‹ Traité pratique et théorique d'anatomie comparative: comprenant l'art deChapitre 100 sur 147 · B. SYSTÈME SYMPATHIQUE · texte numérisé non relu

B. SYSTÈME SYMPATHIQUE

Le second système nerveux ou celui des nerfs sympathiques , forme une série de ganglions , la plupart fort petits , placés le long de la partie latérale des vertèbres, depuis la léte jusqu'à l'extrémité du sacrum, et en outre plusieurs autres ganglions et plexus situés plus ou moins vers la ligne médiane du corps devant la colonne vertébrale. Les ganglions latéraux sont liés entre eux par des branches neneuses passant des unes aux autres, formant le tronc du nerf sympathique^ et reçoivent en outre des rameaux de tous les nerfe vertéte^ux d* système céj^ialo-rachidien , de manière que les deux système n'e» forment réellement qu'un seul ; et si on a cru devoir les distinguer, c'est que l'on a remarqué qu'en général les organes qui reçoivent leurs nerfs des ganglions du sympathique, exercent une fonctiou dont i'ae*-

tion n*est pas soumise à la volonté, est soustraite à la conscience de Findividu; tandis que le contraire a lieu pour ceux qui reçoivent leurs nerfs du système céphalo-rachidien , qui a de là été nommé système nerveux de 4a vie de reiation , et le premier système nerveux de la vie autûTnatù/ue.

Tous ces ganglions et ces plexus du nerf sympathique s'envoient de nombreux filets , et forment des lacis extrêmement compliqués qui enveloppent principalement les artères.

Les ganglions paraissent être de petits centres d*action des nerfs qu'ils produisent; et, en quelque sorte, autant de petits ceneaux spéciaux , dont chacun préside à une fonction particulière : de même que Tencéphale parait composé d'un amas de ganglions, dont chaque paire est le siège d'une fonction spéciale, mais où ces renflements sont tellement pelotonnés les uns uns sur les autres, qu'on ne distingue que quelques - unes de leurs faces formant saillie sur les antres parties, et dont les intervalles constituent intérieurement les ventricules et, à la surface, les interstices des circonvolutions; tandis qoe dans le système sympathique les ganglions, étant plus petits et plus espacés, sont parfaitement isolés. Les ganglions du nerf sympathique sont en effet à peu près organisés comme le cerveau ; ce S(mt de petites masses de matière grise composées de grosses fibres séparées par des amas de petits grains et de globules.

Les ganglions des nerfs sympathiques sont , ainsi qvLe les nerfs qui en sortent , recouverts d'un névrilème fibreux entièrement semUable à celui des nerfs rachidiens.

La plupart des anatomistes , en décrivant le nerf sympathicpie , regardent l'un de ses ganglions , le cervical supérieur ou olivaire, placé au haut du cou entre l'orifice du canal carotidien et la troisième vertèbre cervicale , comme étant le premier de la série ; mais il paraît très-probable que plusieurs autres ganglions de la tête , tels que l'ophthalmique, le lingual, le sphéno-palatin, etc. , appartiennent ^lement au même système, et forment réellement les paires supérieures ou céphaliques , ainsi que d'autres anatomistes l'ont déjà admis. Je commencerai donc pai* les signaler ici à peu près dans leur ordre de succession de haut en bas.

Le ganglion ophthalmiqtie, placé en dehors contre le nerf optique , communique par sa courte racine avec le nerf de la troisième paire , par sa longue avec le nasal , et par une ti oisième branche avec le gangfion cervical supérieur. A sa face antérieure, il produit un faisceau de petits nerfs ciliaires qui se rendent dans le globe de l'œil.

Le ganglion otique, récemment découvert par M. ARNOLn, est une petite masse placée en travers contre l'origine du nerf maxillaire (inférieur), sur le trajet du nerf ptérygoïdien ; il donne des branches

SYSTÈME NERVEUX DES MAMMIFÈRES. â09

aux deux nerfs que je viens de nommer, et d'autres au sympathique, ea con^muniquant avec le ganglion cervical supérieur, ainsi qu*avec le ^ pétreux. Il fournit aussi des branches aux muscles circumflexus et à ^ î'Eustachien.

' htgangUon iingual ou maxillaire^ situé à la face interne de

la glande sous-maxillaire, donne des rameaux à la corde du tympan, ^ au nerf lingual , à la glande sous-maxillaire , et communique avec le ? ganglion cervical supérieur.

Le ganglion ^phéno-palatin ou de Meckel , placé dans la par- ^ tie supérieure de la fosse "sphéno-siagonale, donne des rameaux au nerf !' siagonal (maxillaire supérieur) , et forme de plus les nerfs sphénoi palatins , palatins , pharyngés de Bock , nasatix supérieurs ^- et postérieurs y pétreux et carotidiens, tous déjà décrits. - Le ganglion pétreux, qui pourrait -bien être un ganglion inter-

f^ vertébral, est placé sur le trajet du nerf glosso-pharyngien à sa sortie ^ du crâne ; c'est un petit renflement appliqué contre le rocher, pro- > duisant une branche ou rameau anastomotique de Jacobson, f par laquelle il communique avec le ganglion otique , et une autre se ^ rend sur le ganglion cervical supérieur.

