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SYSTEME GIBCULATOIRE DES OISEAUX

Dans le canal des apophyses transverses, la vertébrale produit entre les vertèbres des rameaux dont les antérieurs se rendent dans les muscles voisins , et les postérieurs également dans les muscles, ainsi que dans le canal rachidien.

Après que la sous-clavière a formé la carotide, eUe produit : l"" la première intercostale ; 2° un rameau qui se distribue au muscle sous-clavier, à la fourchette et aux parties avoisinant Tarticulafion scapulo-humérale ; 3*" Tartère analogue à la mammaire interne des Mammifères. Cette artère est appliquée intérieurement contre les côtes, sur lesquelles elle se porte en arrière en donnant des intercostales; et arrivée k la dernière côte , elle se distribue dans les muscles pectoraux.

V artère thoracique, qui naît de la sous-clavière près de Tarticulation scapulo-humérale , est une branche beaucoup plus forte que l'axillaire, formant réellement la continuation du tronc de la sous-clavière ; elle descend devant la poitrine pour se distribuer aux muscles pectoraux.

Vartère aœiUaire se rend dans l'aile, où elle prend, après avoir franchi Tarticulation scapulo-humérale, le nom de érachiaie. Sous fe nom d*axiilaire , elle envoie des rameaux au muscle sous-clavier, et produit une branche un peu forte constituant une seconde artère thoracique qui se distribue plus particulièrement au muscle dentelé* Elle produit en outre quelques petites branches distribuées dans les muscles avoisinant Tai^ticulation scapulo-humérale , ainsi que dans les muscles de l'omoplate.

Après avoir franchi l'articulation, Vartère hrachiale longe l'humérus en dessous, se plaçant sous le muscle biceps, et produit bientôt Vartère érachiaie profonde^ qui passe entre les trois muscles triceps, et s'y distribue ; plus loin, elle forme une coiiatérate radiaie et une coUatéraie cuhitaAe; et , arrivée à l'articulation humérocubitale, eUe se divise, comme chez les Mammifères, en deux branches constituant les artères radicale et cuéitaie, qui se distribuent dans le reste de l'aile.

Vaorte aédominaiCy en se séparant des sous-clavières, se porte en haut et en arrière pour longer la colonne vertébrale. Parvenue dans la partie postérieure du thorax, elle fournit un premier tronc considé^ rable, ou artère cœiiaque^ qui se distribue à l'œsophage, à l'estomac, au foie, à la rate, au cœcum, au pancréas et au duodénum.

L'aorte produit ensuite plusieurs intercostales, la mésentérique supérieure, plusieurs lombaires qui se rendent dans les parois de l'abdomen , les spermatiques , les rénales , et enfin une crurale de chaque côté.

Vartère mésentérique supérieure , après avoir fourni des ra-

meaiixà tousJes Mtestins, prodwt une branche qui se porte ^^«n^ière et s'anastomose avec Tarière sacrée.

V artère crurale se porte directement en dehors , sort du bassin au-devant de la cavité cotyloïde en traversant Tarcade crurale, et longe k partie interne de la cuisse , où elle prend plus particulièrement le nom d'artère fémorale. Elle forme : i*» une forte branche qui suit le bord de l'os pubis et se perd dans les parois abdominales ; et 2*" un rameau Icmgeant le bord iliaque du bassin pour se distribuer également dans les parois abdominales. Le tronc de la fémorale descend dans la cuisse comme chez Yhomme.

Après les artères crurales , Taorte produit une petite artère mésentérique qui ne se distribue qu'au rectum et aux reins.

Plus en arrière, l'aorte forme de chaque côté un tronc très^ort qui suit la distribution du nerf iscbiatique, et reçoit de I9 le même noai. Ce vaisseau, qui n'existe pas dans les Manuulfères, fournit la {^upart des artères des membres postérieurs ; il donne dans le bassin une fort@ branche dirigée en arrière qui se distribue dans les relus. L'artère , mssant ensuite avec le nerf ischiatique par l'éch^ncrure de ce nom , donne des rameaux aux muscles postérieurs de la cuisse; et desc^nr dant après entre ces derniers., il arrive dans le creux du jairet, et y prend le nom à' artère popiitée, qui, après avoir fourui des rameaux aux muscles voisins, descend entre le tibia et le péroné , et 3e divise en deux branches, les artères tibiales antériem^e ^i postérieure, La première , plus forte , descend à la face antérieure du tibia,, longe plus bas la gouttière qu'on rem<u*que devaot l'os du métatarse, et se subdivise dans les parties environnantes et aux orteils. La^ocofide branche longe la face postérieure de la jambe et s'y distribue.

L^aorte, après avoir forniéles îsdiiatiques, étant devenue trè^iaAle, prend , comme dans les Mammifères , le nosa A' artère sacrée^ et se distribue aux reins, au cloaque, aux muacl^ de l'anus, à l'ovidiiclus, aux déférents, ainsi qu'aux uretères, et remplit ainsi en granée partie les conditions des artères hémorrhoïdales des Mammifères. Unedeses branches s'anastomose avec la mésentérique supérieure.

L'ensemble des veines des oisBAtUx se distingue de celui de ces vaisseaux «faœ les Mammifères, en ce qu'on n'en remarque que trèspeu de superficieltes n'accompagnant pas des artères. Leur distribution est ainsi généralement semblaMe à celle de ces dernières. Toutes les veines de la tête ^ du cou se réunissent pour former la veine jugu- {aire, qui seule ne suit pas la carotide, mais longe ie côté de la traohée^rtère inunédialement sous la peau. P.rès de la dernière vertèbre cervicale, elle reçoit la veine vertébrale^ qui suit au - contraire l'artèoedu mime mm , ^misi que k eam^eûtv^èvê , 4.(M les r^Nueaux

SYSTÈME ClllGULAT<miË BES ûlSEAtt. 3St3

Stthrentf artère et ses branches; «t leur tronc common constltoe la veine cave supérieure droite et ga/uche.

