‹ Traité pratique et théorique d'anatomie comparative: comprenant l'art deChapitre 72 sur 147 · ORGANES DE LA RESPIRATION · texte numérisé non relu

ORGANES DE LA RESPIRATION

seulement aux extrémités. Mais Tiulervalle des bases internes est rempli par un grand nombre de petits ligaments transversaux, interceptant des ouvertures par lesquelles la cavité entre la valve et le manteau (cavité ordinairement nulle par TefTet de l'application du manteau contre la valve) communique avec Tintervalle des deux bases.

Chez la Venue decussata on trouve de chaque côté trois lames branchiales, mais dont Texterne, et la plus petite, est réfléchie en arrière , et les deux autres sont dirigées comme d'ordinaire , en avant et en dessus. Ces bmes sont, comme dans les Mytitvs, composées de deux feuillets dont chacun est inséré sur une base ; mais les filets qui composent ces feuillets sont unis en une membrane continue , au moyen d'une pellicule extrêmement mince, et les filaments, au lieu de ne communiquer que sur quatre points, s'anastomosent un grand nombre de fois , tant par paires d'un feuillet à l'autre, que dans le même feuillet chacun avec ses voisins ; d'où résulte un réseau à mailles carrées extrêmement joli ; et le sac que forme chaque lame branchiale est subdivisé intérieurement en une infinité de canaux qui s'entrecroisent, et communique à l'extérieur par la cavité dorsale ou moyenne du manteau , dans laquelle s'ouvrent aussi les ovaires ; d'où vient que les œufe s'introduisent souvent dans ces sacs , et ont de là fait penser à BoJANus que ces organes n'étaient pas les véritables branchies, mais des réservoirs aux œufs. Si cet anatomiste , d'ailleurs fort savant , eût examiné d'autres acéphales que les Anodonty et s'il eût surtout porté son attention sur ce qu'il a dit lui-même de la disposition du cœur, ainsi que des vaisseaux de ces mêmes lames branchiales, il eût probablement changé d'opinion.

Quant aux branchies des Ascidia , de l'ordre des TUNiciBas , elles sont placées, ainsi que je l'ai déjà fait remarquer en parlant du système musculaire, dans la cavité centrale du corps, qu'on nomme de là ca^ vite respiratoire, mais qui est réellement un (Bsophage énormément dilaté. Ainsi que l'a déjà fait remarquer Cuvier, cette poche communique au dehors par un tube musculeux placé à l'extrémité supérieure du corps , et traverse le sac extérieur pour s'ouvrir par un orifice arrondi à lèvres froncées, qui est réellement la bouche, et le tube le pharynx, lA cavité respiratoire est tapissée d'une membrane extrêmement délicate et lâche, formant un certain nombre de plis longitudinaux partant du pharynx, et parcourant le.s parois pour se terminer autour de l'orifice de l'intestin, que Cuvier appelle la bouche , et placé au bord antérieur du corps sous l'orifice anal. C'est dans ces plis que se subdivisent les vaisseaux branchiaux , et la respiration a lieu au moyen de l'eau que l'animal fait entrer et sortir par l'orifice supérieur.

APPAREIL RBSPIUATOIIIB VIS ECniNODERMES. 177

§ IL Dissection et conservati4>n.

Pour mettre les branchies des ostracodermes à découvert , il suflk d*enlever avec précaution Tune des deux valves par les procédés indiqués au chapitre de la myologie , et de rabattre vers le dos ou d'enlever entièrement la partie correspondante ^du manteau. On pourra facilement insuffler les sacs que chaque lame forme , et , après avoir injecté ces organes pour voir la disposition de leurs vaisseaux, on pourra en appliquer des fragments sur une plaque de verre , en les y plaçant sous Teau , où ces lames s'étendent parfaitement à la moindre traction. Ces préparats sur verre seront conservés à l'état sec , après les avoir passés au sublimé; et comme ils sont extrêmement délicats, on devra les placer entre deux verres , fixés l'un sur l'autre.

QUATRIÈME DIVISION. DE l'appareil respiratoire des zoophytes.

Ce n'est que dans la classe des échinodermes , animaux d'une organisation fort compliquée , qu'on trouve encore des organes de la respiration. Dans les autres classes , il paraît que cette fonction s'exerce à la surface de tout le corps sans organe spécial , comme chez les Ânnélides abranches , auxquels les EmozoAioEs, ou première classe , se rattachent.

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