‹ Traité pratique du service de l'exploitation des chemins de fer: a l'usage des agents etChapitre 11 sur 14 · COMPTABILITÉ · texte numérisé non relu

COMPTABILITÉ

Si nous avions à faire un exposé complet de la comptabilité générale de la vaste entreprise d'un chemin de fer, nous aurions à entrer dans tous les détails des diverses parties des recettes et des.dépenses; un chapitre pour chacune des parties suivantes serait nécessaire : Reqette du domaine, intérêts des placements temporaires des fonds, recettes de l'exploitation, recettes d'ordre et dépenses de Tadministration de la compagnie , dépenses de l'exploitation , dépenses d'ordre , etc., etc. Mais telle n'est point la tâche que nous nous sommes imposée, et à laquelle d'ailleurs le cadre que nous avons assigné à ce livre ne suffirait pas.

Nous savons qu'un ouvrage très-important et d'une haute portée reste à faire ; il devra traiter les nombreuses questions administratives , le contentieux et la comptabilité générale. Quant à nous, nous avons dû rester fidèle à notre programme, et pour laisser ce livre accessible à tous les employés de l'exploitation , nous ne nous occuperons que de la comptabilité

spéciale tenue dans les gares et stations , et envoyée chaque jour au bureau du contrôle de Tadministration.

Chaque compagnie des lignes de fer aujourd'hui en activité a son système de comptabilité à elle propre.

En principe général , le meilleur système de comptabilité est celui qui présente la plus grande simplicité dans son application y la plus grande clarté , et la vérité la plus positive et la plus exacte dans son résultat.

La comptabilité de l'exploitation d'un chemin de fer dans les gares et stations , par les nombreux détails dont elle se compose, exige surtout l'application de ce principe.

Les pièces comptables des opérations de chaque jour, envoyées au contrôle de l'administration centrale , doivent présenter dans leur résumé une balance complète et exacte entre les billets délivrés et les billets recueillis , entre les expéditions et les réceptions de chaque jour.

Nous avons, autant qu'il nous a été possible, examiné les systèmes de comptabilité adoptés par les différentes lignes de fer, et nous n'hésitons pas à dé^ clarer que nous donnons la préférence sur toutes les autres au système adopté par la compagnie d'Orléans à Bordeaux.

Par l'ingénieuse combinaison de • ce système, la comptabilité de chaque station n'est pas seulement close et arrêtée chaque jour, comme cela se pratique nécessairement dans les systèmes en usage sur les au-, très lignes de fer, mais un travail essentiel de contrôle s'effectue dans les stations mêmes par les pièces

comptables à envoyer chaque jour à l'administrAtion; des états récapitulatifs de chaque service, qui sont la reproduction fidèle du registre unique d'expéditions et de celui des réceptions , présentent le résumé des opérations de la journée de chaque service , puis un bordereau, résumé journalier de l exploitation y également de chaque station , réunît les états récapitulatifs de chaque service et les sommes provenait de l'exploitation, de sorte que les bureaux du contrôle général , au siège de l'administration , n'ont qu'à vérifier la régularité des opérations des stations , la classification des marchandises, l'application des taxes , puis réunir les chiffres de tous les états récapitulatifs sur un état général , pour résumer le trafic journalier de toute la ligne. Cet état présente en même temps une balance exacte des expéditions et des ré^ ception^. La somme totale. des recettes effectuées, et le montant des sommes dues pour les. articles non livrés, et portés aux livres des articles en souffrance à chaque station , réunis, doivent être égaux à la somme totale des produits de la journée. >; ^ . ^

Nous essayerons de faire l'exposé le plus succinct de ce système de comptabilité par chaque service.

