APPAREIL RESPIRATOIRE DES GASTEROPODES
lanieOes^ misées en plusieurs séries le long de la voûte de la cavité.
Les LNF^ROBRAiscDEs et les CYCLOBRAîscHEs oDt ces orgaoes en forme de petites lamelles disposées également en séries, mais extérieurement, sous les bords du manteau.
Dans Tordre des TECTIBRA^CH£s, les branchies ont la forme d'arbuscules à branches feuilletées, insérées sur un ou deux troncs communs qui leur servent de base, le tout renfermé dans une grande cavité située sur le dos et recouverte par une lame du manteau.
Chez les hét^ropodes et les nudibraisches, les organes respiratoires sont placés à nu sur diverses parties du dos, où ils prennent la forme de houppes ou de panaches.
§ H. Dissection et conservation.
On ouvre la cavité respiratoire des pulmoni^:s en la fendant par le pneustome ; mais , pour cela , jl faut que Tanimal soit bien mort et étendu , ce qu'on obtient en le noyant de la manière indiquée au chapitre de la myologie ; car, pour peu qu'il lui reste encore d'irritabilité, dernière trace de la vie, il se contracte à tel point qu'on ne peut plus rien voir de la cavité pulmonaire, entièrement comprimée et déformée.
Pour les Limax et genres voisins , dont la coquille est intérieure , on ouvre d'abord la capsule de celle-ci en enlevant en partie le manteau, ainsi que cela est indiqué au paragraphe relatif aux préparations des parties solides de ces animaux. Le plafond de la cavité pulmonaire étant par là mis à nu , on le fend transversalement au-devant de la boqrse à l'encre, qu'on distingue par sa couleur jaune , et en entrant avec la branche émoussée des ciseaux par le pneustome jusqu'au delà de la ligne médiane. On fendra aussi la même membrane d'avant en arrière à une petite distance à droite de cet'e ligne , pour ne pas endommager la vésicule à l'encre. En faisant ces tailles , il faudra avoir soin de soulever la lame qu'on fend, et de ne pas trop enfoncer l'insti*ument, dans la crainte de couper le plancher de la cavité. Repliant ensuite les deux lambeaux du plafond , on verra facilement l^s principales branches des vaisseaux pulmonaires qui se font remarquer par leur saillie. Après avoir reconnu la position du péricarde , on fendra aussi la partie supérieure de la cavité respiratoire qui le recouvre , afin de voir les veines pulmonaires qui pénètrent dans l'oreillette, et dont les troncs les plus forts sont placés , ainsi qu'il a été dit au paragraphe précédent , à la paroi supérieure du poumon et les artères au pourtour. Pour bien reconnaître ces vaisseaux, il faudra enlever d'une pièce toute la partie supérieure de la cavité pulmonaire pour voir cette partie par sa face inférieure, sur laquelle ils rampent, et Ton fera mieux encore d'ouvrir la cavité par en dessous.
iT4 OHGAKES DE LA RESPIRATION.
Ôrï distingnc frès-bien les Taîsséaux pt]1monai^es tîdes des ffeliai en ehletant simplement !a côquilfe , et on les Injecte paf la Teîûe fcavc placée dans lé bourrelet supérieur des tours du sac herniaire, et, thei les Limax , le long des deux côtés dans les parois du côrp^ Voyez, pour cela , le chapitre relatif aux organes de la circulation.
Les PECTiNtBR ANCHES, lesTUBtLiBRAiscHES et les sGunBKANc6fiâ ayant leurs branchies intérieures , on découvre ces dernières soit en fondant la cavité par son orifice , soit en suivant le siphon , ou bien en faisant une ouverture à la cavité de celle-ci, après avoir enlevé une partie de la coquille.
Quant aux espèces dont les branchies sont plus ou moins extérieures , telles que les NvniBRANCHEs, les i!<iF^iioBiiANcn£$, les b^téropodbs, les TECTiBRANCHRs et Ics CYCLOBRA!NCHEs , il n*y a pas d*autres préparations à faire à ces organes que de les injecter.
Les organes respiratoires des GAsrÉtvôpdnÉé se fcôfiservent dans ft liquem*, comme toutes les parties faiolles de ces animaux.
ARTÎCLE IV.
f)E L*APPAREIL RESPIRATOIRE DES ACÉPHALES.
S V\ Atiatomie.
