B. DE L*OUÏE
Non-seulement l'appareil analogue aux oreilles des Vertébrés n'existe pas chez les arachnides, mais encore les antennes que je regarde comme celui qui le remplace disparaissent chez ces animaux ; et je dis plus, il n'existe pas d'organe spiécial qu'on puisse considérer comme servant à l'audition , aucun ne recevant des nerfs assez gros qui puissent autoriser à le penser, si ce ne sont les pattes, quoiqu'il soit prouvé que ces animaux, ou du moins les Aranta, entendent fort bien.
Celte opinion que les pattes peuvent remplir les fonctions d'oreilles, de la même manière que les antennes la remplissent chez les Insectes, semblera au premier abord bien hasardé ; mais elle le paraîtra moins en faisant remarquer que même chez \honime tout le corps peut suppléer au défaut de l'organe de l'ouïe , comme le prouvent les sourds de naissance, qu'on rappelle au son du tambour, son qui leur fait éprouver des frémissements, dont ib apprécient les modifications dues à celles <lu bruit de la caisse, et reconnaissent ainsi le signal donné, et si cet effet est possible chez V homme , pourquoi ne le serait-il pas chez les arachnides, dont les pattes en forme de tige, ren-
42 1 ORGASiESI Om S(«;^
fermaDt des Derfs excessivemeDt gros, sont bien plus propres à la percepHon des sons, qu*ils palpent en quelque sorte.
Cette opinion, que les arachnides entendent par les pattes, est encore rendue probable par la forme et la disposition que prend la première paire chez les Tbclyphanuê et les Phrynus , qui « au lien de senir à la marche, se réfléchissent sur le dos, en prenant la forme d*antennes; surtout dans le sfxond de ces genres où ces membre 9o^i terminés par des tarses en forme de fils composés d*un grand nombre de petits articles , et se prolongeant eu arrière jusqu'à trois ou quatre fois la longueur du corps.
A quoi senreat ces membres, si ce n*est à la même fonctioa que les antennes des Insectes, qui leur manquept?