont emportées par le développement des gaz. Les phénomènes météoriques (pluie colorée) sont pareillement produits par certaines matières organiques, telles que les excrétions des papillons, des abeilles, etc. — La présence de ces infusoires fait quelquefois mourir les poissons.
Les infusoires suivants colorent les eaux en vert: 1) Monas bicolor, 2) Uvella bodo, 3) Glenomorum tingens , 4) Phacelomonas pulvisculus, 5) Cryptomonas glauca , 6) Cryptoglena conics', 7) Pandorina morum, 8) Gonium pectorale, 9) Chlamidomonas pulvisculus, lO) Volvox globator, 11) Astasia sanguiliea (jeune), 12) Euglena sanguinea (jeune), 13) Euglena piridis, 14} Clilorogonium eucblorum, 15) Oplirydium versatile.
Artbrodesmus quadricaudatus et pectinatus, Euastra, Closteria , Stentor polymorphus et Vorticella chlorosligma forment des couches épaisses à la surface des objets qui se trouvent dans l’eau. Le genre Stentor cæruleus forme dépareillés couches bleues; Stentor aureus, des couches orangées; Gallionella ferruginea, Naviculæ et Gomphornemata , des couches roüilleuses.
(1) Voir aussi ; Livius, Plinius, Homère (Iliade, XI, 52, XVI, 459).
(2) yiritlolelet, Hist. animal, V, cap. XIX. Brewsler, Edinb., Journ. III, 1830, p. 30. Ehrenberg, Leparia nivalis.
(3) Barégine, Zoogène, Glairine {Daubeny, Linn. Trans., XIV, p. 387,1834, Longehamp, Annales de chimie, 1836).
(4) Daphnia pulex et Cyclops quadricornis , colorant les eaux , furent déjà observés par Swammerdamm , près Vincennes , en 1680, et depuis, plusieurs fois par les auteurs.
mMüJlRïlMliS.
AMOiililitlS.
Fig. XXXII. Aslasia pusilla. Gross. de 1;ÜOO fois.
Fig. xxxiii Ainblyopkis viridis. Les organes en forme de baguettes et l’organe rond au milieu sont les organes sexuels,
Fig. XXXIV. Euglena. Les organes mâles , de différentes formes, sont très distincts dans ce genre. Gross. de 300 fois, a) E. sanguiçea. b) E. viridis.
Fig. XXXV, Clilorogonium euchlorum. Gross, de 300 fois.
Fig. XXXVI. Colacium stentorinum. Les deux espèces de ce genre ne se rencontrent que comme pai'asites sur les rotatoires et les Cyclops. Gross. de 300 fois.
Fig. XXXVII. Distigma proteus. Les organes du mouvement sont inconnus chez ces animaux qui paraissent se rapprocher beaucoup des Amibes. Gross, de 300 fois.
SEPTIÈME FAMILLE
DINOBRTINES.
La carapace est une coque dans laquelle est fixé le corps de l’animal , qui ressemble à une Euglène, par le dos. L’organisation de cette famille est peu connue. Elle est remarquable par une formation de gemmes, analogue à celle des Alcyonelles.
Fig. XXXVIII. Epipyxis utriculus. Ovaire jaunâtre ou brun. L’extrémité antérieure se contracte et se dilate alternativement, Gross. de 300 fois.
Fig. XXXIX. Dinohryon sertularia. Une trompe distincte. Gross. de 300 fois.
HUITIÈME FAMILLE
AMOEBÉES.
Le corps pour ainsi dire muqueux de ces animaux peut se prolonger de chaque côté en forme d’appçndice, ressemblant a une liernie, dans laquelle l’animal peut faire entrer les parties internes du corps; le nombre de ces appendices varie;
INFUSOlaES.
elles sont quelquefois au nombre de 2 ou 3, d’autres fois de lO à 12 en même temps. Les estomacs sont visibles, remplis de matières avalées naturellement ( Doxococcus ruber ) ou artificiellement. L’espèce Amoeba princeps seule fait voir des œufs; A. verrucosa, une glandule séminale globuleuse et une vésicule séminale contractile^ cette dernière existg aussi dans l’Am. diffluens, qui se multiplie, en outre, par la division spontanée.
Fig. XL. a) Ajnœba radians. Gross. de 380 fois, b) Am. diffluens, deux individus.
NEUVIÈME FAMILLE
ARCELLINES.
