ORGANES DES SENS
leur disposition droite; mais il est évident que, par cette habitude même, on devrait toujours les voir dans la première de ces positions. La raison pour laquelle nous voyons les objets placés dans leur situation redressée, me parait au contraire fort naturelle; en effet, chaque point sensitif de la rétine peut être considéré comme le siège d*une perception spéciale; et si je puis m'exprimer ainsi, comme le lieu d*une intelligence particulière , où chacun fait éprouver au moi une sensation par laquelle il lui indique que le point coloré dont il est empreint est placé vis-à-vis , dans la direction de Taxe qui traverse la pupille; et comme tous ces axes se croisent dans cette ouverture, les perceptions d*en haut sur la rétine sont senties comme venant d'en bas , et celles de droite comme venant de gauche, et réciproc[uement, absolument comme nous faisons lorsque placés dans un appartement, nous voulons voir ce qui se passe au dehors de la fenêtre, où nous nous plaçons à droite pour apercevoir ce qui est à gauche, et en haut pour ce qui est en bas.
On trouve aussi extraordinaire que, bien que nous ayons deux yeux , nous ne voyions cependant pas double ; la raison de ce fiait est que les deux images sont projetées au dehors sur un même point; en d'autres termes , que les deux perceptions se confondent , c'est-à-dire que nous voyons réellement deux objets, mais placés dans le même lieu et comme superposés; et Ton peut s*en convaincre par une expérience facile à faire. En plaçant devant les yeux , à une distance de 2 à 3 décimètres un petit corps quelconque , tel qu'une tige vefticale, on verra un objet placé plus loin à droite ou à gauche de cette tige, selon qu'on ferme Tun ou l'autre œil. Si maintenant on regarde fixement la tringle avec les deux yeux, en portant son attention sur l'objet éloigné , on voit ce dernier deux fois , c'est-à-dire à droite et à gauche de la tige ; et si l'on ferme tout à coup l'un des yeux , c'est l'image du même côté qui disparaît. Le contraire a heu lorsqu'on fixe l'objet éloigné ; alors les axes des deux yeux se croisent à la distance où il est placé, et la tringle paraît double, la voyant avec l'œil gauche à droite de cet objet, et à gauche avec l'œil droit; et fermant l'uû des yeux , c'est l'image opposée de la tringle qui disparaît. Les deux images sont d'autant plus écartées que la tringle est plus rapprochée des yeux , les deux directions dans lesquelles on les aperçoit formant des angles plus ouverts; et si l'on fixe successivement des points placés au delà, toujours de plus en plus près, on voit les deux images de la tringle se rapprocher l'une de l'autre et se confondre enfin, lorsque l'objet éloigné arrive à la distance de la tringle, c'est-à-dire qu'il se confond avec elle; et l'on voit ainsi les deux images se superposer, pour n'en former qu'une seule.
§ IL Dissection.
Le sens du tact étant placé dans la peau, où il réside dans les papilles nerveuses faisant saillie sur le derme , on prépare ces papilles en même temps que les autres parties des téguments. On commence pour cela par séparer Tépiderme qui les enveloppe , en échaudant la peau, ou bien en la faisant macérer pendant quelque temps dans de Feau. En enlevant ensuite cet épiderme, qui se détache facilement, on trouve les papilles qui font saillie sur le derme.
Le goût, résidant également dans des papilles nerveuses , surtout bien distinctes sur la langue , on les met à découvert par les mêmes procédés.
Quant au sens de Todorat , comme il réside dans la membrane pituitaire, où se répandent une foule de rameaux des nerfs olfactifs, sans y former aucun appareil spécial, pas même des papilles apparentes, la préparation de ces organes se réduit à une simple dissection de tissu et à des recherches de ranmscules nerveux ; pour cela, il suffit de détacher quelques parties des parois des fosses nasales, surtout des cornets et des anfractuosités de Tethmoîde, et de les porter sous la loupe en examinant la surface dans Feau. On peut échauder la pièce pour enlever plus fadlement Fépithélium, afin de mettre les nerfs à nu.
