PRÉPARATION ET MONTAGE DES OISEAUX
Si la personne qui veut préparer et monter les oiseaux chasse elle-même, nous ne saurions trop lui recommander de prendre les précautions suivantes :
Proportionner le plomb à la grosseur des oiseaux, afin de ne pas trop les endommager, puis aussitôt que Ton a tué un oiseau, examiner attentivement les plumes qui pourraient se trouver tachées de sang; alors on essuie le mieux que Ton peut. Dans le bec et dans les narines, ainsi que dans la blessure, si elle est d'une dimension qui le permette, on place un peu de coton, afin d’empêcher le sang de se répandre de nouveau sur les plumes ; on fait un cornet en papier, on prend l’oiseau par les pattes et la queue pour l'introduire la tête la première; de cette manière les plumes ne se froissent pas, et on ferme ce cornet au moyen d’une épingle.
Les oiseaux doivent être écorchés très-promptement, surtout dans les temps chauds et humides, car aussitôt que la décomposition commence , f épiderme se soulève et les plumes se détachent. Toutefois il faut toujours compter deux heures avan t de procéder à fécorchage pour que le sang soit bien coagulé.
De retour de ]a chasse, ou bien si Ton s’est procuré au marché un oiseau quelconque, a vaut de procéder au montage , il faut s’assurer de nouveau que les plumes ne sont pas souillées de sang ou d’autre matière; dans ce cas, on procède immédiatement comme il suit :
On fait dissoudre cinq grammes de savonblanc dans un demi-litre d’eau ordinaire; et avec un petit linge fin et doux, ou mieux une éponge, on lave doucement dans le sens des barbes des plumes; lorsque la tache est disparue, on change le linge et on lave de nouveau avec de l’eau pure. Il ne faut pas craindre de laver un oiseau, car lorsque cette opération est faite avec soin, il ne tomberas une seule plume.
Une fois bien lavé, on l’essuie légèrement, pour absorber l’eau le plus possible, puis on achève de le sécher avec du plâtre : on en saupoudre l’animal et on frotte légèrement.
Dès que le plumage est sec, ce dont on s’appercevra facilement, car le plâtre ne sera plus adhérent aux plumes , on le prend par le bec et on agite vivement un plumeau, sans toucher aux plumes, mais de manière à produire un air vif, qui, non-seulement enlève le plâtre qui pourrait rester dans les plumes, mais leur rend tout leur éclat.
Puis on procède au dépouillage.
Beaucoup de préparateurs ont l’habitude de
prendre les mesures de l’oiseau, avant que de récorcher; la méthode n’est pas mauvaise, mais celle de prendre la mesure sur le corps même, une fois dépouillé, est de beaucoup préférable, en ce que Y on peut les prendre plus exactement.
Nous commençons donc par passer un fi] dans les narines de l’oiseau que bon noue sous la mandibule inférieure, et on laisse dépasser ce fil de cinq à six centimètres. Ce fil est destiné à faciliter le retournement de la peau après le dépouillage.
Vous placez votre oiseau sur la table, la tête à gauche de la main du préparateur. Vous faites une incision sur le ventre, à partir de la moitié du sternum jusqu’à l’anus, mais il faut prendre soin de bien écarter les plumes, afin de ne pas les endommager : avec l’indicateur et le pouce de la main gauche, vous pressez légèrement afin d’écarter les bords de l’incision, puis avec le manche du scalpel vous la faites glisser sur les chairs le plus possible ; vous saisissez avec les brucelles ou la pince à dissection un des bords de la peau. Vous saupoudrez de plâtre, ou si vous, vous trouvez dans un lieu où vous ne pouvez pas vous en procurer, vous vous servirez de poussière, de sciure, de son, etc., enfin de quoi que ce soit, pourvu que cette matière absorbe bien les sérosités, et ne tache
point les plumes ; vous détachez la peau en venant du côté des pattes, vous saisissez avec les doigts le tibia, et, avec vos ciseaux à pointes mousses, vous coupez à l'articulation du genou , c'est-à-dire la partie du fémur attachée avec le tibia; vous procédez de même pour l’autre côté, puis vous arrivez au coccyx ou porte-queue, que vous coupez au moyen des ciseaux; il faut bien prendre garde de ne pas couper trop près , autrement vous attaqueriez les tuyeaux des plumes, ce qui les ferait tomber.
Vous prenez le corps de votre oiseau de la main gauche, et, avec les doigts de la main droite, vous détachez doucement la peau en venant aux ailes ; lorsque l'humérus est suffisamment découvert, vous le coupez à sa naissance, c’est-à-dire le plus près du corps possible; vous continuez en détachant la peau doucement; arrivé à la tête, et avant que de couper lerestedu cou qui adhère encore à la tête, il faut dépouiller cette partie, mais avec un soin tout particulier, car s’il vous arrivait de déchirer cette partie de la peau, ou le bord des paupières, le mal serait presque irréparable; en tenant de la main droite la partie du cou, avec les ongles de la main gauche vous détachez tout doucement; arrivé aux oreilles, vous soulevez avec la pointe du scalpel la petite membrane qui les
attache à la tête, et avant que d'aller plus loin, aussitôt détaché, vous roulez entre vos doigts cette partie nue, et afin qu’elle ne puisse se détacher, vous la liez avec un bout de fil.
Il ne faut pas omettre de faire cette opération, qui se nomme, en taxidermie, attacher les oreilles, car elle a pour but de couvrir cette partie nue en rapprochant les plumes par la torsion de cette membrane, qui nuirait considérablement à la physionomie de l’oiseau.
Vous continuez, et, arrivé aux yeux, vous renouvelez la même précaution pour ne pas endommager les paupières ; une fois arrivé à la naissance du bec, avec le scalpel, vous coupez un peu au-dessus de Y occipital en venant en biseau près de la mandibule inférieure ; tirez doucement, et la partie du crâne que vous avez coupée , ainsi que le cou et la langue, viennent ensemble. Vous coupez une partie de la voûte palatine, pour extraire* la cervelle ; une fois bien nettoyée, vous y passez une bonne couche de préservatif ; vous remplissez les orbites avec du coton ; vous retournez la peau en la faisant glisser doucement sur le crâne, et, dès que vous pouvez saisir le fil que vous avez passé dans les narines , l'opération se termine facilement. Lorsque l’on n’est pas encore bien habile dans le dépouillage d’un oiseau, la peau sèche promptement, et si on
voulait la retourner en cet état, on la déchire» rait infailliblement, vous aurez donc soin de Fhumecter avec de l’eau, ou mieux encore avec de la salive.
