‹ Traité pratique et théorique d'anatomie comparative: comprenant l'art deChapitre 13 sur 147 · DE L*APPAREIL DIGESTIF DES ÉC HINODERMES · texte numérisé non relu

DE L*APPAREIL DIGESTIF DES ÉC HINODERMES

S P'. Jnatoniie,

Quoique le corps des i^chinodermes soit rayonné, ce n'est que Textrémité buccale de l'appareil digestif qui participe de cette forme dans les deux premiers ordres de celte classe , ceux des fistulides et des l^XHiNmEs; mais il devient radiaire dans le troisième ordre , ou celui des STiiLi'mmEs, et cela jusque dans ses plus peths détails.

Chez les Hoiothuria, type de Tordre des fistulides, dont le corps est fort allongé et vermiforme , fa bouche est une simple ouverture arrondie placée à l'extrémité antérieure du cor|)s , et l'anus s'ouvre dans un cloaque qui lui est commun avec les organes de la respiration ; et l'orifice de celte cavité se trouve à l'extrémité postérieure.

La houcHe est dépourvue de tout appareil masticateur ; mais les lèvres sont calleuses, et peuvent suffire pour broyer les corps des petits crustacés et autres dont ces animaux se nourrissent. Immédiatement derrière la bouche se trouve le cercle calcaire, servant d'attache aux muscles longitudinaux du corps ; et c'est dans ce cercle même que passe Vœsophage^ lequel s'élargit de suite après l'avoir franchi pour former V estomac. Celui-ci est une simple dilatation ovale un peu plus large que le reste du canal intestinal , et aussi un peu plus musculeux. A partir de cet estomac, le canal intestinal^ de forme cylindrique et d'égale grosseur dans les deux premiers tiers de sa longueur, s'atténue dans le tiers terminal, et s'ouvre enfin vers la partie postérieure du corps dans le cloaque. Ce dernier , formant une poche ovale, est fixé aux parties avoisinanies des téguments par de nombreux faisceaux musculeux qui se rendent de l'un à l'autre.

Vintesiin forme deux principaux replis prolongés dans toute la longueur du corps ; il se porte d'abord de l'estomac en arrière jus-

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qu*aupres du cloaque, revieut ensuite en avant jusqu'à l*estomac, et se replie une seconde fois en arrière pour se terminer à Fanus.

Cet intestin est suspendu par un \énidih\e mésentère formé par un repli du péritoine qui double la cavité viscérale.

Il est formé de trois tuniques : une première, péritonéaie; une seconde, mvscuUuse, à fibres longitudinales et transversales faibles, un peu plus fortes sur Testomac ; et enfm d'une tunique muqueuse qui le double dans rîntérieur.

Les parois de Testomac paraissent aussi glanduleuses et sécréter le suc digestif que cette cavité contient ; mais toutes les autres glandes dépendantes du canal alimentaire, telles que les glandes saUvaires, le foie et le pancréas , manquent à ces animaux.

Chez les Priapuies, qui ressemblent beaucoup aux Holothuriay mais n*ont pas de pieds, la bouche est munie de nombreuses petites dents cornées, et l'anus se trouve de même à l'extrémité opposée. .

Les Siponculus ont le corps également fort allongé avec la bouche à Textrémité ; mais l'anus est situé vers la partie antérieure de la face ventrale.

Vintestin se porte en arrière, et revient en avant en contournant en tire-bouchon la première partie.

Chez les Echinus, type de l'ordre des /xhimdes, Tappareil digestif diffère assez fortement de celui des' H olothur ta, mais l'un et l'autre bien plus encore de celui des Asterias, L'orifice buccal est placé au pôle inférieur du corps , et l'anus au pôle supérieur. La touche est une ouverture arrondie à lèvres assez épaisses , et dans son Intérieur est un appareil masticateur fort compDqué qui ne ressemble absolument en rien à celui d'aucun autre animal. Il est formé de cinq m âchoires semblables, placées régulièrement autour de l'orifice, dans lequel elles pénètrent par leur angle incisif. Ces mâchoires s'articulent intérieurement avec plusieurs autres pièces mobiles, et celles-ci sur le têt, et sont mises en mouvement par plusieurs muscles bien distincts; le tout présentant une pyramide pentagonale renversée , dont le sommet est formé par les mâchoires, et la base tournée en haut; disposition qu'il est impossible de décrire ici avec détails , ne pouvant pas y joindre de figures , sans lesquelles on ne saurait en donner une idée exacte ; et je renvoie pour cet objet au mémoire de M. Tiedemann , cité dans la préface.