La carapace est solide , peu transparente, munie d’une ouverture ou en forme de bouclier. Le corps est très mou, gélatineux, et paraît toujours s’écouler sous diflerentes formes. Les organes du mouvement sont des prolongements délicats, variables à l’extrémité antérieure du corps, simples ou multiples, rentrés ou proéminents. Ce ne sont pas des pieds, mais un appareil particulier. Les estomacs sont visibles dans les quatre espèces du genre Ancella et dans la Difflugia Enchelys. Les orgates sexuels ne sont pas visibles ; peut-être existe-t-il une division spontanée sans que pour cela la carapace se partage.
Fig. xli. Difflugia proteiformis. Gross. de 380 fois.
Fig. xLii. Arcella dentala. La carapace présente des formes différentes dans ces genres. Elle a une forme presque cristalline dans l’Arc, aculeata 5 elle est composée d’une foule de baguettes dans l’Arc^. aculeata; elle est homogène dans l’Arc, hyalina. On a cru reconnaître une espèce de ce genre fossile dans le tripoli d’Oran ; mais elle diffère par- la présence de silice dans la carapace. (Voir Gallionella et Actinocyches.)
Fig. xliii. Cyphidium aureolum. On ne voit dans la figure qu’une surface, et quatre angles renflés du cube, qui en postiède huit. °
ARCELl.INES. UACILLAIUES.
DIXIÈME FAMILLE
BACILLARIÉS.
L’organisation est difficile à reconnaître , par suite de la dureté et de la réfraction de la cai'apace.On n’a pas trouve jusqu’à présent de carapaces calcairés ; mais elles sont ou dures et siliceuses (contenant quelquefois un peu ^de fer), ou membraneuses, privées de silice. Les différences que Ton remarque dans la forme de la carapace ont servi de caractère pour la division. Les organes du riiouvemeut ne sont visibles que dans le genre Acineta, ce qui nous a engagé à le considérer séparément. On trouve dans plusieurs genres des vésicules internes hyalines , de formes variables, incolores, qui ressemblent aux estomacs de polygastriques, et que l’on est parvenu dernièrement à colorer (voir p. 437). Les organes femelles sont des granules colorés ou incolores , formant deux ou quatre groupes qui se réunissent au milieu du corps, comme chez les Navicula, Cocconema, Naunema, etc. Souvent ces œufs sont divises en plusieurs groupes globuleux, qui se réunissent plus tard sous forme de croix (Acbnanthes), ou qui se confondent tous, pour se vider ensuite (Gallionella, Pyxidicula, Isthmia, etc.) ; d’autres fois ils se présentent sous la forme d’un tuyau rempli , enveloppant les estomacs et les autres organes (Xantbidium , Euastrum , Micrasterias). La forme des œufs diffère suivant les divers degre's du développement de l’animal, et suivant les genres différents. Les genres Micrasterias, Arthrodesmus , Tessararthra, Xantbidium et Acineta, font voir des organes comparables aux vésicules séminales. On n’a ti’ouvé nulle part de vésicules contractiles. La division spontanée produit des formes différentes dans les polypiers, selon qu’elle est lour gitudinale ou transversale,
Fig. xliv. Desmidium Schwartzii. Le tube intestinal se présente sous forme de véçicules incolores, parmi les œufs verts. cbezD. Schw., orbiculare et aculeatum. a) Vu de côté. Gross. oe 300 fois, b) Position de l’individu dans la chaîne.
Fig, xlv. Staurastrum dilatatum, avec une ouverture au mi-
INFUSOIRES
lieu du corps, Ou voit souvent les carapaces inemljraneuses vides, privées de la masse interne (après la mort de ranimai? ).
Fig. xtvi. Pentasterias inargarilacea. Vu de côté. Gross. de 300 fois.
Fig. xevii. Tessararthra monilîformis. a) Toujours réunis en chaîne au nombre de 2 ou 4. Gross. de 300 fois, b) Division spontanée.
Fig. xlix. Xanthidiumfiircatum. On remarque un globe interne glanduleux (4 dansX.aculeatum), que l’on peut considérer comme une vésicule séminale. Gross. 300 fois; individus petits.
Fig. l, Arthrodesmus quadricaudatus. Le caractère animal est la division spontanée et l’analogie de l’organisation avec les gen> res Micrasterias et Euastrum. Dans chaque cellule se trouvent un à trois corpuscules plus ou moins transparents et glanduleux (vésicules séminales), et, à côté, plusieurs vésicules transparentes (estomacs). — La figure représente la moitié d’une chaîne de huit individus. Gross. de 820 fois.
