‹ Traité pratique et théorique d'anatomie comparative: comprenant l'art deChapitre 102 sur 147 · B. SYSTEME SYMPATHIQUE · texte numérisé non relu

B. SYSTEME SYMPATHIQUE

Les nerfs sympathiqttes diffèrent assez fortement de ceux des Mammifères.

Le ganglion cervical supérieur est bien distinct, placé immédiatement sous le crâne entre les muscles, derrière l'articulation de la mâchoire à côté des nerfs pneumogastrique et glosso- pharyngien, auxquels il envoie des rameaux anastomotiques.

Les ganglions cervicaux moyen et inférieur sont , au contraire, remplacés par une série de petits ganglions placés dans le canal de l'artère vertébrale, au niveau de chaque vertèbre, donnant des ramuscules aux nerfs vertébraux , et s'envoyant réciproquement des nerfs anastomotiques; le dernier en envoie un sur le premier ganglion thoracique, placé, ainsi que les suivants, dans le thorax, comme chez les Mammifères, à côté de la colonne vertébrale.

SS6 «TSTEIfE BiBUVEliX.

Le prunier ganglion thçiraciçue produit plasieiirs bnncbes : 1° ^loe remonte au derqier cervical ; 2<' une seconde se rend dam k fUocMê hracfêial; 3"* la troisièaie, dans le plexus cardiaque^ U"" plusieurs forment soit des racines des nerfs splanckniques^ soit des fikts qui se portent dans un plexus placé sur Taorte ; et 5° d^ni descendent sur le second ganglion thoracique en embrassant le col di la côte.

Les ganglions thoraciques suivants, disposés à peu près comme chez les Mammifères , produisent de même plusieurs rameaux , dont deux antérieurs et deux postérieurs se rendent sur les ganglions voisins ; un se porte sur les nerfs spinaux ; enfin un rameau , et souvent deux , se rendent dans le nerf splaiichnique , dont ils forment les racines.

Le nerf spianchnique se porte sur Taorte et se rend dans k pieonu salaire 9 lequel enveloppe Torigine de Tartère cœliaque.

Le plexus solaire , formé de plusieurs ganglions liés entre eux, produit divers appendices qu'on peut comparer aux plexus méset^ térique , rénaux , etc. ; et de ces diverses parties» sortent dç nombreux rameaux qui se répandent sur les viscères.

Dans le bassin , et jusque sur la queue , on retrouve la série des ganglions dtl grand sympathique.

§ IL Dissection et conservation.

Les procédés pour préparer et conserver le système nerveux des OISEAUX sont absolument les mêmes que pour les Mammifères.

Comn^e les os du crâne sont fort minces et remplis d'un dlploé à grandes cellules, ils se laissent facilement couper au couteau ; il est, de là, aisé de dégarnir le cerveau , et de le sortir de la boîte crânienne. Les os inférieurs , cependant , ne laissent pas d'avoir encore assez de consistance pour devenir embarrassants dans la dissection, et d'autant plus qu'en général la tête des oiseaux est petite.

Aussi je conseille de la faire macérer pendant vingt-quatre heures dans d^ l'acide nitrique étendi;^ d'eau ; ou bien , si on en a le temps, pendj^nt hwU ou quinze jours dans de l'eau saturée d'alun.

ARTICLE IIL OU SYSTÈME HEnVEUX DBS E]iPTl|«6g»

§ I". jinqtomie.

A. SYSTÈME céPHALO-RACHIDIEN.

V encéphale des reptiles est beaucoup plus petit que celui des Mammifères et d^ Oisea^x , et ue remplit pas même la cavité crâ-

SYSTEME NfiBVEYJX DES REPTILES. 3fi7

N y nageant dans un liquide visqueux qui pennet de beaucoup mieax distinguer les diverses parties qui le composent ; parties qui le sont d*ailleurs déjà mieux que chez les Oiseaux par un plus grand iso* tement.

Suivant M. Carus ( Lehrb, étr vergieich. Zootamit, ) , le poids de Tencéphale de la Salamandra maculosa ne serait que le jf^ du corps entier.

Les hémisphères placés à la partie antérieure, comme chez tous les Vertébrés , forment encore les masses les plus considérables , çt sont surtout fort grands chez les sauriens , où ils se continuent à leur extrémité avec les nerfs olfactifs. Ils sont unis entre eux par la commissure antérieure, placée plus en arrière encore que chez les Oiseaux, mais on ne trouve plus de trace du corps calitiLX, Chacun de ces hémisphères est creusé d'un vaste ventricule àxa&le^d on voit encore un corps strîé.

Derrière les hémisphères sont placés çn dessus les nates , gros tubercules arrondis, que Cuvier et d'autres ont considérés à tort comme ét^ 1^ çoMcbes q)tiques; ils renferment, de même que chez les Oiseaux , un ventricule qui s'ouvre en dessous danîj le troisième.

Au-devant , et plus l)as que les nates , sont placées les vraies cou-ches optiques, cachées en grande partie entre les hémisphères , et traversées parles prolongements de kamoetle aUongée.

Au-dessus des couches optiques on remarque la glande pinéaie, également placée entre les parties postérieures des hémisphères.

Au-devant des couches optiques est le chiasma ou entre-croisement des nerfs optiques, et entre eux le tuher cinereuni avec Vhypo- P%4^f pr^^)ortioniieUement plus v^Q^^ne^se que chê% les Mammilères et les Oiseaux.

Derrière les nates vient toujours le cervelet comme chez les Oiseaux, formant également un bbe impair, correspondant au ver. Go cervelet est encore assez grand chez les sauri^n^, mais s^ trouve retint à Mue simple petite lamelle dans les ophipiens et les ^tiuciens.

Derrière le çervelef on aperçoit u,ae lan^ ^^^mbraneuse, qui n'est qu*\ii;i ^epli vasculaire représentant le pUoov^ choroïde.

La moe(U OiHo^ig^^ qui fait, çoma3i.e d'or4inaire, suite aux couches optiques, eipi pasjsai^t sous les nates et le cervelet^ est ^rôs^rejnâée à son extrémité antérieure chez les sauriens et les opemiE^s , mais pn^esque pa^ dans les batraciens, et ou n'y aperçoit plus aucune trace ni de la protubérance annulaire, ni dts pédoncules du cervelet ; ces derniers se continuent immédiatement avec la moelle allongée , en laissant entre eux la cavité du quatrième ventricule.

Quant à l'origine des nerfs encéphaliques, die ne présenle rien de remarquable.

328 SYSTEME NSAVBUX.

La dure^mère tapisse la cavité crânieiuie, mais n'y forme aucmi repli qui puisse être comparé soit aux faux^ soit à la tente du cervelet.

La moelle épinière n'o&e également rien de particulier, si ce n'est qu'elle se prdonge f<»t en arrière.

B. SYSTEME SYlIPATmQUE.

Les nerps sympathiques ont beaucoup de ressemblance avec ceux des Oiseaux ; leurs g angiio^n s sont généralement fort petits, et même à tel point, qu'on n'a pas encore découvert ce système chez les OPHIDIENS, mais bien chez les batraciens, où celui des Rana a été décrit et figuré par M. Carus*. C'est un filet placé le long de la colonne vertébrale, jusqu'au ganglion du nerf vague où il pénètre dans le crâne et se termine au ganglion de la cinquième paire de nerfs ce* rébraux.

S IL Dissection et conservation.

Les préparats du système nerveux des reptiles se font comme poQr les Mammifères.

ARTICLE IV

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