‹ Traité pratique et théorique d'anatomie comparative: comprenant l'art deChapitre 79 sur 147 · SYSTEME CIRCULATOIRE DES OISEAUX. S · texte numérisé non relu

SYSTEME CIRCULATOIRE DES OISEAUX. S

Ilclativemcnt aux vaisseaux lymphatiques, qui différent, uon-soulement dans leur structure et leur disposition, de ceux des Mammifères, mais sont encore plus difficiles à découvrir , surtout dans la peau , à cause de l'obstacle que présentent les plumes, je crois ne pas pouvoir n^ieux faire que de transcrire ici les procédés qu'ÀLsx. Lauth indique, d'après M. Fohmann, dans un Mémoire sur (es vaisseaux (ymphatiques des Oiseaux :.

« Le système lymphatique des okeaux étant, comme celui de rbomme et des autres Mammifères , plus développé dans les jeunes sujets, on choisira de préférence ceux qui viennent seulement d'acquérir leur parfait développement.

» Le procédé que je mets en usage pour rendre les lymphatiques visibles m'a été indiqué par M. le docteur Fohmann, à Heidelberg. 11 consiste à enlever les plumes de la partie supérieure des membres de l'oiseau inmiédiatement après l'avoir tué , et à embrasser ceux-ci par des ligatures assez serrées pour arrêter les progrès de la lymphe, sans cependant couper les chairs. On applique une semblable ligature à la partie inférieure du cou ; cela fait, on plume l'oiseau pour ne pas être embarrassé pendant le travail Je dois faire observer qu'il ne faut arracher les pennes des ailes qu'avec beaucoup de ménagements , sans quoi on risque d'emporter en même temps les parties de la peau qui les entourent Pour ne pas se salir pendant la préparation, il sera, en outre, convenable de flamber les oiseaux , qui , comme par exemple les PALMIPEDES , sont couverts d'un duvet abondant. Immédiatement après, on procède à la recherche des lymphatiques.

» Dans les temps chauds, il faut couvrir l'oiseau d'un linge mouillé pour s'opposer à la dessiccation des parties, qui rendrait l'injection impossible. L'oiseau étant couché sur le dos, on enlève une petite portion du derme qui recouvre les orteils, ainsi que leurs articulations, avec le métatarse, en ménageant le tissu cellulaire subjacent. Si l'oiseau est déjà âgé, il coDYient d'enlever préalabloïnent les écailles épidermiques, qui, étant très-épaisses , donnent trop de rigidité à la peau. Les vaisseaux lymphatiques qui viennent des parties latérales des orteils et de la membrane natatoire (chez les Palmipèdes), forment en cet endroit un petit plexus où il sera facile d'inUx)duire le tube dans quelques-uns de ces vaisseaux, que l'on reconnaît de suite à leur transparence et à leur manque de couleur. Vu leurs fréquentes anastomoses et leur peu de valvules, il suffira d'en injecter trois ou quatre sur la partie antérieure de la patte ; on retourne alors le sujet , et on en fait autant pour la partie postérieure. Dans les palmipèdes et les ^chassiers, la recherche des lymphatiques sur la patte ne souffre aucune difficulté ; mais il n'en est pas de même des autres ordres d'oiseaux , où les lymphatiques y sont tellement fins , qu'ils n'y paraissent que comme des lignes de la TOM. lï. 15

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plus grande ténuité. On ne pourra, le plus souvent, injecter ces vaisseaux que sur le tarse , où Us accompagnent les vaisseaux sai^uin&, qui guideront Fanatomiste dans ses recherches. Cette diflérence de grosseur dans les lymphatiques des pieds, dans les divers ordres d'oiseaux, me pa^jiît dépendre de la dilÊurencede milieu où ils vivent» les PALMipkDES et les ^hassiers ayant les extrémités inférieures le plus souvent plongées dans Tcau., On pourrait retirer de cette circonstance un argument en faveur de; la faculté absorbante des lymphatiques , si cette doctrine n'était déjà démontrée par une foule de preuves plus directes.

