DES PARTIES GÉNITALES DES POLYPES
§ I. Anatomie,
Les POLYPES sont généralement hermaphrodites parfaits , et on ne connaît même que très-peu leurs ovaires , et presque nulle part les organes mâles. Les premiers sont placés , chez les Àctinia , dans le parenchyme de leur corps et communiquent avec la cavité intestinale, par laqndle les œufs sortent. Chez d'autres les ovaires paraissent placés tout simplement au fond de la cavité digestive , où ils prennent surtout tm grand développement à certaines époques de l'année. M. MuNB EnwARDS a découvert également les ovaires chez les Ai^ cyonides , où ils sont placés longitudinalement dans les huit plis du péritoine , se rendant des parois du corps sur la cavité digestive.
Outre la génération par œufs , propre à tous les animaux, les Polypes possèdent au plus haut degré la faculté de pouvoir se multiplier par drageons et par toutures natufelifis ou accidetitelles , et je renvoie à ce sujet , pour de plus ami^s détails , aux ouvrages de Tremblay et de Dicquemare-, le premier sur les Hydra , le second sur les Actinia , où l'on trouve de nombreuses expériences à ce sujet, dont les conséquences se réduisent, en thèse générale, à ce qu'^wi peut couper ces animaux en autant de moreeaun qu'on
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veut, tt chacun reproduit toutes ies parties qui iui manquent pour reilevenir un individu complet , en ménie temps qu'on peut tes greffer de toutes tes façons (es uns sur ies autres pour en faire des animaux composés K
§ II. Dissection et conservation.
On ne peut guère disséquer que quelques espèces un peu grandes de Poiypes, telles que les Actinia; et là tout se réduit à fendre le corps en deux le long de son axe pour Toir Fintérieur de la cavité , et à faire diverses coupes dans le parenchyme pour y voir la dispo> sition des œufs. Mais je crois devoir indiquer ici quelques-uns des procédés que Tremblay a employés dans ses curieuses expériences.
Pour couper les Hydra transversalement , Tremblay * les plaçait dans le creux de la main gauche avec un peu d*eau , en les laissant bien tranquilles. Ces animaux commençaient bientôt à s'allonger , et c*est dans Tétat de leur plus grande extension qu'U les coupait en deux avec des ciseaux bien fins.
Pour les couper longitudinalement » l'opération est plus difficile , le corps étant long et étroit Mais pour y réussir, le même observateur ' plaçait ces animaux également avec un peu d'eau dans la main , les conduisant ensuite avec la pointe d'un pinceau sur les bords de cette goutte d'eau. Dans cet état , ces animaux se contractant le plus possible , leur corps devient court , large et déprimé. Alors , le prenant entre les deux lames de ciseaux très-fins , il le coupait suivant la longueur ; ou bien il saisissait, pour faire son opération, le moment où ces animaux avaient bien mangé: leur corps étant alors très-gonflé et large, il le coupait facilement en deux. De l'une ou de l'autre manière , il faut avoir soin que le corps soit placé en ligne droite , afin de le couper bien exactement dans le milieu d'un seul coup de ciseaux.
. Pour replacer ces portions A' Hydra dans le bocal plein d'eau qui leur est destiné , il faut commencer par les couvrir d'eau , et les enlever ensuite avec la pointe d'un pinceau fin mouillé , afin de ne pas les déchirer.
Chaque moitié A' Hydra rapproche ses bords, qui se soudent pour former ainsi un individu complet ; et cette réunion se fait si rapidement « quHi ne faut comm,unément qu'une heure^ et même mains^ pour que ia moitié d'un polype coupé suiva^it sa longueur prenne ta forme d'un polype parfait. »
> Trcmb., p. 24S et 290 « P. 229.