Maintenant il reste à débarrasser les membres des chairs qui y sont encore : vous commencez par les ailes, vous les repoussez de dedans en dehors, et, avec la pointe de votre scalpel, vous enlevez les chairs qui se trouvent entre le ra dius et le cubitus (voy. fig. 1.) ; vous passez un fil entre ces deux os, au tiers de rhumérus, afin de pouvoir les attacher ensemble en mainte» nant la largeur voulue, et vous les rentrez dans leur position.
Vous procédez de même pour le nettoyage des tibias : vous dégraissez bien le croupion ou coccyx, vous l’enduisez de préservatif et vous le rentrez comme les autres parties de l’oiseau.
Vous prenez votre oiseau par le bec, vous soufflez sur les plumes, vous les soulevez avecune aiguille et avec vos brucelles, afin de les remettre dans une bonne position, et si quelquefois il arrivait que, par une cause quelconque, des plumes vinssent à tomber, il faut avoir soin de les ramasser, car elles serviront à le réparer, ainsi que nous l’indiquerons plus loin.
Avant cle procéder au montage, on prend les mesures sur le corps de l’oiseau : de la tête de r humérus à la tête du fémur, — la largeur de
la poitrine,— la largeur du bassin,— la longueur du fémur.
Tous les fils de fer que Ton emploie dans le montage des mammifères et oiseaux doivent être recuits; il faut les choisir d’un numéro convenable à la grosseur de ranimai ou à la pose que Ton veut lui donner ; nous avons pensé utile de représenter un tableau.de quelques oiseaux de chaque ordre, avec les numéros de grosseur des fils de fer; par ce moyen, on pourra toujours établir des comparaisons qui seront d’un grand secours, surtout pour les commençants.
11 faut trois fils de fer pour monter un oiseau, depuis la grosseur de l’oiseau-mouche à la buse, et au repos. Nous donnerons plus loin la manière de procéder pour de plus gros oiseaux, ainsi que pour l'attitude au vol. (Yoy. ph 3, fig. 2.)
Tant que la grosseur du fil de fer le permet, on l’étire, au moyen des pinces ou tenailles, et lorsqu’il n’est pas possible d’agir ainsi, on le redresse à coups de marteau , et, mieux encore, avec un maillet de bois.
Le fil de fer qui doi t servir de traverse doit être d’un tiers plus long que l’oiseau que l’on monte, et les fils des pattes doivent avoir le double de leur grandeur; une précaution que l’on néglige souvent, et bien à tort, est de ne pas passer ces
fils de 1er au papier de verre ; cependant on en retire un grand avantage, en ce qu'on peut les retirer et pousser, selon les besoins, avec beaucoup plus de facilité.
A Tun des bouts des fils de fer, on fait, avec la lime, une pointe bien effilée; celui qui sert de traverse doit l’être des deux bouts. On entre son fil de fer dans le cou de l’oiseau, en prenant soin de ne pas percer la peau; on tient la tête de l’oiseau entre les doigts de la main gauche, et, de la main droite, on tourne entre ses doigts le fil de fer, afin que la pointe perce le crâne sans le briser; à la hauteur de l’humérus, on fait un anneau (voy. pi. 2, fig. 2) et on commence aussitôt à bourrer la tête et le cou de l’oiseau. En bourrant la tête , on maintient le crâne entre ses doigts, cela permet de bourrer cette partie plus solidement; le cou doit être bourré avec la précaution de ne pas distendre la peau de manière à ne pas donner deux fois la grandeur au conque l’a ordinairement l’oiseau.
Vous prenez ensuite une des pattes de l’oiseau et vous entrez le fil de fer par le dessous de la patte, en le faisant filer le long du tarse et du tibia, le laissant dépasser d’une longueur convenable pour l’introduire dans l’anneau de la traverse ; mais, auparavant, il faut envelopper le tibia et le fil de fer de coton ou d’étoupe^
suivant la grosseur de l’oiseau, pour remplacer les chairs de la jambe, puis vous les tordez solidement tous les trois ensemble, vous repoussez un peu les fils de fer de dehors en dedans, pour les courber, de manière à laisser l’espace que tenait le corps de l’oiseau; vous courbez également le bout de la traverse pour l’introduire dans le croupion; puis, avec deux pinces à mâchoires plates, vous saisissez les deux extrémités de la traverse, vous tirez en sens opposé pour redresser le fil de fer; il ne reste plus qu’à remplir la peau, en ayant soin de bien bourrer entre le dessous des cuisses, et vous cousez l’ouverture à point de suture.
Il reste à percher l’oiseau et à lui donner l’attitude qui lui convient; l’étude et la pratique seules peuvent donner de bons résultats, toute description à cet égard devient donc inutile.
Le juchoir dont nous représentons la forme (voy. pl. 4, fig. 2 et 3) est le modèle dont on se sert au Muséum, ainsi que chez tous les naturalistes de Paris. On fait deux trous à la traverse du juchoir, et on leur donne une dimension en rapport avec la grosseur du fil de fer; on les passe dans les trous et on recourbe ensemble en forme de crochets; on maintient les doigts ou griffes de l’oiseau sur la traverse au moyen d’épingles, et on modèle l’oiseau sous
Planche 4
les doigts, en faisant ressortir ou rentrer, au moyen d’un fin carrelet, les bourres qui seraient saillantes ou creuses.
On fixe les ailes dans leurs pectoraux au moyen d’épingles ou de fils de fer effilés d’un bout, on ramène les plumes de manière à couvrir la naissance des ailes; on passe à la queue, on écarte les plumes en forme d’éventail et on maintient la queue en la serrant entre un fil de fer plié en deux.
