‹ Traité pratique et théorique d'anatomie comparative: comprenant l'art deChapitre 42 sur 147 · DES PARTIES GÉNITALES DES MYRIAPODES · texte numérisé non relu

DES PARTIES GÉNITALES DES MYRIAPODES

§ I. Anatomie,

On trouve n«e diff^nce niable dans les organes sexuels des diffî^ f entp genres de myriapodes, même les j^us rapprochés. Je citerai ici, comme exemple de cette diversité , les Scotôpendra et les Litkù^ éiuê.

^ARTleS GCNITALÏ9 »l^ MVlltAfMES* IIS

A. ORGANES MALEJ!.

Chez la ScoUxpt^ndra marsitaus , les testicules prennent une fwine sing^uUère, celle de petits corps fusiformes, grêles et fort allon^ gés, placés à la suite les uns des autres dans la région dorsale de 1^ paitie postérieure du corps! A gauche, d^ahord une, puis successive* ment quatre paires accolées; au côté droit, trois paires seulement également accolées , et placées de manière que leur milieu correq^iiond à Tintervalle des paires du côté opposé.

Tous ces testicules soqt rapprochés en un seul feisceau d<Ais la ligne médiane dorsale ; chaque testicule produit à ses deux extrémités un petit canal excréteur qui se réunit de suite k celui de son voisin de la uiême paire, et les deux forment ensemUe un canal commun assez long qui va s'ouvrir dans un défirent commun aux deux séries de di'Oite et de fauche , placé le long de la ligne médiane du corps. Les canaux spéciaux s'y ouvrant, l'antérieur d'un côté vis-à-vis du postérieur du côté opposé ] le» deux extrêmes de gauche s'y ouvrent setds isolément.

Le canal déférent coomience en ayant des testicules par un bou^ nveugle ; au delà du dçr^ier testicule , il se renfle, devient flexueux, se rej^ un grand nonoibre de fois en zig^ sur lui-môme , formant une petite masse qu'on pourrait égaleQient appeler un épididyme < et s'ouvre enfin dans le cloaque après avoir reçu les canaux excréteurs de trois autres paires de gtemUes , dont deux ressemblenf à de petites masses de graisse, et dont une est iilifprme. Ces glandes entourent le cloaque.

Chez le fAtkobiu$ forficata , on trouve tout autre chose. Les testicules sont deux longs vaisseaux très-gros presque droits , produisant chacun un déférent grêle et court qui voiH s'ouvrir séparément dans le cloaque \ mais à leur extrémité postérieure les deux te^icules communiqueqt entre eux par une adhérence forn^aut un petit corps renflé qui seiphle leur être inteiposé. Sur ce corps renflé s'ouvre le canal excréteur grêle d'un autre vaisse^ii simple, grêle aux deux bpu^s , impair , fipssi gros dans le milieu que les testicules , et deux fois aussi long qu'eux.

Chacun des deux déférents reçoit par le côté le canal excréteur commun de deux glandes analogues aux deux premières , qui s'ouvrent dans le déférent des Scolopendra; et plus en arrière, sur le cloaque même, sont appliquées deux autres glandes arrondies, servant de base à une infinité de petits vaisseaux formant une houppe sur elles. Ces ^andes, se retrouvant aussi chez les femelles, paraissent être porenaent ^erémentitjelles.

116 AFPARBILS DE LA GBNEEATION.

B. ORGANES FE\IELLEj».

Les organes génitaux des femelles ont également une conformation particulière. Vovaire est chez la Seolopendra marsitans un long boyau impair , simple , assez étroit , placé comme les testicules des mâles au-dessus du canal intestinal, et se termine postérieurement par un ovifluctvs qui passe à droite du rectum pour s'ouvrir au-devant de Tanus dans le cioaqite. Les ovules commencent à apparaître dans la tunique propre de ce vaisseau , sous forme de petits grains qui semblent même placés en dehors. A mesure qu'ils grandissent, ils font de*plus en plus saillie dans l'intérieur du canal, en repoussant la tunique muqueuse qui se moule sur eux et les enveloppe; de manière que ces ovules finissent par y être entièrement suspendues à un pédicule formé par cette-même muqueuse; enfin, le pédicule se coupe, et l'œuf tombe dans l'ovaire, d'où il passe dans l'oviductus.

Cette disposition des ovules est encore plus distincte chez le LitHo- Inus forfîcata, où l'ovaire est un large vaisseau impaire, simple, déprimé, d'égal diamètre , coupé carrément en avant , et placé au-des* sus du canal alimentaiire. A son extrémité postérieure , cet ovaire produit deux oviductus qui reçoivent le rectum entre eux, et s'ouvrent séparément dans le cloaque. Chacun de ces canaux reçoit le conduit excréteur commun de deux glandes ayant la forme d'un amas de graisse, tout à fait semblables aux glandes qui s'ouvrent dans le déférent

Les ovules se développent de la même manière que chez les Scolùfendra; et comme le vaisseau est très-large, on peut plus facilement l'ouvrir et voir comment ils s'y développent , et s'assurer que la coque membraneuse de l'œuf n'est, dans le principe, autre chose qu'une portion de la muqueuse de l'ovaire.

S II. Dissection et conservation.

Les préparations des organes génitaux des myriapodes se font comme celles des autres viscères, en ouvrant le corps le long du dos; et comme ces organes sont placés immédiatement sous le cœur, il faut avoir soin de ne pas trop enfoncer les instruments tranchants, afin de ne pas les blesser.

ARTICLE IIL

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