Les préparations de ForeiUe interne sont bien plus difficiles, Tappareil acoustique étant non-seulement très-compliqué ; mais logé encore dans Tintérieur de Tos le plus dur du corps, et de là fort difficile à mettre à découvert. Cet os étant toutefois beaucoup plus tendre et plus spongieux chez les jeunes sujets que chez les vieux, et cette partie de Fappareil étant déjà à la naissance presque aussi grande que chez Fadulte, en même temps qu'il est presque tout aussi bien développé, c*est principalement sur des sujets très-jeunes qu*on cherche à le mettre en évidence pour Fétudicr.
Pour voir le mieux Fintérieur de la caisse et de la cellule mastoïdienne des CARNIVORES , animaux où ForeiUe est le plus développée , on fera sur la tête osseuse de ces animaux, sur celle du Chat^ par exemple, type de cet ordre, et sur un individu dont Fossiûcation est complète et la membrane du tympan bien entière, une première coupe horizontale au moyen d'une scie très-fine; et divisant la timbale, à 1 millimètre au-dessous du trou auditif externe, en enlevant ainsi une grande calotte de cette ampoule osseuse , on ouvre par là à la fois la caisse et la cellule mastoïdienne, et Fon voit surtout l'intérieur de celle-ci , qui est plus largement ouverte. On voit la cloison qui sépare les deux cavités, et la position de la fenêtre cochléaire, ]^ac^ chez les Feiis de manière à communiquer à la fois dans Fune
396 •ftCANis ns sihs.
et dans Fautre. On coupe ensuite par petits morceaux cette cloisoii , ainsi que la moitié infra-postérieure du cadre du tympan , après avoir détaché avec précaution , au moyen d*un scalpel fin , le tympan , de toute la partie du cadre qu*on vent enlever, afin qu'en emportam cette pièce le tympan ne se trouve pas tiraillé, ce qui pourrait facileiBent causer le déplacement du marteau. On met par là à découvert , d'une part les osselets de Foule , qui se trouvent tnès-souvent bieo ee place, et de l'autre le dessous du rocher, où l'on voit le promontoire , les deux fenêtres, et la dépression digitale dans laquelle s'attache le mascte Ëustachien, tenseur du tympan.
Pour voir les muscles moteurs des osselets, on fera les mêmes coupes sur une tête fraîche , sur laquelle on aura eu som de ne pas détacher de Tapophysc ptérygoîde, le muscle Folien, dilatateur de la trompe d'Ëustachius. La caisse ainsi ouverte, on verra dans sa partie la plus antérieure ce dernier muscle se rendre par son tendon terminal à l'apophyse du rocher, et adhérer par son bord postérieur à la trompe d'Eustachius, dans laquelle on introduira une sonde par son orifice guttural, placé au-dessus dti sommet de l'apophyse ptérygoî^ près du corps du sphénoïde , pour h faire ressortir par l'orifice intérieur. Ce dernier orifice ne peut cependant être facilement aperça qu'après avoir enlevé le marteau. Devant le promontoire on remarquera chez les F élis, le muscle Eustachien diifiicileà voir, étant placé profondément au-dessus du marteau qui le cache, et devant le promontmrc qui empêche de le voir par-derrière. En enlevant avec précaution et par petites parcelles la partie postérieure de l'os squammeux sans dépasser en avant le niveau de la fenêtre vestibulaire , dans la crainte de détacher l'enclume qui s'articule là avec le squammeux et la partie correspondante du mastoïdien , on ouvre d'abord la partie externe de l'aqueduc de Fallopius, dans lequel passe le nerf facial ; et repliant ce nerf en dehors , on découvre entre lui et le sonmiet do promontoire la cavité pyramidale dans laquelle est logé le miscle stapédien : mais il faut avoir smn de ne pas. enlever la paroi externe de cette cavité , dans laquelle passe le canal semi-circulaire horixontaL On enlèvera ensuite avec soin la partie du squammeux qui concourt à former le cadre du tympan : on emploiera pour cela on un couteau, pour enlever l'os par petits copeaux, ou bien une lime, afin d'approcher petit à petit de l'apophyse externe de l'enclume, qu'il ne faut pas détacher du squammeux ; mais il faut user ce dernier jusqu'au près de l'apophyse. On verra de cette manière tous les osselets à nu.