On lisse les plumes avec un blaireau, ensuite on UngeY oiseau (voy. pl. 4, fig. 1 .); pour cela on prend des bandelettes de vieux linge, du calicot, de la mousseline.
La première bande enveloppe le cou et vient se croiser sur le dos où on fixe les deux extrémités au moyen d’épingles;
La seconde s’appuie une partie sur la première, couvre une partie du corps et des ailes ;
La troisième de même et couvre le ventre; si bon juge nécessaire d’en ajouter une quatrième, et même plus, on procède de même.
Bien que bon ait serré les bandes contre le plumage, elles tendent souvent à remonter; on les fixe par quelques épingles que bon implante dans la poitrine, et pour obtenir un oiseau bien lisse on prend un tampon de filasse que bon trempe dans de beau ordinaire, et on imbibe ces bandes. Un ou deux jours après, on enlève
les bandes, on remet en place les plumes qui auraient pu se déranger, on lisse avec le blaireau, et on linge de nouveau pour ne les retirer que lorsque l’oiseau est bien sec, ce dont on juge sans difficulté ni erreur par la dessiccation des tarses.
Il ne reste plus qu’à placer les yeux : on commence par faire ramollir les paupières en introduisant dans l'orbite un peu de coton ou de filasse mouillée, et, lorsqu’elles sont suffisamment ramollies, on bourre un peu avec du coton haché bien menu ; on introduit un peu de gomme dissoute dans l’eau, puis l’œil, choisi de grosseur et couleur convenables à F oiseau qu’on prépare.
On coupe le fil de fer qui passe par le crâne, en prenant bien soin de ne pas endommager les plumes, on passe une couche de vernis à l’esprit- de-vin sur le bec et les tarses, et foiseau peut être mis dans la collection.
Si on procède à la préparation d’un oiseau d’un fort volume, tel quun aigle par exemple, dans le dépouillage, au lieu de retirer les chairs des ailes en poussant celles-ci du dedans au dehors, on fait une incision en dessous de l’aile jusque près du métacarpe On nettoie bien les os, on passe une bonne couche de préservatif, on remplit le vide avec des étoupes hachées, on recoud l’ouverture et on continue
le dépouillage comme il est dit plus haut. Pour le montage, soit qu’il soit destiné à être au repos ou en action, il est nécessaire de passer un fil de fer dans les ailes pour les maintenir dans l’attitude qu’on désire leur donner, à la différence que, au repos, le fil de fer doit être moins fort que celui destiné à maintenir les ailes ouvertes. (Voy.pl. 2, fig. 2 etpl. 3, flg. 1.)
Néanmoins la torsion du fil de fer devient impossible; il faut donc procéder comme pour les mammifères, passer la traverse dans deux morceaux de bois sur lesquels onfixe au moyen de clous les fils de fer des ailes et des pattes. (Voy. pl. 3, fig. 3.)
Beaucoup d’oiseaux ont la tête trop volumineuse pour la faire passer dans la peau du cou : on fait une incision au-dessus de l’occipital jusqu’à la moitié du cou, et on procède de même que pour de plus petits oiseaux.
Pour les oiseaux dont le plumage de la poitrine est fin et serré, comme dans les oiseaux d’eau, on les ouvre sur le dos ; tout le reste de la préparation est le même. Si c’est un oiseau dont la tête est ornée d’une crête ou caroncule, on fait une incision longitudinale en arrière avec un scalpel bien tranchant, et avec de fins ciseaux on dédouble les appendices, comme on fait pour les lèvres d’un mammifère; on mêle du mastic de vitrier avec du coton haché, on
remplit la caroncule et on ferme l’ouverture au moyen de deux bandes de fin carton que l’on épingle Y une dans l’autre. Si, après la dessiccation, lorsque Ton aura retiré ces cartons, l’ouverture n’était pas très-bien soudée, avec un peu de cire vierge ou de cire à modeler on pourrait le faire; après quoi, on passe une légère couche de couleur de la teinte qu’avait la caroncule.
Un second moyen consiste à la couper au ras du crâne, à la mouler en plâtre et ensuite à en tirer une épreuve en cire, que l’on met fondre au bain-marie et dans laquelle on a mélangé la couleur nécessaire à donner la teinte qu’avait l’appendice.
Quant à tous les oiseaux à long cou, tels que canards, hérons, flamants, cygnes, etc., il est impossible de les bourrer de la même manière que les autres : avant de retourner la peau, on garnit bien l’intérieur du crâne, puis sur le fil de fer qui doit servir de traverse on roule de la filasse longue, et on proportionne bien la grosseur à celle du cou ; on l’enduit d’une bonne couche de préservatif et on l’introduit dans le cou en faisant ressortir le bout de la traverse par le bec; pendant que la filasse est humide, ainsi que la peau, on lui donne la forme convenable, c’est-à-dire que l’on modèle le cou, plutôt plat que rond. On procède de même pour le reste de l’opération, que pour les
autres oiseaux. Aussitôt dressée, on maintient la tête de l’oiseau de la main droite, et de la main gauche on tire à soi le fil de fer; on le coupe soit avec les pinces coupantes ou la lime, s’il était trop fort, et on le rentre dans l’intérieur du bec que Y on maintient fermé par un fil passé dans les narines et que Ton noue sous la mandibule inférieure.
Dans les oiseaux, comme dans les mammifères, les reptiles, les poissons, il arrive que, soit par suite d’une putréfaction avancée, soit par suite du peu de solidité naturelle de la peau, lorsque l’on veut recoudre l’ouverture, la peau, n’ayant pas assez de force pour maintenir le point du fil, se coupe ou s’arrache ; et nous avons vu bien des amateurs sur le point de jeter aux ordures des pièces rares et de valeur, parce qu’ils ne croyaient pas possible de pouvoir surmonter cette difficulté.