De la base de cette pyramide sort V œsophage : c'est un canal cylindrique assez étroit replié sur lui-même, lequel se porte vers le côté, et s'ouvre latéralement dans un gros intestin ; de manière que celuici forme un petit cœctnn à son origine, mais non un véritable estomac. Cet intestin , d'un calibre bien plus grand que l'œsophage, est fixé au pourtour du têt au moyen d*un mésentère par où il reçoit ses

vaisseaux. Cel intestin fait deux tours de spirale en montant contrôles parois du tel, et se termine enfin à Vauus , en devenant de plus en plus étroit dans sa partie correspondante au rectum.

Quoique les parois du canal alimentaire soient très-minces , elles sont néanmoins composées , de même que chez les Hololhurta^ de trois tuniques , dont la première est une membrane péntontaie , continuation du mésentère ; la seconde , une musculeuse formée de fibres très-faibles, il est vrai, mais cependant distinguées en longitudinales et en transversales ; la troisième, une muqueuse naolle.

V œsophage paraît aussi contenir de nombreuses petites glandes, que M. ïiEDEMA^N y a découvertes avec le secours du microscope.

L*orifice buccal est le plus souvent au pôle inférieur du corps chez tous les écHiMDEs; mais Tanus varie beaucoup pour la place qu*il oc • cupe. Dans le^ Échinones, il est situé entre la bouche et le bord de la base ; dans les Echinoct/amus , il est plus rapproché encore de h bouche; et les Ananchites ont la bouche vers 1 un des côtés de la base, et Tanus du côté opposé.

Il n'y a chez les Asterias qu'un seul orifice placé au pôle inférieur (du corps pour la bouche et Vanus, et dépourvu de tout appareil de mastication. C'est une simple ouverture arrondie , d'où part un œsophage très-court et large , lequel s'ouvre presque de suite dans un vaste es tombac membraneux, remplissant presque en entier la partie centrale du corps.

Au-dessus de cet estomac on remarque deux petits appendices coniques plus ou moins bosselés, en forme de cœcum, à parois épaisses, qui paraissent être des glandes secrétaires. *

L'estomac produit sur les côtés cinq paires de longs cœcum coniques , lesquels se prolongent dans les rayons , où ils atteignent jusqu'aux trois quarts de leur longueur. Ces cœcum sont placés à côté l'un de l'autre dans chaque rayon, et produisent à leur tour à la face supérieure deux séries de cœcum latéraux secondaires , eux-mêmes divisés encore en petites boursouflures; de manière que chacun de ces appendices latéraux ressemble à une petite houppe capable d'une grande dilatation.

Ces cœcum ne contiennent jamais de chyme ou nourriture entièrement digérée, mais un liquide épais qui paraît être du chyle.

On remarque sous la base de chaque cœcum un appendice membraneux, creux, contenant une humeur jaunâtre. Il est probable que cet organe est sécrétoire , mais on ignore à quel usage sert le liquide sécrété.

L'estomac est suspendu au milieu par un repli membraneux circulaire plus ou moins frangé, appendice de la membrane qui double la cavité viscérale. Cet organe est en outre maintenu en place par des

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filets blancs qui vont se perdre dans les parois du corps. Deux faisceaux de ces fibres se prolongent au loin dans chaque rayon , où ils se fixent à peu près aux 10, 11, 12etl3« spondyles.

L'estomac est formé par trois membranes : une péritonéaie; une mtiscuieuse , fort peu apparente , excepté dans l'œsophage , où les fibres sont plus distinctes; et une niuguetise, très-fine.

Chaque cœcum est suspendu à la voûte du rayon par un mésocacum, repli péritonéal très-mince du niésentère.

Les aliments , après avoir été digérés dans l'estomac , sont rojelt's par la bouche, et le chyle s'insinue dans les nombreux petits ccecu ni, qui le distribuent dans les bras, où il est résorbé pour entrer en circulation.

§ IL Dissection et conservation.

Pour voir le mieux le canal intestinal des Hoiothuria, il faut ouvrir le corps dans toute sa longueur par la face ventrale.

Les Echinus , ainsi que les autres échinides , doivent , au contraire, être sciés en deux à égale distance des pôles, ayant soin de ne pas enfoncer la scie, dans la crainte d'endommager l'intestin. En plaçant toujours la scie en dessus , le poids du canal digestif fera d'ailleurs écarter ces viscères de la voûte du têt où agit l'instrumeijt.

Quant aux Asterias , genre principal des &TJifj':Ri«ES , il faut les ouvrir en dessus pour voir le mieux l'appareil digestif , ainsi que les ligaments et les mésocœcum. On commencera, pour cela, à faire aux téguments, à la partie la plus latérale de chaque rayon, deux fentes longitudinales qu'on prolongera jusqu'à 1^ base de ces derniers ; soulevant ensuite les bords de ces fentes, on aperçoit vers la ligne médiane les mésocœcum descendant de la voûte. On élargira ensuite , si l'on veut, ces fentes , en approchant peu à peu de ces ligaments suspenseurs, pour ne laisser que justement la largeur de la bande de téguments qui les soutient. Après avoir reconnu leur disposition , on fait au centre de la partie supérieure des téguments une petite ouverture qu'on agrandit également petit à petit pour voir en dedans le Jigament suspenseur de l'estomac ; on coupe ensuite celui - ci près des téguments, et on prolonge l'extrémité de chaque fente des rayons jusqu'à cette ouverture.

