‹ Traité pratique et théorique d'anatomie comparative: comprenant l'art deChapitre 105 sur 147 · DO SYSTÈME NERVEUX DES ANIMAUX ARTICULÉS · texte numérisé non relu

DO SYSTÈME NERVEUX DES ANIMAUX ARTICULÉS

Le système nerveux des animaux articuu^ prend une disposition teute différente que dans les vertébrés. Chez ceux-ci , il était sous Tinfluence du squelette, dont il suivait les modifications, ainsi que cela arrive à tout organe dominé à Tégard de celui qui le domine, d'après une des lois que j*ai fait connaître dans mes Considérations générales sur i'anatmnie comparée des animaux articulés. Mais sitôt cpie le squelette disparaît dans les derniers poissons, le système, nerveux, devenant indépendant du système osseux , se modifie considérablement chez les articuli^ , et subit la loi des systèmes tégumentaire et musculaire auxquels il est subordonné dans tout cet embranchement du règne animal. On peut toutefois le distii^^uer en-

SYSTÈME NERVBUX »BS ANIMAUX ARTICULES. 337

core en deux systèmes ^ciaux , le eéphalo^rachiditn ou cU ia vU dt Téiation, et \e sympathique ou de ia vie automatique^ Le premier est formé comme chez les Vertébrés d'uu encéphaie ou cerveau placé , sans exception , au-dessus de Textrémité antérieure du canal alimentaire , €t se prolonge en arrière par un tronc central qu^on nomme par analogie moeiie épinière, mais qui, au lieu d'être situé le long de la région dorsale du corps , comme cela est sans exception pour tous les vertébrés, se trouve , au contraire , et aussi sans ^ception, le long de la ligne ventrale ; et cette différence de disposition constitue un des caractères essentiels qui distingue les deux embranchements.

La moeiie épinière des ani\ia.ux aeticulf^ est composée d'une série de paires de ganglions plus ou moins gros et plus ou moins écartés, selon les genres, réunis dans chaque chaîne par un très-gros tronc nerveux que j*ai nommé cordons de ia moelle épinière. C'est du cerveau et de ces ganglions que part la presque totalité des nerfs de la vie de relation répandus dans tout le corps. Cette forme ganglionée a fait penser à plusieurs anatomistes , qui n'avaient probaMement vu ce système d'organes que d'une manière superficielle, qu'il devait représenter les nerfs sympathiques des Vertébrés et que le système céphalo- rachidien avait disparu chez les Animaux articulés; mais s'ils l'avaient examiné avec plus d'attention , ils eussent reconnu que cette double chaîne de ganglions fournit tous les nerfs des organes de la vie de relation , et ne donne que de très-faibles branches aux organes de la vie automatique , et qu'en conséquence leur opinion était nécessairement erronée , et ils eussent trouvé aussi le véritable analogue du sympathique des Vertébrés , formé par un assemblage de ganglions particuliers.

Les ganglions et les nerfs des deux systèmes sont recouverts d'un névritème fibreux très-dense et fort; de manière que les branches nerveuses les plus faibles peuvent supporter une traction assez forte sans se rompre. Sur les ganglions surtout, cette tunique est fort épaisse et rigide , au point de ne pas s'affaisser lorsque sa cavité est vide.

Là, où plusieurs paires de ganglions se réunissent en une seule masse , ainsi que cela a Heu chez les ARANi^mEs , masses composées , auxquelles j'applique le nom de névrosomes^, les parties du névrilème qui se trouvent par là renfermées dans ces masses y forment des cloisons plus ou moins distinctes , séparant les parties propres à chaque ganglion spécial.

On distingue également par leur couleur deux espèces de substances

^ De vsûftov, nerf; et de awfAa, corps.

3d8 srmkmu wmxttim.

netreuses chez les akimaux AimctîLK», cme jAm braoltr^ ioranat te gaoglioiis , et qui paraît représenter la nslière griw oo eùrêicaie dci Vertébrés, et Fautre blaaehe od méduiimre^ formant kt ctvdoBsde la moelle épinière et les nerfs.

La matière cortieale ne parait pas éire fityrense , laM^ qne la mé* duilaire Test très-'disdnctemem.

On ne remarque aucun ventricule dans Tîntérieur de« ganglions on des névrosomes des animaux articula, et, si toutefois Os existent, ils doivent Çtre excessivement petits. i

Dans quelques espèces appartenant à Tordre des HTMéNowiRES, et spécialement chez les Vespa, insectes très- industrieux , on remarque sur le cerveau bien distinctement des circonvolutions , en fort petit nombre , il est vrai , mais qui ont toutefois cela de remarquable (ju'elles semblent venir à Tappui de Topinion que ces duplicatures de l'encéphale hidiquent un plus grand développement de Tintclligence; dar il est incontestable que cette faculté est portée à un degré assez élevé chez les HYMiNOPrkRES.

Le CEBVEAu, qui paraît être composé de plusieurs parties, est généralement plus volumineux que les ganglions de la moelle épinière; mais souvent il est beaucoup plus petit que les névrosomes du tronc, te qui semble déjà indiquer qu'il ne constitue pas le centre où aboutissent tous les nerfs. Il produit toujours les nerfs optiques et antennaux; mais lorsqu'il n'existe ni yeux ni antenOes, ainsi que cela arrive chez les aîvn^:lides inférieurs , son volume ne surpasse guère celui des autres ganglions de la moelle épinière.

Les ganglions spinaux étant placés sous le canal alimentaire , et la première paire dans la tête , lorsque celle-ci est distincte ; les deux cordons de la moelle épinière , eu sortant du cerveau , se portent en dessous en embrassant l'œsophage en forme de collier^ pour se réunir de nouveau sur la première paire de ganglions placés sous ce dernier , et la chaîne continue ensuite le long du ventre.

Quant au nombre et aux volume des diiîérents ganglions qui composent la moelle épinière, ils varient, coname je viens de le dire, suivant le genre ; et cela si fortement dans la même famille» qu'il semble, au premier abord, que le système nerveux n'est soumis à aucune loi. £n l'examinant cependant ave^c quelque attention dans on grand nombre de faoïilles , je suis parvenu à déterminer ipalques-unes des lois qu'il suit relativement aux autres appareils d« corps * » et notamment par rapport aux systèmes (égwpemaire et muaciilair^ « ^^ ^^

* Consid. génér, sur Vanat. comp. é«9 emimiUiix arêlcufëSi p. 3êl .