» Les lymphatiques des aile^ suivent plus exactement encwe la marche des vaisseaux sanguins que ceux du pied. On n'a donc qu'à rechercher ceux-ci pour trouver ceux-là. J'ai ordinairement introduit \e tube dans un vaisseau situé à la partie interne du bord inférieur du fouet de l'aile.. ^.

» Les. lymphatiques du cou sont si volumineux et si faciles à voir, que l'œil le moins exercé les distingue de prime abord.. On en trouve en effet un plexus assez considérable aux parties latérales, toutes supérieures du cou. Je ferai remarquer, à l'égard de ces lymphatiques, que je les ai le plus souvent trouvés remplis d'une lymphe rougeâtre, ou même d'un rouge intense. Il me parait probable que cette couleur provenait du sang nouvellement absorbé , les oiseaux que j'ai injectés ayant été tués par la section des carotides,. £a jetant la yue sur les lymphatiques du cou , on serait porté à croire leur injection très-facile; il n'en est cependant pas ainsi. Un tisçu cellulaire à mailles très-écartées, qui les unit faib]|ement aux parties voisines , fait qu'ils n'ofifrrat aucune résistance au tube qu'on veut y introduire. Il est donc essentiel de ipçttre le vaisseau pc^rfaitement à découvert avant d'y f^e aucune incision ; celle-ci étant faite^ on, r^tijent le vaisseau avec des pinces à sa partie supérieure, après quoi l'introduction du tube n'éprouve plus de difficulté. , *

» Pour iiyecter les lact^ , on, tue l'oiseau trois ou quatre beur^ fiprès l'avoir pka nourri. CeS; vaisseaux, qui, à rai^n du manque de couleur du chyle, seraient mieux appelés les lymphatiques des intestins,, s'injectent quelquefois par voie rétrograde par ceux des extrémir tés inférieures. Si cela n'a pas lieu , ou si l'on vei^t se borner àjeur injection, on fait de suite, après l'ouverture de l'abdomen; une ligature autour des vaisseaux mésentériques, le plus près possible, de leur origine. Le progrès du chyîe est, arrêté., et les lactés, qpi continuent d'absorber quelque, temps après la mort, s'en trouvent bientôt gorgés,

SIëwson, qui avait indiqué cq procédé, le mettait même en usage sur ^ es oiseaux vjvants; ce qui, d'après pia prppre expérieiice, est inutUe. Pour prévenir la prompte dessiccation des parties contenues dans

le bas -ventre^ il faut avoir soin de les asperger souvent d'eau. » » Après avoir rempli les vaisseaux lymphatiques , on pousse une injection différemment colorée dans les veines et les artères ; si on veut conserter la pièce dans Tesprlt de vin , on n'a plus c(u'à repi*endre l'injection des lymphatiques pour remplir de nouveau les vaisseaux qui se seraient vidés pendant le travail, et on lie le vais^au de suite après l'injection pour s'opposer à la sortie du mercure. »

§ III. Conservation.

Les préparats du système circulatoire ou de ses parties chez les oiseaux se conservent comme ceux des Mammifères, soit dans la liqueur, soit à l'état sec.

AttTtCLÉ Itl.

nu JSYSTÈME CIRCULATOIRE DES REPTILES.'

§ P'. Anatomie.

Le sang d^s reptiles est toujours rouge qiais froid, c'est-à-dire à peu près au degré de l'élément ambiant, et diffère de là beaucoup de celui des Mammifères çt des Oiseaux, qui a constamment une température fort élevée, quelle que spit celle de l'air. Les globules qu'on y remarque sont aussi plus grands et ovales, ayapt, d'après MM. Prévost et Dumas, dans les Rana, jusqu'à 4^ et ^f^ de millimètre.

Lé système circulatoire commence aussi à éprouver de grandes modifications dans sa forme chez ces animaux éminemment transitoires, où tous les organes subissent des changements plus ou moins grands, soit pour se préjwirer à d'autres fonctions, soit pour disparaître compiétçmeqt.