Les Iranchies des aci^:piialès ostracodrrmes se composent d*ordinaire de deux paires de grandes lames appliquées latéralement contre le corps dans les cavités respiratoires ménagées dé chaque côté sous le manteau, cavités qui diffèrent d'ailleurs assez notablement, suivant les familles établies dans cette classe d'animaux. /^^ / ^ Chez les Oslrea, le manteau adhére^y itfMrtRMt- sa circonférence ^ ta ^ ^ face intérieure des valves , à l'exception de sa région dorsale , où les
deux lames se continuent Tune par l'autre, ces dernières ne forment de chaque côté qu'une seule cavité renfermant les branchies, et dans laquelle \km entre et sort de tous côtés pour servir à la respiration. Mais déjh , chez les kfi/tilus , la cavité générale du manteau est séparée vers sa partie postérieure en deux par une cloison verticale qiiî la distingue en cavité antérieure ou respiratoire et en cavité postérieure , celle-ci ne renfermant que des franges garnissant le bord du manteau , et , de plus , un siphon extrêmement court et large , tube musculeux de 2 à 3 millimètres de long sur 8 à 9 de large, traversant la partie supérieure de la cloison pour faire communiquer la cavité respiratoire , mais plus particulièrement la cavité dorsale des corps au dehors; ce siphon s'ouvre dans toutes les deux à la fois, et donné plus particulièrement issue aux excréments. Chez les Venus, cette cloison postérieure descend plus bas que chez les MytUus , et , au
At^PAtlElL IlESPltlAtOlàË DEà ACEPHALE^. 175
Heu d'uii seul siphon fort court , il y en a deux placés Tun au-dessus de l'autre , et prolongés en deux três-Iongs tubes musculcux , dont rinfêrieur, ou siphon respiratoire , donne dans la cavité où sont les bfan(;hies; et le supérieur, ou siphon anal, dans la cavité dorsale ou atoâle , et sert à la sortie dès excréments et des œufs. En fermant ses- valves , Fanîmal clôt aussi ses càvilés respiratoires , qui ûe communiquent plus à Textérieur que par le siphon inférieur, qu'il petit prolonger en arrière hors des valves, ou le retirer, ainsi que le siphon arial , dans la cavité postérieure du manteau. Chez les /^ CJkmd, lés deux manteaux sont réunis aussi le long de leur bord infét-ieuf, et n'offrent que trois ouvertures, dont la première laisse sortir le pied , la seconde remplace le siphon respiratoire , et la troisième remplace le siphon anal pour la sortie des excréments.
Les hrdrichiès se composeiit chacune de deux feuillets juxtaposés; unis entre eux, sûr divers points , de manière à renfermer le plus souvent une cavité éh forme de sac , ouverte du côté dé l'insertion de la branchïe , où ce sac communique avec la cavité moyenne ou doi*sâlë du maiiteati. Mais pour bien faire comprendre la composition de ces organes , je dois d'abord décrire ceux des Myiilus , qui l'expliquent parfaitement Chez ces animaux chaque lame branchiale est compoisée de deux feuillets, insérés à son origine sur une longue lanière fibreuse, fixée latéralement au corps, en s'étendanï depuis là bouche jusqu'au bord inférieur du muscle clôteur postérieur; bandes fibreuses qui constituent les ùases des branchies. Mais chacun de ces feuillets est formé à son tour d'une infinité de filets cylindriques, placés à la file les uns des autres comme les franges d'une draperie , et renfermant chacun un rameau dfe la veine branchiale et un de Tartêre branchiale; enfin, ces filets, dont la tige est bladche, se terminent par un petit renflement jaune, tes filets, d'une longueur d'envlroii 12 â là millimètres dans le milieu de la blanchie, et de plus en plus courts vers les extrémités , sont accolés par paires d'un feuillet à I autre, et unis, au moyen de quatre anastomoses extrêmement courtes, aii quart, au milieu, aux trois quarts et à l'extréniité de chaque paire, de maiiière à ne pas pouvoir se déplacer ; et ils sont en outre rangés à côté les uns des autres avec une telle régularité , que la branchie semble être formée d'une membrane continue très-finement plissée. Les filaments comjposant fe feuillet externe de la lame externe sont insérés sur une base spéciale , et il en est de même pour ceux diî feuillet interne de là lame interne ; mais les deux feuillets intermédiaires, dont l'uii est l'interne de la lame exteriie, et l'autre l'externe de la iaiiie interile , sont insérés sur une basé commune qui forme ainsi la commissure des deux branchies; et cette base, ainsi que linterne, adhèrent seules au manteau; l'externe étant libre et fixée