L'estomac étant p^r là entièrement à découvert, on voit sa continuité avec ses cœcum , et alentour les ligaments falciformes qui le contournent sur les côtés , pour se terminer en pointe vers les bords de la bouche, et placés dans les angles rentrants des rayons qu'ils prolongent jusqu'à l'estomac.

Toutes ces. tailles seront faites sur les rayons qui ne sont pas placés à côté du ligament falciformo contenant le cœur et le canal graveleux, TOM. ir. 5

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dont remplacement est indique extérieurement par une plaque d*une forme particulière placée à la jonction de deux rayons ; plaque qu'on ne voit pas ailleurs, et dont il a été question en parlant des téguments. De ce côté , les fenles des rayons ne seront faites et élargies qu'en dernier lieu, lorsqu'on aura bien reconnu sur les autres rayons la disposition des cœcum et des ligaments , afin de ne pas endommager le ligament falciforme contenant Je cœur et le canal graveleux , dont on approchera avec précaution.

Après avoir examiné l'appareil digestif dans son ensemble, on coupera les cœcym à leur origine, et on les enlèvera avec la bande tégumentaire à laquelle ils sont suspendus. Dans un ou dans plusieurs rayons on laissera même à cette bande toute sa largeur primitive pour servir de support à ceux de ces cœcum qu'on voudra conserver, y étant bien mieux suspendus sur des planchettes qu'à des épingles.

Les cœcum enlevés, on trouvera dessous les ligaments rayonnes de l'estomac, partant par paires de ce dernier pour se fixer de chaque côté aux spondyles , dans le premier quart environ de chaque rayon.

£n insufflant les cœcum , on fait facilement gonfler d'air toutes leurs petites branches , qui prennent la forme de petites vésicules subdivisées.

Les prépifrats de tous ces animaux doivent être conservés dans line liqueur non acide, leur têt contenant beaucoup de parties calcaires.

ARTICLE IIL

DE l'appareil digestif DES ACALÈPHES.

§ I". Jnatomie.

Dans la classe des acal^phes , le canal alitnentaire préserile àmï chacun des trois ordres des caractères particuliers. Les DiscoipHoRÉs ëi les criNOPHOREs ont une cavité stomacale , tandis (jue les siphono- PHORES n'en ont pas. Parmi les premiers qui doivent faire ihiitiédiafement suite aux Echinodermes stélérides, les uns, tels qiie les Ct/anœa, ont une touche placée iau centre sous l'ombrelle et largemeril ouverte , laquelle donne dans un grand estomac central d'où partent des cœcum ramifiés analogues â ceux des Astertas , mais qui se i*épandent dans tout le corps, s'y anastomosent même un grand nombi-ê de fois, et portent ainsi le chyle dans toutes les parties de l'organisme, comme chez les Entozoaires parenchymateux ; chez d'autres, comme les Peiagia , cette bouche est placée à l'extrémité d'un pédoncule 5 enfin chez les Rhizostoma ce pédicule se subdivise eh plusieurs branches ou suçoirs.

APPAREIL DIGEÉttIF DES POLYPES. 67

Dârts Tordre des siphonophores ♦ il n*y a pas de cavité stomacale centrale , mais simplement des suçoirs , donnant dans de& Taisseaux qni se distribuent dans topt le corps.

Ces différentes cavités intestinales sont creusées dans le parenchyme du corps , où 00 a de la difficulté à les suivre , à cause de Fextrême mollesse des parties.

Les cT^i^opitOREs oM dans le fond de leur estomac un canal opposé à la bouche, lequel traverse le parenchyme du corps et va s'ouvrir au milieu du dos, simulant ainsi uil intestin et un anus. Mais, suivant mi. ËscHscHOLTz , Ce caual et son orifice ne livrent point passage au résidu de la digestion, qui ressort par la bouche et sert simplement à évacuer Teau que Fanimal avale en nageant.

§ IL Dissection et conservation,

La cavité intestinale ramifiée peut être injectée par la bouche et les suçoirs, rendue par là plus distincte, surtout lorsqu'on veut disséquer les parties ; ce qui est fort difficile sur des sujets frais, le corpsJ étant extrêmement mou et s'affaissant complètement lorsqu'il est hors de Feau : mais aussi la transparence presque parfaite du corps de plusieurs de ces animaux permet - elle d'y suivre de l'œil la disposition des organes sans les disséquer.