"■ Le ganglion cervical supérieur forme une masse allongée, pla-

^^ cée au haut du cou depuis Feutrée du canal carotidien jusqu'au ni- 5 veau de l'apophyse transverse de la troisième ou de la quatrième vertèbre cervicale , appliquée sur le muscle grand-droit antérieur de la t tête, entre la veine jugulaire interne placée en dehors , et la carotide i interne située au-devant.

Ce ganglion donne naissance à plusieurs branches nerveuses , dont st les unes communiquent avec le ganglion pétreux et celui du nerf !« vague. L'une de ces branches, ou le nerf carotique, forme un plexus î autour de la carotide interne , lequel contient souvent un petit gani glion car otique. Ce nerf communique en outre , par le rameau ï anastomotique de Jacobson , avec le nerf pétreux , et par lui avec i le ganglion sphéno-palatin. Un autre rameau forme dans le sinus caî verneux le plexus caverneux , entourant l'artère carotide et coni tenant un petit renflement , ou ganglion caverneux. De ce plexus r part un petit rameau qui se rend sur le ganglion ophthalmique. D'autres se portent, en suivant la carotide interne , jusqu'à la partie antéf rieure du cerveau; et quelquefois ces ramuscules communiquent avec f le ganglion de Gasser, Les branches internes du cervical supé- I rieur, au nombre de plusieurs, se rendent dans les muscles profonds du cou , sur le pharynx et le larynx , et s'anastomosent avec des rameaux du nerf vague et le glosso-pharyngien.

D'autres branches encore communiquent avec les trois premières paires cervicales , et donnent des ramuscules aux muscles supérieurs

310 6Y8TEMB NBRYBCK.

profond! da cou. Les branches aniérieures s'anastomosent égû^ ment avec les nerfs hypoglosse , vague et facial ; des rameaux se rendent sur Tartère carotide primitÎTe; quelques-uns forment les racinef du nerf cordidqiie supérieur, qui distribue des rameaux à Tœsophage , au larynx , au pharynx et à la glande thyroïde ; et d'autres accompagnent l'artère carotide externe. De petites branches se ren* dent sur les ganglions otique et maxillaire. La branche inférieure se rend sur le ganglion cervical moyen , ou bien , lors de son absence , sur le ganglion cervical inférieur , et s'anastomose avec le nerf accessoire de Willis et les nerfs cervicaux.

Le ganglion cervical moyen ou thyroïdien^ n'existe pas toujours. Il est f^acé au niveau de la cincpiième ou sixième vcrlèbre cervicale , devant les muscles long du cou et grand-droit antérieur de la tête , en arrière de la carotide , derrière la jugulaire interne. Ce ganglion, peu volumineux, produit diverses branches, qui se rendent sur les ganglions supérieur et inférieur ; qudques-uns forment le pieœtis thyroïdien, entourant l'artère du même nom ; d'autres s'anastomosent avec les nerfs cervicaux inférieurs et le récurrent ; et d'autres encore avec le nerf cordiaque supérieur.

I^ ganglion cervical inférieur est situé devant l'apophyse transverse de la dernière vertèbre cervicale en se prolongeant jusqu'à h première côte , derrière Fartère vertébrale et la sous-clavière. Sa forme et son volume sont peu constants. Lorsque le ganglion précédent manque , l'inférieur est plus grand ; et lorsqu^il y a un moyen , l'inférieur est généralement petit ; quelquefois aussi il est confonds avec le thoracique supérieur. Il produit également plusieurs petites branches , (font les unes établissent des anastomoses , d'une part, avec, le ganglion précédei^t , et , de l'autre , avec le premier thoracique. Quelques branches pénètrent dans les trous de l'artère vertébrale , et forment autour de cette dernière un plexus i{v\ remonte jusqu'auprès de la tête , et dont les rameaux se rendent soit dans les musdes profonds , soit sur les nerfs vertébraux , avec lesquels ils s'anastomosent. D'autres branches se rendent dans le péeœus pulmonaire et le plexus de l'artère sous-clavihre ; quelques-unes s'anastomosent avec les nerfs cordiaqites et contribuent à la fennatfon des piexus du même nom.

Le nerf cardiaque supérieur on super ffciet se détache de la face antérieure du ganglioii cervical supérieur , oà il nait par plusieun; racines, et se dirige en dessous en fopgeant la carotide primitive , et s'anastomose avec les nerfe vague , hypoglosse et récurrent , en donnant des rameaux à l'œsophage , au pharynx , à ta £^nde thyroïde (^ aux muscles du larynx. Ce nerf reçmt en outre ée$ racines du ganglion cervical iniérieur.

SYSTÈME BiEBYBl):iL DES MAllMIFÈftES. 311

Le eordiaque nwpen « grand nerf cardiaque on e&rdiaque' pirafond , vient du ganglion cervical moyen par plusieurs filets d*o- FÎgiiie , doqt le tronc commun longe également la carotide primitive , reçoit des rameaux du nerf récurrent , et quelquefois du pneumogastrique, et suit plus bas l'artère innominée, et va se jeter dans le plexus eordiaque.