Chez les Mammifères et les Oiseaux , il n'y a aucune communication directe entre les cavités droites et gauches du cœur ^ et le sang veineux ne se mêle avec l'artériel qu'aux extrémités des deux circulations, où l'un se transforme dans l'autre. Il n'en est pas de même chez les reptiles. Dans le plus grand nombre , et il ne faut peut-être excepter que les Crocodilus, les deux ventricules du cœur communiquent plus bu moins largement entre eux , de manière que le sang s'y mêle; d'où il arrive, d'une part, que le sang dit artériel conduit par ies aorles dans tout le corps, est mélangé avec du veineux, ce qui doit diminuer sa force nutritive ; et , d'autre , part , le sang veineux, qui se rend dans les poumons pour y subir l'influence de l'oxygène, se trouve également mêlé avec de i'artérîelqui, un instant avant, y a déjà circulé ; et , de plus , l'artère pulmonaire communique par

deux canaux artériels avec les deux aortes antérieures , comme dans les fœtus de mammifères, d*où résulte également un mélange des deux sangs.

Le cœur des reptiles n*a pas d'emplacement bien déterminé. Chez la plupart des sauriens, il est situé au-dessus de Textrémité antérieure du sternum , sous le poumon , entre les deux bronches primitives; tandis que chez les Crocodiivs il est au contraire très en arrière , au-dessus de Textrémité du sternum , enû*e la partie postérieure du poumon et le foie placé au-dessus , auquel son péricarde adhère. Dans les ophidiens, il est également situé fort en arrière dans la cavité viscérale commune , et souvent vers le tiers antérieur de cette dernière.

Le péricarde est souvent très-faible , et les ventricules-luî adhèrent d'ordinaire par un ligamant partant du sommet

Il existe généralement deux Hortes , une droite plus forte et une gauche plus faible munies de valvules semi-lunaires; celle-là naissant plus particulièrement sur le ventricule gauche, et celle^:i sur le ventricule droit ; mais si près Tune de l'autre , que beaucoup d'anatomistes admettent un tronc commun pour les deux.

Ces aortes, après s'être recourbées en arrière pour longer la colonne vertébrale , s'anastomosent entre elles vers la région stomacale; et, plus loin , il n'existe plus qu'une aorte commune abdominale , qui est plus particulièrement la continuation de celle de droite.

Il y a aussi généralement trois veines caves , deux a/ntérieures et une postérieure , chacune munie de valvules semi- lunaires à son orifice.

V artère pulmonaire naît très-près de l'aorte gauche, et se trouve souvent confondue avec elle ; son orifice est également muni de valvules semi-lunaires.

Les Crocodilus présentent, sous le rapport de la conformation du cœur, une exception remarquable dans l'ordre des sauriens : leurs ventricules ne communiquant pas entre eux, mais le mélange du sang a lieu un peu plus avant par une ouverture percée dans la cloison qui sépare les deux aortes.

Le sang arrive ainsi chez les sauriens au cœur droit par les veines caves, et en ressort par trois chemins différents : par l'artère pulmonaire, placée immédiatement à côté de l'aorte gauche ; par ce dernier vaisseau et par l'ouverture de communication des deux ventricules * par laquelle ce liquide passe dans le ventricule gauche, et de celui-ci dans l'aorte droite.

Revenant du poumon par la veine pulmonaire , le sang est versé dans l'oreillette gauche; de ceUe-ci dans le ventricule du même côté, et en ressort d'une part par l'aorte droite , et de l'autre par l'ouver-

ture de communication des ventricules, où il se mêle avec le veineux. Chez les OrocodUus , le mélange des deux e^)èces de sang n'ayant pas si bien lieu que chez les autres Sauriens, Taorte gauche doit char* rier un sang presque veineux ; aussi ce vaisseau ne fournit-il guère de branches qu'aux viscères.

Les deux aortes et Tartère pulmonaire sont chacune munies de deux valvules à leur orifice.

