‹ Traité pratique et théorique d'anatomie comparative: comprenant l'art deChapitre 101 sur 147 · DU SYSTÈME NERVEUX DES OISEAUX · texte numérisé non relu

DU SYSTÈME NERVEUX DES OISEAUX

S L Anatomie.

On retrouve chez les oiseaux les deux systèmes nerveux , comme chez les Mammifères , mais qui en différent sur divers points.

A. SYSTÈME CÉPHALO-RACnroiEN.

Le système oéphaio-rachidien présente , quant à la composition de ses diverses parties , et surtout dans l'encéphale , des diffé- TOM. 11. 2^

32t SYSTEME BfBEVBUX.

rences notables , comparé à celui des MammiCères , qiiokpi*& soit aH iond formé et dii^)osé d'après le même plan , comme d'aiUeors loos les autres organes.

V encéphale, souvent fort volumineux comparatitcmënt à la mase du corps , et quelquefois beaucoup plus grand que chez V homme i surtout dans les Oiseaux chanteurs , est , d'après M. Tubdbuahn , de }i dans le Carduelis spinus , tandis que celui du Paon n'en se^ rait que le jjj seulement , celui du Picus major ^^^ et dans le Strix ^^-^ ; et le cervelet est au cerveau compue 1 est à 8 dans ce dernier oiseau , et comme 1 est ^ 6 dans le Picuê major.

L'encéphale des oiseaux ne présente plus le même nead>re de parties que chez les Mammifères , et ses masses principales extérieures se réduisent aux deux hémisphères , au cervelet, aux tubercules qnadrijumeaux, à Thypoph^se ou glande pituitaire et à la tnoelle allongée. Le mésocéphale a disparu , ne se trouvant que chez les Mammifères.

Les lUmisphères sont deux grosses masses obloûgues placées Time à côté de Tautre en s'avoisinant par deux larges surfaces (danes , el sont unis entre eux vers le milieu de leur partie inférieur» par- un petit tronc transversal arrondi, ou comn^issure antérieure, et itn* médiatemcnt derrière celle-ci et un peu pluâ haut , encore par une seconde en forme de lamelle horizontale molle , dernière trace du corps ca/iriix , découvert par Mbckbl, et qui ne se retrouve |dQS du tout jchez les animaux placées plus bas.

Chaque hémisphère est distingué par un léger étranglement , surtout marqué vers sa partie latérale , en deuk lobes , antérieur et postérieur, mais dont le premier forme 5 son extrémité un petit lobule très- distinct duquel part le nerf olfactif.

A lu suite du cerveau se trouve , vu en dessus , une grande massa impaire constituant le cervelet réduit à sa partie moyenne ou ver, ses Mes latéraux étant à peine indiqués par une légère saillie.

Les tubercules quai/rijunuaux ne forment que deux grosses proéminences placées latéralement sous la partie postérieure des hémisphères , devant lé cervelet et à eôté de l*extrértlité attt^rieure de la moelle allongée , qu'ils entourent en anneau en s'unissant entre eux en dessus par une lame formant 1(1 pkfottd de Vêu/ueduc , et que Meckel nomme de là pont de Sylvius ; et en dessous , à leur extrémité antérieure , par les deux troncs primitifs des nerfs optiques , qui se portent en dedans et en avant pour se confondre en se croisant et former le chia^ma.

Entre la partie antérieure de ces tubercules quadrijmneaux se trouve , à la ligne médiane hiférieure du cerveau , Vhyp&phy$^ ou giandê pituUairo , masse impaire , saillaitte, oblongue d'avant &i

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âitièiie , et propordonnellement beaucoup plus grande que chez les Mammifères.

lA moelle aiîongée , dernière partie principale de Fencéphale, forme postérietit-ement une grosse tige se continuant avec la moeHc épiniêre, mah qui s'élargit beaucoup en se portant en avant, et se divise par des sillons longitudinaux en plusieurs faisceaux divergeant lé^ gêi-ement pour pénétrer obliquement dans le cervean , le cervelet et les tubercules quadrijumeaux ; et c'est de cette moelle allongée que naissent -, comme chez Thomme , la (dupart des nerfii cérébraux. Elle est ainsi placée en dessous à la suite des hémisphères et des tubercules quadrijumeaux, et sous le cervelet

Les faisceaux internes ou pyi^amtdeè, d'abord contigtiâ à ceux du côté opposé , s'en écartent légèrement Vers la partie postérieure de^ tubercules quadrijumeaux pour se diriger vers les hémisphères et for- " mer ainsi les pédoncules du cetveau; et les deui se trouvent réuiiis en dessous par uhe làtUe formant le tuher cinereum; tanciis ()ue ^ leur face interne présente une saillie grise correspondant aux couchée ' optit/ueà , entre lesquelles est le troisième Ventricule. Ces éihinences ^ sont placées derrière la côitimissure antériétire du cerveati, devant le ' pont de Sylvius, et se trouvent réunies, comme cheÉ les Mamniiféres, f par iittë cdifiinissure inolle de substance grise.

L'intérieur de chaque hémisphère est creusé d'un ventricule la^ Uval fort grand, diiisé seulement en deux cornes^ une antérieure et une postérieure.