Fig. El. Odontella desmidium. Gross. de 300 fois.
Fig. \a\. Micrasterias Nap.oleonis. La carapace est une membrane solide , incolore, inflammable, qui enveloppe un corps mou rempli de granules verts. Il existe des ouvertures terminales; la locomotion est très-lente.
Fig. lui. Euastrum margaritiferum.(jidL\'&^^c.e, et corps comine dans le genre précédent ; locomotion très lente et mouvement moléculaire interne.
Fig.vLiv. Microtkeca octoceros. Il a été trouvé dans l’eau marine phosphorescente ; mais on n’a pas remarcjué qu’il fût , de sa nature, phosphorescent. Gross. de 300 fois.
Fig. i.i\ . Pfxidicula opercii/ata. Des animalcules, semblables à cette espèce, se trouvent dans les pieri’es à fusil. Gross. de 300fois.
Fig. lvi. Gallionclla moniliformis . Le sillon longitudinal est pourvu de plusieurs ouvertures; l’ovaire est en foTine de grappes. Le coi’ps, proprement dit, est incoloi'e; la locomotion n est pas observée. La division spontanée a lieu âu-dessous d’une enveloppe siliceuse qui se détruit quand la chaîne se forme.
^ lo.iy U, A clinocf dus senarius. Fossile. Gross.de 300 fois.
BACILLAUIÉS. 46^
Fig. i.Tlii. Navicula Ph 'œnicenteron. La carapace cle ce genre est prismatique et siliceuse , et, par la pression ou le dessèchement , elle se divise efi % 4 ou 8 parties; elle est pourvue, dans toutes les véritables espèces de ce genre , de six ouvertures placées sur deux faces du corps , dont deux terminales sont plus petites que celle du milieu. L’espèce Navicula fulva est pourvue d’un pied charnu ressemblant à celui du limaçon. Autour de l’ouverture par laquelle le pied sort , se réunissent les quatre parties de l’ovaire ; l’ouverture opposée, située sur la face dorsale , est probablement l’ouverture des organes sexuels. Les estomacs (voir p. 437) ont été reconnus dans les espèces suivantes : 1) N. gracilis 2) N. amphisbæna 3) N. viridula 4)N. fulva 5) N. Nitzschii 6)1N. lanceolata 7) N. capitata.
Les organes sexuels sont représeiités par des plaques colorées, larges, jaunes, vertes ou brunes, réunies au milieu du corps, et symétriques, qui sont entre les côtes internes de la carapaée à peu près comme les poumons dans les côtes des vertébrés : ce sont le plus souvent deux rubans longs, bruns et deux autres jaunes, plus courts ; leurs bords sont quelquefois dentelés (N. librile, striatula, bifrons). Ces organes sont remplis de granules (œufs) ; ils changent de couleur, de forme, et disparaissent enfin tout à fait dans les individus âgés. Girod Chantrans et M. Turpin ont observé la sortie '^e granules par les ouvertures terminales. Il existe, en outre, quelque? vésicules rondes périodiques, cpmparables aux vésicules séminales. La division spontanée est longitudinale, dorsale ou latérale, jamais transversale.
Fig. lix. Eunotia granulata. Ces animalcules sont privés d’ouvertures au milieu du corps; toutefois les ouvertures terminales existent, mais seulement sur la face ventrale; le dos est convexe. Le mouvement est^ pareil à celui des Cuccut. Il existe encore plusieurs espèces vivantes (esp. 25l, 252, 253). Gross. de 300 fois.
Fig. lx. Cocconeis scutellicm. L’ovaire est jaune ou vert, se ' présente sous forme de deux plaques. Mouvement peu visible. Gross. de 300 fois.
INFUSOIBES.
Fiü.itxi. Badllaria vulgaris. Les organes du mouvement sont des appendices très- distincts sortant de la fissure longitudinale, et réunissant les individu^; il existe deux ouvertux-es terminales à chaque extrémité. Les ovaires sont jaunes ouverts, lobulés dans les individus âgés. Les individus isolés se remuent très vivement. La division spontanée est dorsale.
