‹ Traité pratique et théorique d'anatomie comparative: comprenant l'art deChapitre 73 sur 147 · ARTICLE UNIQUE · texte numérisé non relu

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DE l'appareil respiratoire des échinodermes.

§ P'. Anatomie, -♦

Les Hoiothuria , de l'ordre des fistulides , {présentent un aj^tareil de respiration fort remarquable , étant de véritables troncs trachéens, admettant de l'eau au lieu de l'air , et que je propose de distinguer à la fois des trachées et des branchies , avec lesquelles ils ont de l'ana^ k^e , en les dés^ant sous le nom de cœiobranchies *.

Ce sont deux gros vaisseaux surcomposés, flottant dans la cavité viscérale et partant du cloaque , dans lequel ils s'ouvrent par un tronc commun à droite de l'anus, et d'où ils se portent en avant jusqu'auprès de l'extrémité antérieure du corps. Celui de droite est placé entre les deux premiers replis du canal intestmal, auquel il est lié par les vais-

* De xoïXoç, .creux , et de pp<i7X««, brancliîe.

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seaiiï branchiaux ; tandis que cehii de gauche est au contraii*e adhérent aux parois du corps. Ces deux cœlobrâBchies reçoivent des vaisseaux sanguins entièrement différents, Tun du système sanguin de l'appareil intestinal , le second de toutes les autres parties du corps.

Ces organes sont formés de trois tuniques bien distinctes , dont la première est une lame péritonéaie , la seconde une couche mtiscu" ieuse formée de fibres longitudinales et transversales , et Tintérieure est une muqtuuse.

Toute la cavité viscérale du corps remplit, chez les Echinus, type des ÉCHiNroEs, la fonction d*organe respiratoire, et reçoit Feau par dix petits tubes extérieurs ramiûés , dont le tronc commun s'ouvre aQ dedans sur le bord de la grande ouverture inférieure du têt La découverte de ces organes est due à M. Tiedeman:»!. C'est , comme on voit, un dernier rudiment des grands vaisseaux respiratoires des Hoiothuria , et le passage au mode de respiration des Àsterias.

Les organes de la respiration des Asierias , ces derniers types des sTÉLéaiDEs , consistent en une foule de petits tubes coniques diamus, dispersés sur tout le dessus du corps, excepté vers les extrémités des rayons, et par lesquels Teau pénètre dans la cavité viscérale du corps et y baigne les organes.

§ II. Dissection et conservation.

On prépare l'organe respiratoire des Hoiothuria en omnùi k corps, dans toute sa longueur, à la face inférieure.

Les Echinus , on les scie transversalement , comme pour voir les autres viscères , et l'on découvre en dedans , entre les parties de la lanterne , les petits orifices des tubes respiratoires, qu'on peut facilement injecter. Mais , pour les mettre à découvert , il faut d'abord enlever la lanterne. Afin de voir les tubes extérieurs, on enlèvera d'abord un à un les piquants et les petits pieds qui entourent la bouche. Chez les Âëterioê il suffit d'enkv^ avec le trancher une partie des téguments en pénétrant jusque dam la cavité du corps^ et de porter la pièce éétadiée sous la k^ pour examiner les petits tid)es et leur^oriiee» imérieiar».

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