Le corps de ces animaux ik conserve difficilement à cause de son peu de con^ance ♦ surtout d»is l'alcool, qui le fait fortement contracter.

ARTICLE IT

DE l'appareil digestif DES POLYPES.

§ !•*. Jnatomie.

Dans la classe des polypes la cavité intestinale n*à le plus souvent qu'un seul orifice, servant à la fois de houche et d'anw5. Cet orifice donne dans une poche ou estomac non prolongé par un intestin , mais d'où partent, du moins dans les Lucernaria^ des cœcum qui se distribuent dans le corps à l'instar de ceux des Médusa,

Chez plusieurs polypes cellulicoles, tels que les Piumateiia, etc. , Yestoinac donne, au contraire, dans un véritable intestin qui s'ouvre par un' anus distinct de la houche, et ces animaux doivent pour cette raison être séparés des véritables Polypes.

Cl>ez les Polypes composés, tels que les Hydra, les cébatophy- TÉS, etc. , la cavité intestinale est enfin réduite à une simple poche en forme de bourse sans appendice , n'ayant qu'un orifice plus ou moins largement ouvert» pso* lequel ils y font pénétrer ks animalci^s

et autres nourritures qu'ils saisissent au moyen des tentacules'qui garnissent le pourtour de cette bouche. Lorsque les alim'ents sont digérés, ranimai Tomit le résidu par le même orifice, qui fait ainsi également les fonctions d*anus»

D*a|>rès M. Milne Edwards, les Aicf/onidesy qui paraissent a|^rtenir à cette même division, où l'anus est distinct de la bouche. Fintestin flotte dans une cavité viscérale, et s'y trouve maintenu en place pai* huit plis mésentériques longitudinaux , partant des parois pour rayonner sur cet intestin ; ces plis ou cloisons partagent cette cavité en autant de compartiments , lesquels se continuent en haut dans les tentacules , et en bas dans une cavité comumne , occupant la partie inférieure du corps de chaque polype au-dessous de l'intestin ; cavité qui se pi*olonge dans Taxe commun et communique avec les cavités analogues de tous les autres polypes.

Dans la partie inférieure de chaque pli mésentérique ou péritonéal, on aperçoit , suivant le même auteur, un organe filiforme , flexueux, qui semble naître de l'intestin , et paraît être de nature glanduleuse. Si cela est ainsi , M. Edwards ne l'affirmant pas , ces huit organes sont des glandes. hépatiques.

§ IL Dissection et conservation.

On ne peut guère faire d'autres préparais de l'appareil digestif des POLYPES que de couper tout le corps longitudinalement en deux, pour voir l'inlérieur. Les Actinia seules , dont les dimensions sont4]uelquefois fort grandes , pourront être réellement disséquées avec soin ; et il serait à désirer que quelqu'un voulût en faire une anatomie complète bien soignée , qui servirait de base à l'anatomie comparative de celte classe d'animaux.

Pour constater que les cavités digestives de tous les Polypes d'un même pied communiquent entre elles , et que les parties nutritives que chacun avale profitent à tous, M. Edwards a injecté une seule tête de certains Polypes composés , et la masse a passé dans tous les autres.

ARTICLE V

DE l'appareil digestif DES INFUSOIRÈS.

§ I". Anatomie,

On lie sait que bien peu de chose sur l'appareU digestif de ces animaux tout à fait microscopiques , réunis en une seule classe par cela même que leurs trop petites dimensions ne permettent pas de les placer plus convenablement dans leurs classes respectives. Tout ce qu'on

ORGANES EXCRÉNENTIT1EL8. 69

peut dire, c'est que les uns ont encore un véritable canal alimentaire qu'on aperçoit à travers leurs téguments , mais il est impossible d'eu décrire exactement les parties.

§ II, Dissection.

Quoiqu'on ne puisse pas disséquer réellement ces animaux au moyen du scalpe], on peut cependant voir, comme je viens de le dire, quelques parties de leurs intestins par l'effet de la simple transparence du corps , et par de longues observations on peut quelquefois parvenir à reconnaître la forme et la disposition de certains de ces organes , surtout (dans les espèces un peu grandes comme les Brachionus, Mais, suivant les jolies expériences de M. Ehreîsberg , on peut aussi faire sur ces petits animaux des préparations qui rendent le canal alimentaire plus apparent : c'est de les mettre dans une liqueur colorée , comme de l'indigo dissous dans l'eau , de la laque de garance , et en général de toute matière colorante qui ne soit pas un poison. Les animalcules avalent de cette matière colorante, et, en les plaçant ensuite dans de l'eau claire , on voit leur canal intestinal figuré en couleur dans le corps, du reste blanc.

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