Fig. lxii. Tessella catena. Ces infusoires ressemblent beaucoup à la Navicula tabellaris ; mais ils en diffèx’ent en ce que chaque tablette est une réunion de plusieurs individus. Gross. de 300 fois.-
^ Fig. 1.^111. Fragillariaturgidula. Les estomacs sont apparents ' dans les espèces Fr. grandis, pectinalis, turgidula et x'habdosoma. Des vésicules ( sén>inales? ) invariables ( deux à quatre ) existexxt dans les espèces Fr. grandis, turgidula, scalaris, dioph thaï ma et pectinalis. Division spontanée dorsale. Gross. de 300 fois. Largeur 1/48 lig.
Fig. lxiv. Méridion vernale. a) Un ixxorceau de la spirale j entière, b) des individus isolés. Les ouvertures se trouvent à 1 l’extrémité qui est plus fê.rga.
Fig. lxv. Isthmia obliquata. La cax'apace n’est pas détruite par la chaleur ou les acides, elle ne paraît pourvue que d’une seule ouverture latérale qui donne passage au pied. L’ovaire est divisé en plusieurs parties, qui se réunissent périodiquement dans un globe au milieu du corps. La figure représente ûn animalcule vu de côté. Gross. de 150 fois. . '
’ Fig. lxvi. Synedra ulna. 11 n’existe que des ouvei'tures terminales ; l’ovaire est lobulé quelquefois sous forme de deux ou quatre plaques. On voit, dans la figure, une synèdre (a) sur le pédicule d’une vorticelle au bout de cette synèdre s’est développée une Podosphenia gx-acilis (b).
Fig. LXVii. Podosphenia gracilis. (Voir 66, b.)
Fig. Lxviii. Gomphoneina acixoîxnalwwx. Deux ouvertures tei*liiinales à l’une des extrémités, et deux ouvertures moyennes.
Le pédicule est dê substance cox'née, immobile. Les individus s’en détachent quelquefois et se remuexxt librement.
FiG.ixix. Echinella capitata. L’ox'ganisation pax'eilleà celle des Synèdres. La division spontanée se fait quelquefois à plu-
BACILLARIES.
sieurs reprises sur le corps, sans cpie la carapace y pariicipe.
Fig. lxx. Cocconema cymhifonne.'DWiûoïi spontanée, longitudinale, ventrale ; les moitiés se séparent avant le développement parfait, quelquefois ces moitiés arquées restent imparfaites. Six Quvertures de la carapace, comme chez leà navicules, sans la symétrie complète de deux moitiés du corps. Les individus se^^séparent quelquefois de leurs pédicules. Gross. de 300 foiâ^.
Y iG. Achnanthesbrevipes. On a observé dernièrement dans ce genre des estomacs incolores. Au milieu du corps existe une grande ouverture. figure représente deux ihdi-
vidus vus de côté. ' >■ , '
Fig. Lxxii. Striatella arcuata. Les ouvertures ïie sont pas distinctes. ■
Genre Frmtulia. Six ouvertures , comme dans les navicules (sans figure) .
Fig. lxxiv. SjncycUa salpa. Un jeune animalcule double.
Fig. lxxv. Naunejna simplex. Seulement deux ouvertures moyennes sont distinctes. Ovaires sous formé dé deux ou quatre plaques. Gross. de 300 fois.
Fig. lxxvii. Schizonema Âgardhi. La forme de ces ' animalcules est souvent celle d’une plante. Gross. de 300 fois.
Fig. lxxix. Acineta tuberosa. Ovaire jaunâtre, tentacules pourvus d’un bouton terminal. Les estomacs s’aperçoivent dans les espèces A. Lyngbyi et A. mystacina, et les vésicules, probablement séminales, dans l’A. tuberosa et mystacina.
Sur les infusoires fossiles.
On connaît jusqu’à ce moment 76 espèces d'infusoires fossiles, qui appartiennent aux l5geni’es suivants : 1) Navicula, 24 espèces, dont 13 encore vivantes 2) Eunotia, 1 1 espèces (2 vivantes) 3) Gallionella, 7 e.spèces (4 vivantes) 4) Xanthidium, 6 espèces (2 vivantes) 5) Cocconema, 4 espèces (3 vivantes) 6) Cocconeis, 4 espèces (2 vivantes) 7) Fragillaria, 4 espèce (3 vivantes) 8) Gomphonema, 3 espèces (toutes encore vivantes) 9)^Synedra, 3 espèces (2 vivantes) 10) Bacillaria, 3)
INFOSOIRES.
espèces(l vivante) ’11) Diclyocha (1),3 espèces (seulement fossiles) ’12) Actinoc^clus, 2 espèces, seulement fossiles ’13)Po- (losphenia, 1 espèce ’U) Aclmamhes, 1 espèce ’15) Pyxidicula, 1 espèce.
