‹ Traité pratique du naturaliste préparateurChapitre 11 sur 64 · DEUXIÈME SOUS-CLASSE · texte numérisé non relu

DEUXIÈME SOUS-CLASSE

AMPHIBIES ou BATRACIENS.

Les batraciens se divisent en deux familles, qui sont :

Première famille. — Les batraciens sans queue . Exemple : les grenouilles, les crapauds, etc.

deuxième famille. — Les batraciens avec queue . Ex. : les salamandres, les sirènes, etc.

La préparation des reptiles est celle qui plaît le moins au préparateur, surtout au commençant; en effet, ces animaux sont les uns hideux, dégoûtants, les autres sont dangereux à manipuler, et tous très-difficiles à bien préparer.

Cependant ces considérations ne doivent pas arrêter le préparateur, il faut vaincre cette première répugnance et ne pas reculer devant les difficultés d’exécution, car la patience et la persévérance sont deux auxiliaires nécessaires au préparateur naturaliste.

Si c’est une tortue, on sépare le plastron de la carapace en faisant un trait de scie de chaque côté du plastron, entre les pattes de devant et celles de derrière, on introduit la lame de son scalpel et on détache les chairs qui pourraient encore la retenir attachée, on nettoie bien les membres, comme on le fait pour les mammifères, ainsi que le reste de la préparation.

Aussitôt fini d’être monté, on passe une bonne couche d’essence de térébenthine, et, après l’entière dessiccation, on vernit.

Les sauriens (lézards, caméléons, varengs, iguanes, etc.) se préparent comme les mammifères ; seulement il faut éviter de retourner la peau, car on ferait détacher les écailles; il faut apporter tous ses soins pour extraire la queue du fourreau des sauriens, car elle se sépare avec une grande facilité.

Pour les ophidiens (serpents), si c’est une espèce non venimeuse, on l’écorche par la gueule; dans le cas contraire, pour éviter les accidents qui pourraient survenir pendant la préparation, si on tient à conserver les cro-

chets, il faut entourer la tête du serpent avec des bandelettes de linge et faire une incision sous le ventre pour en retirer le corps.

On peut aussi les vider comme les couleuvres, mais il faut au préalable enlever les crochets au moyen des pinces à mâchoire plate et extraire les vésicules qui contiennent le poison, on remplace les crochets artificiellement ainsi que les vésicules.

Les grenouilles, les crapauds, les pipas, etc., se vident par la gueule : on passe les fils de fer des pattes, puis la charpente munie d’un anneau, on les tord ensemble, et comme le fil de fer est d’un petit numéro, en retirant ceux des pattes de derrière, on introduit facilement la carcasse dans la position qu’elle doit occuper, on bourre, on passe à l’essence et on vernit comme il est dit pour les sauriens.

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