Pour voir le mieux l'intérieur du labyrinthe , il faudra ouvrû* séparément chacune de ses cavités. On isole pour cela le rocher. Dans le contour externe de la cavité pyramidale , on trouve le camal senû-cârculaire horizontal , qu'on ouvrira en usant le bord externe au moyen
ORGANES DES SENS DBS XAMMIFERES. S91
d'une lime ou â*un scal()el bien tranchant. Une fois ouvert dans le miKeu , on introduit une sonde dans ses deux branches pour voir leur direction , et on les poursuit jusqu'auprès de leur entrée dans le vestibule.
Le canal semi-circulaire supérieur, on lé trouve de même dans le bourrelet qui circonscrit en dedans la dépression qu'on remarque à la face interne supérieure du rocher, an-dessus du trou auditif interne. Bnfin le canal semi-circulaire postérieur est caché dans Tintérieur du, rocher, en se rendant du canal horizontal au supérieur, qui , étant ouverts, font facilement trouver le postérieur.
Il est assez difficile de découvrir ces canaux en sculptant le rocher d'un homme adulte, mais très-facile chez le fœtus ou l'enfant à terme , où ces canaux sont de matière éburnée, et la partie du rocher qui 'les envdoppe de substance celtuleuse.
Pour ouvrir le plus convenablement le vestibule , on coupera , chez le chat y le rocher en deux parties au moyen d'une scie bien fine, dont le trait passera le plus près possible en arrière des deux fenêtres sans les entamer, et h la face opposée également en arrière et à 1 millimètre <ki trou auditif interne. Dans la pièce postérieure seront percés les ■quatre orifices des canaux semi-circulaires , et sur la pièce antérieure on Terra l'orifice de la fenêtre vestibulairc. ^
Il faut ouvrir le limaçon par la face inférieure du promontoire. On fera on trait de scie en travers sur le promontoire , parallèlement au plan de la fenêtre cochléaire , à une petite distance de celle-ci , laissant tout simplement le cadre de cette ouverture. On n'approchera par ce trait de scie du milieu de la fenêtre vestibulaire qu'à une distance égale au diamètre de cette deniicre , afin de ne pas entamer la cloison spirale, et l'on enfoncera avec la scie jusqu'au niveau du centre de la fenêtre cochléaire. Un second trait de scie sera fait le tong de la face infra-postérieure du promontoire , parallèlement et à 2 millimètres du bord interne du rocher. L'os étant courbé , on aura soin de ne faire .pénétrei' la scie sur chaque point que juste ce qu'il faut pour percer dans la cavité , et on l'étend jusqu'à la rencontre de la gorge oblique •qui marque la séparation des tours de spire du limaçon. Un troisième trait de scie , placé en arrière de cette rainure , sera dirigé du second vers le bord antérieur de la fenêtre vestibulaire , dont on n'approchera 'qu'à h distance de 1 millimètre ; enfin on réunira l'extrémité de ce trait à celle du premier par un petit sillon fait avec un burm , afin <[tt*en faisant sauter la petite pièce ainsi circonscrite on ne brise pas le cadre de la fenêtre. En enlevant cette plaque, on ouvre le dernier tour de la <^rvité du limaçon , c'est-à^iré le plus lai^e , et , pour ouvrir également le premier, on enlève une pièce demi-circulaire sur la iiwe*iiiféHeareâe'la saillie du promontoire placée aunlevant de la^^orge
392 OEa\N£S DES SEKfl.
qui sépare les deux tours de ^ire. Le sommet du limaçou , se trou* vaut au centre de cette saillie , on tracera une ligne allant du milieu de la fenêtre vcstibulairc à ce centre , et l'on fera un trait de scie à un demi-millimètre en arrière , et paraUèlement à cetle ligne , sans pénétrer dans la cavité. Cette taille formera la diamètre du demi-cercle. Une seconde taille sera faite au-devant de la gorge qui sépare les^ deux tours de spire , également avec la précaution de ne percer qu*à peine Tépaisseur de Tos ; et , enûn , une troisième , parallèlement à la face supra-postérieure du rocher , et réunissant les extrémités antérieures des deux premiers traits , et la pièce sera enlevée par petits fragments. Les deux ouvertures une fois faites, on les agrandit, coaune on le juge à propos, en usant les bords.
Pour voir le canal qui parcourt Fépaisseur de la lame spirale séparant les deux rampes , on n'aura qu*à faire sur cette lame une taille perpendiculaire à la columelle.