SYSTÈME NERV^X WB^ AfiiMMW ARTICULES. Sâd*

UNW»e»t {iiii9 parUcutièi^eineut la krme du eoFp& Q^9 lois pe^^t êtro 6nraittlées <le la manière sutvaQte :

ft PiiBifiluiË LOI. Toutes les fois que ie corps esp composé d^ s^menf$ serutifiniUs y on trouve à ia moeiU fpinière auta^ù de paire» rf« gan^iious tfu'Uy a dp ^emum au corp^ [ies sUrmmi avec {^ tnt^eées gui se^ répètent avéo mx)f vatiatU «m^ volume selon la masse des organes de (a vie d^ veiation que chaque sêgtHkent contient, et suivant ia pins ou moinsi graaule activité de cês mêmes organes,

» €es gangtiott» aont ordinakemeiit placés au milieu des j^èeas Mernale», le plu» souvent h Vmt&rsecti&ïi des axes des deux haA€he94

» La tengueur des cordons de k moelle éptm^ étant déterminée par la distance des gangëons, elle est ici ^le dans tous les j^gments.

n La partie terumnaie des cordons piacis au deiàdes «ferniers ffctnffiions^, se com^paete commue ies autres troncs »ern' vetês^, et se distriàue aux diners organes de ia partie pm-térieure du corps *. Les Scolopendra présentent, un exeoipie de cette loA.

Lorsque le corps eKi composé de plusieurs parties > ordînairement deux, et rantmem trois, sans y. eomfnrendre la têjte, distinguées par la forme des segments qui les composent, Fune do ces parties » qu*oa pem nommer le trône, et qui est toujours Fantériefirey conserve se» prino^atix ôrgases de ftà Tîe de relation, tels que les pattes; tandis que âsoÈ^ la partie postérieiire, qu'on appeBe pki» particulièrement l'abdomen , les orgsmed soumis h la volonté sont [Âis ou moios réduits*^

< (( Le» ff^melç^ «lipnbienjt i^e tx^epiUm k t^ii» loi , lâvr coipA étaftt formé extérieurement d'environ cei^ segweots ég%iix , mais (iépourviis (Je tout appendice; tandis quç ia inoelfQ éj^nière n'e^^t composée que de vingt-trois paires de ganglions, placées à des di;>tànces à peu près égalés clans toote la longueur du corps. Mais ces ahimaut présentent Celte paiticufarité , que leurs orgAnes de kk t)e animale tie se trouvent a(ioiii)eiii€!fkt en rapport avec la forflie extérieure de^ se^^monis* Les imuckes da tiofic^ qui épiient principal^inefit infliiep «ur U dispoe sîiioo d^»g«n|)ipi»^,^arai^tu»i9 g^ne nfiiforme, mn ^bdivjaée eu segments, qui enveli^p^ tpot U ^rp^. Ces lansctes influjaaat partout également sur Je système nerveux, n'aj^ssent sur aucun point d'une manière particulière; il en est de n;ôme des téguments, ([iobsidét-és comi)ne réceptacle du sens du touther général ; et, comme appât^il de la locomotion, leur influence est id presque nulle* Le$ dfflaiMS vttaux , et qMlquea p«lr«» de màscles de la vie de reiaiion, étant If6 semlts partiefi qui sa réf)èteat plusieurs feis émt» la longà^ur du ^ips, lia détermim»^ cl^z les Hjn%àf^ la disposition des ganglionf ^quoique les primera de ces organes a'inflHept £a général que très-peu sur le système nerveux. Lç corps de ces animaux se trouve divisé intérieurement en vingt-trois parties semblables, et c*est préciséméijf à chacune de ces parties que correspond une paire de géifgKon^ 4e fa meelleéfi^Aière. «>

3i<>- «YSTEMB 3»lî«VFtX.

principalement à canse de l'absence des pattes. Le système nenreux se trouve, par cette différence dans les segments, diversement influencé; et l'on peut distingner parmi tes animaux qni se troorent dans ce cas : l"" ceux dont le tronc renferme également la principale masse des tiscères, et 2* ceux dont la masse viscérale est renfermée dans Tabdomen. Chez les premiers le système nerveox suit les lois de relation suivantes :

» DEUXIEME LOI. Lorsque 4e tronc est composé de segments soit mobites, soit immoifiies, soit mén%e soudés, mais toujours distincts dans leur région siernaie, tandis que faùdomen est formé de segments hien moitiés, les paires de gangii^His se répètent dans chaque segment de l'une et de 4^ autre partie, en suivant pour la grosseur la proportion des orgàîus delà vie de reiatio<n renfermés dans chaque segment, et la iongueur des cordons de ta mceile épiniere rentre dans ies conditions de ia 4oi précédente. Tel est le système nerveux des Astacus,

» TROisikME LOI. Quatid ie tronc se trouve formé de segments soit mobiles^ soit immobiles, soit soudés, mais distincts dans leur partie stemaie, tandis que ceux de l'abdomen sont immobiles et dépourvus inférieurement de muscles moteurs; que ces segments soient d'ailleurs soudés ou non , les ganglUyns se répètent dans les segnu/nts du tronc seulement, comme dans le cas précédent; mais l'abdomen n'en renferme point et reçoit ses nerfs de (a dernière paire de ganglions du tronc, qui est alors plus grosse que les autres, La partie terminale des cordoiis de la moelle épiniere se prolonge jusque vers V extrémité de l'abdomen, où ils se distribuent. Les Cancer en offrent un exemple.

» QUATRikME LOI. Dans les espèces où le tronc est composé de segments entièrement réunis et confondus en un seul, sans qu'il soit possible d'apercevoir aucune trace des sutures qui distinguent les diverses pièces sternales (alors les pattes rayonnent autour du sternum commun), et que {^abdomen est également formé de segments entièrement soudés, qu*ils soient d'ailleurs encore distincts ou non, on ne trouve dans ie tronc qu'une seule paire de ganglions (ou plutôt de névroinmes), fournissant Ums les nerfs de cette partie du corps. Celte paire de névrosomes se trouve placée au centre sur lequel rayonnent les pattes (elle est formée par la réunion de tous les ganglions des segments qui composent le tronc).