Le cardiaque inférieur ou pelit cardiaque , naît sur le ganglion cervical inférieur également par plusieurs racines qui se réunissent et forment un tronc qui descend derrière Fartère SQus^lavière , suit plus bas Fartère innominée ^t ensuite i'aof te , et se rend dan^ le (dexus coronaire aqtérieur. Ge nerf reçoit des filets du pneumogastrique et du répurrent.

Il existe deux pieasus cordiaquss , un antérieur, placé au-devant de Faorte ; et un postérieur , situé derrière ce vaisseau , entre lui et l'origme des deux premières bronches. Mais certains aqatomistes n'en distinguent qu'uq seul : c'est un enlacement nerveuijp formé priacipabment par les nerfs du même nom * où se rendent aussi des raineaux du pneumogastrique et du récurrent. Il forme des rameaux qui se rendent dans le plexus pulmonaire, d'autres sur le cœur, pour fipnner le9 piemiM cormiadres antérieur' et p0$Urieur, situés à la base de cet organe , en suivant surtout les artères coronaires.

Le premier gangUon thoraoique , ordinairement fort grand , se trouve placé sur le col de la première côte et descend jusque sur la seconde; souvent aussi il est contigu à celui qui précède. Il produit divers petits troacs , dont les uns remontent dans le ganglion cervical inférieur, d'autres se rendent dans le second tboracique , et d'autres encore s'anastomosât avec les nerfs cervicaux et le preipier dorsal. Enfin plusieurs branches internes se répandent dans les partie^ avoi-r

Les autres ganglions thoraciqtLCs , au nombre de onze, plus généralement nommés ganglions hordéiformes , sont placés devant l'extrémité vertébrale des côtes , et se trouvent réunis entre eux par une forte branche de communication formant le tronc principal dH grand sympathique, û'autres branches se rendent soit sur le» nerfs dorsaux, soit sur les artères intercostales, qulk suivent; à'UMVim eneore Jorment un lacis autour de i'aortp ou se rendent dans le ptexH^ puhnqnaire.

P^s hranp|)es partant des six ganghons inférieurs , se portent en de9»QU9 . ^ppliq^ée6 confre le corps des vertèbres , et se réunissent pour b^m^ todeux nerfs grfind et p/^tit spianchn^iques. Le premier, composé des racines venant plu3 particulièrement du sixième jil^u'fii^ dixième g^ion , se porte ^u dessous , traiwrse le pilier du ^^4^9glfm et se rend d^ns le ganglion semiriun^ite , giande

.31) STSTRME IIERVBCJX.

masse discoïde , de forme irrégalière , placée* soos le diaphragme , devant la colonne vertébrale , à une petite distance de celui du côté opposé , appliqué sur les piliers du diaphragme et l'aorte , au^dea^is des capsules surrénales. Ces deux .ganglions s'envoient de nombreux rameaux , sur le trajet desquds se trouvent souvent encore d'autres petits ganglions , le tout formant un lacis fort irrégulier , ou piexuê solaire , duquel partent d'autres rameaux qui suivent l'aorte , formant plusieurs autres plexus moins étendus contenant d'ordinaire de petits ganglions placés à l'union des rameaux.

Le petit iierf spianchniquey formé par la réunion des branches venant du onzième et du douzième ganglion du sympathique, se porte également en dessous, placé en dehors du grand splanchnique, ti-averse de même le diaphragme et pénètre dans la cavité abdominale pour se jeter dans le plexus rénal.

Le premier plexus annexe du solaire est le phrénique ou sous^ diaphragmatiqtie , formé par les rameaux du plexus sohire et accompagnant l'artère diapbragmatique inférieure , et ses rameaux se répandent sur le diaphragme.

Le plexus cœiiaqtte , un des plus grands et contigu au solaire ; envelq)pe le tronc de l'artère du même nom , dont ses rameaux suivent la subdivision. Il se divise lui-même en plusieurs parties , qui Sf)nt : 1° le plems coronaire stomachique , placé dans la petite courbure de l'estomac , suit l'artère coronaire , et reçoit des anasto* moses du nerf vague et du plexus hépatique ; 2"* le piexus splénique ou iitnai^ qui enveIop()e l'artère du même nom, fournit des rameaux au pancréas , ainsi qu'à la grosse extrémité de l'estomac ; et enfin 3° le piexus hépatique antérieur, s'anastomosant avec le nerf vague.

Le ptexus hépatique postérieur suit la veine porte jusque dans le foie.

Le plexus mésentériqu^e supérieur, fort considérable, est placé sous le solaire , avec lequel il se continue en enveloppant l'art^e du même nom, et fournit des rameaux aux intestins.

Le piexus ntésentérique inférieur, qni n'est en quelque sorte qu'une subdivision du précédent , embrasse l'aorte jusqu'à l'origine de l'artère mésentérique inférieure , et reçoit aussi des rameaux des ganglions lombaires du sympathique , ainsi que des plexus rénaux. Ses rameaux se rendent sur la partie terminale du gros intestin; d'autres suivent les divisions de l'artère iliaque ; et d'autres encore se jeïlent dans le plexus hypogastrique, placé dans le petit basain.