De ces formes, 22 espèces se trouvent dans la fariRe fossile de Santa Fiora, et 22 espèces à Degernfors en Suède; 6 dans le silice de l’Ile-de-France ; 11 fossiles à F^janzettsbade ; 20 à Kymmene Gard 15 dans le schiste de Cas*sel ; 8 dans celui de Bilin et dans l’opal que l’on y trouve; 10 à lastraba en Hongrie; 2 à Zante ; 9 à Oran ; 7 dans les piei’res à fusil. Gallionella gallica forme le schiste Riom '(Auvergne); Gallionella ferrugineâ, le fer des mdtais. i
ONZIÈME FAMILLE.' -
crCLiniNES.
Les organes du mouvement sont les cils ou les soies ; on n’observe pas de trompe. Un canal intestinal polygastrique se remarque dans deux espèces du genre Cyclidium (G. glauineca'^et margaritaceum) ; la bouche se trouve sur la face ventrale. L’espèce Pantotrichum enchelys, seule, fait voir des ovules jaunâtres ; il existe une ou deux glandules rondes dans le Cyclidium glaucoma et G.? lentiforme. Les yeux ne sont pas observe's.
• Fig. lxxx. Cyclidium glaucoma. Gross. de 8OO fois.
Fig. lxxxi. Pantotrichum enchelys. Gross. de 300 fois.
Fig. Lxxxii. Chœtomdnas globulus. Ces infusoires ne se trouvent que dans les infusions putrides de viande et dans les corps morts d’infusoires plus grands. Gross. de 300 fois.
(1) Ressemblant à l’espèce Âlhrodesmus truncalus (Compte rendu d« l’acad. de Berlin, 1837, 13 avril, p. 6t).
CYCLIDINES.
— pÉlUDIMiS.
douzième famille.
PISRIDINÉS.
L’organe du mouvement est dans la plupart des genres une trompe filiforme; il existe en outre des cils épars, ou sous forme d’une ceinture. On n’est pjk'venu à faire avaler des matières colorées qu’aux espèces Peridinium pulvisculus et Per. cinctum. Là vésicule séminale est connue dans le Peridinium tripos;.la couleur jaune, verte, ou brune, est composée dans la plupart des espècesde corpuscules qui ressemblent aux œufs.
Fig. lxxxiii. Chœtotyphla armata. Gvoss. de 300 fois.
I F iGi Chcetoglena 'volvocina. Gross. de 300 fois.
Fig. lxxxv. Peridinium acuminatum. Vu du côté veutral.
Fig. Lxxxvi. Glenodinium cinctum. Division spontanée longitudinale.
Sur la phosphorescence de la mer.-
Ce phénomène, qui présente un aspect admirable , est provoqué soit par des akaleplies ou des méduses, soit par dès mollusques , le plus souvent par une grande réunion d’infusoires. Les espèces chez lesquelles la phosphorescence est constatée de façon à ne laisser aucun doute, sont les suivantes : 1) Prorocentrum micans 2) Peridinium Michaèlis 5) Perid. mieans 4) Perid. fusus 6) Perid. furca 6) Perid. acuininatum 7) Synchæta baltica 8) une espèce dé Stentor d’après Backer. Le développement de lumière même^ n’est autre chose qu’une fonction organique, qui se manifeste chez les infusoires , sous forme d’une étincelle isolée , momentanée, et qui peut se renouveler après quelques moments de repos. Elle ressemble tout à fait à une petite décharge électrique, telle qu’on l’observe, sans lumière chez les poissons électriques, chez lesquels on est parvenu dernièrement à faire sortir des étincelles. Une quantité innombrable de ces animalcules recouvre la surface de la mer pendant la phosphorescence. On peut les isoler ù l’aide d’un pinceau.
INFUSOIRES
TREIZIÈME FAMILLE
vorticellin.es.
