B. DU GOUT
Le goût ne paraît pas devoir être très- fin chez les poisso?ïs, ces animaux avalant le plus souvent leur nourriture d*nne pièce sans la mâcher.
Chez la plupart la langue est molle, et peut très-bien ^re le réceptacle d'un sens plus ou moins un; mais il y en a aussi, tels que les ba- TOÎDES, qui n*ont pas de langue du tout
G. DE l'odorat.
L'organe de l'odorat éprouve chez les poissons une modification notable. Ces animaux vivant dans l'eau et ne respirant pas l'air, leurs fosses nasales, quoique placées au même endroit que chez les animaax supérieurs et aériens, sont d'ordinaire peu profondes, en cul-de-sac, et ne communiquent plus avec la cavité buccale. £t conune l'air n'y arrive pas, la sensation que ces animaux y éprouvent par les particules aromatiques répandues dans l'eau doit plutôt être semblable an goût qu'à l'odorat
Dans ces fosses nasales on remarque encore des saillies en forme de lames simples ou ramifiées qui augmentent la surface de la membrane pituitaire , mais qu'on ne peut plus comparer rigoureusement aux cornets. C'est dans ces plis que rampent les rameaux des nerfs < olfactifs, lesquels sont souvent en si grand nombre qu'ib sembleot former une membrane nerveuse continue.
Chez les Murœna conger, les fosses nasales forment de chaque côté une grande cavité simj^e oblongue occupant toute la longueur entre l'œil et l'extrémité du museau, où la narine s'ouvre par un orifice très-petit au bout d'un tube dermcrïque fort court. L'appareil olfactif consiste en une multitude de petites lamelles transversales membraneuses très-minces , placées sur deux séries , une interne et une^ externe, se rencontrant le long d'un raphé occupé par un filet Wanc Ces lamelles naissent inférieurement sur une lame fibreuse qui revêt le fond de la fosse nasale, d'où elles se portent verticalement en haut; mais leurs bords supérieiu^ sont libres dans la cavité placée sons l'os nasal.
D. DE l'ouïe.
Il n'y a plus rien chez les poissons qui correspœide à l'oreille externe , au tympan et à la caisse; tout cela a disparu , et leur appareil
OBGANES BIS SENS DBS POISSONS. 409
auditif ne se compose c^e du iahyrinthe; encore est-il plus simple que chez les autres Vertébrés. Chez les Ghondroptérygiens cependant^ Forifice extérieur du labyrinthe, qui répond à la fenêtre veslibulaire, est placé immédiatement sous la peau de la partie postérieure de la tête ; et sous les téguments qui le recouvrent sans se modifier , on trouve encore une membrane particulière faisant à la fois les fonctions de memhrcme de i'étrier et de tympan.
Le labyrinthe n*est plus du tout contenu dans la masse du rocher chez les poissons osseux , mais placé dans la cavité crânienne , et ap- I^qué dans des dépressions des os infra-latéraux de cette cavité. On y retrouve cependant encore les canatix semi - circulaires , mais entièrement membraneux, réunis sur un vestibule également membraneux.
Dans certaines espèces, la cavité qui renferme le labyrinthe est la même que celle qui loge le cerveau ; chez d'autres, au contraire, tels que les Ghondroptérygiens, ces cavités ne communiquent ensemble que par des ouvertures donnant passage aux nerfs.
Dans Fintérieur du vestibule , on trouve une , deux ou trois pierres concrétions de consistance quelquefois très-dure , et d'autres foistout à fait friables et suspendues, comme chez les Reptiles, au moyen de filets dans la pulpe auditive qui remplit la cavité.
Il n*y a point de limaçon bien caractérisé.