» Dans l'abdomen on ne rencontre aucun ganglion (cette partie du corps ne renfermant que des organes autooiatiques)» et les

STSTÈME iVERVEUX J>^ ANIMAUX ARTICULES. 341

nerfs naissant d'uixc part du névrogomc du tronc, ouéicn des cordons de la tnoeile ^pinièrt gui se prolonge jusqu'à {'extrémité de i'ahdomen. Mais lorsque cette partie du corps renfertne </e« muscles mixtes (servant à la respiration), les cordons, présentent quelques ganglions extrêmement petits. Les Lvmulus sont dans ce cas.

Chez les espèces dont la niasse des viscères est contenue daas k cavité abdominale , le système nerveux suit les lois suivantes :

» CINQUIEME LOI. Lorsque le tronc est composé de segments soit mobiles, soit immobiles, soit soudés, mais distincts dans leur partie sternaie, tandis que ceux formant i'aù" domen sont hien mobiles, les ffang lions se répètent dans l'une et dans l'autre partie, avec cette différencç que dan^ le tronc ils sont toujours fort gros, et chaque segment a sa paire propre; tandis que dans l' abdomen iis sont beaucanp pltxs petits, souvent moins nombreux que les segmetits, et leur situation mohis constante. Ces ganglious abdominaux étant presque toujoms placés en avant de leurs segments respectifs, ils se jLronvcnt très-rapprochés dans la partie antérieure de l'abdomen, et plus éloignés à mesure qu'ils sont plus postérieurs. La dernière paire est généralement plus grosse que les autres , rexirémité de Tabdomcn renfermant presque toujours plus d'organes de la vie de relation que les autres segments, ou bien ces organes sont plus actif(^ On trouve un exemple de cette loi chez beaucoup d'insectes, tels que les Staphylinus,

» sixikME LQL Si le tronc se trouve composé de segments distincts^ qu'ils soient d'ailleurs mobiles ou soudés, et i'abdomen formé de segments très-peu mobiles pu soudés, ne fût-ce que dans leurs arceaux inférieurs, les ganglions se répètent dans le tronc comme dans le cas précédent , mais point dans l'abdomen; et les segments de oe dernier reçoivent leurs nerfs d'une grosse paire de névrosomes placés dans la partie anténeure de la cavité viscérale, ou bien dans le tronc lui^mêine. Les cordons de la moelle épinière se prolongent jusqu'à l'extrémité du corps. C'est à cette loi que se rapporte le système nerveux du Melolontha vufgaris.

» Chez les espèces dont le système nerveux suit une de ces deux dernières lois , il arrive souvent que lorsque deux ou plusieurs segments du tronc se confondent dans leur partie inférieure, les ganglions de ces mêmes segments se rapprochent plus ou moins, et se réunissent même, pour former un névrosome. Dans ce dernier cas, les cordons disparaissent en apparence entre les ganglions ; mais cette rigle n'est point .générale, et je n'ai pas pu déterminer encore quelle

84S 8YSTÈKK mmVBint.

M h tdme it et ird)>prociiefiieiit écs gângRiMiB. Oeil tt imuiii|ifc sfofloiit dans les deux articles do thorax chez les insectes. Openéant n m'a semblé qne teh dépendait de la fitnine que pretment intéti««H rement les deux sternnm. Les ganglitms étant nrdînaireniettt placCs entre les apophyses épistersales d*one même paire , lorsque ces dernières se joignent d*an segment à Tantre , comme cela a Nen chez les Mttoiontha , les premiers se rapprochent et se rênnissent même; tandis que, lorsque ces apophyses sont élôîgnées, les gangliotts le sont aussi. Et chez les espèces ctont les deux artidas thoradqnes smit intimement unis, comme chez les HtiiéNOi»TtoEs, les mrrfeKfis, etc., les ganglions thoraciques sont généralement réunis.

» SEFTikitB LOI. Lorsque d'une part tes segments du trtmt se trouvent entièrement confondus, an point de ne laisser apercevoir aucune trace de leurs sutures, principalement dans leur partie inférieure (les pattes rayonnent alors autour du sternum comnran), et que d'autre part les segments de tatdomtn sont immobiles, qu*ils soient d'ailteurs êonfimém ou non, il n* existe dans le tronc qu^une seule pttire ée névrosomes, comme chez les espèces qui se rapparttM à ta quatrième loi. Et pour F abdomen, on ne trouve r^ah*' ment qvlune seule paire, ploJcée à sa partie antérieure, et d'où partent tous les nerfs qui se répandent dttns f a6domen, comme chez les espèces qui rentrent dans te cas de la sixième loi. On en a un exemple dans les AitiNifttDES.

» Les deux renflements nerveux sous-cesophagiens de la tète smvent également des lois de relation, tnais qui rentrent dans celles îles ganglions du corps. Cette première paire pro^^enantdes segmenta do ttonc qui se sont réunis îi la tètfe pour îonner les «rganes de la bouche, elle est toujours parfeitement distincte chez toutes les eàpètie* qui ont une tête mobile; tandis que chez celles dont la tête est confondue avec le tfonc, sans qu*on puisse distinguer sa séparation dans la partie hiférieure, ces ganglions se coWfondent avet la seconde piïire , «t rentrent ainsi dans le cas des gâmgRons du tronc des espèces qui se rapportent à la quatrième et à la septième loi. Cette première pair^ éé t'enflements nerveux sousnifisophagiens étant elle-même formée , dans le principe, par la réunion de plusieurs paires provenant des divers ^ments qui se sont portés sur la tête , la réunion de ces ganglions en une sente paire est également due à la même cause.

» HurrtÈME LOI. te cerveau , qui existe chez tous tes ani^ maux articulés, se trouve consitamment placé au-dessus ahi canal alimentaire, tt sa grandeur varie^ suivant le nombre et la nature des organes auxquels il fournit des nerfs.

» l'encéphale se trouvatit même chez les espèces flont la tête a «n-

SYSTEBIE NEbvnUX BBS ABBIIA^X ARTIGULEJ. 343

I IjÉnNBtiit i^}afë, sembAe Indiquer par Ui qu*il tt'em poiol soumis

f 9m ehaagenieats que cette deraière éprouve.