Quand vous aurez à préparer une pièce d’histoire naturelle qui présentera cette difficulté, vous commencerez par prendre deux bandes de calicot avec lesquelles vous doublerez la peau de votre animal; afin de ne pas fatiguer la peau par une multitude de trous, surtout près de Y incision, vous cousez à large point de part en part. Quand la préparation est terminée, vous pourrez les retirer ; les lèvres de l’incision, renforcées par les bandelettes de toile, peuvent sup-
porter facilement la couture à point de suture. Néanmoins, dans les préparations dont l’épiderme commence à se détacher, il vaut mieux bourrer légèrement, car la peau pourrait pendant le bourrage se déchirer en d'autres endroits.
Pour conserver les oiseaux en peau, cruels que soient leur grosseur et l’ordre auquel ils appartiennent, on procède comme il est dit pour le dépouillage : on passe une couche de préservatif sur toutes les parties intérieures, on entoure les os de coton et on bourre l’intérieur du crâne en donnant le plus possible à la tête de l'oiseau la forme qu’il avait pendant la vie; on remplit légèrement d’étoupes ou autres matières molles l'intérieur de l’oiseau, et on recoud l’ouverture. Puis on entoure le corps d’une petite bande de papier que l’on fixe avec une épingle. Pour maintenir les ailes dans une bonne position, on croise les pattes que l’on retient avec un fil, et, avec du fort papier, on fait un cornet, dans lequel on met l’oiseau en entrant la tête la première; on laisse le cornet ouvert et suspendu à une ficelle ou à une tringle, pour que l’évaporation de l’humidité que produit le préservatif puisse se faire promptement, et lorsque l’oiseau en peau est bien sec, on ferme le cornet et on peut l’emballer.
Iles réparations
«les oîseatix et des mammifère s.
II arrive fréquemment que, pendant le montage d’un oiseau, tué depuis quelques jours, ou d’une mauvaise peau, une partie des plumes se détache de h épiderme, il faut avoir soin de les recueillir dans un petit sac de papier ou dans uneboîte sur laquelle on inscrit le nom de l'oiseau*
Lorsque l'oiseau est monté et entièrement sec on le délinge; on écarte et on maintient les plumes qui entourent la partie que Ton va réparer; on prend une plume ou deux, auxquelles on coupe le bout des tuyaux pour les appliquer plus facilement sur l'épiderme ; on enduit la partie nue de la colle dont nous donnons plus loin la composition; on en applique de même sur chaque tuyau de plume ; ensuite on les pose en commençant par le bas et une par une* Lorsque la première rangée sera terminée, on en place une autre et ainsi de suite, en les superposant les unes sur les autres»
Avec les brucelles ou avec un poinçon assez délié on fait revenir les autres plumes à leur place, en les soulevant avec précaution, ce qui achève de recouvrir les bords de la partie réparée. On fixe les plumes avec de petites ban-
delettes de linge, en ayant soin de ne pas trop les serrer, car on abîmerait tout l’ouvrage. (Yoy. pl. 4, fig. 1.)
Les réparations des mammifères se font de même ; seulement on prend les poils par petits paquets avec des brucelles, on coupe la partie qui doit être fixée sur la peau afin que les poils aient tous la même longueur; le reste de la préparation est le même.
Souvent les peaux des mammifères sont dans un état déplorable de préparation: il manque des parties de l'individu. Soit par négligence ou ignorance de celui qui fa préparé, soit que, dans le but d’en faire le squelette, on ait tenu à en avoir tous les organes, on a pour habitude de mouler ces parties en plâtre pour les remplacer; c’est un très-mauvais système, en ce que le moindre choc anéantit tout l’ouvrage. Pour remplacer les parties charnues, refaire la plante des pieds qui souvent manque, les narines déchirées, réparer la figure des singes, etc., etc., rien n’est plus solide et facile à employer que la gutta-'percha : on en prend un morceau en raison du travail à faire, on fait bouillir de l’eau ordinaire dans laquelle on la jette ; dix minutes après on la pétrit sous les doigts, comme le mastic de vitrier ; on peut lui donner la forme dont on a besoin êt rappliquer en son lieu et place. Quelques heures suffisent pour
durcir cette préparation ; pour achever d'unir intimement la gutta à l'épiderme, ou s’il est nécessaire de représenter les stries ou faire la bouche et les narines, on fait chauffer des tiges de fer d’une grosseur et forme convenables, et on travaille la gutta, ni plus ni moins facilement que si c'était de la terre à modeler. On teint avec une couleur à l’eau du ton qu'il est nécessaire, et, quand cette première couche est bien sèche, on vernit; il est bien entendu que, si cette partie devait être recouverte soit par des plumes ou du poil, il serait inutile de neinclre le dessous.
Abrégé «t5iu!i tableau
par ordre alphabétique des diverses mesures à prendre sur les oiseaux, ainsi que la couleur des yeux et la grosseur des fils de fer.
Ce chapitre pourrait à la rigueur n’être pas indispensable, car enfin, lorsque le préparateur a en main un oiseau, ne voit-il pas la grosseur des tarses et son intelligence ne le conduit-il pas à apprécier qu'il faut un lil de fer d’une grosseur relative à remplacement qu'il va occuper entre l'épiderme et l’os? Sans nul doute on ne prendra pas du fil de fer n° 3 pour monter un roitelet , car, le lil de fer étant aussi gros que les tarses de l’oiseau, il serait de toute impossibilité de s’en servir.
Cependant, en donnant ce tableau, nous reconnaissons qu'il pourrait être d’un grand secours au commençant, et qu'en établissant des comparaisons de grosseur de tel à tel mammifères, on comblera la lacune qui existe dans les différents ordres d’oiseaux dont nous nous sommes servis pour tracer ce tableau.
Aigle royal. — De la tête de l'humérus à la tête du fémur, 185 mil!., longueur du fémur, 130 mill., largeur entre les clavicules, 87 mill., largeur du bassin, 60 mill. Couleur des yeux, brun foncé. Grosseur du fil de fer, n° 21. Numéro à mettre dans les ailes, quand on les met en action, n° 19, au repos, 14.
Aigle impérial.— De la tête de l’humérus à la tête du fémur, 180 nn, long, du fémur, 105 m., largeur entre les clavicules, 80 m., largeur du bassin, 55 m. Couleur des yeux, brun clair. Grosseur du fil de fer, n° 21 , pour les ailes en action 19, au repos, 14.