Les organes du mouvement sont des cils vibratiles; chez quelques-uns il existe des musclés (Vorticella, Carchesium , Opercularia). Le canal aliu^nlaire , polygastrique, est visible dans toutes les especesj le canal intestinal lui-même se remarque dans les genres Stentor, Opercularia, Carchesium, Vorticella, Epistylis et Zoothamnium. La dupliçité des organes sexuels (œufs, glandule séminale et vésicule contractile ) est reconnue dans tous les genres, excepté les Zoothamnies ; on y observe, en outre, la formation par gemmes et la division spontanée. Une irritabilité très-grande forme un des caractères de cette famille.
Fig. Lxxxviii. Stentor MüUeri. On voit , dans l’intérieur de ces animaux, des Navicules, Monades, Gomphonemata, Doxococus, etc., avalés.^ La contraction du corps fait croire à la locomotion des estomacs qui n’est qu’une illusion. Gross. de 75 fois, '
Fig. Lxxxvtn. Trichodina pediculus. Vu de côté. Les œufs de ce genre sont hyalins, non colorés. Ces infusoires sont le plus souvènt parasites , principalement sur des polypes; ils courent toujours sur le dos, sur une couronne de 24 à 28 cils; la bouche et la couronne ont 48 à 64 cils vibratiles dirigés en haut. Gross. de 300 fois.
Fig. lxxxix. Urocèntrum turbo. Bouche latérale près de la couronne de.cils.
Fig. xc. Forticella nebulifera. Les organes du mouvement sont des cils et un muscle longitudinal qui se trouve dans le pédicule et qui produit sa contraction en spirale. Les estomacs se remplissent facilement de matières avalées. La bouche et l’anus sont situés séparément dans une grande fosse sur le bord frontal antérieur. Les animalcules peuvent se détacher de leur pédicule, qui ensuite est détruit; l’animalcule produit un nouveau pédicule, se divise, se détache, etc. On voit dans la figure l’animalcule soumis à la division spontanée.
VORTICELLINKS. OPHRYDINES.
Fig. xci. Carchesium polypinum. On voit dans la figure un animalcule soumis à la formation de gemmes (a) ; b est la bouche. Muscle dans le pédicule.
Fig. xcii. Epistylis anastalica. Sans muscle dans le pédicule. Une vésicule mâle contractile est observée dans les espèces E.flavicans, leucoaetnutans, anastalica et plicatilis. La division spontanée a été observée dans TE. anastalica , galea, plicatilis, flavicans, leucoa, digitalis et nutans. La division transversale n’a pas encore été observée. Formation des geimnes dans l’E. micans et plicatilis.
Fig. xciv. Zoothamnium arbuscula. Un faisceau' musculaire s’étend sur toutes les branches du pédicule. La figure représente un animalcule isolé, vu à un grossissement de 300 fois.
QUATORZIÈME FAMILLE
OPHRYDINES.
L’organisation ressemble beaucoup à celle des Vorticelles ; la duplicité des organes sexuels n’est connue que dans le genre Opbrydium ; on ne voit que des œufs jaunes , verts et blanc,; dans les autres genres.
Fig. xcv. Ophrydium versatile. Ces animaux forment de grandes masses gélatineuses vertes , dont la surface d’une ligue carrée, contient 9,2f 6 animalcules, et par conséquent un pouce carré en contient près de 8 millions. On voit la glandule séminale (a), les vésicules contractiles (b), et les estomacs (c). Gross. de 100 fois.
Fig. itcvi. Tintinnus inquiliaus. Gross. de 300 fois.
Fig. xgvii. V aginicola tincta. Division spontanée. Gross. de 300 fois.
Fig. xcviii. Cothurnia i/nberb,is..GTOss. de 300 fois.
INFUSOIRES
QUINZIÈME FABIILLE.
ENCHÉLIENS.
Les organes du mouvenient se présentent partout sous forme de cils, nulle part sous celle, d’une trompe. Le canal alimentaire est visible dans 7 genres, par l’intussusception de matières colorées ; la forme polygastrique est apparente dans tous les genres, excepté le genre arabique Disoma. Les organes sexuels doubles existent dans les genres Enchelys, Leucopbrys et Prorodon (œufs, vésicule contractile et glandule se'minale allongée ou globuleuse). Jamais formation de gemmes ou de polypiers ; inais division spontanée longitudinale et transversale.
Fig. xcix. Enchelys farcimen. La couronne de cils vibrati* les est distincte dans trois espèces, moins distincte dans la quatrième espèce (E. infuscata). Le canal intestinal est observé dans l’espèce E. pupa ; une vésicule contractile existe dans l’E. farcimen. Division spontanée transversale imparfaite, a) L’animalcule, b) Type du canal intestinal dans l’Ench. pupa. Gross. de 300 fois.