F y h^ idiirorse$ lois que je riens d'indiifuer ne sont' qu« ies cst^sé^

1 ipeofies de fAudi^rs «titres plas gô&éraies , auKiftidlês le ^y^sMème

! »efv««ix esl siHMMtt, et que robservâtion Iftit égaieffîent eoiinaîlre.

t £;e» fe^ i^jMrales moAtrent qi» te nodnlire et la grosseur des diter s

t Iroofis BfrvAux idâfwiidem toujours de la fanctûm des organes aos^

r quels ils se distribuent, c'est-àndire que ies plus forts smit éestiîUB

I uux^r§^i/i^^ ébs 4^n6p c&uso dfwne grosseur secondtiive aux

nmsBieêy et Us plus fcUMms aux arg^anes autamaiiques. La

f raisseiir des aei^ dépend ensuite encom d*mi<7es ca«ses qui influent

MV euï^ de OKUiière que h première M ^nérak que }e viens 4*ln*

I diquer semble éprouver d'assez nombreuses exceptions.

II » D&fis 4^ 0rgmus dm sêns^ ia 4fnoss>mir des nerfs parait g é4re en raison, mverse d^ ta densUé de é'agen^ ^id doit être

perçu; et oeoNse la lumière e^ ie c«rps le [^os subtil dont Tai^ind I, doit diitiflgiier les rariatMins, ce sont, tontes choses d'ailleurs égales , ks yeuK €(ui reeoiviem les nerfe ksplua forts.

(, » Le» nerfe de ia seconde grosseur sont ^éi^raiemeni ceux des an^

^ tenues , organes que je regarde comme renfermant le éens de Foule % ^ viennent «inifte ceux des palpes maxilaires el laMaux, qui paraissent I les uns et tes autres servir à un sens qui ne m'est pas connu. \M \ nerfs mandilmlfires, dans lesqfoels réuée en pM-tie la perception du g^t, mit une gvosaeur moins Isrte eneôre ; tes pattes , c<imnie organes du tottcber proprement dit, reçoivent des nerfs très-considérables; £nfm , la peau , organe du tou^r gépéi^al , ne reçoit que des branches extrêmement faibles, chez toutes les espèces dont tes téguments sont solides, ce sens devant nécessairement être très-obtùs.

9 Les nerfs des sens sont en second lieu toujours proportionnés au voiuinede € organe auquel Us se rendent, et ieur grossë^jBT est en outre relative à ia plus eu moins grande compHea/tion de ^organe comparé à ses unaiogues d*une es-^ pèce à ifcBuîre.

» Ënftn , ia grosseur des nerfs de sens doit natnrettement être en rapport avec te de^ré desensiéUité de f organe eom^ paré dfufw espèce à C autre.

» QWNH aux «lusdes qui recollant toujours un grai<id nombre def troncs «ervearx, «omme formant la masse (a plus considérabte des organes de la vte de relation, leurs nerf^ sont d*une part pr&por* tion^és OAi volume des ^nusoîes, et de l'autre, ils sont en raison, de leur activité. A ntasses égales ce sont en conséquence tes musdes tes pkis exercés qui reçoivent les nerfe tes plus forts. «sLëS organes automatiques ne re^vent que de très-faibles ^mcS'

•344 SYSTSME NBEVKOX.

oervoux; les nerfs les plus forts se rendeBt dans le mnsde res^* tear, mixte entre ceux de la vie de relation et ceux de la vie antoniatique ; ceux de seconde grandeur se rendent dans les mosdes aatomatiques proprement dits; ceux de troisième grosseur se distribnent aux organes sécrétoires , et enfin les trachées ne paraissent recevoir que des neris infiniment petits. La grosseur des neriis est en outre proportionnée, comme dans les appardls de la vie de relation, an Tdome et à Tactivité des organes.

» D*après ce que je viens de dire, on conçoit qu*on ne peut pas juger de la nature des oignes par la grosseur des nerfe qu*ils reçoivent, en ne considérant exclusivement qu'une seule des causes que je viens d'indiquer; car ils ne se trouvent que rarement sousTii^ueiice d'une seule d'entre elles,

• Le volume des ganglions étant naturellement proportionné au nombre et à la grosseur des neriis qu'ils produisent, il en résulte que ceux qui fournissent les nerfs aux organes de la vie animale les plus volumineux, les plus exercés, et surtout à ceux qui servent à quelque sens, sont plus considérables que les ganglions qui produisent les ucrfe des organes moins volumineux et moins exercés, ou bien de ceux des appareils automatiques. •

L'encéphale n'est point renfermé comme chez les Vertébrés dans une cavité solide spéciale ; il est simplement placé dans la partie supérieure de la tête, au milieu d'une foule d'autres organes, tels que muscles , glandes, trachées, etc. , et seulement recouvert de son névrilème.

ARTICLE PREMIER

§ P'. Anatanie,

Les Ai^NÉUDEs ayant généralement Je corps composé de s^^ments semblables, leur système nerveux suit le plus souvent la [M*emièrc loi, et ses parties présentent de là une disposition très-uniforme.

Ces animaux étant d'ordinaire privés de quelques organes de sens, comme des yeux et des antennes , tandis que les tentacules qui garnissent la tête de plusieurs d'entre eux ne paraissent pas jouir d'une sensibilité beaucoup plus délicate que le reste des téguments, leur cerveau est généralement fort petit, et souvent à peine plus gros que les ganglions inférieurs, surtout che; ceux placés en tête de la classe, et formant les genres dont l'organisation est la plus simple, ceux ,composant les ordres des abrakches et des sigyapodes , où les nerfs sortant du cerveau se ^)ordent dans les muscles de l'extrémité antérieure du corps, à peu pi es comme ceux des autres gangUops, mais parais-

8TSTÈMB TVSRVEiniL msS AIVNÉLIDES. 345

fle&t se rcDchre phw particulièrement dans les parois dé là cavité^ buccale, oà ils remplissent probablement en partie les fonctions de nerfs ^ustatifs: ces animaux, quelque simples qu'ils soient, devant nécessairement posséder le sens du goût , afin de pouvoir choisir leur nourriture. Le cerveau est cependant déjà plus volumineuT chez les Hirudo que chez les Lutnéricus , et bien plus encore chez les espèces supérieures de la classe , telles que les Jphrodita , les Nerets et les Leodice, faisant partie de Tordre des dorsibrànches , qui ont déjà une tête distincte composée de la réunion de plusieurs segments rânpies du corps , qui possèdent des organes masticateurs fort développa, et surtout des yeux et des antennes.

Les gangiions inférieurs produisent assez généralement deux paires de nerfs qui se distribuent aux muscles du même segment.

