‹ Traité pratique et théorique d'anatomie comparative: comprenant l'art deChapitre 50 sur 147 · DES PARTIES GÉNITALES DES ENTOZOATRES · texte numérisé non relu

DES PARTIES GÉNITALES DES ENTOZOATRES

§ I". Anat(yniie.

Quoique ces animaux aient en général une organisation irès-simple, qui a, ainsi que je Tai déjà fait remarquer, beaucoup d'analogie avec celle des Annélides inférieurs, tels que les Gorditis , les Ldinùri- ^^ eus et les Hirudo , avec lesquels ils formaient autrefois la classe des Fers, on trouve cependant encore, du moins chez quelques genres, et peut-être chez tous les vrais Entozoaires , des organes sexuels bien distincts, et même des sexes séparés.

On sait que les e.ntozoaires se divisent en deux ordres, les cAvrrAi- REs et les PARKNCHYMATEUX. Chcz les premiers , plus rapprochés des Annélides, on trouve plus particulièrement les sexes séparés, et même des organes d'accouplement.

A. ORGANES MALES

Les Ascaris mâles ont vers la partie postérieure de la face ventrale de leur corps une véritable verge, placée près de Tanus , à laquelle aboutit un vaisseau spermatitftie très-long, replié sur luimême , et contenu dans la cavité générale du corps.

L'extrémité du corps du Strongyius gigas mâle se termine , suivant M. Otto, par un élargissement ou hursa , dont chaque côté présente une dépression où il n'y a pas d'orifice; entre les deux est VantLS donnant aussi issue à la verge. Celle-ci se prolonge en dedans en un filet qui longe le rectum en dessus, et se divise en cinq ou six branches filiformes, qui continuent à se porter en avant, restant toujours attachées au canal intestinal : ce filet paraît être plein , et être par conséquent un simple organe excitateur. On trouve en outre encore deux vaisseaux spermatiques, gros, blancs et marbrés, naissant par une extrémité aveugle dans la partie antérieure du corps à une distance d'environ 7 à 8 centimètres de la tête, et d'abord adhérant entre eux dans un petit espace ; mais l'auteur n'a pas pu s'assurer si leurs cavités y communiquent entre elles. Ces vaisseaux se séparent ensuite, font de nombreuses inflexions, et arrivés près de la queue, l'un, placé sous le canal alimentaire, devient progressivement de plus en plus délié et s'ouvre dans la hursa près du pénis ; le second suit la ligne dorsale à côté de la verge , se dilate , puis se rétrécit subitement, et s'ouvre dans le canal intestinal à 1 centimètre de l'anus.

Chez les Fasciota, de Tordre des parenchymateux, animaux her-

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maphrodites, la verge est placée immédiatement devant le second suçoir, et reçoit le sperme de plusieurs vaisseaux sécréteurs venant du parenchyme.

B. ORGAIVES FEMELLES.

On trouve chez les Ascaris un ovaire h deux branches, en forme de fdets fort allongés, repliés sur eux-mêmes, et donnant dai^s un oviductus, qui s'ouvre au dehors vers la partie antérieure du corps.

La vulve du Strovgyius (jigas se trouve à environ 7 centimètres de Textrémité de la tête, dans le sillon inférieur qui sépare intérieurement les muscles longitudinaux. De cet orifice assez grand part un oviduclus d'environ 3 centimèlres de long, dirigé en arrière , lequel se dilate ensuite considérablement en un vaisseau fort large, double du calibre de Toviductus, mais à parois minces, qu'on a nommé à tort la matrice. Ce vaisseau , après avoir conservé longtemps ce calibre, se rétrécit de nouveau dans la partie postérieure du corps, forme de grands replis, puis se dilate de nouveau un peu, passe sous le canal intestinal, forme une dernière dilatation latérale et s'ouvre dans le rectum par un canal fort délié à une très-petite distance de fanus. Tout ce canal à deux oHfices est rempli d'une humeur assez fluide , dans laquelle nagent une foule de petits corps ronds ou œufs, qui remplissent plus particulièrement la première dilatation. Oh ne comprend pas trop pourquoi cet ovaire a deux orifices.

Dans les Fascioia les ovaires forment des masses logées dans le parenchyme entre les autres organes, et la vulve est à côté de la verge; d'où il est probable que ces animaux sont obligés à un accouplement réciproque.

§ II. Dissection et conservation.

Les organes génitaux des entozoaires cAvrr aires se préparent comme chez les Annélides ; mais ceux des parenchymateux offrent plus de difficulté, étant obligé de les suivre avec le scalpel à travei'S le parenchyme, comme on poursuit le canal intestinal des Acéphales à travers le foie ; et pour cela on emploie les mêmes procédés. On conserve les préparats comme ceux des Annélides.

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