Le piexus rénai , un de chaque côté , est iotmé par les anastomoses de rameaux venant 1*» du ganglion semi-lunaire ; 2** du plexus solaire; 3" du plexus mésentérique inférieur; U° du petit splanchnique;

SYSTÈME llERVEUK 0£S MAMMIFÈRES. 313

et 5° d^ ganglfons lombaires du nerf sympathique. On y trouvé d'ordinaire plusieurs petits ganglions. Il recouvre Tartère rénale , et ses rameaux se rendent sur le rein, sur la capsule surrénale et le cordon spermatique , où ils forment le plexus spermatique y lequel fournit des rameaux aux oi^anes génitaux.

Sur les lombes, les ganglions du nerf sympathique ^ atf nombre de cinq paires , sont placés le? long de la face antérieure du corps des vertèbres, et communiquent de même entre eux par des branches assez fortes. D'autres branches se rendent sur les origines des nerfs vCTtébraux , absolument comme dans la région dorsale ; d'autres encore se portent dans les plexus rénaux ; et plusieui^s forment le plexus aortiijue.

Ce dernier recouvre Fartèïîe aorte en se liant en haut aux {^exus solaire et mésentériqne inférieur ; sur les côté» , aux rénaux ; communique avec le petit nerf splanchnique et avec les ganglions lombaires supérieurs. En bas , il se prdonge jusqu'au plexus hypogastrique, et envoie des rameaux au plexus méseniérique inférieur.

Sur les vertèbres sacrées , les trois ou quatre ganglions du sympapathique sont placés de chaque côté contre la face antérieure de cet os, communiquant, d'une part, entre eux, ccmime les autres ; et, audessoiïs de la dernière paire , les deux troncs qui forment la chaîne se continuent l'un par l'autre en formant une arcade transversale , de laquelle partent des filets qui se rendent sur le coccyx. Les rameaux antérieurs de ces divers ganglions se portent dans les muscles du petit bassin , ainsi que dans le plexus hypogastrique.

Le plexus hypogastrique est un lacis fort considérable placé devant le sacrum , et formé principalement par des branches sacrées do nerf sympathique et quelques-unes venant du mésentériqne inférieur, de l'aortique , de l'ischia tique et de la cinquième paire de nerfs sacrés ; et ses rameaux se distribuent à la vessie , au rectum et aux organes génitaux.

Chez les autres mammifères , le système nerveux ne présente guère de différences , comparé à celui de Vhormrie , qui doivent être signalées dans un ouvrage aussi élémentaire que celui-ci. Partout on retrouve les mêmes parties et à la même place , variant toutefois de forme et de volume ; détails dans lesquels je ne puis pas entrer ici. Ainsi, l'encéphale est toujours plus petit que^dans l'espèce humaine , proportionnellement à la masse du corps ; et le plus souvent son poids est à peu près en raison inverse de la grandeur de l'animal , c'est-àdire que , chez certaines petites espèces de QUAnRUMANEs , les petits RONGEURS, etc. , la proportion est souvent presque la même que dans V homme; tandis que, chez les trèfe-gros mammifères, le cerveau e^ ^ le plus petit. 11 est même à remarquer que des espèces qui passent

814 «YaTKIIK VBIIVBUX.

pMT les phu imdlissqtes» comme le C/U#n et Jbeumiqpi d'mUnes cit? 1IIY0BE9 , et «urtMit les ÉUphants , oot le cerveau fort petit Ce qui indique suffisummeut que la qualité 4u cerv^u joue uo très-grand rôle dans les faculté intellectuelles, et pept-être autaut et [dus que le volume , comme on le pense généraleoQent. Voyes , pour ce rapport de la masse du cerveau \ celle du corps , le taÛeau que Cuvieh a inféré dans le second volume de ses Ltçam d'anatçmi^ comptée , p. 149.

Les proportions des diverses parties du cerveau, varient ensuite aussi considérablement. Les circonvolutioBS sont toiyours mom» marquées que cbes Ykommc , et souvent on en trouve i pmne <{aelque$ traces.

Quant k Forigioe des nerfs, elle diffère aussi d*un genre k l'autre; et c'est en grande partie de Falloi^ement de la tête entière , et par suite de celui de la cavité crânienne, dépendante, il est vrai, de b forme du cerveau, que résultent principalement ces modifications dan$ la disposition des nerfs.

four ce qui est de la grosseur des troncs cérébraux , e&e varie considérablement, suivant que les organes dans lesquels ils se rendent sont ou plus développés, ou exerçant leur fonction d'une manière pliu énergique; aiosi les nerfs olfactifs spnt très-gros cbez les cAAKrvoBBs, et les sous*orbitaires chea ceux qui ont le museai^ allongé en trompe ^mobile, etc.

