‹ Traité pratique du modelage et de la sculptureChapitre 31 sur 35 · S'il y a du duvet, on le couchera de haut en bas · texte numérisé non relu

S'il y a du duvet, on le couchera de haut en bas

environ. Quand le moule, un peu ferme déjà, n'est pas encore complètement pris, on enlève le fil en le prenant par une des extrémités et en tirant de façon à couper le moule en deux parties. Puis on laisse prendre complètement jusqu'à ce que l'évaporation soit terminée. Pendant ce temps, on pourra, pour faciliter l'extraction et diminuer encore la petite douleur qu'elle occasionne toujours, tirer de bas en haut sur la peau du poignet et cela par deux et trois fois. Pour l'extraction, on introduira le fermoir dans la fissure laissée par l'enlevage du fil et l'on procédera comme il a été indiqué plus haut. Il ne faut jamais s'effrayer des cassures qui peuvent se produire, on les rajustera par la suite pour le coulage de l'épreuve.

On peut également désirer mouler une main reposant sur un mouchoir de batiste ornée de dentelle. L'opération est exactement la même, seulement il ne faut pas prendre un mouchoir fin, au contraire, les plis seront d'autant plus caractérisés que la batiste sera forte, autrement tous les plis s'écrasent sous le moulage; s'il y a garniture de dentelle, que celle-ci soit un peu grossière, elle viendra mieux au moulage.

Quand on a enlevé la partie supérieure du moule, au lieu d'enlever la seconde, on la retourne et l'on tire sur le mouchoir qui vient de lui-même, mais il est sacrifié. On aura soin de faire laver la main moulée dans de l'eau additionnée d'eau-de-vie.

Pour mouler une main d'enfant et surtout de bébé, on doit autant que possible le fatiguer par ses jeux et la promenade avant de procéder au moulage qu'on n'aura chance de réussir qu'au moment où Fenfant a très envie de s'endormir.

Enfin, pour les feuilles et les plantes, un excellent moyen est de les étendre dans un vase peu profond rempli d'eau ; puis on saupoudre légèrement et très également du plâtre très finement

broyé qu'on laisse tomber sur la feuille en très mince épaisseur. Par un phénomène assez singulier, le plâtre durcit immédiatement; on fait donc ainsi un véritable moule n'ayant que quelques millimètres d'épaisseur; mais on peut ensuite, après l'avoir sorti de l'eau, le surcharger suffisamment pour lui donner toute la solidité désirable. On obtient ainsi un creux sur lequel on opère comme il a été dit.

Page 1