Aigle pygargue.— De la tête de l’humérus à la tête du fémur, 189 m., long, du fémur, 140 m., larg. entre les clavicules, 90 m., larg. du bassin, 75 m. Couleur des yeux, brun foncé. Grosseur du fil de fer, n° 21, ailes, n° 20.
Aigle balbuzard,— De la tête de l’humérus à la tête du fémur, 120 m., larg, du fémur, 80 m., larg. entre les clavicules, 60 m., largeur du bassin , 45 m. Yeux jaunes. Fer,n° 1 9, ailes, n° 1 8.
Buse bondrée.— De la tête de Fhumérus à la tête du fémur, 110 m., long, du fémur, 60m., larg. entre les clavicules, 50 m., larg. du bassin, 38 m.Yeux bruns, très-souvent jaune clair. Fer, n° 18, ailes, n° 17.
Buse vulgaire. —De la tête de l’humèrus à celle du fémur, 90 mM long, du fémur, 70 m., larg. entre les clavicules, 45 m., larg. du bassin, 41 mill. Yeux bruns. Fer, n° 17, ailes, n° 16.
Butor.— De la tête de Fhumérus à celle du fémur, 110 m., long, du fémur, 80 m., largeur entre les clavicules, 45 m., larg. du bassin, 40 m. Yeux jaunes. Fer, n° 18, ailes, n° 17.
Bécasse.— De la tête de l’humérus à celle du fémur, 75 m., long, du fémur, 44 m., largeur entre les clavicules, 28 m., larg. du bassin, 28 mill. Yeux bruns. Fer, n° 13, ailes, n° 10.
Bécassine. — De la tête de l’humérus à celle du fémur, 48 m., long, du fémur, 31 m., larg. entre les clavicules, 23 m., larg. du bassin, 20 m.Yeux brun foncé, presque noirs. Fer, n° 8, ailes, n° 6.
Chouette hulotte.— De la tête de Fhumérus à celle du fémur, 93 m., long, du fémur, 65 m., larg. entre les clavicules, 38 m., larg. du bassin, 30 mill. Yeux noirs. Fer, iu 15, ailes, n° 14.
Chouette brachyote.™ De la tête de l’humé-
rus à celle du fémur, 85 m., long, de fémur, 58 m., larg. entre les clavicules, 35 m., largeur du bassin, 25 m. Yeux jaunes. Fer, n° 1 5, ailes, n° 14.
Corbeau ordinaire.— De la tête de l’humérus à celle du fémur, 85 m., long, du fémur, 50 m., larg. entre les clavicules, 35 m., larg. du bassin, 30 m. Yeux noirs. Fer, n° 15, ailes, n° 13.
Corbeau à manteau gris. — De la tête de Fhumérus à celle du fémur, 85 m., long, du fémur, 58 m., larg. entre les clavicules, 35 m., larg. du bassin, 35 m. Yeux noirs. Fer, n° 15, ailes, n° 13.
Coucou. — De la tête de Fhumérus à celle du fémur, 50 m., long, du fémur, 30 m., largeur entre les clavicules, 25 m., larg. du bassin, 20 m. Yeux jaunes. Fer, n° 16, ailes, n° 10.
Caille. — De la tête de l’humérus à celle du fémur, 31 m., long, du fémur, 38 m., largeur entre les clavicules, 19 m.,larg. du bassin, 19m. Yeux marron. Fer, n° 5.
Colin de la Californie. — De la tête de l’humérus à celle du fémur, 60 m., long, du fémur, 40 m., larg. entre les clavicules, 25 m., larg. du bassin, 25 m. Yeux bruns. Fer, n° 11, ailes, n° 9.
Chevalier-Combattant.— De la tête de l’humérus à celle du fémur, 62 m., long, du fémur,
39 m., larg. entre les clavicules, 23 m., larg. du bassin, 20 m- Yeux bruns. Fer, n° 10, ailes, n°7.
Canard domestique. — Delà tête de l’humérus à celle du fémur, 112 m., long, du fémur, 54 m., long, entre les clavicules, 45 m., larg. du bassin, 45 mn Yeux bruns. Fer, no 18, ailes, no 17.
Canard tadorne. — De la tête de F humérus à celle du fémur, 101 m., long, du fémur, 57 m., long, entre les clavicules, 45 m., larg. du bassin, 39 m. Yeux bruns. Fer, n° 18, ailes,
Canard sauvage. —De la tête de Fhumérns à celle du fémur, 112 m , long, du fémur, 54 m., larg. entre les clavicules, 45 m. Yeux bruns. Fer, n° 18, ailes, n° 17.
Canard de la Caroline. — Delà tête de Fhu* mérus à celle du fémur, 90 m., long, du fémur,
40 m., larg. entre les clavicules, 35 m.,long. du cou, 140 m,, larg. du bassin, 30 m. Yeux très-bruns. Fer, n° 17, ailes, n° 15.
Cormoran. — De la tête de l’humérus à celle du fémur, 140 mill., long, du fémur, 57 m., larg. entre les clavicules, 62 m., larg. du bassin, 38 m. Yeux verts. Fer n° 17, ailes, n° 15.
Cigogne. — Delà tête de Fhumérus à celle du fémur, 200 m., longueur du fémur, 90 m., largeur entre les clavicules, 82 m., larg. du
bassin, 60 m. Yeux bruns» Fer, n°^ 20, ailes,
Cygne domestique. — De la tête de l’humérus à celle du fémur, 237 m., long, du fémur, 105 m., larg. entre les clavicules, 88 m., larg. du bassin, 63 m. Yeux brun foncé. Fer, n° 22, ailes, n° 20.
Cygne sauvage.— De la tête de Fhumérus à celle du fémur, 238 m., long. du fémur, 3 13 m.9 larg. entre les clavicules, 96 m., larg. du bassin, 70 m. Yeux brun foncé. Fer, n° 22, ailes, n° 20.