V aorte droite, sortant du ventricule gauche, fournit chez les Cro^ ' codihis, suivant Meckbl, un {K'emier tronc commun k la carotide primitive et à la sous-ciavière gauche , et un peu plus loin la souS'Ciaviere droite, La carotide primitive, commune pour les deux côtés, se rend de suite vers la ligne médiane du cou, qu'elle lon|;e audevant des vertèbres jusqu'auprès de la tête , où elle se divise seulement en deux carotides iatérales, une droite et une gauche. Le tronc de l'aorte, se repliant ensuite en arrière, longe la colonne vertéhrdle à droite, et, apré» avoir communiqué avec l'aorte gauche comme chez tous les autres sauriens, elle se continue sous le nom d'aorte aidonninaie,

Va^yrte gauche, venant du ventricule droit, se recourbe de même en arrière, et fournit les artères de l'estomac, de la rate, du foie, du pancréas et du duodénum.

Va^yrte abdominale fournit les mésentériques, et produit dans le bassin de chaque côté une iliaque primitive, et entre elles Y artère sacrée moyenne, qui se prolonge sous la queue en devenant Yartire caudale,

Viiia^que primitive se divise à son tour dans le bassin en deux branches placées l'mie à côté de l'autre, qui sortent toutes les deux du bassin sous l'os pubis en se portant en dehors , pour longer la face postérieure de la cuisse. L'externe , en se prolongeant jusque sous la plante du pied; l'interne, au contraire, passe entre le tibia et le péroné, pour se distribuer au-devant de la jambe, ainsi qu'au-dessus du pied.

La veine caudale, placée à la face inférieure de la queue , s'unit aux Uia^ques; et leur tronc commun se rend par une de ses branches dans la veine porte, et par l'autre dans la veine cave postérieure.

Il y a deux veines caves antérieures, réunissant de chaque côté le sang qu'amènent h jugulaire et la sous-ciavière du même côté, et le tronc commun a son orifice dans l'oreillette munie de deux valvules.

La veine cave postérieure ramène une partie seulement du sang des régions postérieures du corps, plusieurs veines des membres se rendant dans la veine porte.

Les veines pulmonaires des dçux çOtés se réunissent en un seul

GDogle

troue, «'ouvrant dans roreillettc gauclie par une ouverture garnie d'une valvule.

Vartère puimonaire commune, sortant du ventricule droit, se renie souvent en un éuiife duquel sortent deux branches qui se rendent dans les poumons.

Cette artère produit de chaque côté une branche anaslomotique avec Taorte, formant l'analogue du canat arUriei des fœtus des Mammifères.

On découvre également dans les veines des Saunais des valvules qui s'opposent plus ou moins au mouvement rétrograde du sang et des injections.

Dans l'ordre des opnmiENs, le cœur a deux oreillettes bien s^>arées; jbais les ventricules conununiquent entre eux par une large ouverture placée vers la base.

Il y a également une espèce dWrto primitive, mais dont le tronc est si court que la plupart des anatomistes le regardent comme nul, et admettent deux aortes distinctes, ayant cbictine une valvule à son orifice : celle de droite sort du ventricule gauche , et celle de gauche du ventricule droit , comme chez les Sauriens.

Les deux vaisseaux , après s^étré recourbés en arrière en longeant la colonne vertébrale, se réunissent toujours, comme chez les Sauriens, en un tronc commun impair, ou aorte postérieure, prolongée jusqu'au bout de la queue.

Vaorte droite fournit d'abord en avant la carotide du m&ne côté , puis la gauche , qui longent les vertèbres en avant jusqu'à la tête. L'aorte fournit ensuite Vartère vertébrale; «t, comme il n'y a pas de membres, il n'y a non plus m artères axUlaires ni artères iliaques.

