‹ Traité pratique et théorique d'anatomie comparative: comprenant l'art deChapitre 56 sur 147 · DES APPAREILS RESPIRATOIRES DES VERTÉBRÉS · texte numérisé non relu

DES APPAREILS RESPIRATOIRES DES VERTÉBRÉS

Ou ne trouve chez les VERT^BRis que deux modes de respiration : celui par poumons , exclusivement propre aux mammifîîres , aux oiseaux et aux CHÉLONiENS , ainsi qu'à tous les reptiles , à Texception de quelques genres d'uRonkLES qui respirent en même temps par des branchies, et tous les batraciens à Tétat de larve, où ces animaux ont également une respiration branchiale.

La respiration par branchies est ensuite exclusivement propre à tous les POISSONS.

A cet appareil s'en joint dans les quatre premières classes, ou Vertébrés aériens, un second constituant les organes de la voix, ou le (arynx, qu*on ne retrouve nulle part ailleurs.

ARTICLE PREMIER

DE l'appareil respiratoire des mammifères.

§ P'. Anat&mie,

A. ^POVMON.

Le poumon de V homme et de tous les MAMMiFfeaBs est un viscère, creux remplissant toute la cavjlé pectorale, à Texceptioa de la région moyenne , occupée par le médiastiu , l'oesophage et le cœur. Il est formé d'un parenchyme membraneux composé d'un système de vaisseaux aérifère^ ramifiés nommés hromhesy partant d'un tronc commun , QU trachée^rtère , placé le lopg de la partie antérieure du coii, depuis l'hyoïde jusqu'à l'entrée du thorax, où ce tronc commence à se diviser en deux bronches principales , une pour chaque côté de la cavité pectorale, où ces canaux se subdivisent en un nombre considérable de raufuscule^ fort couflç , d'abord non çofpip^p|caiîts , maïs qui »se terminent pn dernière analy3e dans un tissu cellqleux à mailles communicante^ très-fines , qui lie les subdivisions des |)rqnchçs. Plusieurs an^fqnjistes pengerit , ai} contraire , qi;e chaque r§muscMledes |)ropches finit pfirement et simplement en cul-de-sac; ef d'autres, qu'iùe termine par uiiè celluje mem|)raneuse, quj ne serait, . si l'qjj ve(}t', (jii'Hpp 4f)afatipn 'j)lps QJf inoins grande de la })ronche qui y aboutit. Ce sont ces bronches qui constituent la partie essentielle ef;

140 ORGANES DE LA RESl^imATlON.

fondamentale des poumons, et en qaelqne sorte leur charpente ; toutes les autres se disposent d'après elles.

La trachée-artère est un gros canal cylindrique aplati à sa face postérieure, et formé de quatre tuniques, dont l'extérieure est une membrane fibreuse composée de fibres longitudinales qui se prolongent depuis le laryni, où elles commencent sur le cartilage crlcoîde, jusque sur les bronches, où elles se continuent.

La seconde tunique consiste en un certain nombre d'anneaux cartilagineux placés à petite distance à la suite les uns des autres , mais sans entourer complètement le canal, laissant à sa face postérieore un espace libre formant une large bande longitudinale membraneuse qui permet à la trachée-artère de se resserrer.

Le long de cette bande membraneuse , les cartilages se trouvent remplacés par une couche de fibres musculeuses, dont les petits faisceaux naissent sur les extrémités de ces cartilages, et s'étalent en divergeant sur la tunique fibreuse.

La troisième, ou, si l'on veut, la quatrième tunique de la trachéeartère, est une membrane muqueuse qui, partant de l'intérieur du larynx, la tapisse dans toute sa longueur.

La structure des bronches est à peu près la même que celle de la trachée-artère , qui n'est que leur tronc commun. On y retrouve la même tunique extérieure i fibres longitudinales ligamentaires , les mêmes anneaux cartilagineux subjacents, laissant postérieurement un espace occupé par une bande membraneuse, où ces derniers sont remplacés par une couche de fibres musculaires organisée à peu près comme dans la trachée-artère*; mais les cartilages, se raccourcissant graduellement , deviennent irréguliers ; et après n'être plus représentés que par de simples granulations , ils finissent par disparaître complètement dans les petits ramuscules ; et à mesure que ces anneaux se réduisent ainsi , la bande musculeuse, devenant plus large, contourne enfin entièrement les derniers rameaux des bronches qui ne sont que membraneuses ; et la muqueuse, qui se prolonge dans ces canaux aérifères , y devient de plus en plus mince, et forme encore la tunique intérieure des cellules terminales des bronches.

Les vaisseaux sanguins qui se rendent dans la trachée-artère sont fournies par les artères et les veines thyroïdiennes inférieures; les vaisseaux de nutrition du poumon , nommés vaisseaux bronchiques^ sont au contraire fournis, les artères directement par l'aorte, et quelquefois par l'intercostale supérieure ; quant aux veines bronchique , leurs troncs communs , au nombre de deux , se jettent à droite dans l'azygos, et à gauche dans la veine intercostale supérieure.

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