Épervier ordinaire.— De la tête de l’humérus à celle du fémur, 75 m., long, du fémur, 53 m., larg. entre les clavicules, 30 m», larg. du bassin, 27 m. Yeux bruns. Fer, n° 11 , ailes, n°9.
Épervier Cressereîle. — De la tête de l’humérus à celle du fémur, 59 m. .long, du fémur, 45 m., larg. .entre les clavicules. 26 m., larg. du bassin, 22 m. Yeux bruns. Fer, n° 11., ailes, n° 9.
Épervier hobereau.— De la tête de l’humérus à celle du fémur, 70 m., long, du fémur, 44 m., larg. entre les clavicules, 26 m., larg. du bassin, 27 m. Yeux bruns. Fer, n° 1 1 , ailes, n° 9.
Effraie. —De la tête de l’humérus à celle du fémur, 76 m., longueur du fémur, 52 m.,long.
entre les clavicules, 31 m., larg. du bassin, 30. Yeux noirs. Fer, n° 14, ailes, n° 12.
Engoulevent. — De la tête de l'humérus à celle du fémur, 40 m., long, du fémur, 39 m., larg. entre les clavicules, 21 m., larg. du bassin, 20 m. Yeux noirs. Fer, n° 9, ailes, n° 7.
Faucon émérillon.— De la tête de l’humérus à celle du fémur, 49 m., long, du fémur, 46 m., larg. entre les clavicules, 25 m., larg. du bassin, 20 m. Yeux jaunes. Fer, n° 10.
Faucon pèlerin (mâle).— De la tête de 'l’humérus à celle du fémur, 100 m. , long, du fémur, 58 m., larg. entre les clavicules. 43 m., larg. du bassin, 40 m. Yeux bruns, quelquefois beau jaune. Fer, n° 17, ailes, n° 16.
Faisan ordinaire. — -De la tête de l’humérus à celle du fémur, 119 m., long, du fémur, 85 m., larg. entre les clavicules, 40 m., larg. du bassin, 40 m. Yeux orange. Fer, n° 18, ailes, n° 16.
Faisan argenté. — De la tête de l’humérus à celle du fémur, 119 m., long, du fémur, 91 m., larg. entre les clavicules, 46 m., long, du bassin , 56 m . Y eux brun clair . Fer , n° 1 8 , ailes ,n° 1 5 .
Faisan doré.™ De la tête de l’humérus à celle du fémur, 93 m., long, du fémur, 72 m., larg. entre les clavicules, 32 m., larg. du bassin, 35 m. Yeux jaune clair. Fer, n° 16, ailes, n° 14.
Fou de Bassan. — De la tête de l’humérus à celle du fémur, 155 m., long, du fémur, 73 m. , larg. entre les clavicules, 77 m., larg. du bassin, 45 m. Yeux blancs. Fer, n° 20, ailes, n° 17.
Grand-Duc. — De la tête de l’humérus à celle du fémur, 122 m., long, du fémur, 40 m., larg. entre les clavicules, 70 m., larg. du bassin, 50. Yeux jaune orangé, très-vifs. Fer, n° 19, ailes, m 17.
Geai. — De la tête de Fhumérus à celle du fémur, 40 m., larg. entre les clavicules, 26 m., largeur du bassin, 20 mill. Yeux bleus. Fer, n° 11.
Grive. — De la tête de l’humérus à celle du fémur, 44 m., long, du fémur, 25 m., larg. entre les clavicules, 18 m., larg. du bassin, 17. Yeux bruns. Fer, n° 10.
Grand Courlis.—- De la tête de l’humérus à celle du fémur, 90 m., long, du fémur, 50 m., larg. entre les clavicules, 35 m., larg. du bassin, 35 m. Yeux ^bruns. Fer, n° 16, ailes, n° 15.
Grèbe cornu. — De la tête de l’humérus à celle du fémur, 94 m., long, du fémur, 47 m., larg. entre les clavicules, 35 m., larg. du bassin, 19 m. Yeux rouges. Fer, n° 16, ailes, n° 14.
Huppe.— De la tête de l’humérus à celle du
fémur, 41 m., long, du fémur, 25 m., larg. entre les clavicules, 30 m., larg. du bassin, 25. Yeux bruns. Fer, n° 7.
Hirondelle vulgaire. — De la tête de l’humé* rus à celle du fémur, 55 m., long, du fémur, 27 m., larg. entre les clavicules, 24 m., larg. du bassin, 20 m. Yeux noirs. Fer, n° 3.
Héron cendré. — De la tête de l’humérus à celle du fémur, 120 m., long, du fémur, 95 m., larg. entre les clavicules, 40 m., larg. du bassin, 34 m., long, du cou aux ailes, 40 m. Yeux jaunes. Fer, n° 20, ailes, n° 18.
Harle huppé.— -De la tête de Fliumérus à celle du fémur, 95 m., long, du fémur, 46 m., larg. entre les clavicules, 43 m., larg. du bassin, 25 m. Yeux bruns. Fer, n° 17, ailes, n° 14.
Harle-piette (femelle). — De la tête de Fiiumèrus à celle du fémur, 79 m., long, du fémur, 36 m., long, entre les clavicules, 34 m., larg. du bassin, 25 m. Yeux bruns. Fer, n° 17, ailes, n° 15.
Harle-nankin (mâle). — De la tête de l’huméros à celle du fémur, 122 m. , long, du fémur, 59 m., larg. entre les clavicules, 61 m., larg. du bassin, 35 m. Yreux bruns. Fer, n° 17, ailes, n° 1 5.
Kakatoès.— De la tête de l’humérus à celle du fémur, 98 m., long, du fémur, 70 m., larg. entre les clavicules, 48 m., larg. du bassin, 35 m. Yeux noirs. Fer, n° 16, ailes, n° 14,
Loriot.— De la tête de l’humérus à celle du fémur, 43 m., long, du fémur, 25 m., larg. entre les clavicules, 17 mi, larg. du bassin, 17. Yeux rouges. Fer, n° 7.
Moyen-Duc.— De la tête de rhumérus à celle du fémur, 76 m., long, du fémur, 55 m., larg. entre les clavicules, 32 m., larg. du bassin, 25. Yeux orange. Fer, n° 14, ailes, n° 13.