1' Service des voyageurs. -

Il y a dans chaque station un casier à billets divisé en autant de compartiments qu'il y a de stations à desservir. Chaque compartiment est lui-même divisé en trois parties, pour recevoir les billets de trois

classes , lesquels y sont rangés par ordre de numéros, afin que la distribution se fasse en maintenant scrupuleusement cet ordre; au-dessus de chaque compartiment se trouve une ardoise , sur laquelle est écrit au crayon le numéro du premier billet à l'entrée du compartiment : le nom de la station destinataire est écrit au-dessus de chaque compartiment. Les billets sont de forme différente pour chaque classe ; ils sont, en outre, de la couleur affectée à la station destinataire; ils portent le numéro d'ordre, les noms de la station de départ et de celle d'arrivée , la classe , le prix , les dispositions réglementaires ; un blanc y est réservé pour recevoir l'inscription de la date et du Buméro du train au moyen d'un composteur mobile; cette inscription leur donne force de circulation.

Des billets pour toutes les stations par classes, par séries, sont envoyés en compte* à chaque receveur, sur un état en double expédition , dont l'une signée par le i^eceveur est retournée à l'administration , et l'autre signée par lé chef dû contrôle, reste aux niains du receveur. '

La réception de ces billets est constatée- sur un registre : Décompte des billets; chaque jour, après, le départ du dernier train , le receveur inscrit sur ce registre en déduction le nombre total des billets délivrés pour chaque station , de sorte que chaque jour la situation des billets restants se trouve établie.

Les billets ne sont délivrés qu'au comptant par le receveur.

Les receveurs ne peuvent , dans aucun cas, restituer tout ou partie du prix perçu , soit que les voya-

geurs ne partent pas , soit qu'ils demandent à faire nri parcours moins long , ou à occuper une place d'iiii prix inférieur ; mais les receveurs peuvent satisfaire les voyageurs qui changent d^avis sur leur destination , ou sur la classe de leurs places , après avoir reçu leurs billets, s'il s'agit d'un prolongement dé parcours , ou d'une place d'un prix plus élevé. En ce cas le receveur appose sur le billet déjà délivré un timbre indiquant : supplément de parcours ou supplément de place y ou bien il ajoute à la plume la destination ou la classe nouvelle et le montant du supplément perçu. Le receveur inscrit le prix perçu du supplément sur te bulletin des recettes sùpplémehtaires^ pour être porté à la fin de la journée sur lé registre spécial dé recettes supplémentaires de tous les services de la station. Le bulletin des recettes sup^ plémentaires est envoyé tous les jours à l'ardininist ration avec les autres pièces coxiiptables. '

Les enfants au-dessous de trois ans ne payent pas ; au-dessus de cet âgé ils payent place entière.

ij&& militaires voyageaint en corps , ain^ que les prisonniers,, né payent que quart de placé. Cesi^ transports sont inscrits sur un bulletin spécial à souche; la souche est remise au conducteur chef du train ; le bulletin est remis au chef de corps ou de détachement, ou au gardien des prisonniers; recueilli à l'arrivée , il est revêtu du vis^ du chef de la station destinataire, et envoyé a l'adininistration atec la souche apportée par le chef -du train , avec les pièces comptables de la journée.

Le chef de la station expéditrice s'entend avec l'officier comptable ou le chef des troupes , ou avec Je

gardien des prisonniers sur le mode de payement du transport; en cas de payement immédiat, le chef de station donne quittance. Si le transport est payé en un mandat sur le payeur, ou toute autre autorité comptable, ce mandat est envoyé à Fadministration , et compris dans le bordereau du versement comme es-

Le montant des produits encaissés pour ces services, soit en espèces, soit en mandats comptables, est porté par le receveur au registre des recettes supplémentaires. Les militaires voyageant isolément , sur la présentation de leur congé ou de leur feuille de route , les indigents , sur la présentation d'un certificat d'admission au bureau de bienfaisance délivré par le maire de laxîommune, ne payent que demi-place. Le certificat d'indigeiKîe doit être présenté au dief de la station , qui, après l'avoir examiné, l'inscrit sur iin registre à souches., dont il extrait le talon, sur le vu duquel Je receveur délivre Je billet.