Les OPHIDIENS ont également deux veines cavps antérieures et une postériey^re; les deux premières ramènent le sang de toute la partie antérieure du corps , tandis que la dernière est le tronc commun des veines postérieuries. Celle-ci traverse le foie , où elle reçoit immédiatement les veines hépatiques ; et , après avoir dépassé cet organe , elle s'ojuvre dans l'oreiUette droite.

iGomme il n'y a qu'un poumon de dévelQ|)pé, il n'y ^ aus» qu'une seule artère puimonaire, qui sort du ventricule drok et se flédiil en arrière pour longer la partie antérieure du poumon , en lui envoyant des branches ; mais la partie postérieure de cet organe ^reçoit les menues de l'aorte gauche.

Il n'y a aussi qu'une seule veine puimonaire, qui s'ouvre dans l'oreiUette gauche.

Il parait qu'il n'exi^ pas de valvjules daos les yeines des opupiens.

Chez tes QATa^ciENs , le cœur éprouve encore uue nouvelle modifi-

SYSTÈME CIUCULATOIUE DES REPTILES. S3l

cation qui le rapproche davantage de celui des Poissons. Il n*y a plus chez eux qu'une seule oreiUette et un seul ventricuicy excepté chez les Pipa, où ce dernier est encore divisé par une demi-cloison postérieure, et le cœur est à la fois artériel et veineux.

L'oi'eillette reçoit le sang du corps et àes poumons par deux veines caves antérieures ; une veine cave postérieure^ et une veine putmonaire commune, qui s'ouvre dans cette dernière. Le yentrifcule potisse le isang, par un seul tronc primitif ou aorte, à la fois dans tous ies OTganes. Cette aorte commune se renfle bientôt en un bulbe arrondi d'où sort de chaque côté une grosse branche , laquelle se ^vise à son tour en deux autres, une pour la partie antérieure du corps et une pour la partie postéro-latérale. La première produit ensuite Vartère puimonairè, la carotide et \axiliaire de chaque côté; et lés deux branches postérieures, ou aortes de droite et de gau4}he, s'unissent, comme d'ordinaire, en un tronc commun ou aorte postérieure comfnune.

Chez les batraciens à branchies permanentes , ainsi que chez les larves de ceux qui se transforment , le cœur produit eu outre un troDjC particulier ot artère hranchiaie, qui se rend dans les branchies; et les veines qui en résultent se réunissent de nouveau en un tronc c(»nmun de chaque côté , lesquels se portent en arrière , se confondent en un tronc impair , qui va enfin s'ouvrir dans l'aorte postérieure. *

L'aorte postérieure des anoures (Rana) , après avoir fourni les artères des viscères, se divise dans le bassin en deux iliaques, lesqueBfis se portent en dehors, sortent du bassin, et longent, sous le woià' artères fémorales, la partie intra-postérîqure des cuisses entre les muscles.

Les veines des batraciens sont symétriques comme les artères , et iorment Xxo\& troncs : deux veines caves antérieures et une veine cave postérieure.

Les vaisseaux lymphatiques des Reptiles n'offrent dans leur distribution et leur structure rien de bien remarquable ; mais une découverte importante, relativement ai ces vaisseaux, a été faîte en 1832 par M. Muller S professeur d'anatomie à l'université dé Berlin.

Cette découverte consiste en quatre cœurs annexés au système lymphatique , et destinés à accélérer le mouvement dé la lymphe. L'auteur a àécouver); ces orçanes chez les Lacertà viridis, les Saiama/ndra, les Bufo et les Rana; mais c'est dans ces derniers

* On the existence of/our distinct heurts connected with lymph, system , in ceri(iin amp^iàious animais, daws les Philos. Trans., 1833, p. 89.

duimaux qu'ils sont le plus apparents, et surtout faciles à découvrir.

Ces organes furent aussi aperçus à peu près à la même époque par M. Panizza*.