La moelle épinière et les neris vertébraux ne présentent égalemeoi que des différences spécifiques dans toute la classe des HAiofiFknfis. Je dois toutefois faire remarquer que la plupart des espèces étant pourvues d'une qneue plus pu moins longue, sur laquelle le canal rachidi^ se prolonge , souvent , beaucoup avant de s'ouvrir, les nerfis caudaux continuent i sortir par leurs trous de .conjugaison respectife, pour s^ distribuer dans les muscles de cet organe ; et leur grosseur est proportionnée à la masse de ces muscles , ainsi qu'à la fonction de la queue, qui, chez les c^rAci^, serl k la nage, et cbez f^usieurs autres i^aiftOFàigs à la préhension; et c'est cbez derniers surtout que ce^ nerfo sont très*développés.

Le iierf sympathique est (paiement i peu |»*ès disposé et compo^ i^oinme dans l'espèce humaine.

S IL DisHcHûn.

On ne pourrait guère préparer sur un seul sujet i^ute la partie centrale du système c^alo*-ra((^idien, vu que la pièce serait trc^ grande «t trop bible pour ne pas être endommagée par les noinbr^x mouwmeiits qu'on aurait à lui hkj^ faire , ainsi que par les eSprts qn'oB

SYSTÈME Hl^VEUX IIB6 MAMMIFÈRES. 316

est obligé d'employer pour diiriser les os qui emboîtent si éCrCHteaiMit Feacéphale et la mod£& épinière, et Toa fera biea mieux de préparer •éparéinent ce qui dépend de la tête , et ce qui appartint au rachi», en divisant la pièce tantôt entre la tête et raûas et tantôt plus bas en<* tre les Tertèbres cervicales, lorsqu'on ne veut simplement étudier que les oi^aa^s centraux du système nerveux. Si au contraire on se pro^ pose de faire un préparât de cabinet qui doit être conservé, et que dans ce but on désire l'avoir tout d'une pièce, alors, non-seuleoient » on ne cherche pas à étudier les parties qu'on connidt déjk, nm$ on àfàt aussi avoir tout le temps nécessaire pour la préparation d'une sem-* blable pièce anatomique , et ks aides et moyens, dont on peut avoir besoin, ne doivent pas manquer.

Pour pr^rer l'encéphale et ses dépendances sur un même sujet i ce qui est déjà fort difficile, on séparera donc, ainsi que je viens de h dire , la tête du tronc entre la seconde et la troisième vertèbre cervicale T on pose la tête , la faoe ei^ bas , sur Un support et on l'y maiif t tient au inoyen d'érines h poids disposées en différente sens ; on dér nude dans cette position ledesflosdu crâne jusqu'au niveau des orbites en avaQt , et de la protubérance occipitale en arrière ; on fait ««suite au ciâiKs , avec la scie , deux entailles longitudinales , cbex Vàommi> chacune à un i^^mhtre et denji de la ligne médiane, prdoogées d'une part jusqu'il un centimètre de l'orbite, et de l'autre jusqu'à deux ai*dessus dç la protubérance occipitale. Mais ces traits de scie doivent être faits avec grande précaution, et en plusieurs parties, pour que l'instrument ne pénè^e pas dans la cavité du crâne et ne déchjre pat» les ^velq[)pes du cerveau, et il vapt mieux laisser de dtstwice en îmt tance, et même dans toute la longueur, des places non eniièreipent percées qu'on achève de séparer après soit au moyen de Tostéotome , soit avec un levier ou un ciseau.

Avaot d'aphever de séparer les os on fait» avec la m^e précaution de chaque coté une entaille horij(oiitale passant par les extrémités de la première» Qn circonscrit par ce moyen une grande pièce latérale , formée d'une partie du coronal, d'une du squamm^ux, du pariétal eï de l'i^Gcipital, et m l'enlève en rooapant par petits morceaux, au moy^ de l'flstéotome ou du levi^, le^ parties qui la r^nneat. A in^uri^ (pi'an pi^ètre dans k crâne > on détacha la dfire^mèpe des bord« de la pièç^ ; 09 f^it» de dii»tance en distance, de petites entaiUes à ji^tt^ piembrapie ppwr permettre k l'air de pénétrer dans la çavjtè, afin qu'en enlevant la pièce latérale, en l'arrachant après qu'elle ^ été séppré^, U Wlfcstapc^ du cerceau m soit pas ^ntraîu^éte; m bie» on fend la dure-wère tout le long des tailles avant d'ejitever la pièce.

Le procédé qu^ j^ viens d'indiquer p§t it ppu près celui qw'oji lemj^m^r^mremn^, mais il jeM long et difficile, et il est bi?n phis

316 STSTfiMB neaviux.

cdBTenaUe d'enlever les pièces latérales par petRs fragments. Poor eela on fera simplement ^ la partie supra-htérale du crâne ime petite ouverture, soit au moyen du trépan ou de tout autre instrument , et suflfisamment grande pour y introduire les branches de Tostéotome ; et, avec cet instrument seul, on coupe tout autour des fragments de crâne jusqu'à ce cpie l'ouverture ait la grandeur et la disposition qu'cni désire avoir, car la pièce latérale qu'on détruit par ce moyen ne sert cependant jamais à rien.