Ces billets de demi-places délivrés aux militaires , aux indigents, ou aux personnes autorisées spécialement par l'administra tion ou les chefs de service, sont coupés diagonalement. La première moitié que le peceveufdélivre est celle qui porte le iruméro imprimé ; elle est comptée par le receveur comme place entière dans son bordereau. Sur le dos de la seconde moitié , le rece^ veur porteà la plume le rappel du numéro du billet, et il la naet en réserve , jusqu'à ce qu'il lui soit demandé une autre demi-place. Le. mot militaire ^ ou celui d' indigent est appliqué sur chaque moitié du billet , au moyen d'une griffe ou timbre.

Le3 officiers sont admise au bénéfice de moitié prix

à toutes fes places, les sous-officiers, caporaux et soldats aux deuxièmes et aux troisièmes, et les indigents à la troisième classe seulement.

Aucun transport funèbre ne peut être reçu sans la présentation du procès-verbal délivré par l'autorité compétente pour constater et permettre ce transport, ainsi que sans un certificat légalisé, délivré par un médecin , ou un officier de santé , attestant que toutes les précautions sanitaires ont été prises, pour que le transport puisse avoir lieu sans inconvénient. Ces transports se font sur des bulletins à souches ; le bulletin est remis à la personne qui accompagne le mort^ la souche au conducteur chef du train; le chef de fe. station destinataire envoie les deux à l'admmîstration^ avec les pièces comptables.

Le produit de ces transports est porté au livre des recettes supplémentaires.

Les transports gratuits^ personnes ou marchandises , autorisés par l'administration ou les chefs du mouvement général ou de service , sont inscrits au départ et à l'arrivée sur les registres des transports gratuits, dont l'extrait est envoyé à ràdminislrafîon chaque jour.

Après le départ die chaque train , le receveur compare le numéro que lui présente le premier billet à l'entrée de chaque compartiment avec celui qui est écrit sur l'ardoise au-dessous.

La différence entre ces numéros lui indique le nombre des billets délivrés. Il porte ce nombre , par stations et par classes, sur le registre des billets délivrés, dans la colonne disposée à cet effet; il efface des ardoises les numéros anciens, et les remplace à nou-

veau par les numéros des premiers billets que présentent les compartiments du casier.

II agit ainsi après le départ de chaque train.

Après le départ ou le passage du dernier train de la journée 9 le registre des billets délivrés est totalisé, et les états récapitulatifs sont copiés sur ce registre dont ils son| la reproduction fidèle.

Il y a un étatrécapitulatif pour les trains montants, et un pour les trains descendants : les numéros des billets dâivrés par trains et par destination , la classe des places, leur prix et le résumé de leur produit y sont indiqués. Ces états récapitulatifs du service des voyageurs sont conçus de manière à ce que, au bureau du contrôle de Tadministration centrale , en échelonnant ceux des trains montants et ceux des trains des^ cendants de toutes les stations séparément les uns sur les autres, il n'y a plus qu'à additionner les totaux pour avoir la total du produit de toute la ligne.

A l'arrivée ou an passage de chaque traiales billets sont recueillis par les contrôleurs ou les surveillants. Le compte en est fait immédiatepient. Les billets sont * mis en ordre par stations expéditrices et par classes ; il en est formé des paquets ayant chacun une étir quette énonçant la station qui les a délivrés et les numéros commençants et finissants de chaque série. En même temps les billets sont inscrits pao* stations et par trains sur Y inventaire des billets recueillis. A la fin de la journée, après le dernier train, cet inventaire est totalisé et envoyé chaque jour avec les billets à l'adininistration.

2** Service des bagages. — Oiiens,

Tout bagage au-dessus d'un kilogramme de poids doit être pesé et enregistré.

Ce registre d'expéditions^ outre les colonnes des numéros d'enregistrement , et œlle des noms des voyageurs, a autant de colonnes qu'il y a de stations sur la ligne , et dans lesquelles est portée la taxe afférente à chacune d'elles.

La première colonne porte le numéro d'enregistrement par jour, la deuxième le numéro d'enregistrement par station distinctive par chaque train ; c'est le numéro correspondant à la feuille de souches accompagnant les bagages de chaque station , dont le bulletin détaché et remis au Voyageur porte le même numéro; ce même numéro est encore collé sur chacun des colis composant le bagage du voyageur.