Quaut aux autres MAMMiFkRES, on fera à peu près de même.
Pour suivre le nerf acoustique, il faudra choisir le rocher frais d*ua individu peu âgé , afm que les os ne soient pas trop durs ; on enlèvera d*abord les mêmes pièces que dans la préparation précédente , et , ' coupant ensuite presque la moitié du limaçon , on finit par ouvrir l'ombilic suivant sa longueur, où Ton trouve le nerf acoustique , dont 'on suit les rameaux. Mais on fera mieux encore d'entamer le rocher par son bord interne et dans toute sa longueur, en enlevant petit à petit l'os jusqu'à un plan passant par le bord inférieur de la fenêtre cochléaire , le milieu de l'orifice du trou auditif interne et le sommet du rocher, ayant soin de ne pas entamer le nerf acoustique lui-même. Par ce moyen , on ouvre d'abord les deux rampes du dernier tour , puis celles du premier, en faisant vers le sonunet du rocher une seconde taille qui fasse un angle avec la première en se fléchissant en dehors vers le sommet de la spire.
Les organes extérieurs du globe de l'œil se préparent absolument comme les autres parties analogues formées par des téguments ou des muscles. Quant à la glande lacrymale , qu'on découvre facilement dans l'angle supra-externe de l'orbite , ses canaux excréteurs , trèsdéliés , ne sont pas faciles à découvrir ; cependant un procédé , déjà indiqué par Winslow, réussit fort bien : il conseille de faire tremper pendant quelques moments la paupière dans de l'eau froide , et , après l'en avoir retirée sans l'essuyer, on souille de très-près, mais sans toucher, au moyen d'un chalumeau fin , d'e^ace en espace , sur la partie externe de la conjonctive palpébrale. De cette manière , on insuffle l'extrémité de ces petits conduits , et on les rend par là visibles. Une fois découverts , on peut les injecter facilement
Les points lacrymaux s'aperçoivent en renversant les paupières dans
leur partie interne; on peut y introduire des sondes fines, ou bien les injecter. Dans le premier cas, il faut tâcher, en tiraillant la paupière ,. de rendre leur direction droite; ce qui est assez difficDe , et il vaut mieux les injecter : par ce moyen , on remplit le sac lacrymal , ainsi que le canal nasal , qu'on dissèque après , pour voir leur forme et leur disposition. On peut aussi injecter ce conduit par la fosse nasale sur une tête divisée longitudinalement en deux, où Ton découvre ce conduit sous la partie postérieure du cornet inférieur.
Pour voir les muscles du globe de Fœil , on peut s'y prendre de deux manières. La première consiste à enlever toute la paroi externe de Forbite, et à étudier successivement les muscles externes, inférieurs et supérieurs ; les couper dans le milieu , et enlever ensuite le globe pour voir l'attache du muscle interne. Le globe enlevé, on verra plus distinctement les insertions de ces muscles autour du trou optique. La seconde manière qu'on emploie, lorsqu'on veut conserver la tôte intacte, est de décoller en une seule masse loutes les parties molles contenues dans l'orbite. Arrivé au fond de cette dernière, on coupera les muscles et le nerf optique ensemble au moyen d'un scalpel à lame courbe. Ce procédé est difficile; et d'ordinaire on est obligé de sacrifier les organes placés dans le globe , qui se trouvent détruits par les tiraillements et les compressions qu'on est obligé d'exercer sur ce dernier.
Quant aux parties qui constituent le globe même , il serait difficilede les bien voir, l'organe restant en place , et on l'extrait toujours , . afin de l'examiner plus à l'aise, et à cet effet on peut le fixer isolément sur un plateau , mais dans pet état on éprouve encore beaucoup de peine à le disséquer; en même temps qu'entièrement composé de parties moUes, il se déforme et s'écrase facilement lorsqu'on l'ouvre.
Pour disséquer plus commodément les yeux on a imaginé de les faire congeler, afin de donner à leur masse plus de consistance, et de les couper dans cet état suivant la direction qu'on juge à propos. Mais ce procédé a encore l'inconvénient de ne pouvoir guère être employé qu'en hiver et même pas toujours. Enfin la forme globuleuse de l'appareil empêche de le maintenir facilement en place sans qu'il s'écrase et se vide. Mais tous ces inconvénients disparaissent par l'emploi des moules anatomiques décrits dans la première partie de cet ouvrage.