Fig. c. Disoma vacillans. Genre douteux. Gross. de 300 fois. Ce grossissement n’a pas permis un examen suffisant. (Observé seulement en Arabie.)
Fig. ci. Aclinophrys sol. Les tentacules sétacé's peuvent se prolonger et se raccourcir ; a) la trompe, b) l’anus.
Fig. cii. Irichodiscus èol. Organisation peu connue. Gross. de 300 fois.
Fig. cm. Podophrya fixa. L’anus n’est pas distinct. Gross. de 300 fois.
Fig. CIV. Trichoda pura. Dans les infusions de végétaux. Gross. de 300 fois.
Fig. CIV. Lacrymaria proteiis. Le cou très long, rétractile, portant à son extrémité la boucbe ciliée. 'Gross. de 300 fois.
Fig. cvi. Leucophra Le canal intestinal est sinueux,
avec plus de 50 estomacs. Division spontanée longitudinale et transversale. Une espèce est colorée en rouge par ses œufs, les
liNCHILlIiNS. COlÉpINES. ■— ’ 'inACnELlENS. ^461
autres sont blanches ou incolores. On voit dans la figure 1 animalcule représenté au moment de la vibration de ses cds.^
Fig. cvii. Halophryadiscolor. Labpucheet l’anus éônt connus dans deux espèces (£/. ovum, discolor).
Fig. cxiii- Prorodon teres. Quand ces animaux meurent, principalement par le dessèchement , ils élancent leurs dents avec une grande vitesse, a) La moitié du cyliridre dentaire.
SEIZIÈME FAMILLE.,
COEÉPINES.
La carapace est composée de plusieurs 'anneaux entre lesquels les cils paraissent sortir (testula multipartita)} elle est tronquée , lisse ou dentée à son extrémité antérieure , et finit en arrière en 3 à 5 petites pointes,
Fig. cix. Coleps hirtus. Gross. de 300 fois.
DIX-SEPTIÈME FAMILLE
TRACHÉUENS.
Les dents se font remarquer dans les genres Chilodon et Nassula , et le suc intestinal violet (bile) dans la Nassula ; il est hyalin dans les autres formes. La bouche est spirale dans le genre Spirostomum. Les œufs (blSncs, verts , rouges ou jaunes) sont observés dans toutes les especes ; on voit leur éjection, mais seulement pendant la liquéfaction d’une partie du corps. Les glandules séminales sont rondes ou ovales , filiformes ou en chapelet ; elles s’observent dans tous les genres , excepté la Phialine , qui pourtant est pourvue de vésicules contractiles. La division spontanée longitudinale ou transversale a lieu très souvent. Il n’existe ni géminés ni polypiers.
Fig. CS. Trachelius lamella. Gross. de 300 fois. Les cils ne sont pas constants , même dans l’espèce.
Fig. cxi. Loxodes cilhara. Gross. de 300 fols.
Fig. cxii. Bursaria nucléus. On compte quelquefois plus de 80 séries de cils chez les individus de cette espèce. Gross. de 300 fois.
Fig. s pirostomumambiguum.VXviS de 90 estomacs. La
glandule séminale est allongée dans le Sp. virens, et en chapelet dans le Sp. ambiguum. Un jeune animalcule.
Fig. cxiv. Phialinavermicularis^ a) La bouche, b) l’anus, c) la vésicule mâle.
Fig. cxv. La figure représente la forme
normale la plus grande, vue du côté du ventre ; a) est la bouche avec sa lame ; à côté se trouve la grande glandule ovale ; au dessous la vésicule sexuelle en forme d’étoile , les estomacs et les œufs. •
Fig. cxvi. Chilodon cucullulus. a) Les dents , b) le canal alimentaire, c) les vésicules contractiles, d) la glandule séminale.
Fig. cxvii. Nassula elegans, La bouche avec les dents se trouvent sur la face ventrale. Toutes les espèces ont une grande glandule ovale ou globuleuse dans le corps.
DIX-HUITIÈME FAMILLE
OPHRYOCERQUES. '
Le cou, très-long, porte la bouche terminale; on n’a pas encore observé de cils à la surface du corps.
Fig. cxvïii. 2'rachelocerca viridis. Gross.de 300 fois.