Les bagages pesant moins de 30 kilogrammes, mais qui pourtant ne peuvent être mis dans la voiture , avec les voyageurs, à cause de leur volume ou d'autres inconvénients, ne donnent lieu qu'à un droit fixe d'enregistrement de dix centimes.

Les bagages déclarés valeurs payent, en sus du prix ordinaire du transport , le prix des autres articles de finances ou envois de valeurs.

Les chiens sont inscrits au bureau des bagages sur des bulletins à souches; les bulletins sont remis aux voyageurs contre le prix du transport , et les souches au conducteur-chef du train.

La station réceptionnaire reçoit les souches du con-

ductcur, recueille les bulletins à la livraison des chiens, et envoie chaque jour à l'administration les souches et les bulletins recueillis.

Après le départ ou le passage du dernier train , le receveur totalise les colonnes du livre d'expéditions. L'étal récapitulatif des bagages à envoyer chaque jour à l'administration avec les pièces comptables, reproduit les sommes reçues pour transport de bagages et chiens par stations.

3° Transports divers à grande vitesse.

La comptabilité de ce service est divisée en deux parties : la première comprend les transports des marchandises , finances et articles de valeurs ; la seconde, les transports des voitures et chevaux. Il y a pour chacune de ces deux parties un registre d'expéditions et un registre d'arrivées, ainsi que deux étals récapitulatifs à part.

PREMIËRE PARTIE.

MAaCHANDISBS.— FINANCES. — ABTICLBS DB VALBDKS.

Dans les gares principales , il y a un bureau spécial pour les marchandises à grande vitesse , ou articles de messageries.

Ils sont pesés par le facteur, au fur et à mesure de leur présentation , et inscrits sur le livre d'expéditions. Le facteur applique sur chaque article une étiquette

énonçant le point de départ, celui de destination, et un numéro correspondant au numéro des articles du livre d'enregistrement; si l'article est expédié bureau restant, les lettresBRsont appliquées sur l'étiquette, au moyen d'une griffe, et ce même signe est répété par le receveur sur le livre d'expéditions et §ur la feuille de route.

Chaque fois que l'expéditeur demande un reçu d'articles, il lui est délivré.

Les déboursements pour frais de transport peuvent être donnés, quand ces débours ne dépassent pas le cinquième de la valeur de la marchandise ou de l'article.

Un reçu de ces déboursés est donné par l'expéditeur; ce reçu est envoyé à l'administration avec les comptes de la journée, comme pièces à l'appui.

Des articles peuvent être expédiés contre remboursement. Ces articles sont inscrits à l'expédition et à l'arrivée comme les autres , mais marqués sur ces registres et sur les feuilles de route d'un signe particulier, encadrant le montant du remboursement dont l'article est chargé. Ils sont en outre reportés sur un registre spécial (Remboursements) d'entrée et de sortie^ au départ et à l'arrivée.

Les dates de l'arrivée , de l'encaissement, du retour et de la remise du remboursement à l'expéditeur, sont constatées sur ces registres.

Le renvoi de la somme à la station expéditrice doit être immédiat. Ce renvoi est porté sur feuilles et taxé d'après le tarif ordinaire, comme transport de finance. Le port de ce renvoi ne peut être acquitté d'avance par l'expéditeur de l'article.

Les arliclcs déclarés valeurs et les finances ne sont reçus que dans des bottes ou caisses solides , Termées d'une corde en croix, d'une seule pièce, ou dans des sacs cousus en dedans, parraitement fermés par une corde; le cachet de l'expéditeur doit être apposé aux extrémités des cordes , soit des boites, soit des sacs.

Les lettres ou les signes de l'empreinte des cachets sont mentionnés sur le registre d'expéditions et sur les feuilles de route.

Les articles déclarés valeurs sont scrupuleusement pesés , et leur poids par grammes est indiqué sur le livre d'expéditions et sur les feuilles de route. Ils ne payent la taxe du transport à la valeur, qu'autant que cette taxe est supérieure à celle du poids de l'article. Dans le cas contraire, c'est la taxe du poids qui est perçue par le receveur.