Merle noir. —De la tête de rhumérus à celle du fémur, 45 m., long, du fémur, 29 m., larg. entre les clavicules, 20 m., larg. du bassin, 20. Yeux noirs. Fer, n° 8.
Merle à plastron.— De la tête de rhumérus à celle du fémur, 50 m., long, du fémur, 31 m., larg. entre les clavicules, 20 m., larg. du bassin, 20 m. Yeux noirs. Fer, n° 8, ailes, no 7.
Mouette tridactyle. — De la tête de rhumérus à celle du fémur, 67 m., long, du fémur 65 m., larg. entre les clavicules, 38 m., larg. du bassin, 30 m. Yeux noirs. Fer, n° 10, ailes, n° 9.
Oie sauvage.*— De la tête de rhumérus à celle du fémur, 150 m.j long. du fémur, 80m., larg. entre les clavicules, 60 m., larg. du bassin, 40 mill. Yeux bruns. Fer,n° 19, ailes n° 17.
Oie Gravant. — De la tête de l’humérus à celle du fémur, 115 m.,long. du fémur, 64 m., larg. entre les clavicules, 44 m., larg. du bas-
sin, 35 m. Yeux brun foncé. Fer, n° 19, ailes, n° 17.
Pierrot.— De la tête de l'humérus à celle du fémur, 33 m., long, du fémur, 20 m., larg. entre les clavicules, 10m., larg. du bassin, 4 m, Yeux brun foncé. Fer, n° 3.
Pinson royal. — De la tête de rhumérus à celle du fémur, 40 m., long, du fémur, 22 m., larg. entre les clavicules, 1 5 m., larg. du bassin , 12 m.Yeux bruns. Fer,n° 5, ailes, n° 3.
Pie ordinaire.— De la tête de Fliumérus à celle du fémur, 65 m., long, du fémur, 42 m., larg. entre les clavicules, 30 m. , larg. du bassin, 23 m. Yeux brun très-foncé. Fer, n° 12, ailes, n° 9. '
Pic-vert.— De la tête de Fliumérus à celle du fémur, 55 m., long, du fémur, 42 m., largeur entre les clavicules, 25 m.,larg. du bassin, 25m. Yeux blancs. Fer, n° îi.
Pic-épeiche. — De la tête de rhumérus à celle du fémur, 42 m., long, du fémur, 24 m., larg. entre les clavicules, 16 m., larg. du bassin, 16 mill. Yeux rouges. Fer, n° 5, ailes, n° 4.
Perruche ondulée.— De la tête de rhumérus à celle du fémur, 32 m., long, du fémur, 28 m., larg, entre les clavicules, 10 m., larg. du bassin, il m. Yeux blancs. Fer, n° 6.
Perruche à collier.— De la tête de Fhumé-
rus à celle du fémur, 47 m., long, du fémur, 36 m., larg. entre les clavicules, 21 m., larg. du bassin, 33 m. Yeux orange clair. Fer, n° 9, ailes, n« 7.
Perroquet gris.— De la tête de l’humérus à celle du fémur, 75 m., long, du fémur, 45 m., largeur entre les clavicules, 21 m., larg. du bassin, 30 m. Yeux blanc sale. Fer, n° 14, ailes, nc* 12.
Perroquet Marabout. — De la tête de l’humérus à celle du fémur, 52 m., long, du fémur, 31 m., larg. entre les clavicules, 19 m., larg. du bassin, 31 m. Yeux blancs. Fer, n° 14, ailes, n° 13.
Perroquet Loris rouge. — Delà tête de l’humérus à celle du fémur, 70 m., long, du fémur, 45 m.,larg. entre les clavicules, 25 m., larg. du bassin, 26 m. Yeux jaunes. Fer, n° 14, ailes, n° 12.
Perroquet amazone.— De la tête de Fhumérus à celle du fémur, 80 m., long, du fémur, 51 m., larg. entre les clavicules, 35 m., larg. du bassin, 30 m. Yeux paille. Fer, n° 14, ailes,
Pigeon.— De la tête de l'humérus à celle du fémur, 58 m., long, du fémur, 39 m., largeur entre les clavicules, 27 m., larg. du bassin, 33. Yeux jaune clair. Fer, n° 12, ailes, n° 10.
Pigeon ramier,— De la tête de l’humérus à
celle du fémur, 75 m., long, du fémur, 48 m., lait entre les clavicules, 37 m. , larg. du bassin, 40m. Yeux jaunâtres. Fer, n° 15, ailes, n° 13.
Perdrix grise. —De la tête de rhumérus à celle du fémur, 82 m., long, du fémur, 58 m., larg. entre les clavicules, 33 m., larg. du bassin, 30. Yeux brun clair. Fer, n° 14.
Perdrix rouge. — De la tête de l’humérus à celle du fémur, 77 m., long, du fémur, 60 m., larg. entre les clavicules, 27 m., larg. du bassin, 35 m. Yeux rouges. Fer, n° 14.
Pintade. — De la tête de Fhumérus à celle du fémur, 126 m., long, du fémur, 84 m., largeur entre les clavicules, 41 m., larg. du bassin, 50. Yeux bruns. Fer, n° 18, ailes, n° 16.
Paon. — De la tête de rhumérus à celle du fémur, 135 m., long, du fémur, 33 m., largeur entre les clavicules, 62 m., larg. du bassin, 80. Yeux bruns. Fer, n° 20, ailes, n° 18.
Poule d’eau. — De la tête de Fhumérus à celle du fémur, 72 m., long, du fémur, 50 m., larg. entre les clavicules, 22 m., larg. du bassin, 20 m. Yeux rouges. Fer, n° 12, ailes, no 10.
Râle d’eau.™ -De la tête de rhumérus à celle du fémur, 64 m., long, du fémur, 42 m., larg. entre les clavicules, 16 m., larg. du bassin, 15. Yeux rouges. Fer, n° 17, ailes, n° 15.
