ORGANES BE8 SENS
placés dans la partie supra-postérienre , canaux qa*on débarrasse da tissu spongieux qui les recouvre en les grattant légèrement Enlevant ensuite toute la partie supérieure et interne des os pariétal et squammeux jusqu'auprès du canal semi-circulaire vertical supérieur, dont on voit la saillie arquée en dedans du crâne, où die cîrconsait une profonde cavité , on ouvre d'abord ce canal le long de son bord supérieur en enlevant de très petits copeaux ; et sitôt qu'on a pénétré dans sa cavité , on y introduit un crin pour reconnaître plus exactement sa direction. On en fait de même pour les deux autres , et h disposition des sondes , qui passent jusque dans le vestibule placé dessous , montre la place qu'occupe cette cavité , qu'on ouvre par h face interne après avoir coupé la pièce en deux moitiés latérales. Oa ouvre ensuite aussi le limaçon situé ^m bas , plus en dedans que le vestibule , caché dans les os inférieurs du crâne. On l'ouvrira par si face supérieure , afin de voir à la fois l'intérieur des deux rampes. Toutes les parties du labyrinthe ainsi ouvertes, on pourra remettre h pièce en place sur la tête d'où on Ta enlevée par le moyen de traits de scie divisant les os basilaire et sphénoïde, qui serviront de repère afia de mieux voir quelle est la position de chaque partie relatiremeot au crâne.
Quant aux yeux , on suivra les mêmes {»t)cédés que pour les Mammifères ; je ferai seulement remarquer que pour bien voir le peigne â faut ouvrir le globe par ses faces antérieure ou postérieure, c'est-à-dire perpendiculairement à la cornée.
ARTICLE III
S I*'. Anatomie.
Les organes des sens du toucher, de la gustation et de Voi faction étant à très-peu de chose près les mêmes que chez les Mammifères et les Oiseaux, je n'en parlerai pas ici, et me bornerai seulement à quelques remarques sur les appareils de Yaudition et de la vision, qui eux-mêmes ne différent de ceux des classes supérieures que par une plus grande simplicité.
A. DE l'ouïe.
Il n'y a point à^oreHie externe du tout chez les rephles, et leur tympan est à fleur de tête ; encore n'est-il pas apparent dans beau* coup de genres, tels que les Chamadeo et les opmniENS, ces anknaux
OAGANES DES SENS DES ESPTILES. 405
l'ayant caché sous la peau ; tandis que la plu[>art des saubibns , ainsi ^e les ANOURES t en ont un très-apparent
On ne trouve chez plusieurs espèces qu'un seul osselet de la caisse, ou l'analogue de Vétrier, Tels sont les sauriens, les ophidiens et la plupart des urod^les; tandis qu'on en trouve deux chez les anoures, dont l'un représente Yétrieret l'autre le marteau.
La caisse disparait presque en entier dans cette classe d'animaux. On en trouve encore une chez les sauriens ; celle des batraciens est en grande partie membraneuse , et chez les ophidiens elle est si peu apparente qu'on a de la peine à la découvrir autour de l'osselet qui se . rend de la fenêtre vestibulaire au tympan , ou plutôt àja peau , tant elle est resserrée entre les muscles.
Pour ce qui est du labyrinthe , on trouva encore les canaux semi'Circuiaires et le vestibule bien développés, mais plus de véritable iimaçon^ si ce n'est dans les sauriens , dont plusieurs espèces en ont un à peu près semblable à celui des Oiseaux, ainsi que l'a fait
voir COMPARETTI.
Le vestibule renferme chez ces aniinaux une ou plusieurs concrétions friables qu'on nomme les pierres , et qu'on ne remarque point dans les Mammifères et les Oiseaux, mais constamment chez les Ghéloniens et les Poissons ; concrétions suspendues au milieu de la pulpe auditive contenue dans le labyrinthe.
Dans quelques genres , le vestibule se divise en deux étranglements, dont l'un, que Guvier nomme sinus, est l'analogue du vestibule des Mammifères ; et dont l'autre , qu'il appelle le sac, lui parait être le représentant du iimaçon.