Après avoir enlevé les parties latérales, on verra la faux du cerveau en fjace le long de la bande osseuse qu'on a laissée; ces grand» ouvertures permettent aussi de couper par fragments les parties latérales restantes des os pariétaux et occipital, jusqu'au niveau de la gouttière latérale où s'attache la tente du cervelet , qu'on voit facilement ea place en soulevant les lobes postérieur du cerveau.

On enlèvera ensuite la bande osseuse à laquelle est fixée la faux, après en avoir détaché cette dernière, soit en la décollant, soit*en la coupant au scalpel , au ras des os. On coupe de même la tente du cervelet à ses adhérences latérales et antérieures.

Avant de sortir l'encéphale du crâne on pourra exammer l'arachnoide à la surface supérieure de cet organe, pour voir qu'elle ne s'enfonce pas entre les circonvolutions du cerveau, mais qu'elle passe librement dessus, sous la forme d'une toile très-mince. On peut surtout la détacher en lui faisant une très-petite incision par laquelle on insuffle de l'air entre elle et la pie-mère placée dessous. Avant de déranger le cerveau, on pourra voir, en écartant ses lobes postérieurs, l'orifice du canal arachnoMien , placée sous le genou postérieur du corps calleux.

Pour enlever l'encéphale de la moitié inférieure de la boite crânienne , dans laquelle il repose , on commence par enlever avec l'ostéotome les parties latérales du crâne jusqu'au niveau du rocher, et l'on coupe la faux à son extrémité antérieure, où elle s'attache à l'apophyse crista galli. On incline ensuite la pièce sur le côté en soutenant le cerveau , afin que par son poids il se détache de la base du crâne. L'on incise la tente du cervelet le long de ses attaches latérales ,*et on renverse la tête plus fortement pour découvrir les origines des divers nerfs , qu'on coupe au point où ils traversent la dure-mère , afin qu'il en reste d'assez longs bouts attachés au cerveau. Ce viscère entièrement détaché , on l'enlève en le renversant sur une serviette repliée.

Si l'encéphale est mou , on fait bien de le placer pendant quelques jours dans une liqueur qui en raffermisse la substance , telle que l'acide nitrique étendu d'eau , l'alcool ou une solution aqueuse d'alun.

La partie supérieure du cerveau ayant été examinée avant d'avoir

sorti ce viscère du crâne , il ne reste plus qu'à voir ses parties inférieures.

Les sinus longitudinal et transversaux de la dure-mère ont pu être examinés avant d'avoir enlevé l'encéphale. Maintenant on étudiera ceux placés à la face inférieure , tels que les sinus latéraux dans leur partie inférieure , les sinus pétreux inférieurs et supérieurs*^ et l'on déta^ chera différents lambeaux de la dure-mère pour en examiner la contexture.

Si l'on veut faire un préparât spécial de la dure-mère , soit sim- |:dement pour l'étude, soit pour la conserver, on commencera , d'après le procédé indiqué par Al. Lauth , par dégrossir extérieurement la tête en enlevant tout ce qui ne doit pas être conservé. On fera de même une incision cruciale sur le vertex ou cuir chevelu pour rabattre les quatre lambeaux , comme dans la préparation précédente. On fera ensuite sur le crâne un seul trait de scie longitudinal à 1 centimètre ^ de la ligne médiane, depuis la bosse frontale du même côté jusqu'à 2 centimètres au-dessus de la proéminence occifHtale , absolument comme pour le préparât précédent ; mais , comme on n'a pas à ménager le cerveau lui-même , on fendra entièrement les os du crâne. Un second trait de scie horizontal du même côté, perpendiculaire au premier , passera également par les extrémités du premier et le bord supérieur de l'os squammeux. Ayant ainsi enlevé tout un segment du crâne , on aura une vaste ouverture , par laquelle on pourra enlever , d'abord mécaniquement et ensuite par le lavage à grandes eaux, toute la substance cérébrale et cérébelleuse en laissant de toutes parts la dure-mère en place , et surtout complète du côté où le crâne n'a pas été ouvert. Et l'on pourra suivre et étudier parfaitement les divers replis de cette membrane fibreuse , ainsi que les sinus qu'elle forme.

Si l'on veut conserver le préparât, on commencera par injecter sans grande force de l'eau à 40*» de température dans les divers vaisseaux qu'on trouve ouverts pour faire sortir le sang qu'ils contiennent , si toutefois ils n'ont pas été injectés d'abord avec une matière solide. On plfcera ensuite la pièce pendant plusieurs jours dans un bain de la même température , qu'on laissera refroidir si c'est en été, mais qu'il faut tenii: dans un endroit chauffé en hiver, afin de dégorger tous les petits vaisseaux qui contiennent encore du sang. On retirera ensuite la pièce pour la faire sécher à l'air. Quand elle sera bien sèche , on l'humectera partout légèrement en faisant couler dessus un peu de dissolution alcoolique de deutochlorure de mercure , servant à la préserver des insectes; et on la séchera de nouveau pour la conserver.

Si on ne tenait pas à avoir d'un côté la dure-mère complète ^ on pourrait enlever des deux côtés un segment du crâne.

SIS BTSTRm NERVfiUX.

