‹ Traité pratique et théorique d'anatomie comparative: comprenant l'art deChapitre 54 sur 147 · PARTIES GENITALES DES POLYPES · texte numérisé non relu

PARTIES GENITALES DES POLYPES

Pour ouvrir sinq)leinenl le corps d^une Hydta suivant toute sa longueur, Tremblay * faisait contracter Tanimal dans sa main comme pour le couper en deux ; faisant ensuite entrer la pointe de ses ciseaux par la bouche et ressortir par l'extrémité du corps , il fendait ce dernier en fermant les ciseaux.

D'après les nombreuses expériences de cet observateur , les Hydra peuvent même être coupées en un grand nombre de morceaux , dont chacun ou du moins la plupart deviennent des individus complets. Lorsqu'on se borne simplement à faire de nombreuses entailles au corps , de manière à le diviser en plusieurs parties qui tiennent ensemble , toutes ces parties deviennent ou des têtes ou des queues et forment un animal très-composé.

Enfin , en retournant une Hydra comme un gant , l'animal continue de vivre dans cet état , où la peau extérieure est devenue la membrane intérieure de l'estomac , et réciproquement.

Pour faire cette expérience, Tremblay* recommande de commencer par donner fortement à manger à l'animal pour que son corps se dilate le plus possible. Le plaçant ensuite dans le creux de la main gauche avec un peu d'eau, on commence par en presser légèrement la partie postérieure pour faire avancer vers la bouche la nourriture contenue dans la cavité, et même pour la faire sortir en partie, forçant ainsi la bouche à se dilater beaucoup. Ceci fait , on pousse le fond de la bourse que forme le corps avec le bout d'une soie de sanglier coupée carrément , en la faisant rentrer dans l'intérieur ; et , continuant l'opération , on le fait avancer jusqu'à la bouche , poussant devant la nourriture : et , forçant ainsi la bouche à se dilater, on facilite la sortie du fond par cet orifice.

Une Hydra ainsi retournée se renverse le plus souvent d'ellemême pour reprendre sa condition primitive et naturelle ; mais , pour l'en empêcher, Tremblay fixait l'extrémité antérieure en l'embrochant avec une soie très-fine de sanglier le plus près possible de la bouche. Il faisait préalablement un nœud à cette soie pour empêcher l'animal de se dégager, et plaçait ensuite ce dernier dans le fond d'un vase , le nœud en dessous^ pour que le corps, en glissant en bas, ne se désembrochât pas.

Pour introduire une Hydra dans une autre , afin de les greffer ensemble, Tremblay ^ leur donnait à manger à toutes les deux. Plaçant celle qui devait être V intérieure dans le creux de la main, il la faisait contracter le plus possible ; la pressant ensuite légèrement avec un

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IMJiceau puur bàre sortir par la bouche en parde tes alioieuts qu'elle avait avalés, il forçait celte ouverture à se dilater. Prenant ensuite de la main droite une soie de sanglier , il en faisait entrer le gros bout dans la bouche , et le poussait jusqu'au iond de Festomac. Fsôsant ensuite également ouvrir la bouche au second individu , qui devait devenir l'extérieur , il y fourrait le premier, placé au bout de la soie.

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