‹ Traité pratique et théorique d'anatomie comparative: comprenant l'art deChapitre 17 sur 147 · ARTICLE IL DES ORGANES EXCREMENTITIELS DES OISEAUX · texte numérisé non relu

ARTICLE IL DES ORGANES EXCREMENTITIELS DES OISEAUX

A. APPAREIL URINAIRE

Les organes urinaires des oiseaux prennent une disposition , une forme et une structure très-différentes de celles qu*on leur voit chez les Mammifères. Les reins , toujours au nombre de deux, sont plus volumineux et de forme irrégnlière. Ils sont placés dans les anfractuosités du bassin, dans lesquelles ils se moulent , et forment plusieurs lobes plus ou moins distincts ; mais on n*y distingue plus la substance corticale, la tubuleuse, les cônes, les calices et le bassinet. Toutes ces parties sont remplacées par un parenchyme granuleux général , d*où naissent sur tous les points des canaux excréteurs très-fins qui se réunissent par faisceaux , et s'embranchent les uns sur les autres pour former des canaux plus gros et enfin Yuretère, Celui-ci commence à l'extrémité antérieure de la face inférieure des reins , d'où il se porté en arrière , reçoit successivement d'autres canaux urinaires , et va enfin s'ouvrir directement dans le cloaque , et non dans une vessie qui n'existe pas.

L'urine de la plupart des oiseaux n'est pas liquide , comme celle des Mammifères , mais une matière qpctueuse , blanche , qu'on voit mêlée dans les excréments , avec lesquels elle est expulsée. Chez les Struthio et les Casuarius , elle est cependant liquide , et ce sont les seuls oiseaux connus qui urinent

Les capsules surrénales sont de petits corps placés sous l'extrémité antérieure des reins.

B. GLAINDES SPECIALES.

On ne trouve guère chez les oiseaux d'autres glandes spéciales que celle que tous portent sur le croupion , ou glande uropygiennt *.

« D^oupoiruytov, cronpion.

78 ORGANES EXCBEMENTlTtfELS.

G*est nti petit corps sous-cutané, ressemblant ao premier abord à an abcès, faisant saillie à traders la peau. Cette grande laisse suinter nne matière grasse , presque huileuse , que ces animaux enlèvent pour en enduire leurs plumes , qu'ils passent à cet effet dans le bec , afin de les préserver de Fhumidité , ou plutôt pour empêcher que la pluie , à laquelle ils sont exposés , ne les mouille trop. Cette matière file avec la plus grande facilité le long de toutes les barbes des plumes, et leur laisse un enduit gras si léger qu'elles paraissent parfaitement sèches , et cependant ne se mouillent pas facilement Les oiseaux aquatiques peuvent même rester indéfmiment sur Teau sans que ce liquide pénètre jusqu'à leur peau; ce qui contribue beaucoup à leur légèreté spéciûque , l'intervalle des plumes retenant une grande quantité d'air.

Outre la glande lacrymale ordinaire , les oiseaux ont encore une glande de Herderus placée dans l'angle antérieur de l'œil, plus grande que la lacrymale et produisant une matière épaisse jaunâtre , qu'elle verse par un seul canal excréteur sur la face postérieure de la membrane clignotante. Les oiseaux aquatiques ont une troisièmo glande placée sous la paupière supérieure.

§ IL Dissection et conservation.

Les reins des oiseaux , étant enchâssés dans les anfractuosités dtt bassin , sont fort difficiles à enlever, et l'on fait bien mieux de les préparer en place. Ces préparations se bornent d'ailleurs à des injection*^ qu'on fait dans les canaux excréteurs par les uretères , dont les orifices sont dans le cloaque , ou bien par un point quelconque sur le trajet de ces vaisseaux.

Si l'on emploie les masses à macération , on pourra laisser les reins en place dans le bassin.

ARTICLE îli.

Page 1