DES ORGANES EXCRÉMENTITIELS DES VERTÉBRÉS
Déjà, parmi les glandes de Tappareil digestif, le foie a bien évidemment pour seconde fonction d*épurer le sang , en lui enlevant 4es parties constitutives qui ne peuvent plus servir à la nutrition ; et la sécrétion de la bUe se fait même chez les Vertébrés au? dépens du sajQg veineux que la veine porte amène des viscères, ce qui n'a lieu pour aucune des autres sécrétions , qui toutes se font aux dépens du s^oig artériel. Mais ce moyen d'épuration, par Teffet de la glande la plus volumineuse du corps, ne suffit cependant pas, la bile par l'effet qu'elle doit produire dans la digestion ne pouvant pas contenir certaines matières qui doivent être également enlevées de la circulatjion ; et il devient nécessaire que d'autres organes sécrétoires les extraient du sang pour les rejeter au dehors; et ce sont, en effet, d'une part, les vaisseaux exhalants de la transpiration cutanée, et, de l'autre , plusieurs organes sécréteurs spéciaux , tels que ceux de i'app^^reil urinaire, qui sont destinés à cette fonction. Ce dernier appareil, le plus considérable et l'un des plus importants , consiste chez les animaux les mieux organisés en une paire dé glandes sécrétoires ou rtin, et en une vessie servant de réservoir à Yurine sécrétée.
Les reins se trouvent chez tous les VERT^BRés et même chez les ARTICULÉS, mais leur existence n'est encore constatée dans aucun genre de mollusques o¥ de zoopbytes. Les autre3 glandes sécrétoires des Vertébrés varient considérablement , et plusieurs paraissent produ^-e des fumeurs purement excrémentitielles.
ARTICLE PREMIER
DES ORGANES EXCïLÈUE^7lTJ.EhS DES MAMMIF^HES.
À. APPAREIL URINAIRE
Les reins de Vhonime sos^deux masses ea forme de haricoits, placées h droite et k gaudie de la colonne vertébrée , ^niveau de^ verr tèbres lombaires , le gauche pn p^ plus haut que le droit. C'esjt p^r le mitieu de la fece concave ,que pénètrent dans leur ^nt^ie^ur les vaisseaux et ies ne^ris, et q^ie ^ort^t 1^ cçadi^its .ei^créteurs p^ ^lae cm-
ORGANES EXGRENENTITIELS DES IIAMMIFERES. 71
La partie superficielle du reio est formée d'une couche de substance cor fica/e ayant environ trois millimètres d'épaisseur dans Vhoimiie, Cette substaace , un peu mollasse , est la partie sécrétoire de Turine', et c'est à elle que se distribuent en très-grande partie les vaisseaux sanguins. Elle doime naissance à une infinité de petits vaisseaux excréteurs ou conduits de Fer rein, lesquels se dirigent vers le centre et se réunissent pour former des canaux plus forts ou conduits de Beiiini, constituant la seconde couche ou substance tubuieuse, très-improprement nommée mëduilaire, vu qu'elle n'a pas la moindre analogie soit avec la moelle des os, soit avec la matière cérébrale. Cette portion tubuleuse est divisée en une douzaine et quelquefois en plus de parties par des cloisons fibçeuses partant de la si4)stance corticale. Ces masses, convergeant vers le hile, prennent la forme conique, et leurs sommets font saillie dans des cavités à parois fibreuses nommées calices, dont chacune embrasse souvent plusieurs de ces cônes. Les conduits de Bellini s'embranchent les uns sur les autres , et leurs troncs communs , en assez petit nombre, s'ouvrent dans ces cavités à la surface des sommets libres des cônes ; et les calices communiquent avec le 6assinet , cavité commune occupant le centre du rein près du 'hile. Enfin , de ce dernier part le canal excréteur commun ou uretère, lequel transmet l'urine dans |a vessie en perçant très-obliquement la membrane de cette dernière , de manière que lorsque la vessie est fortement distendue les deux uretères se trouvent comprimés.
Les calices, le bassinet et l'uretère sont formés d'une membrane fibreuse , doublés en dedans d'une muqueuse qui y arrive par la vessie.
Les reins ont , outre l'enveloppe que leur fournit le péritoine , encore une tunique propre, fibreuse, laquelle en arrivant au hile forme une gaîne aux vaisseaux qui pénètrent dans ces organes.
La vessie , placée dans le petit bassin derrière les pubis , est une grande poche membraneuse impaire , destinée à servir de réservoir à l'urine. Elle est formée de quatr-e tuniques : la première , péritonéaie; la seconde, muscuieuse, composée de fibres, dont les unes superficielles sont longitudinales, et les profondes, transversales. Cellesci, devenant plus fortes vers le col de la vessie; y forment ce qu'où a nommé le sphincter de la vessie. Sous la tuuique musculeuse, dont les fibres s'enire-croisent plus ou moins irrégulièrement, s'en trouve une troisième, cetiuleuse, formée par du tissu cellulaire dans lequel rampent les vaisseaux. Enfin la tunique interne est une muqueuse renfermant une foule de glandes muqueuses extrêmement petites qui versent leur produit dans la cavité de la vessie.
La partie antéro-inférieure de la vessie se rétrécit poyr former le
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eot, lequel se continue avec le canal de Vtirètre , qui Ta enfin s'ouvrir au dehors à l'extrémité de la verge chez Vhomme , et au haut de la vulve chez la femme.
On décrit ordinairement avec les reins les capsules surrénales , organes glanduleux dont on ne connaît pas encore la fonction, ne leur ayant pas trouvé de canal excréteur. Chez Y homme, ces corps , au nombre de deux, sont placés contre la colonne vertébrale, au-dessus des reins , en emboîtant en partie Textrémilé supérieure de ces derniers; d*où le nom qu'ils ont reçu. Ils ont un parenchyme granuleux, et dans le milieu est une cavité renfermant une humeur brunâtre riomince autrefois atrabile , d'où vient le nom de capsules atrabilaires qu'on donnait à ces organes.
Les capsules surrénales étant beaucoup plus volumineuses chez le fœtus que chez l'adulte, paraissent remplir là leur véritable fonction, sans aucun doute celle de contribuer à épurer le sang. Chez les animaux cela n'est cependant pas toujours le cas. ,
Chez les MA^mkRES quadrupèdes, les reins ne diffèrent d? ceux de ]*hommç que par leur forme , leur position , et l'existence des calices et du bassinet, qui manquent chez certaines espèces.
Dans le Bœuf, les Ursus, les amphibies, les cétacés, etc. , ils se subdivisent de plus en plus en lobes, qui s'isolent même complètement dans -ces derniers. Cette subdivision des reins existe d'ailleurs déjà dans le fœtus humain.
La vessie, l'urètre et les uretères ne présentent pas de différences bien notables dans toute la classe des mammifères.
Les capsules surrénales existent chez toutes les espèces, en variant un peu de forme, de position et de volume , et cela proportionnellement aux reins, se composant môme de plusieurs masses chez les cé- TACKs , etc. La cavité intérieure qu'on remarque d'ordinaire chez Vhomm,e n'existe pas chez tous les MA^miFkREs, et ne peut,* en conséquence, être considérée comme une partie essentielle.