AFPARBILS DE LA GENERATION
sieurs ro.ngedrs, les A!uphibies» les pachydermes, les RumNAirrs et les CKTACÉs, elle est au contraire compliquée, et généralement divisée dans son fond en deux cornes plus ou moins allongées; et quelquefois chacune de ces branches a même un orifice distinct dans le vagin, ce qui constitue alors une double matrice; mais c*est dans les marsupiaux qu'on trouve la forme la plus remarquable. Chez les Haimaturus, ce viscère se divise, suivant Cuvibr, en deux cornes, lesquelles communiquent chacune par un orifice particulier dans une troisième cavité moyenne, formant dans sa partie postérieure, correspondant au col de la matrice des autres Mammifères , un culnde-sac faisant saillie dans le vagin , comme le museau de tanche , mais saos s*y ouvrir ; et la même poche produit de chaque côté un canal assez étroit en forme d*anse qui se recom*be en dessous et en dedans pour s'ouvrir dans le vagin. Chez les Dideiphis , la cavité moyenne est eUe-même encore divisée par une cloison médiane en deux cavités distinctes , une pour chaque corne, et les deux moitiés latérales sont ainsi entièrement séparées.
Dans la plupart des MAMMirkRES , on découvre dans les parois de la matrice des fibres musculaires plus distinctes que chez la femme.
Les inameiies présentent des différences assez considérables relativement à leur nombre et à leur disposition. Chez les quadrumathes , les cuEiROPi'kHEs 3 les Manatus parmi les cétacés, les Eléphants parmi les pachydermes, les Fiier et les Dipus parmi les rongeurs, quelques Dasypus et les Bradypus parmi les ^dentés, il n'existe, comme chez la femme, que deux mamelles pecfora/e*; d'autres, tels que beaucoup de plantigrades, quelques carnivores, plusieurs rongeurs , en ont de pectorales et de ventrales; d'autres esi)èces encore en ont également dans les aines ou inguinales ^ plusieurs n'en ont que de ventrales, quelques-unes en portent aux trois régions, ou bien au ventre et dans les aines ; enfin il y en a qui n'en ont que d'inguinales , et parmi ces derniers les uns n'en ont qu'une seule paire , et d'autres deux; enfin, la Dideiphis iniirina en a jusqu'à sept paires sous le ventre. Le. nombre total des mamelles, ou plutôt des nuimelons, paraît être le plus souvent de quatre ou de six ; viciment ensuite les nombres deux, huit, dix, douze et quatorze.
Un organe singulier , par la particularité qu'il n'appartient exceptionnellement qu'à un petit nombre de genres, formant l'ordre des MARSUPIAUX, est la bourse dans laquelle s'achève la gestation de ces animaux. Cet organe , placé sous le ventre au-devant du pubis , est formé par un profond repli des téguments, et renferme les mamelles. Ce n'est cependant que chez les Dasyurus, les Peramelesy les Phatangista, les Haimaturus, les Phascolomys et plusieurs Dideiphis qu'il forme une poche susceptible d'être close; et chez les autres
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eUe est incomplète, formée seulement par deux replis latéraux des téguments du ventre. Cette bourse contient entre ses deux replis deux os dits marsupiaux, aiticuléssur les pubis, et servant à eu soutenir les parois, ainsi que plusieurs muscles servant à ouvrir ou à fermer la poche.
§ IL Dissection.
L'étude des organes génitaux , tant du mâle que de la femelle , doit , comme on le conçoit facilement , se faire en trois temps : on doit d*abord examiner les parties extérieures superficielles , puis les intérieures, et achever la préparation par la dissection des parties ex* térieures profondes.
Après avoir examiné chez le mâle la disposition du scrotum , celle de la verge et^de leurs parties extérieures, on commencera par préparer le scrotum et les organes qu'il renferme , en suivant les diverses tuniqu^ successivement jusqu'à leur origine , c'est-à-dire la tunique vaginale fibreuse inclusivement. On insuffle la tunique vaginale séreuse, qui forme, comme toutes les membranes de ce genre, un sac sans, ouverture, afin de reconnaître son étendue. Après l'avoir enlevée, on peut continuer séparément la dissection du testicule, en coupant le cordon spermatique avant son eutrée dans l'abdomen, ou bien atfendre qu'on puisse détacher tout l'appareil d'une seule pièce, ce qui revient au même quant aux détails. Pour bien voir sur le testicule isolé la disposition du corps d'Hygmor , on fait une coupe longitudinale , en passant le plus près possible du point où il tient à J'épididyme. £n poursuivant ensuite les parties, on verra comment le corps d'Hygmor se compose des canaux du rete et des prolongements de l'albuginée qui l'enveloppent, et comment les canaux des premiers se contingent avec les vaisseaux droits, et ceux-ci avec les séminifères^ Ces dernier^ fornient chacun un peloton qu'on peut dévider, mais non sans difficulté, à cause de l'extrême ténuité de ces vaisseaux ; opération qu'il faut faire sous l'eau. On conseille, pour cela, de faire macérer le testicule pendant quelque temps dans l'eau contenant de la potasse , qui fait que les vaisseaux sémiuifères se détachent plus facilement les uns des autres; mais après l'avoir fait ainsi macérer, il faut remettre le testicule pendant quelques jours dans de l'alcool pour le raiïermir.