Le troisième ventricule , placé entre les coucheâ optiques , esl borné en avant par la commissure antérieure , en arrière par la troisième paire de nerfs , sur laquelle il passe dans l'aqueduc de Sylvius, en bas par le chiasma ,• et plus en arrière par les bords de V entonnoir y cavité dans laquelle il s'enfonce jusqil'à l'hypophyse. Eu dessus, il est fermé par la commissure antérieure et le corps calleux. Devant le pont de Sylvius se trouve la glande pinéale , et sous son bord antérieur la commissure postérieure du cerveau.

Les tubercules quadrijumeaux , qui paraissent correspondre plus particulièrement aux nates des Mammifères , sont également creux , et leur ventricule communique dans l'aqueduc de Sylvius.

Le quatrième ventricule, placé entre la moelle allongée et le cervelet, est la continuation de l'aqueduc. Il est fermé en haut par la Valvule de Vieuisens , qui se prolonge de la commissure des tu-^ hercules quadrijumeaux en arrière pour se continuer avec le cervelet, et plus en arrière son plafond est formé par le ver. Ce ventricule se prolonge en dessus jusqu'au centre du cervelet IM nerft oifactifSi ou de la première paire, se rendent des som-

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mets des bulbes, snr lesqods ils naissent directement, en avant dans les fosses nasales.

Les deux nerfs optiques, après s*étre entre-croisés, se dirigent ' (^liquement de côté et en avant pour se rendre dans Toeil opposé.

La troisième paire naît dans l'intervalle des pédoncules du cerveau en arrière de l'hypophyse.

La quatrième paire est placée latéralement dans le [di que (ornant les tubercules quadrijumeaux et la moelle allongée.

La cinquième paire, très-forte, est formée de trois troncs naissant sur les côtés de la moelle allongée derrière les tubercules quadrijumeaux, et se distribue à peu près comme dans les Mammifères.

La sixième paire naît par plusieurs racines de la face inférieure de la moelle allongée, au niveau environ des nerfs trijumeaux.

La septièm,e paire ou faciale , sort de la partie latérale de la moelle, un peu en arrière et au-dessus de la cinquième paire.

La huitième ou nerfs acoustique , inmiédiatement derrière les faciaux.

La neuvième ou glosso-pharyngiens, à côté du précédent.

La dixième ou pneunwga^strique, très-forte, à la suite de cette dernière, qu'elle touche.

£t enûn V hypoglosse ou onzième paire nait encore plus en arrière.

La moelle épinière , comparée à celle des Mammifères , n'offre aucune différence notable , si ce n'est qu'il n'y a point de nerfs lombaires. (Cette région de la colonne vertébrale manque chez les Oiseaux.) ^

Les nerfs des ailes sont généralement formés par les deux dernières paires cervicales, et les deux premières dorsales forment ensemble le plexus brachial , duquel partent plusieurs troncs nerveux qui se rendent dans les muscles. Ce plexus donne d'abord deux ou trois branches aux muscles pectoraux et sous-clavier , ainsi qu'à ceux de l'épaule , et ensuite un fort gros tronc ou nerf radial , qui se rend dans l'aile en passant entre les muscles triceps. Ce tronc donne de fortes branches aux muscles de la partie antérieure de l'aile, et, se rendant ensuite vers le bord radial , il continue à se porter en arrière à la face supérieure du bras et de l'avant-bras, où il est placé superficiellement jusqu'au bout de l'aile.

Un second tronc très-fort est le nerf médian, qui longe le muscle biceps en suivant la face inférieure du bras, se prolongeant également jusqu'à l'extrémité de l'aile. Près de l'articulation huméro-cubitale il forme le nerf cuhital, qui suit le bord de l'os dont il porte le nom, et se trouve placé très-superficiellement jusqu'à la main.

Les nerfs des extrémités postérieures sont fournis, comme chez les

Mammifères , par un piexiis formé par plusieurs nerfs vertébraux ; mais comme il n'y a pas «de région lombaire chez ces animaux , ce sont les nerfs dorsaux postérieurs et les sacrés cpii concourent à former ce plexus.

Ce piexus crural fournit : 1° Un nerf obturateur qui traverse le trou du même nom pour se répandre dans les muscles supérieurs de la cuisse ;

2° Le fémoral, qui se divise en trois principaux rameaux, lesquelsse distribuent aux muscles antérieurs de la cuisse ;

3° Le nerf ischiatique , plus fort, qui passe par Téchancrure du même nom, et produit plusieurs branches qui se distribuent aux muscles postérieurs et externes de la cuisse.

Le tronc longe la partie postérieure de la cuisse; vers le bas de cette dernière, il se divise en deux branches, lenerftihiài et le nerfpopiité externe. Le premier se divise encore en deux rameaux près de Tarticulation fémoro-tibiale, dont Tun se rend, en se subdivisant, dans les muscles postérieurs de la jambe ; et l'autre , arrivé à l'articulation tibio-tarsienne, se fléchit en dessous le long du tarse, jusqu'au bas de ce dernier, où il se subdivise en autant de rameaux qu'il y a d'orteils, dont ils suivent le bord externe.

La seconde branche , ou nerf popiité externe , passe également sur l'articulation fémoro-tibiale , et produit plusieurs rameaux qui se rendent dans les muscles antéro-externes de la jambe. Le tronc principal se divise en deux rameaux plus forts , lesquels , continuant à se porter en dessous , passent sur l'articulation tibio-tarsienne , en longeant ensemble la face antérieure du tarse jusqu'à son extrémité inférieure, où ils se distribuent à la face supérieure des orteils.

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