APPARCIL RESPIRATOIRE DES ARACHNIDES
J*ai formé Tordre des gnathopodes avec le seul genre Limuius, Ces singuliers aniiuaux ont été rsœgés parmi les Crustacés par tous les naturalistes qui , ne connaissant pas leur organisation , les plaçaient dans cette classe par cela seul qu'ils ont des branchies, tandis qu'ils s'en distinguent essentiellement par le reste de leur organisation , en offrant les plus grandes analogies avec les Arachnides; et l'existence des branchies ne saurait à elle seule constituer un caractère suffisant pour les éloigner de ces derniers, vu que dans celte classe les organes de la respiration n'ont plus cette grande pr^ndérance sur les autres appareils du corps, pour les tenir sous leur dépendance, comme cela a lieu chez les Vertébrés ; ce qui est prouvé par l'analogie qui existe entre les Arachnides pulmonaires et les trachéens, qu'on ne saurait séparer.
Les branchies des Limuius sont des pues de larges feuillets minces fixés comme appendices à la partie latérale de la face postérieure des membres abdominaux, membres fortement élargis en lames, et ne servant plus aucunement à la marche , fonction exclusivement confiée aux cinq paires antérieures , faisant en même temps les fonctions de mâchoires ; d'où le nom que j'ai assigné à cet ordre d'Arachnides. " Les feuillets des branchies fixés aux membres par leur bord antérosupérieur se recouvrent comme ceux d'un livré, et se trouvent cachés entre les lames que forment ces mêmes membres qui les portent
Dans le bord supérieur de chaque lame, où adhèrent les feuillets branchiaux , se trouve creusé dans le parenchyme même , et entre les muscles , un canal conique , ou veine hranchiaie. Cette veine reçoit le sang par une infinité de petits vaisseaux qui parcourent les feuillets, et elle-même se débouche dans l'oreillette placée avec le ventricule qu'elle renferme entre les deux séries de membranes ; de manière que ces vaisseaux s'y terminent de suite, sans avoir aucune de leurs parties libres. Ces troncs veineux sont au nombre de cinq paires.
§ IL Dissection et conservation.
Les poumons des aranj^ides peuvent être examinés soit eu enlevant par en dedans les plaques cartilagineuses qui recouvrent les poches qui les renferment , soit en enlevant les lèvres des pneustomes. En ouvrant la poche, on découvre de suite les piles des feuillets pulmonaires, et Ton peut facilement se convaincre que chacun est entièrement libre, ne t^ant que par le bord inférieur, et qu'ils forment autant de petits sacs comprimés. Pour cela , on n'a qu'à les gonflei* en les insufflant par le pneustome au moyen d'un chalumeau recourbé. £n portant ces lames sous le microscope, on verra que leur contexture est légèrement cornée, ressemblant beaucoup au tissu des trachées, mats sans ûl spiral.
170 OHUAMIM V£ tA UIMiaATUKI.
Ltt canaux aériens des BaU&ra»», dUicîles k afkarcevoir, ?i| Fextréfoe pettiesse de ce» aaiinaux » doîvmt être {M*éparés comme ceux d^ Insectes.
"'-' Les feuîlets hranchiam des GnknoPGDBsm sont guère susceptibles de préparation autre que d*étre sécbés, poor les conserver. On découvre leur veine pulmonaire en coupant une petite lame cks téguments -sur le bord supérieur des membres qui 1^ porteitt; sous cette lame on apercevra immédiatement le canal dont je parle, se portant comme ces membres de dehors en dedans, en augmentant de calâure.
Ces organes respiratoires peuvent ôtre conservés secs ou dans la liqueur.
TROISIÈME DIVISION
DE L*APPABEIL RBS9IBAT0IBB DBS MOLLUSQOSS.
Dans tout r^nbrancbement des moixiisques on ne trouve que deux modes jde respiration , celui par poumons et cejkii par l^anchies , le premier exclusivement propre à Tordre des puLuoNiis, de la clas^ des GAsréROponiiS, ainsi qu'aux deux genres CyciosU)ma et HcHcUWf appartenant aux p^TUORBiNCHiis. La forme et la disposition des branchies varient considérabliament; et chez les BBAcmopQuiîs ces organes ne sont pas encore bien connus.
AATIGLË PREMIER.