Arrivé au cordon spermatique proprement dit, formé par le déférent, les vaisseaux et les nerfs qui l'accompagnent, on ouvrira l'abdomen en tâchant de ménager l'anneau inguinal pour conserver ce détroit intact, afin qu'il puisse servh* de repère. On suivra les vaisseaux et les nerfs jusqu'aux troncs dont ils naissent, et, poursuivant le canal déférent, on reconnaît les vésicules séminales s'il y eu a.
Repliant ensuite les testicules sur les anneaux inguinaux, on dissè-
^' rt.y
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que par dehors les muscles du périnée, ayant soin d'enlever lès tégdments afvec précaution pour ne pas endommager les parties subjacentes, qui sont le sphincter de l'anus, les corps caverneux, le hulbede l'urètre, les muscles ischio- caverneux, tulbo-cdverneux, caverneux iransverses, recto-caverneux, cawlo-rec^ tai, la partie terminale du puôio-caudal (releveur de l'anus) , et celle de^Yiliocaudai (releveur de l'anus).
Après avoir examiné ces parties en place sans les détacher, on ouvrira le bassin en enlevant une de ses moitiés latérales, qu'on désariiculera dans ses deux symphyses ilio-sacrée et pubienne , après avoir coupé à ras des os tous les organes qui tiennent à la pièce qu'on enlève. Le bassin ouvert, on poursuit dans son intérieur les canaux déférent et éjaculatoîre jusqu'à l'entrée de ce dernier dans l'urètre. C'est alors qu'on peut facilement é'udicr aussi la partie terminale du canal intestinal et de l'appareil urinaire. Les muscles dn4>érinée, du côté où ils sont restés en place , serviront h reconnaître la disposition de ceux qu'on a détachés; et après avoir enlevé ces derniers , on peut facilement reconnaître et disséquer la prostate , les glandes de Cowper, et voir la disposition d^ l'urètre et des corps caverneux. Enfin , après a%oir vu ces parties en place, on détache de toute part l'appareil génital, afin d'examiner chacune dé ses parties en détail.. Pour le canal de l'urètre, on introduit par le pénis une sonde jusque dans la vessie, et sur laquelle i>tï peut inciser plus facilement le canal.
Pour préparer les corps caverneux, on fait , avant de les détacher des ischions , une petite ouverture à Tune des racines pour y introduire U canule d'une seringue, et Ton y lance de l'eau liède. Par ce moyen ces organes se gonflent comme dans l'érection ; et , les comprimant ensuite, on fait ressortir ce liquide avec une partie du sang qui y était contenu. On répète cette opération jusqu'à ce que l'eau sorti claire ; puis, après en avoir le mieux possible fait ressortir toute cette eau , on les insuffle fortement , on place une ligature aux deux racines et on les détache. Dans cet état de gonflement , on sèche la pièce , et on l'ouvre ensuite le long de l'un des côtés pour voir la disposition des cloisons fibreuses intérieures. On peut aussi injecter les corps caverneux avec du mercure , et le faire écouler lorsque la pièce est sèche.
On procéderai de la même manière pour étudier les organes génitaux de la femelle. Après avoir examiné extérieurement la vulve, les nymphes, le clitoris, l'hymen et les orifices de l'Orètre et du tagîri , on ouvrira l'abdomen en enlevant les muscles abdominaux au ras des os du bassin , laissant simplement en place la partie qui contient les anneaux inguinaux , par où sortent les ligaments ronds de la matrice. Après avoir enlevé 1^ mas:se des viscères dépcildants du canal digestif,
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ori aécouvre superficiellement, dans le petit bassin, derrière les pubis , la vessie; en arrière de celle-ci , la matrice , contenue dans ses vastes ligaments larges , divisés en deux ailerons , dont les postérieurs contiennent les ovaires , et les antérieurs les trompes de Fallope.
Ces parties ayant été reconnues en place , on peut exciser séparément chaque ovaire, en étudier la structure , reconnaître ses vésicules et , si cela se peut, les œufs que celles-ci renferment, enlever ensuite les ligaments larges pour voir la matrice qu'ils renferment , et ou?rir enfin le bassin par Tun des côtés , comme j*ai dit de le faire pour le mâle; mais il vaut mieux commencer par ouvrir le bassin , afm de voir par le profil tous les organes en placé. Dans cet état on peut le mieux reconnaître les rapports entre les organes génitaux et urinaires , et enlever ensuite chaque partie séparément pour examiner sa contexturé.
Après avoir vu les ligaments larges, on mettra h découvert les ligaments ronds , s'ètendant des angles supérieurs dé la matrice aux anneaux inguinaux , par où ils sortent pour se porter dans Taine.
Dans la matrice, ort cherchera à reconnaître la direction de ses fibres musculaires; et dans Tintérieur, la forme de la cavité et les follicules muqueux. '