Quant aux organes <ks sens, on ne trouve d'ordinaire chez ces animaux, ainsi que J6 viens de le dire, ni yeux, ni antennes, et pas même de pattes qui puissent servir au toucher actif.

On jie connaît pas non plus leur organe olfactif, et la plupart des ABRANCHEs paraissent réduits au sens du goût, résidant dans les parois de leur bouche , où se rendent en effet des troncs nerveux assez forts partant du cerveau ; du qoins dans les Lutnéricus et les Hirudo , où je les ai vus. On ne connaît pas le système sympathique.

11 n'existe , que je sache encore , aucun travail satisfaisant sur le système nerveux d'aucun anniIude ; je signale cette lacune pour engager ceux qui seraient à même d'étudier l'organisation de cette classe d'animaux, et sur des espèces supérieures, de vouloir bien publier le firuit de leiH*s recherches.

§ II. Dissection et conservation.

Pour préparer le système nerveux dqs ANNi^Lmes , il faut ouvrir le corps le long de la Ugtie dorsale, ayant bien soin de ne pas trop enfoncer l'instrument dans la tête, où l'on peut facilement endonmiager le cerveau , situé au-dessus du commencement de i'oesc^hage , et les neriis qu'il produit demandent à être disséqués avec précaution , étant placés très-près des téguments. Quant à la série des ganglions de la moelle épinière, on la découvrira sans difficulté, sitôt qu'on aura enlevé le canal intestinal, qu'on coupe en avant à une petite distance derrière le cerveau.

Les* ganglions inférieurs et les nerfs qu'ils produisent sont appliqués contre les téguments du ventre, et sont très-faciles à distinguer.

Après avoir coupé tous les troncs nerveux du cervoau à la plus grande distance de ce dernier, et l'œsophage à son extrémité la plus antérieure.

Mtf «TS1

4Nidélicbe l6 tout es aneiMMs det «rp>« iiiwiiUMHii , gt , ia i»

pKint en arrière, oacoptimiet œiiycr de i&iw lei iwrfe tortmt to gaagitO0»iofénewrf, à m^eMMre qa'«if «me, cl Pas enlève péwl, «i| me eenle pièee, tonte la partie oentmledn flfUAne céfiniùnMr 4îeB, aiui qne le iio«t de V(vmfiiÊ%n ; m pmi» eette nane aons k loupe en la plaçant dana Tnau sur nn piaaaan en Mége iieiri nn r^ mne n» peu le§ direraea partiea, afin qv'elea ae décariMK ks «ni des auCrea, et on 4ftcbe de replaser |p toat dana aa diapoaitioB nalnrelie; on enlève ensuite parcale par plrerfle ka fragawita d'or^me qui adkènnt au oorvean cl à la amlk épnjèm, et le i^m de r«*»» phage en dernier, ain de pnnvnir bien voir a npa r avan t eonmoit k crifier nerveux J endsnaBe. La pidpaïa iia n M^^ m «Ka^aine kîen h foraie et k diapoaiiioo deagangÛona ainai qne l'origine dee «eris.

Quanta h «onaervatioa de k pîèee anatonéqne, «iNe «allait difficile va que k matiévenervenae se coagniant dans k Ik p ien r, an «a»iracte , et tout se défonne*

ARTICLE II

BV av^tÈMB BfBRVSJIFX OSS MTIlAPOnE^,

5 !•'. Ànatomie.

LesMkmkP&Êis, ayant im corpa ve i n rtf u i âne ■oeanne tes A«n#ides, ont aussi tieaueonp'dVHiMl^'e avecees aninnuceonste raypêrt delanr sy^tôfne ^ervelmi; t$*M4kdireqne k» segosenis étant % peu pr%s Mmblables entre eux , ils ont chacun une paire de gnn|jlions. PansTotnA^ê des CHiuoGNATHEs, OÙ chaque segment porte deux paires de pattes, ks ganglions sont anesl donUes, c''e9t^-dine tpi**! y ei a deux paires consécutives dans chaque segment, une pour chaque paire de pattes; mais elles ne sont fU senMaMes : de manièt^qne k lot igéoér^ lï'en éprouve pas de véritable eacefAion , les mêmes parties ne «e répétant qu*mitanft de Ms <qu*il y a de segments an eorps.

Quant au cerveau , i^ esi déjl tneauconp plus vfdunrinent que viiei les Amiêlides, la 4ête elle-même étant plus grande, ^s comf^qnêe, «t porte des organes de sens plus patfàfl^.

fje néMTosome^^phfAïqtie (nO^ienr, fbrmé }^r !a rdnnion de tnotes les fMÂres de ganglions des divers segmeuts qui se «ent i^nnk li la tête, est plus volumineux que les autres ganglions sous-ventraux restés isolés; mais il produit aussi phis de troncs nerveux , oon>esp9ifliant à tous ceux que les ganglions qui le composent devraient produire s'ils étaient séparés.

îjes f^euT.y m ndmhre de quatre de chaque edié, «li«5 k St9i&*

SYSTEME NtiMtfillit HMilt Al APODES. 347

ftnêha mà^dtans , sdtit wiaA \ fait «emfalafole aux SéemmaUs (m ;«ux fâin^ des Insedes , dont j« f»arter«i à rsrtide «uf?fl»t au<|««l je retmue. Jt ferai àeateffleAt remarquer td qti« , dans g€8 ytnx qoi sont 1^ gros, le crisCattNi se sépare assez fiidleRieiit de la cornée proprement d$le, ft iaq^^H adlièpe, tandis qne diez les hlseoiie» cette adhérenee esc bien phis^fntoie. Les nerfts of>ti«f«es sknj^es sont d»tiocts dès leur sortie du cervean , «t tte se renfleftt qoe pdur ^omifr le^^lobes qui pattûssent ^M de siinpk» re^emeMs de ees nerfs; tandis qulls renlermefft encore plusieurs autres parties àmi je ps^leni dans le chapitre suivant.

