‹ Traité pratique et théorique d'anatomie comparative: comprenant l'art deChapitre 43 sur 147 · DES PAKTIES GÉNITALES DES INSECTES · texte numérisé non relu

DES PAKTIES GÉNITALES DES INSECTES

§ I". Anatomie,

Les organes génitaux des insectes varient également beaucoup, en se rapportant cependant toujours à certains types , mais qui ne sont

PARTIES GENITALES DES 1NSECTE$. 117

du reste en rapport avec aucun autre système d'organes , ni avec II classification en ordres et en familles.

A. ORGANES MALES

En thèse générale , le sperme paraît se composer de plusieurs espèces d*humeurs , à en juger par la diversité des glandes qui versent leur produit danllle canal déférent.

Les testicules et les glandes séminales ont, comme ceux dépendant de Tappareil digestif, le plus souvent la forme de vaisseaux longs et grêles; quelquefois cependant ils sont courts et gros; d'autres fois c'est un nombre infini de petits vaisseaux réunis en houppe sur le canal excréteur commun ; tantôt ce sont plusieurs petites glandes renflées , simples ou composées , dont chacune offre un canal excréteur propre, se réunissant sur un déférent comme pour chaque moitié du corps, et celui-ci se termine lui-même au canal éjacuialoire.

Souvent aussi ce sont des glandes sessiles de diverses formes, appliquées sur le vaisseau éjaculatoire. Dans certaines espèces , enfin , le^ glandes séminales ressemblent à des masses irrégulières de graisse. Ces organes , avec les diverses formes que je viens d'indiquer , se combinent ensuite deux à deux , trois à irds , etc. , de manière à présenter dans leur ensemble les formes et les dispositions les plus variées.

La partie extérieure de l'appareil génital varie également beaucoup, tant par la forme de la verge que par les divers organes protecteurs ou préhenseurs qui accompagnent cette dernière, et même par la place que ces parties occupent sur le corps. Chez presque tous les insectes l'orifice des organes génitaux se trouve dans le cloaque immédiatement en avant de l'anus , ou bien il s'oeuvre séparément au dehors ; et je ne connais que les Libeilula qui fassent exception à cette règle, ayant leur verge placée très-loin de l'anus, sous le premier segment de l'abdomen.

I..es glandes qu'on peut appeler les testicules sont souvent renflées, et composées, dans beaucoup de cas, de follicules simples, mais d'une seule rangée seulement.

Le pénis, toujours unique chez les insectes , tandis que dans les Crustacés et les Arachnides on en trouve souvent deux, est d'ordinaire couvert chez les coLéoprfeREs et la plupart de ceux dont tes téguments sont durs, d'une enveloppe également cornée, et chez d'autres les téguments sont souvent membraneux. Le pénis est placé dans la partie infra-postérieure de l'abdomen.

B. ORGANES FEMELLES

I^'appareil génital des femelles se compose toujours d'un oviduc-

118 iil»i»AM;iLft BE LA G«N£RATMMi.