Suivant M. Mullbr, les Rana ont deux de ces cœurs placés postérieurement à l'origine des cuisses, près de Tanus, immédiatement sous la peau ; et comme celle-ci est fort mince et naturellement déta* cbée des parties sous-jacentes, non-seulement on peut facilement les mettre à découvert sans les léser en incisant la peau , mais on les voit même puiser à travers les téguments; leurs battements ne sont isochrones ni avec les pulsations des artères , ni avec les mouvements de la respiration, ni même entre eux , et continuent môme encore après Tenlèvement du cœur et le démembrement du corps. Ces organes ont environ Ix millimètres de long dans la direction du corps de Tanimal, et à peu près 2 de large. Lorsqu'ils battent , on dirait qu'ils sont composés de plusieurs parties distinctes , et leur intérieur présente une apparence spongieuse.

Lorsqu'on y fait une incision et qu'on y «ouffle de l'air dans la di* rection des parties inférieures, tout l'ensemble des vaisseaux lymphatiques de la cuisse se gonfle d'air. Cet organe conmmnique avec les rameaux d'un plexus lymphatique {iymphraum) placé sous la peau en arrière de ce cœur, et peut de là être injecté par ces vaisseaux. L'insufflation de ce cœur produit également celle d'un autre plexus situé sous la peau de la partie postérieure de l'abdomen, et d'un troisième placé entre les muscles abdominaux et le péritoine. Un autre vaisseau fort gros , qui se porte en haut vers l'artère iliaque , parait toucher à celui du côté opposé , et se porte ensuite en avant le loi^ de l'aorte , comme le ferait le canal thoracique ; mais ce vaisseau ne peut pas toujours être insufflé plus loin dans la direction d'arrière en avant, et il paraît que la lymphe venant des intestins et de la partie antérieure de l'abdomen se rend dans les cœurs antérieurs. Un autre vaisseau postérieur se dirige de ce cœur vers la partie antérieure du corps. Tous ces vaisseaux paraissent munis de valvules à leurs orifices dans les cœurs. L'injection passe &cilement d'un côté de l'animal dans l'autre. La communication de ces organes avec les veines ischiatiques du même côté est très-remarquable, en ce que l'air qu'on y souffle pénètre jusque dans les gros troncs veineux.

Les deux cœurs lymphatiques antérieurs sont placés sur l'apophyse transverse de la troisième vertèbre, en dedans de l'omoplate. Pour les découvrir, il faut enlever soigneusement cette dernière; ces

* Sopm H .vjsiema lififatico dei Rettilif 1833, ouvrage peu connu que ra^< teur n'd distribué qu'en petit nombre.

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cœurs sont au moins aussi gros que les postérieurs , et communiquent avec une branche de la veine jugulaire. La lymphe leur arrive de la partie antérieure du corps, et probablement aussi du canal alimentaire. En injectant ce cœur, on remplit un plexus lymphatique placé dans la région axiUaire.

Suivant M. Panizza , la citerne de Pecquet est énorme dans le Lacerta viridis , où elle est placée entre les deux reins , vers Fextrémité du rectum, au niveau des articulations coxo-fémorales. Des deux côtés est une petite bourse située entre les muscles, entre le bord supra-postériéur du bassin et Tapophyse transverse de la première vertèbre caudale. Ces vésicules produisent chacune deux vaisseaux lymphatiques par lesquels elles communiquent avec la citerne , et en outre une petite veine qui va s'ouvrir dans la veine du membre corre^ndant

Les orifices de cette vésicule, soit dans les lymphatiques afférents, soit dans la veinule, paraissent être garnis chez tous les reptiles de valvules qui empêchent le mouvement rétrograde de la lymphe.

L'auteur a vu puiser ces deux vésicules, comme le ferait un cœur; il a ainsi également découvert dans ces petits organes les cœurs lymphatiques des REPTILES , et à peu près en même temps que M. Mul- LER, sans cependant les signaler conune de véritables cœurs. Il vit de plus ces vésicules communiquer avec les veines; ce qui prouve que , de même que chez les animaux supérieurs , une partie des lymphatiques s'ouvrent dans d'autres veines que les jugulaires.

Selon le même auteur, la citerne de Pecquet est placée chez le Coiuéer flavescens sous la colonne vertébrale, depuis l'anus jusqu'au commencement de l'estomac, entre les lames du mésentère. Elle est également très-grosse, ayant vers son extrémité antérieure près de 3 centimètres de diamètre (sans doute lorsqu'elle est gonflée outre mesure par le mercure).