On commence d'abord par extraire l'œil de son orbite, en tâchant de le comprimer le moins possible pour ne pas détruire ses parties intérieures , telles que la membrane hyaloîde, les procès ciliaires, l'iris , etc. On le dépouille de sa graisse et des tissus cellulaires , et réduit au globe seulement, on le moule dans du plâtre fin délayé à la consistance de crème , en l'y enfonçant plus ou moins profondément
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C^omme cette matière ne s'attache pas aux corps de Vmi , fl faat fy attacher artHicicUement par le moyen de petits crochets faits arec des épingles très-fines, ainsi qne je L'ai indiqné en parlait des montes amh tomiqaes. Par ce moyen Tcnl est non-seulement bien fiié mais ne se déforme pas lorsqu'on le dissèque. On enlève avec un tranchoir bioi effilé une calotte plus on moins grande de la sclérotique , et Ton voit tout l'intérieur de la manière la pins commode et la pins distincte^ surtout sons l'eau , où il convient de disséquer cet apparelF.
.Les lames qui composent la cornée ont déjà été vues par BéRA?rGER DE Carpi ', qui les sépara après avoir fait tremper la cornée p^utant quelque temps dans de l'eau tiède ; et ce procédé est encore le plœ facile à mettre en usage pour les distinguer.
Pour voir les parois des cellules de la membrane byabîde on recommande de faire macérer l'œil pendant quelque temps dans de Talcool, ou dans un acide affaibli, qui les rendent opaques; l'on s'assare que tontes les cellules communiquent entre elles , en faisant sor un seul point une incision au corps vitré par laquelle tout le Hqnide s'écoule et laisse les cellules vides.
On emploie aussi la congélation par laqueDe l'humeur vitrée de chaque cellule forme un glaçon particulier facile à séparer.
BiGUAT recommande de placer le corps vitré « dans une dissohitîott de potasse ,simp(e, ou de pierre à cautère; » la membrane hya»loîde devient par là opaque et grisâtre , tandis que Fhumeur vitrée conserve sa liquidité et sa transparence.
Pour voir les fibres qui composent le cristallin , je fais macérer ce
dernier pendant quelques jours dans de l'eau saturée d'alun. Ce sel
concrète les fibres en les rendant dures , et l'on divise le cristaffin
avec la plus grande facilité dans toutes les directions par des clivages
. passant par les centres des deux faces.
§ IIL Conservation.
Les organes du tact ou papilles nerveuses faisant partie de la pean se conservent avec cette dernière; mais comme eBes perdent entière^ mem leurs caractères par la dessiccation, ce n'e^t ^le dans la liqnenr qu'en peut les gar^r; encore ne les y voit-on pas si bien qoe-siir des préparais frais , d'où il résulte qu'il vaut bien mieux ne pas les coMerver du tout II en est de même pour les pafrilles gnstativ es efk membrane pituitaire. Les prémices peuvent cependant être conservées pour voir leurs formes extérieures et lenrs dispositions^m^ia^hm-
* Cmmmmt. emt ampiiss., iHc., t&2t.
ORGANE» Vm SraiiS DSS OtSEAUX. «19^
gwe dénudée de son épiderme , et la dernière pour montrer la distril)ution des nerfs sur la membrane pttuitaire ; et les unes et les autres •doivent être conservées daus la liqueur.
Les préparais osseux de l'oreUle moyenne et interne se conservent <X)mmeles autres parties du squelette; seulement faut-il avoir soin de les passer au deuto-chlorure de mercure pour qiie les insectes ne détruisent pas le tympan et les ligaments des osselets.
Quant aux préparais mous , ils ne peuvent être gardés que dans la liqueur.
Les yeux, nç contenant aucune partie solide , ne peuvent être con- ^rvés que dans la liqueur, qui toute fois ne doit pas contenir de svhstance qui altère les organes albumineux : comme le deuto-chlorure de mercure, i*acélate d'alumine, lesquels décomposent l'albumine. Pour ces organes c'est Falcool qui conserve le mieux.
ARTICLE IL