DIX-NEUYIÈME FAMILLE.
ASPIDISCINES.'
Il existe des soies sur le ventre et des cils autour .de la bouche.
Fig. cxix. Aspidisca lyticeus. a) La glandule sexuelle.
OPKRÏOCERQDES. — ^ ASPIDISCINES. COLPODÉS- 463
VINGTIÈME FAMILLE
COLPODES.
Les organes du mouvement sont des cils disposés en séries longitudinales ; ils attirent les aliments. Le canal alimentaire polygastrique est rendu visible par des matières colorées avalées. L’ovaire entoure et enveloppe tous les autres organes; l’éjection des œufs est observée dans le genre Kolpoda. Les organes mâles sont des glandes et des vésicules de formes différentes. La division spontanée est longitudinale ou transversale ; jamais il n’existe de formation de gemmes ou de polypiers.
Fig. cxx. Colpoda cucullus- a) La bouche , b) l’anus, c) vésicule contractile, d) la glandule sexuelle , e) les œufs en séries filiformes.
Fig. cxxi. Paramecium aurelia. La division spontanée, longitudinale et transversale , trois fois répétée dans la journée, suffit pour faire naître d’un seul individu un million d’animalcules, dans l’intervalle de 7 jours. La bouche et la langue ont été observées dans 5 espèces, l’anus dans 4 espèces. Les organes sexuels sont plus ou moins connus dans toutes les espèces; les vésicules ,. en forme d’étoiles, furent pour la première fois signalées par Spallanzani qui les croyait des organes de respiration; mais cette forme n’est pas générale dans ce genre; elle n’appartient qu’aux plus grandes espèces, a) La bouche.
Fig. cxxii. J mphileptus fasciola. a) La bouche, b) l'anus, c) la glandule, d) la vésicule.
Fig. cxxiii. Uroleptus musculus. a) La bouche, b) l’anus?
Fig. cxxiv. Ophryoglena flauicans. a) La bouche , b) l’anus.
Sur le canal alimentàire des infusoires polj^ gastriques.
Le canal intestinal se voit le plus distinctement dans les espèces suivantes : 1) Chilodon cucullulus (dans les grands individus), 3) Trachelius ovum, 5) Epistylis plicatilis, 4) Vor-
iNi'USoir.Es.
ticella clilorosligma, 5) Voi t, convallaria, 6) Opercularla articulata, 7) Stylonycliia mytilus. Dans ces 7 genres le canal se.présente si distinctement qu’on a pu le dessiner. Dans les espèces suivantes il a été reconnu à l’aide des matières avalées qui avançaient peu à peu : 8) Enchelys pupa, 9) Leucoplrrys patula, 10) Ophrydium versatile, 11) Paramecium aurelia. Les genres Vorticella, Epistylis et Opercularia sont ceux qui se prêtent le mieux à l’observation.
Les causes qui ont empêché les auteurs jusqu’à ce moment de reconnaître le^ estomacs, ou qui ont donné occasion à des objections, sont les suivantes: 1) On a cru que les estomacs ronds n’étaient autre qhose que des œufs ou de jeunes animaux, se fondant sur cette particularité que leur forme se conserve souvent après la liquéfaction de l’animal; mais cette apparition de globes libres rappelle la contraction en globes de parties très-petites de vers de terre. On voit , au reste, le passage des aliments d’un estomac dans l’autre; l’individualité de l’animalcule jieut faciliter ou empêcher l’observation de ce phénomène. 2) Le canal lui-même, qui réunit les estomacs , n’a pas été reconnu. Mais nous avons indiqué les espèces où il est trèsdistinct; et si on ne le voit pas dans les autres espèces, la cause doit être atti’ibuée non à son absence, mais à sa manière de fonctionner, parce qu’il se contracte aussitôt après avoir livré passage aux aliments. 3) On a encore objecté à l’existence des estomacs, l’absorption et l’éjection des matières, tantôt par la même extrémité, tantôt par des extrémités opposées. Mais les auteurs de ces objections, depuis Gleicben jusqu’à nos jouis, n’ont vu dans les infusoires que les formes différentes « de la matière primitive du chaos, « et ils ont confondu les espèces, les genres et les familles les plus différentes. 1) On a cru voir une locomotion des estomacs. Mais ce n’était qu’une illusion d’optique fondée sur la contraction ou le tournoiement du corps entier.
OXnUlnUKS.