Les antennes, abs^nment anatog«KS à cdks des Insectes, qp» je décrirai a^ee q»^q«ies détaik^ koé. ^é regardées ^ «eus tes oatttrah Bstes cottune étant les ^ganes du toucher ; tandis qu'à est àâcn pèos prafcahle «pie ce sont les organes de Touie , ^ôosi ijne je le feraii vm en pariant ééb sens. Le«irs sei^ Hissent de la panâe aRtérienpe «tu TcerteaM, ^ as fomieftt, dès leur migSÊ^ un trèfl-gros renflâneot im Hanglion «spéciiell, duquel i»artent 4m% gros faisceaux 4e net^s qccoHs fm \ f anftre qw se poitent dans Tantenne , où ils se éistribueiitç et àmtfun «st {M^ébablemenl le «erf ti»Aewr, et l^attire le nerf «ensitifE.

i3ûfft \e^ IMm tes ^^ètlit ^ont en bien p^s grafnd ^nombre que cbee ^SifèîoptMkrêb , et seniMallès atix yenx cotnposés des <]rQstaoés et d« tesetttès;

^ II. Dissection et conservation.

On procède à peu près de la même manière pour préparer le-sys* tème nerveux des myriapow^ qiepopr qeitui des Annélides. On ouvre le corps par le dos , au moyeu des mêmes procédés , quant à ce qui concerne les cniLOfOnEi^ , dtMt 4e$ té^&ttretfts sont assez flexibles pour être facilement repliés sur les côtés et ensuite enlevée  la tête seulement, où Ton éprouve nn )^m tJlùs de fiificulté, on peut couper cir- ^Qulajri^n^eAt wipeM du hprd.de la ^uèce épic;râûieftne ainsii que dcson ^ineat accessoire,, at|n 4e détacher la plaqua siji|)érieure tqut d'uu^ ^Mèpei ;inais il v^^ mif u)c ouvrir la ^ê^ e» dessus eu y faisa.nt une pejy^e .vww^rtur^ 4W wo^'.ep 4u ti^^pçhQir.eJ« jdétachant wnp plaque, et (^ganid^ ,e99uUe4;ette«uv^rtur.e en 4;oupapt Tépiçrane par trs^^^ants et iKU^^Q Ffjpîi^nt les^euxiftoitiési'C^ ue pourrait .se faire saufs risquer de tout rompre dans la tête. En enlevant la plaque sMpérieuie du crâne , il faut avoir soin de ne pas emporter la partie qui porte les yeux, ni celle sur la^^MUe^swit ia^lniUées i^ antennes, afin de laisser les organes en place. Le corps une fois ouvert , on procède comme pour les Autjâîdes.

Le corps des MYftiAt>oDEs étant très-Héxible entre ies segiftems , surtout lorsque l^s arceau^ supérieurs sdntetflerés, -on dblt^voir sOlh

348 «YftTBHg «nveox.

de lui laire faire le mmns possible d*iiiflexîoiis par lesqudles on pourrait rompre les cordons de la moelle épinière. Pour éviter cet inoonvénieot , je fixe le corps de Taolmal avant de l'ouvrir sur un plateau long et étroit en Ty attachant avec des épingles que je plante dans les parties latérales du corps; et alors seulement je procède à Touverture de ce dernier que je puis plus facilement manier entre les doigts que s*il était fixé sur un plateau large.

Pour les GHuxNSNATEs, dout les téguments sont très -durs, et où il n'y a pas de bandes membraneuses latérales qui permettent de rabattre la partie dorsale sur les côtés, il faut procéder tout autrement Le corps sera également fixé sur un plateau étrmt, mais comme on ne peut pas le transpercer avec des épingles, on plante des agrafes à côté , mais très-serrées contre le corps , et on les enfonce jusqu'à ce que leurs crochets appuient sur celui-ci ; de manière qu*il se trouve comme saisi entre des branches de pinces. On plante ainsi une paire de crochets à tous les deux segments. On commence ensuite à TexU-émité postérieure du corps par couper de chaque côté un segment après Tautre, au moyen d*un petit ostéotome, ou de ciseaux, en même temps qu*on soutient avec les doigts de la main gauche la partie sur laquelle on agit : et, à mesure qu'un segment est coupé» on enlève entièrement sa partie supérieure pour qu'elle ne gêne pas; en contmuant ainsi jusqu'à la tête, et l'on procède ensuite à la véritable dissection comme

pour les CHILOPODES.

Les préparats du système nerveux ne peuvent que dilficilement être conservés.

ARTICLE IIL

S I". Jnatomie.

Le système nerveux des insectes varie considérablement dans la forme et la disposition de ses ganglions, suivant que le corps se trouve dans les diverses conditions exprimées par les lois indiquées {4qs haut. On distingue très-bien chez les Insectes , outre le système céphaio-rachidien, aussi un système sympathique^ qui n'a du reste encore été découvert que chez les Vertébrés, ainsi que dans quelques espèces de Gastéropodes.

A. SYSTEME CéraALO-lt4CHi]HIN.

La tête étant mobile , et les organes de la bouche le plus souvent bien développés, le cerveau se trouve placé dans la partie supérieure du crâne, entre les deux muscles adducteurs des mandibules, iminé-

dîatemcnt an-dessus du pharynx. Les deux gangiioos qui le composent sont généralement bien distincts, quoique réunis par une commissure presque aussi grosse qu'eux. Le plus souvent il est simple , ne formant de chaque côté qu'un seul renfleméht ; mais dans les hy- MiiNOPTÈRES, et spécialement chez les Fespa, les insectes les plus inidëgents, on remarque distinctement à sa surface quelques circonvolotiotts qu'on ne retrouve pas chez les autres anbi aux articula , en inême temps qu'il est aussi fort gros. Cette conformation est, ainsi que je l'ai déjà fait observé plus haut, fort remarquable en ce que chez les Vertébrés les circonvolutions paraissent aussi d'autant plus marquées ( t plus nombreuses que l'espèce de l'animal est [dus intelligente.

Le cerveau ne produit généralement que les nerfs optiques y les antennanx et les pédictUctt ou cuisses du cerveau , qui passent aux ganglions inférieurs, ainsi que les pédicules des principaux ganglions du système sympathique.

Les ntrfs optiques se distinguent ensuite encore en deux espèces : ceux des yeux composés toujours au nombre de deux troncs fort gros, et ceux des yeux simples, ou stemmates, propres à certaines espèces seulement, comme les HYMi^NOPràREs et quelques néiiiPTkRES, tels que les Cicada, Mais ces yeux simples ne sont jamais qu'au nombre de deux ou de trois*

Les nerfs des yeux composés sortent de la partie supra-latérale du cerveau , et se portent en dehors vers les orbites , dans lesquels ils pénètrent. Chez certaines espèces , comme les Meloiontha , ces neifssont à eux seuls plus gros que tous les autres troncs nerveux du coips pris eosemble.