L'arachnoïde peut être étudiée à li face siqsérieore de FeBoéphak. Après au^on aura enlevé les os correspondants du crâne , on la détachera oans les interralleB des circomroliitions où cette membrane est séparée de la pie-mère , qui lui est subjacente , en insufflant avec cm chalumeau de Tair entre dies , et on en enlèvera des lambeaux pour en eiaininer la structura sous le microscope. Mais cette membrane est surtout facile à distinguer autour de la glande pituitik^ , où elle est libre. On peut aussi la détacher, mais avec plus de peine , par VéSe^ de la macération sur la voûte crânienne « où elle double la duremère ; quelquefois même on peut Ten séparer mécaniquement sans préparation.

Quant à la pie-mère , on peut facilement Tenlever de dessus le cerveau pour en feire un examen en particulier et voir commait eDe se replie entre les circonvolutions du cerveau.

Les plexus choroïdes doivent être poursuivis de Textérteor dans Tintérieur des ventricules par les orifices de ces derniers , et d*abord par le ventricule moyen , placé sous le genou postérieur du corps cal* leux , où son prolongement prend le nom de toUe choraîdienne. Un autre pénètre dans le quatrième ventricule par son sinus. Ces plext» eux-mêmes seront examinés en ouvrant les ventricules.

Pour voir le cerveau à sa face inférieure , on peut simplenaent le renverser sur un coussin formé avec im linge replié , et mieux encore en le plaçant dans la partie supérieure du crâne si on Ta conservéei On commence par enlever par lambeauxi'arachoplde et la pie^mère , afin qu'elles ne brident pas les parties qu'on veut déplacer. Mais il âtut faire attention de couper soigneusement la dernière de ces omoibranes aux endroits où etie s'enfonce dans les Ventricules pour ne pas déranger les plexus chorcMes en tiraillant la pie-mère extérieure. On doit surtout aussi avoir soin de ne pas trop employer de force pour arracher les lambeaux qui tiennent aux di)nc8 nerveux •<, ââa de ne pas arracher ces derniers en tnême temps, ce qui peut arriver hcilement aux plus faibles d'entre eux; Cette préparation fotle , on examine chaque partie de l'encéphale en ne soulevant et d^^kçant les parties voisines qu'autant qu'il le faut pour bien distinguer ce qui%9t à l'extérieur. L'encéphale étudié dans tout ce qui est superficiel , en le replace sur sa base , et on procède à sa véritable disseï^^

On commence par ouvrir les ventricules latéraux plus élevés qoe les autres. Pour cda on enlève avec le tranchoir la ptttie supérieure des hémisphères par couches horizontales , d'abord mmces , de l'épaisseur de 5 à 6 miMiinètres, afin de von* comment la sufastMiee grise se contourne autour de la Manche dans les circonvolu^ifô et qu^ profondeur elle atteint.

En approchant du niveau du corps calleux , il faut agir avec pré*

SYSTÈME HËHVEUX DBS MAlilMIFÈRfiS. 31 §

catictiott potir iie pas ouvrir tes Yéntticules latéraux sans attemion , leur pkfbnd étaht un peu plus élevé que le niveau de cette lame : aussi donne-t-on à la dernière coupe , qu'on fait toujours avec un peu plus de soin , une forme convexe en dessus en taillant aVec le tranchoir la substance cérébrale de dedans en dehors. Cette dernière coupe faite , on fait une légère incision au milieu de cette surface , plus près cependant du plan médian, en écartant lés lèvres de la taille, afin de pénétrer par eu haut daiis ces ventricules ; une fois ouverts , on continue par enlever des couches des hémisphères , mais dans leur partie externe seulement pour ne pas endommager le corps calleux. En faisant ces coupes successives , et surtout celles qui approchent de ce dernier, on cherchée bien reconnaître la forme fibreuse du cerveau et la disposition de ses fibres , qui se rendent du corps calleux dans les hémisphères.

En continuant à enlever ces bouches, on ôiivrë toujours de plus en plus les ventricules latéraux sur les côtes , ce qui perttiet de reconnaître la disposition de leurs cbrttes et des masses cérébrales qui font saillie dans ces cavités. On y voit les plexus choroïdes et la communication avec lé ventricule moyen , placé sous la voûte à trois piliers.

Enlevant ensuite le corps calleux sur les côtés et tirant légèrement en haut la partie moyenne qui reste , on distingue très-bien la petite cloison nerveuse verticale, on septuni iucîdum, qui le sépare dé la voûte. En coupant celle-ci horizontalement , on ouvre le troisième ventricule, dont la cavité cotiduit dans le quatrième.

En enlevant ainsi l'encéphale par couches de plus en plus profondes, Oïl remarque les rappwts qu'ont partout les d'eux stibstahces grise et blanche qui le composent.

Le cerveau étant renvetTsé sur la face ^upérîeurte , oh étudiera tes origines des nerfs , qui sortent tous de sa face inférieure , eti tâchant de suivre teurs racines à travers la substance de cet organe jusque dans te Ken où dtes prennent naissance.

Quant alix pît)cédés pour préparer la moelle rachidienue , ils n'otit Hen de particulier ; seulement faut-il avoir soin , en ouvrant le canal ▼ertèbM , de ne pas endommager les membranes ; et poUi* cela il *t convenable de couper les lames des vertèbres au môyeti de Tostéotbme.