Les veines des extrémités postérieures suivent égalanent les artères, et se rendent en dernier lieu dans la vei^ie crurede , qui entre s^ec Tartère du même nom dans le bassin par Tarcade crarale; mais il n*y a point de tronc ccmunun correspondant à cc^i de Tartère is- (ihiatique. Anivée dans le bassin, ta veine crurale prend le nom d'î- Haqne exlerne , s^unit à Vftypoffostrique, venant delà partie postérieure du bassin , et les deux vaisseaux forment ensemb^ un tronc commun ou veine iliaque primiiHve, et celle-ci se ^nge obliquem^t en dedans et en avant pour former avec ceUe du côté opposé l'origine de la veine cave postérieure, laquelle se porte directemeitt en avant en suivant Taorte , et va s'ouvrir dans Toreillette droite du cttur en recevant dans son ^rtfjet les veines saorées -^ épermoêi^ ques; et, passant ensuite dans un canal creusé dans le lobe droit du fne, elle y reçoit les veines hépatiques droite , et en sortent du canal , la veine hépatique gauche.

Les veines du canal intestinal et une partie de celles des membres postérieurs et du bassin se réunissent, d'après M. Nkolai {Isis, 1826, p. 414), pour former le tronc de la veine porte, lequel pénètre dans le foie et s'y distribue comme chez les Mammifères.

Les artères et les veines pulmonaires se distribuent comme chez les Mammifères.

Quoique SwAMMERDAM* et autres aient d^à reconnu et injecté des lymphatiques chez les ciseaux , Jeurs découvertes paraissent être restées inaperçues; car long-temps après , et jusque dans ces derniers t^nps, l'existence de ces vaisseaux a été mise en doute, et même formellement jiiée par plusieurs anatomistes. L'auteur que je viens de Qommer les avait observés dans une Pouie; plus tard , en 1704 > Lang ^ les trouva dans un Dindon, et J. Hunteb^ les découvrit dans le Cygne; ^fin, A.. Monro * et W. Hewson * ont achevé de prouver que ces vaisseaux existaient aussi bien diez les Vertébrés ovipares que Ôhez les JUammifères. Mais c'est principalement à MM. Xiebemann '

^ Butcn^ The Hist.ofike roy. Soc, qf Jjmdon, t. m, p. 312. 1676.

^ Fh0s. vide Opéra medica oMnia , p. 99.

' Hewson, Experim. inquiries into the lymph. syst,, p. 68.

* A. Monro, Diss. de testibtts et semine in variis anim. , c. 12 , § 3. 1755. — The Struct. and phys. qffifthes, cli. vu ; Qf thefint discovery of the synt oflacteal and lymph. vessels offishes, birds and amphibious animais. 17Sâ.

'^ An account of the lymph, syst in birds. Phll. Tians., 17C8, t. lviii, p. 217.

• Anat, und naturgesch. der Vo^rc^'t. i, p. 5«3. t«lo.

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et FO011ANN S tous les deux de l'Université de Hekldberg, qu'on àok depuis peu des travaux qui ne laissent presque plus rien à déârer sur ce système de vaisseaux chez les Oiseaux.

Il faut toutefois avancer que les lymphatiques sont beaucoup moins distincts chez les Vertébrés ovipares que chez les Mammifères, le chyk y étant généralement incolore; et les glandes, qu'on rencontre en 9 grand nombre chez ces derniers, sont fort rares chez les oiseaux, où 00 ne les voit guère qu'au cou ; tandis qu'elles se trouvent partout ailleurs remplacées par de simples plexus , dans lesquels ces vaisseaux s'anastomosent entre eux, ainsi qu'avec les veines ; plexus qui ne sont réellement que des glandes à mailles moins serrées, mais par \k beaucoup moins apparentes.

Les lymphatiques des oiseaux diffèrent en outre généralement de ceux des Mammifères par des tuniques plus fîûbles , par le nombre moins considérable de valvules , qui sont même moins saillantes; de nunière que fort souvent on peut injecter ces vaisseaux par les gros troncs.

Quant à leur disposition , ils en diffèrent en ce qu'ils ne forment pas de couche superficielle distincte, et leurs principaux troncs accompagnant les artères se rendent dans deux canaux thoraciqnes, un pour chaque côté , qui s'ouvrent dans les veines jugulaires , et même par plusieurs orifices.

S II. Dissection,

Les préparations du cœur des oiseaux se font absolument de la même manière que pour les Mammifères ; je ferai seulement remarquer qu'étant placé plus avant dans fa cavité thoracique, il faut, pour y parvenir, enlever du côté par où l'on opère la partie antérieure du sternum et l'os coracoîdlen ; ce qui est assez dii&cile à cause de la grande épaisseur des muscles pectoraux. Je ne conseille pas, en conséquence, d'injecter les artères par l'aorte, à laquelle on ne parviendrait qu'en détruisant une grande partie du corps de l'animal ; ce qui nécessiterait la section d'un nombre considérable de vaisseaux qu'il serait impossible de tous sous-lier ; et il vaut bien mieux injecter parles gros troncs artériels.

On emploie pour les injections les mêmes instruments et les mêmes procédés que pour les Mammifères. On injectera le système artériel , soit par les carotides primitives, soit par les crurales, ou l'une des artères de l'aile; mais, comme les premiers de ces vaisseaux offrent le plus de facilité par leur disposition , je conseille de les choisir de préférence.

^ Anat. untersuch^t etc., p. 63. isaf .

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