Petit Grèbe. —De la tête de Fhumérus à celle du fémur, 28 m., larg, entre les clavicu-
les, 24 m., larg. du bassin, 40 m. Yeux rouges. Fer n° 10, ailes, n° 9.
Tourterelle.— De la tête de l’humérus à celle du fémur, 53 m., larg. du fémur, 40 m., larg. entre les clavicules, 30 m., larg. du bassin, 29. Yeux groseille. Fer, n° 10, ailes n° 9.
Tétras d'Ecosse,— De la tête de l'humérus à celle du fémur, 100 m., long, du fémur, 70 m., larg. entre les clavicules, 40 m., larg. du bassin, 50 m. Yeux bruns. Fer, n° 15, ailes, n° 13.
Vanneau huppé.— De la tête de l’humérus à celle du fémur, 55 m., long, du fémur, 45 m., larg. entre les clavicules, 28 m. Yeux noirâtres. Fer, n° 12, ailes, n° 10.
Vanneau pluvier.— De la tête de l’humérus à celle du fémur, 50 m.,long. du fémur, 45 m., larg. entre les clavicules, 28 m. Yeux brun foncé. Fer, n° 11, ailes, n° 10.
ÛES PRÉPARATIONS 0STÉ0L0GSQÜES.
Les difficultés que l’on éprouve à se procurer des cadavres humains nous dispensent de parler de leur préparation; l’achat d’un squelette humain, tout préparé, est de beaucoup préférable, en ce que les personnes qui font ces préparations sont outillées pour cela, et qu’une longue pratique est nécessaire pour préparer et monter un squelette humain.
Si Ton se trouve dans un lieu éloigné, ou que, pour une cause quelconque, on ne puisse pas procéder immédiatement à la macération des préparations, ou qu’il s’agisse d’expédier à un correspondant; si c’est un mammifère, et que Ton désir conserver la peau en raison de sa rareté, on l’écorclie avec beaucoup de précautions; mais il ne faut pas oublier de prendre bien exactement les mesures de toutes les parties du corps, afin d’avoir moins de difficultés quand on voudra le monter; on enlève toutes les chairs , en ménageant avec soin les ligaments ; on détache la tête du corps et on en extrait la cervelle, et on met tremper l’animal pendant deux ou trois jours dans un baquet d’eau ; lorsqu’on le retire, on le roule dans le plâtre, ou bien du charbon pilé, de la cendre, etc. Les pièces étant mouillées se couvrent de cette substance ; on les expose à Pair dans un lieu sec, et, au bout de quelques jours, on peut les envelopper, afin qu’il ne se perde aucune partie du squelette, et on peut les expédier ainsi.
Si c’est un oiseau, on le dépouille en conservant les plumes de la tête, les plumes des ailes et celles de la queue ; on ôte les chairs de la poitrine en ménageant avec soin le sternum; on peut laisser les chairs du cou et les entre-deux des côtes, on vide le cerveau avec une seringue,
et on procède pour le reste comme i] est dit pour les mammifères.
Que Ton veuille préparer de suite un mammifère ou un oiseau, en chair, ou que ce soit une préparation comme celle que nous venons de décrire, on procède comme il suit :
Ün met macérer le squelette dans un baquet rempli d’eau de fontaine, et tous les sept ou huit jours on en renouvelle beau; le point essentiel est de bien saisir le degré favorable de la macération pour obtenir un beau sujet; la pratique seule peut apprendre à connaître ce moment, car la macération est subordonnée aux variations atmosphériques du climat que Y on habite.
On enlève toutes les parties fibreuses qui pourraient rester après les os, et, après les avoir bien nettoyés, on les met encore macérer pendant vingt-quatre heures dans un léger lait de chaux, puis on les rince à l’eau claire, et on les expose sur une claie pendant une quinzaine de jours au serein de la nuit, et dans un courant d’air. Mais il faut bien prendre garde de les oublier aux rayons du soleil, car les os se gercent et peuvent jaunir.
Pour achever le blanchiment et enlever le plus possible l’odeur fade que conservent les os qui sortent de la macération, on les soumet a l’action du gaz sulfureux en vapeur : pour cela,
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on suspend la claie dans une caisse ou un ton» neau défoncé d'un bout, on met un réchaud allumé dans lequel on fait brûler du soufre.
Il reste maintenant à procéder au montage du squelette ; ii est de toute nécessité d'avoir une planche munie de deux tiges d'une hauteur en rapport avec celle du squelette que l’on prépare, et ces deux tiges sont reliées entre elles par une traverse. On pose ranimai sur la planche, et, avec des ficelles que l'on passe sous la colonne vertébrale et que l’on attache à la traverse, on maintient son animal de manière à ce que les jambes ne soient ni trop ni trop peu fléchies; on donne la pose nécessaire, et, avec de grosses épingles, on fixe les phalanges. On remplit le thorax avec du crin pour qu’il ne se déprime pas pendant la dessiccation; enfin, le port de tête et tous les autres membres doivent être maintenus au moyen de ficelle ou de fin fil de fer.
Cette préparation n’est que pour les mammifères ou oiseaux, montés avec les ligaments naturels; mais, du moment que c’est une grosse pièce, il faut percer le milieu des vertèbres pour y passer une tringle de fer à laquelle on commence à donner la courbe que doit avoir l’attitude du cou et de la tête. Lorsque l’on a reporté son squelette sur le patin ou socle sur lequel il doit rester, il faut une tige de cuivre
ou de fer que Ton fend d’un bout au moyen
dame scie, on en écarte les deux parties, on
l’implante dans le socle de manière à pouvoir
maintenir le cou en resserrant l’une contre *
l’autre les deux parties que Ton a sciées, On vernit ensuite et la préparation est terminée.
©es eollectioias d’œufs.
La récolte des nids étant faite, on retire du nid les œufs qui y sont contenus. Pour s’assurer s’ils sont frais ou couvés, il y a deux manières de procéder : on les examine en les plaçant entre l’œil et une bougie allumée, en se servant d’une main comme d’un garde-vue; ou bien on les plonge dans beau froide, s'ils sont frais, les œufs iront de suite au fond, tandis que s’ils sont couvés ils resteront à la surface.