Les, nerfs des stemmaies sortent de la partie supérieure du cerveau et de la couunissure même des deux hémisphères. Ils ne forment souvent qu'un seul tronc à teur origine et se séparent ensuite en deux ou trois branches qui se rendent dans les stemmates placés au vertex. Ces nerfs sont généralement fort gros , quoique beaucoup moins que ceux des yeux c(»nposés.

l>9ns d'autres espèces chacun de ces nerfs nait séparéuient sur le cerveau , mais toutefois très-près les uns des autres.

Les nerfs antennaux sortent d'ordinaire de la face antérieuro des hémisphères , et se dirigent droit vera la base des antennes , dans lesquelles ils pénètrent. Le plus souvent je les ai vus se renfler en uu petit ganglioa après leur sortie de l'encéphale.

La quatrième paire , sortant du dessous du cerveau , se rend sur le prenoder ganglion central du système sympathique.

La cinquième paire, naissant sur la face postérieure du cerveau, se rend dans la prenxière paire de gaitglions iatératur> du système sympathique.

350 ftirSTEME NERVEUX.

La siœiènu paire cérébrale ^très-lorte , pédontmUg oa ewsut du c&rveau , sort égaleuMSl de la lice inlérieiire de» kéaûspiyhpes et se tlirîge eo denowen einbrassaal l'œsophage comme on eottier pour se rendre sur la première pwe de gan^kitts Teottraiii de k moelle épînîère , placée dans la tétê.

Cette première paire de gangU^ns êoug-CBêophagi^êê est formée dans le principe de la rémiion desdnrersfaDglîms propres anx segmevts qni se sont confondus avec la tête ^ et dont les pattes se soit transformées en organes de mastication. Aussi cette paire de ^pmgHons , ou plutôt de néTrosomes , fovmit^le les nerîs de» nun^bules , des mâchoires et de la lèvre (inférieure), rans dottt toi disposîtioiw varient Outre ces neris , qui se rendent dans ks organes masticateurs , cette paire de ganglions en produit encore ooe ou deox antres paires peur les muscles eontems dans le crâne.

Les deux ganglions sous-œsopbagiens produisent en avant deux forts troncs nerveux , ou leurs itras , qui se portent en haut pour se continuer avec les cuisses du cerveau en formant le collier de l'œnophage. Ib produisent de même en arrière une paire de pédonetUes ou ouisses aussi forts que les bras , lesquels se rendent sur la pnirê de ganglions suivants , contenus dans le corselet

Les ganglions du corselet et des deux articles du thopaao produisent i^rfusieurs paires de troncs nerveui , dont la plus forte se rend dans les pattes ; et sur ie thorax, la paire la plm considérable aprè» les nerfs cruraux est celle qtn va dans la ps^re d'aâes k plos grande » et le tronc qui suit pour la grosseur se porte dans lu paire d'ailes la plus petite , à moins que ceile-ci ne soit rudinoentalce; Les autres nerfs se subdivisent en majeure partie aux muscles coitteÉus dans le corselet et le thorax.

Les nerfs aédominaux , au nombre d'une I trds paires pour chaque gangiien , se distribuent presque entièrement aux luusdes dei segments respectifs. Bniin les cordons de ia meeiie épividère , qm sortent des derniers ganglions , formant d'ordinaire des troncs fùti gros, se rendeitt généralement dans Tapparéil génital, et «pédatoment dans les muscles qui en dépendent

B* SYSTÈME SYMPATRlOTËi

Le système sympathique m de la vie auîèthatiqfUi est« edmme chez les Yeriéhrés , formé par tm certain tiombre de petits ganglions liés entre eux par des cordons nervêfut , et coinmuniquc avec le système céphalo-rachidien princlpakment par deux forts troncs' nerveux qui se rendent dans le cerveau. Ces ganglions produisent en outre divers autres troncs nerveux qui s'anastomosent avec

SYSTEME fienvmix »es iivbectes. SSI

k9»tf«tf» qpiaattt, «!S se refluent cbm les (^gaac» de ki vk auttmnjH tique.

Qi}ekpie«^fiQ9 de ces gangHoo» pbcés dam la tête cmt déjà été ifêrew \m Ltmvt àim la cheidlfe da smule ; mal» il ks décri?it eotnoM des mtmtté do cenreaB , et ite reconmit pas qu'ils faisaient partie d^im ayatèfte spécial, le les ai fait connaître poar la première fm eommt trie dan» mes Considérationê génémieê êur fana-' ternie oemparéedeê animaux êirHcuiéê, oà j*ai décrit cpielque»- T^$ de ces gaflgUam ; et dq>uis j'ai été à méaie de les mieint étudier daM Jcor enseoMe dans rnie grosse ei^ce tfoHtHOPtfcHES , le Bradyjwrus Daêrptis ; mais ce petit travafl n'a pas encore été publié.

J'ai décrit chea le» Meialontha vuigaris^, outre deut ganglions impairs placés sur le pharynx et Forigine de Tœsophage et con*stitnant la partie centrale des nerfs sympathiques, encore deux paires soas le nom de gangiionê acoessaires du ctTvexvu , étant ptaêéa derrière ce Yiscère , auquel ils tiennent par un fort tmnc ner- ▼eox. D'Aprôs Tétnde que j'ai faite de ces organes ehex d'autres In-^ sectes ^ et spécialement diez le Bradppôrus Dasyfns , je crois êmmf oon^dérer ces gangtions comme appartenant an contraire au système sympathique , airtsi qoe quelque» autres encore que j'ai découverts dans cet oRTHOPTfene , et qoi m'avaient éthappé cbeï le Me- MimtAa vnigatiê * cause de leur extrême petitesse.

Le» deu* moitiés de !'eiicé{d)ale prodtrisent chacune h sa face înft* Heure un fort tronc nerveux qui se porte en dessous et se recourbe en avant , puis en dedans , pour se rendre sur ûu gan^on impair , triangulaire, plaeé sur le (Âiarynx au^levant du cerveau. Cest le premier et prinèipût ganglion du spmpathique.

