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LE MOULAGE SUR NATURE

Nous ne nous étendrons pas longuement sur le moulage d'après nature parce qu'ici, plus encore que pour le moulage sur une œuvre modelée, l'amateur aura bien rarement l'occasion de le mettre en pratique. Cependant, comme cela peut être agréable ou utile en de certaines occasions , nous allons expliquer les opérations du moulage d'une main, et de ce travail on déduira facilement les modifications à apporter s'il s'agit d'une autre partie de nature.

On fait asseoir la personne dont on désire mouler la main près d'une selle basse ou caisse de 80 centimètres de haut et on découvre la manchette jusqu'au milieu de Pavant-bras. On enduit avec soin d'huile d'olive, au pinceau doux, toute la main dessus et dedans, passant bien partout, entre les doigts

et bien autour et en dessous des ongles1. On fait ensuite poser la main à plat sur la caisse ou mieux sur une feuille de papier ou de bristol posée sur cette caisse. Quand nous disons à plat, nous n'entendons pas que le creux de la main porte à même sur le fond ; cela serait peu élégant ; la main doit poser naturellement, portant légèrement sur l'extrémité des doigts et la paume, sans efforts et le plus naturellement possible; cette pose simple sera toujours la plus gracieuse ; la pose de la main ainsi déterminée, on la fait plonger vivement dans la sébile où se trouve le plâtre gâché et remettre en pose. La main posée et immobile, on prend un fil fort, de soie si l'on en a, et on l'applique en haut du poignet au dessus du pouce; la main étant déjà enduite d'une légère couche de plâtre, le fil tiendra sans peine ; on descend ce fil en l'appuyant soi-même avec le doigt le long du pouce que l'on contourne exactement; on redescend le long de l'index, et, arrivé au bout de celui-ci, on laisse retomber le fil à trois centimètres de distance des autres doigts en contournant la main jusqu'au bord extrême de la caisse, à la hauteur ou mieux à la distance où l'on a commencé, c'est-à-dire au dessus du poignet. Cette opération doit se faire avec une certaine dextérité, car la main est enduite de plâtre et, autant que possible, il ne faut pas que ce plâtre prenne avant la suite de l'opération qui consiste à remettre du plâtre gâché, lequel doit être encore assez clair pour couler lorsque l'opérateur le prend dans le creux de sa main pour en enduire la main qu'il moule. Le plâtre prenant simultanément sur le moule et dans la sébile, le mouleur, avec la stapule, continue à coucher son moule jusqu'à bonne consistance, deux centimètres

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