Les colonnes du registre d'expéditions énoncent les numéros d'enregistrement, les noms, le domicile de l'expéditeur et du destinataire, la nature des marchandises, le poids ou la valeur, les débours, le montant de la taxe , les ports payés au départ , les sommes à recevoir à la livraison ; l'addition de ces dernières colonnes doit représenter le total de celles de la taxe et du débours.

Le registre d'expéditions est totalisé par chaque train.

Les inscriptions faites au livre d'expéditions sont transcrites sur les feuilles de route pour chaque station destinatrice; toutes les indications du registre d'expéditions sont reproduites sur les feuilles de route.

Les feuilles de route sont totalisées à chaque co-

lonne. Les totaux des colonnes des feuilles de route pour toutes les stations réunies doivent être les mêmes que les totaux des colonnes du livre d^expédition pour chaque train. Cette vérification faite, les feuilles de route sont remises au conducteur-chef du train.

A l'arrivée, la réception des articles de marchandises ou de messageries s'opère par la reconnaissance d'après les feuilles de route que remet le conducteurchef du train. Cette reconnaissance terminée, chaque feuille de route est transcrite par station expéditrice sur le registre de réception.

Le livre de réception énonce comme les feuilles de route les taxes, les débours, les remboursements, les sommes reçues et à recevoir à la livraison , suivant qije l'a indiqué le registre d'expéditions.

Un autre employé inscrit les articles à livrer à domicile simultanément sur les feuilles de livraison ou sur le livre de factage.

Ces feuilles de livraison ou le livre de factage sont immédiatement remis aux facteurs pour opérer la livraison à domicile. A leur retour, les receveurs inscrivent dans la colonne spéciale du livre de réception , les encaissements faits.

Les articles , soit en port payé , soit en port dû , refusés ou restant à livrer pour une cause quelconque, sont extraits du registre de réception pour être portés en entrée sur le livre d'articles en souffrance.

Le numéro d'enregistrement d'entrée au livre d'articles en souffrance est relaté au registre de réception et sur les feuilles de route.

Les articles expédiés bureau restant , et non livrés

dans la journée , sont portés également au livre d*articles en souffrance et marqués d'une étiquette portant la désignation B. R.

Les articles portés au livre des articles en souffrance en sortent, soit par l'envoi de Tarticle au magasin de dépôt , sur Tordre de l'administration , soit par la livraison au destinataire ; dans l'un et l'autre cas , le receveur opère la sortie sur ledit registre des articles en souffrance , en mentionnant dans la colonne à ce destinée la date du renvoi au magasin ou celle de la livraison et le montant de l'encaissement ; il reporte en même temps le numéro de sortie de l'article devant l'article à son entrée, dans la colonne à ce destinée, ce qui indique à son inscription d'entrée qu'il est sorti.

Lorsque l'article a été envoyé au dépôt, et qu'il est ensuite réclamé par le destinataire , le chef de la station en fait la demande au magasin de dépôt , et lorsqu'il le reçoit, il est rétabli de nouveau à l'entrée du livre des articles en souffrance; la sortie en est ensuite opérée de nouveau, comme nous venons de le dire.

La livraison des articles en souffrance, en port payé ou en port dû ,• s'effectue sur des feuilles de livraison supplémentaire , ou sur un livre de factage où il est reporté de nouveau.

Le receveur totalise chaque jour sur le livre les articles entrés en souffrance et les articles qui en sont sortis. Il fait la déduction de la sortie , des entrées ; la différence donne le chiffre des articles restant en souffrance ; cette situation est rappelée sur le résumé journalier de l'exploitation , dont il sera parlé plus tard.

Le total de la taxe encaissée pour livraison d'articles en souffrance , porté au registre des articles en souffrance en déduction du débit, est porté en recette sur ce même résumé journalier de l'exploitation.

A la fin du service de la journée les registres d'expédition et d'arrivée sont totalisés; leur produit est résumé sur un état récapitulatif, tant des expéditions que des arrivées.

Le total des sommes restant dues pour articles non livrés dans la journée doit être le même que le total^ des articles entrés en souffrance dans la journée.

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