Dnns le Mei&têmthd ifUtgatiê , j'avais i)ieu reconnu les dent nerfs qui sortent des côtés de ce» ganglions \ mai» leur extrême peti^ ceSÉpe dan» «et insecte ne me permit pas de les suivre jusqu'au certeau, ^atsftt^tte! ils rentrent, ainsi que je Tai vu d'une manière bien ifAàmèéÛtm le Bi*éd^oruê Dasypug.

De l'angle postérieur de ce ganglion sort nu troisième tronc impair, qui se prolonge en arrière , appliqué sur le pharynx , et ^ termine au second gangUon^ également impair, mai» plus petit, placé près de l'origine de l'oesophage. Ce second ganglion produit de chacpie <eê«é «n ir(mt nerveux qtii ce recourbe en dessus et en arrfètie pour se i^êiidi«è }k la foce inférieure de deut autres ganglions beaucoup phrs voîiimineux placé» derrière le cerveau (les accessoires du cerveau , décrits rtleï le Meiolontha vuigari^), queje nommerai fa premier t

^ 09nsêâérations générâtes, etc.

paire 4a ter aie du sympathique. Deox autres troncs se porteot e& arrière sur les glandes salivaires.

Vn troisième gangiion central, impair, mais très-petit, est placé ï la ligne médiane dans le chaperon, entre les muscles él^ateurs ultérieurs de la membrane palatine. U communique par un tronc anastomotique avec le premier ganglion, et par on autre avec le nerf labiaL

La pnmière paire latérale du sympathique, beaucoup plus yolumineuse que les ganglions précédents, est placée à droite et à gauche au-dessus du second ganglion central. Chez les Meioi^ntha j*en û trouvé deux paires, et une seulement chez le Bradyporus Dasypus; mais je ferai remarquer que chez ce dernier ils sont formés de deux lobes qui semblent indiquer que chacun est réellement formé de deux confondus.

Chez le Bradyporus Dasypas ces ganglions ont à peu près la forme d*un cœur fortement déprimé. Us produisent à leur £ace inférieure un fort pédicule , qui se continue avec celui de l'angle postérieur du second ganglion central. A leur angle postérieur ils se terminent par deux petits onglets, qui semblent être les origines de deux nerfs que je n*ai jamais pu distinguer. Deux autres onglets semblables se remarquent aux bords interne et externe.

Le lobe interne produit trois troncs nerveux , dont celui plaèé en dedans se porte sur la face postérieure du cerveau; le moyen se divise en deux branches , dont Tune se rend également sur le cerveau , et l'autre se porte en dehors et rentre dans un très-petit ganglion latéral for tuant la seconde- paire.

Le second lobe produit deux gros troncs : Tinteme se rend sur la seconde paire de ganglions, qui semble n'être qu'un renflement de ce nerf; et, par une seconde branche, il communique avec une troisième paire de ganglions placés plus en dehors.

Tous ces ganglions produisent en outre plusieurs troncs nerveux qui se rendent , soit sur des nerfs de la vie de relation pour former des anastomoses entre les deux systèmes, soit sur les glandes salivaires, soit sur le pharynx ou l'œsophage.

§ IL Dissection et conservation.

Pour préparer l'encéphale des insectes , on doit ouvrir k tête en dessus, comme pour les Myriapodes. On fait à cet effet une petite ouverture au milieu du crâne, en enlevant simplement une petite calotte des téguments, en taillant d'avant en arrière et en sciant le moins possible, afin de ne pas rebrousser les fibres des muscles qui se rendent la plupart de là obliquement en dessous et en avant, soit sur le pharynx, soit sur les nmscIcH moteurs des mandibules. Le crâne une fois

ouvert, on peut déjà mieux se diriger, voyant quelle est la disposition des parties que Fécaille qu'on vient de couper recouvrait , et Ton agrandit petit à petit le trou jusqu'à ce que toute la partie supérieure de i'épicrâne soit enlevée , sous laquelle on trouve facilement le cerveau vers le milieu, entre les deux muscles adducteurs des mandibules ; envoyant ses deux gros nerfs optiques dans les yeux composés ; et le débarrassant petit à petit des parties circonvoisines, on le met entièrement à découvert, ainsi que les ganglions du système sympathique, et les nerfs qui partent des uns et des autres.

Quant aux ganglions inférieurs , il est difficile de les préparer en une seule pièce avec le cerveau, celui-ci couvrant la première paire; et d'ordinaire on doit préparer chaque paire à part. Après avoir bien vu le cerveau, on l'extrait en coupant soigneusement le collier de l'œsophage à sa sortie de ce viscère; et, enlevant ensuite le pharynx et l'œsophage par lambeaux, on découvre nettement la première paire de ganglions sous -œsophagiens. Pour bien voir celle-ci, il faut fortement rogner le crâne sur les côtés, et l'enlever en entier dans sa partie supra^antérieure jusqu'à la base des mandibules, ayant soin de bien fixer préalablement ces dernières, ainsi que les mâchoires, pour qu'elles ne remuent pas pendant l'opération ; car on conçoit que si elles se déplaçaient en différent^ sens en se mouvant dans leurs articulations , leurs muscles tiraillés détruiraient tout dans l'intérieur de la tête. On les fixe, non pas en les traversant avec des épingles, ce qui serait le mieux si ces organes n'étaient pas trop durs, mais en plantant à côté diverses petites épingles qui les empêchent de s'ouvrir.

Après avoir suivi les nerfs mandibulaires jusqu'à leur entrée dans ces organes , on les coupe à une petite distance des ganglions pour conserver leur origine sur ce dernier. On enlève les muscles des mandibules avec précaution par petits fragments pour ne pas déranger Jes nerfs maxillaires, labiaux et linguaux placés au-dessous. Enfin, on détache les mandibules elles-mêmes pom* disséquer les couches les plus profondes de la tête , où l'on enlève au fur et à mesure les parties , ayant toujours soin de ne pas tailler les muscles à rebours de leurs fibres.

Les autres ganglions de la moelle épinière doivent aussi être préparés en ouvrant le corps par en haut ; mais conune ils sont placés contre la paroi ventrale , on peut enlever d'un seul coup toute la moitié supérieure du corps.

On coupera à cet effet, soit avec des ciseaux ordinaires, soit avec le trandioir, suivant que cela est le plus commode, tout autour du corselet, du thorax et de l'abdomen, une petite bande des téguments ; et, fixant ensuite le sujet sur un plateau en liège, le ventre en bas, on enlève avec facilité les parties supérieures.

Page 1