tuê unique qui s'ouvre d*ordiaaire dans le ckMMjpie , et rarement à Textérieur par un orifice spécial Ce canal se divise autérleureflieBi ea deux branches ou trompes , recevant chacune à leur extrémité plusieurs ovaires, dont la fbrme est généralement celle de vaisseaux coniques simples , plus ou moins longs, mais dont te Boaibre varie consklérablement. Chez la f^upart des espèces , il y en a de chaque côté de cinq à six, plus rarement quatre, et jamais «oias; Biais daa^ certains genres, ce nombre s*élève tout à coup à [dus de swxiBte ou de quatre-vingts. C'est dans le sommet de ces ovaires que les ovnks prennent naissance , et grossisseut à mesure qu'ils approchent des trompes. Ce développement a lieu à peu près comme cl^ les Myriapodes, c'est-à-dire que les ovules, placées d'abord en dehors de la muqueuse, la repoussent pour s'en former une coque naemhraneuse , ot voici comment : dans le sommet de l'oviductus , les. ovules foraient une masse commune , allongée et conique comme le vaisseau qui les renferme; et cette masse est revêtue d'une expansi(m de la muqueuse de l'ovaire , laquelle , après avoir tapissé les parois imérieures de ces vaisseaux, se réfléchit en partant du sommet, et revêt la masse ceouMue des ovules dont je viens de parler. Cette masse s'avance dans k trompe à mesure qu'elle se développe au sonnnet de l'ovaire, et lùentôt elle commence à s'étreindre de distance en distance dans chaque ovaire, en séparant ainsi les ovules les uujk des autres; lesquej|l|^ forment tm t!^ chapelet, tenant entre ««Ues- par des pédiccdes {^us ou moins |^os de leur propre substance qui traversent les rétrécissements. Eaèn , «es pédicules devenant de (^us en plus faibles à mesure que ks 0v«lesaf^ prochent de la trompe , unissent par se couper entièrement , et k» ceufs tombent dans la partie la plus dilatée de l'ovwe, d'où as passent par la trompe dans l'oviductus;

On trouve généralement sur l'oviductus deux vésicules, «lont l'une, que j'ai nommée (fvande vésicule vaginale , est servent très» grosse et remplie d'une matière blanchâtre fluide ou onctueuse. Cette vésicule qui est quelquefois double communique avec l'oviductus par le moyen d'un canal excréteur plus ou noKuns long. Près de cette ^9»* che, s'insère sur l'oviductus le canal excréteur d'une «eoondevésîeute généralement plus petite, que je distingue de cdUe dont je viens de parler par le nom de pûéite vésicule vafimaie; et très-souvent aussi elle prend la forme d'un vaisseau simple. La sub^oôe <}u'^ sécrète étant en ^petite -quantité , et plus ou moins fluide, Je k <^nsidère comme destinée à lubrifier l'oviductus.

Quant à la fonction de la grande vésicule, il paraît qu'efie sert de réser\oir au sperme que le mâle y lance , et où il se mêle avec la sécrétion propre de cet organe, pour être rersé petit à petit sur les œufs à mesure qu'ils rpaséent dms l'oviductus.

PARTff» 4i£MlTilLES PfiS <:iU}STAC£S. 119

l»» ^F§me» génitiiiK des femettes sont formés île ireîs timiques : utte mu$etUeuse , «ae propre et qoe fntuftietùse. La premi^e ne revcU que l'oviductus, et surtout près de sou orifice, oà eUe forme pa vérkaÛe s^^hlncter,

§ IL Dissection et cotiser vaiion.

Les organes géoitaux des detiK sexes étant constanifiieat placés dans rabdoraen, an les j^éparera en ouvrant ce dernier par le fiatrt. On pourra, poar cela, fendre avec des ciseaux fins les arceaux scq^érleurs dans leur mUieu, et rabattre les deux bwés ; on bien couper, surtout chcx ceux qui ont Tabdomen déprimé , avec des cîseauic , une pelke partie des bords latéraux , afin de pouvoir enlever d*«iie seule piè(5c tous les arceaux supérieurs. Mais dans cette dernière opénrtion , on risque d*endomnia^r les parties intérieures qu'on veut consoler ; et je préf^^ , en conséquence , ouvrir Tabdomen par to lipie mé^tiane. On eidève le t^anal intestinal , qu'on coupe à une petite disUAoe 4n cloaque, et Ton trouve dessous les organes génitaux rempltmant principalement la partie inférieure et latérale de l'abdomen.

Les préparats peuvent être csnservés <Uiu8 la partie inférieure -de l'abdomen même, réduit à ses simples téguments, qui foi*ment un fond {^^ àces orgMies, géaéralemefit bbaes; on bien on peatne conserver qne les segments postérieurs, auxquels liait le doaqne.

ARTICLE i¥.

Page 1