Dans le Câluéer flavescens et le Boa aniethystina, M. Pa- NuscA a également vu communiquer des vésicules semblables à celles des Lacerta avec la veine caudale.

Dans la Saiamandra vMiculosa, la citerne est située sous la co lonne vertébrale depuis l'anus jusqu'au pylore, en enveloppant l'aorte, comme chez les autres reptiles.

M. Panizza a également trouvé les vésicules , ou cœurs lymphatiques des cuisses , chez la Rana escuienta. Ce sont, suivant lui, de petites vésicules d'un peu plus d'un millimètre de grosseur, placées sous le tissu cellulaire entre le sommet du coccyx et l'extrémité postérieure de l'ilium ; elles conununiquent par une veinule avec la veine crurale. Il a aussi trouvé les cœurs lymphatiques placés sous l'ome- (date.

SYSTEME CIRCULATOIEE.

Les lymphatiques des rbptilçs ne paraissent pas fonner de gan^ glions, déjà fort rares chez les Oiseaux, et n'avoir de vafaroles que dans les plus gros troncs.

§ II. Dissection et conservation.

Les préparations préliminaires pour la dissection du système circU-* latoire des bkptiuis, telles que les injections, sont toujours les mêmes, comme pour les Mammifères; mais la dissection proprement dite , celle par laquelle on découvre ces organes, varie assez fortement sdoo Tordre auquel appartient le sujet

Les SAURIENS ressemblant beaucoup anx Mammifères pour la fonae généra du corps, on procédera à leur égard conmie pour ces derniers. Mais je dois faire remarquer que, ces animaux ayant d'ordinaire le cou fort court , il serait difficile de les iiyecter par les carotides, ces vaisseaux étant placés trop profondément pour l'étendue de l'espace. U faut de là injecter les artères par les gros troncs des extrémités ou bien par l'artère caudale , qui , formant la continuation de l'aorte, pennet^a à la matière à injection de se r^Nindre p)us égùer fmnt partout

Pour les veines, on injectera les brancbes caudales, cdl^ des quatre membres, e|;, 4 l'on peut, des rameaux de la tête.

Cette opération pré^wnaire terminée, on ouvrira le corps ccmnae chez les M^umnif ères , en enlevanjt le sternum et la moitié inféi ieure des côtes.

Pour ce qui est des ophimbns , les préparations se feront comme celles ^es Sauriens ; seulement oq n'aura qu'à injecter les vaisseaux des deux bouts du corps.

Quant aux batbacibpîs, on pourra injecter les yaon^i^ comme les sAUBi^Ns , et les anoures en leur enlevant préalaUf^meolt }a peau , à laquelle on fera une incision longitudinale le long des flancs et le loQg des faces externes des membres , en lai^saDt la peau simplement a^chée )e long du dos , sur le devant de la poilue , aux aines et aux aisselles, d'où lui ar^fyent les vaisseaux nourriciei^ L^anitnal éltant ainsi presque entièrement écorché , «ians autre doinpage que d*«W ei^iné k^ tégpnepts, qi^ ne contieiuient que des vaisseaux très^s, on #copyrira jfa^cjileqient quelques br^che^ des ya^sseaiix jcrur^ux, OQ des branches des brachioles , pour les injecter.

fq^f déjcçftiyrir }^s cceurs lymphatique^ de» Coiu1f€r M»v^cem et Coiuiter nuifix, on doit, d'après M. Paï«izza, enfei^er sur les ofttés du porpç ^uxqui^ cpri^espond inférie^urement l'anus une certaine éteo4u« de peau. Gn y aperçoit une muasse d^ muscles priudpalemeut 4iyi^ ^ Uq^ P^tij^t dont l'une ^n^tudlnale superficielle, placte 9Ur d(^s ^ apof^yses transverses des yertè;bres. ^n épartant oxXi»

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