Pour voir la structure fibreuse dé la moelle épinière , on tf a qu'k tttailter de côté , d'après les indications de M. Buudach , sa partie sut>érieuré , et les fibres se dessinent distinctement, surtout en la faisant tremper qudque temps dans de l'alcool. Et déjà Swammerda!^ avait ^ttiàrqué sa structure fibreuse , et se contentait pour cela de la faire tt^ittper quelque temps dans de l'eau chaude et ensuite dans de Tead

330 SYSTÈIU NERVBUX.

Les parties du système nerveux qui offrent le |dus de difficultés pour être préparées sont les nerfs et les ganglions de la tête , qu*0D est le plus souvent obligé de poursuivre entre les os. Il est même impossible de faire une bonne préparation de ces organes lorsqu'on ne connaît paà déjà très-bien d'avance leur disposition ; encore la moindre inadvertance , le plus faible effort trop brusque pour rompre Ifô os suffit-il pour déchirer ces faibles filets nerveux, qu'on cherche précisément à conserver ; et cela arrive facilement par les ébranlements qu'on produit en coupant des morceau d'os pour les dégager.

Mais on peut en partie éviter ces inconvénients en faisant macérer la tête entière dans un bain composé d'acide nitrique étendu d'eau. Cet acide a la propriété de ramollir les os en dissolvant leur parli<! calcaire et de donner au contraire plus de consistance à la substance nerveuse. Après avoir fait séjourner la tête pendant quelques jours dans ce menstrue , les os , réduits à l'état cartilagineux , se laissent couper avec la plus grande facilité.

Lorsque la pièce anatomique est fort volumineuse , ainsi que cela arrive chez V homme , cette préparation devient difficile , et on est obligé de la faire macérer plus long-temps. Aussi ce procédé ne peutil guère être employé quand on veut faire une étude prompte des 'nerfs céphaliques, mais seulement lorsqu'on se propose d'étudier avec soin leur disposition sans être pressé par le temps.

Les nerfs du corps , généralement placés entre des parties molles , on les poursuit simplement au moyen du scalpel et des ciseaux.

Le système sympathique est fort difficile à préparer dans sa partie céphalique , où ses ganglions, généralement fort petits , sont placés profondément entre les organes nombreux de cette partie du corps. On les étudiera en même temps que les nerfs céphaliques avoisinants , et par les mêmes procédés.

A la région cervicale le travail est plus facile. On enlève d'abord les muscles postérieurs du cou , les scalènes et les sterno et cléidomastoïdiens , qu'on coupe à leur attache sternale pour les replier en

On enlève la mâchoire avec les muscles crotaphite et masseter, sans déranger les muscles tenant soit à la langue , soit à l'hyoïde ou au pharynx. On coupe ensuite la corne céphalique de l'hyoïde près de la tête , afin de pouvoii* la repUer en avant et mettre le pharynx ï découvert. De cette manière, ou arrive promptement à la couche profonde des muscles latéraux du cou , entre lesquels on découvrira facilement les trois ganglions cervicaux du nerf sympathique.

La préparation du nerf sympathique est bien plus facile encore dans le thorax pour ce qui concerne ses ganglions principaux. Là on n'a qu'à enlever la clavicule , le sternum et la moitié des côtes avec

SYSTÈME NBRVBUX DES OISEAUX. S^l

tous les muscles qui y tiennent, et replier Je poumen vers le côté opposé, en le maintenant dans cette position avec des érines pour mettre toute la série des ganglions thoraciques en évidence ; mais ces ganglions , quoique déjà visibles , se trouvent encore recouverts par la plèvre, qu'il faut enlever avec soin.

Après avoir examiné les rameaux qui se rendent dans les poumons et sur le cœur , on enlève ces deux parties , afin qu'elles ne gênent ! plus , sans déranger rien de l'aorte et de l'oesophage pour ne pas endommager les nombreux plexus et nerfs qui s'y trouvent, i Pour la partie abdominale , on coupera également le diaphragme en

1 travers , à la hauteur de la moitié de la longueur des côtes, et les pa- [ rois abdominales jusqu'à la crête iliaque.

ï On enlève le foie par morceaux , ne laissant en place que la partio

I avoisinant le sillon transversal où sont placés tous les vaisseaux et les nerfs.

Quant à la portion pelvienne du sympathique , il est nécessaire d'enlever d'un côté le membre postérieur avec les os du bassin , en ^ laissant soigneusement le sacrum en place.

V • Les autres mammifères ne présentant que des différences peu essence tielles dans leur système nerveux comparativement à Yhomme , ou ^- suivra absolument les inémes procédés ; seulement , si le sujet est petit , je conseille de le placer d'abord , pendant huit à quinze jours , dans un bain d'eau saturé d'alun pour ramollir les os et raffermir les i nerfs.

^ § III. Conservation,

^ les préparats des substances cérébrale et nerveuse ne peuvent être

i^ conservés que dans une liqueur qui ne ramollisse pas la substance des nerfs. La meilleure est l'alcooL

ARTICLE IL

Page 1