‹ Traité pratique et théorique d'anatomie comparative: comprenant l'art deChapitre 85 sur 147 · DU SYSTÈME C1RCULAT0IKI5 DES CRUSTACÉS · texte numérisé non relu

DU SYSTÈME C1RCULAT0IKI5 DES CRUSTACÉS

§ I. Anafomie., .

Je i^ace ici les CRi^sTAcés et après eux les Aradinides avant les Myriapodes et les Insectes , leur système circulatoire étant bien plus compiiqtté et ^us semblable à cdui des Vertébrés, dont il diffère cep^idMit beaucoup ; tandis que r«q>pareîl de la cir<^dation qui reste encore aux Myriapodes et aux Insectes n'est (dus que le derni^ degré de dégradation du système sanguin des Crustacés , qu'il faut en con* séquence faire connaître auparavant.

On tixmve de nouveau diez ces antmaux un cœur très-dévetoppé et bien csnractérisé , mais qui ne ressemUe i^us en rien à celui des y^-^brés , étant formé sur un lout autre modèle. Nous avons vu que les Reptiles batraciens ont cet organe à la fois artéridetvdneux, ^e chez les Poissons il ne reste que le coeur veineux , et enân chez les GRusTAcés celui-ci disparaît ; et l'on trouve au contraire chez ces animaux un cœur uniquement artéiid. Ce viscère est cependant encore 09B^po6é de deux cavités dans ksqueUes le sang passe sàccessiveme^, t*e8t-à-dire d'une ^reiiiette et d'un ventricule ; mm ces deux parties ne sont plus en rien comparaUes à cdles du cœur des Vertébrés. X'C ventrkule a le i^s souvent la forme d'un vaisseau i^acé le long du dœ et reçu dans une gaîne membraneuse dii^posée comme m péricarde , mais formant réellement V&reUiette : de manière qu'fd le ventricule est placé dans cette d^ntère au U&a de lui faire wte. Cette ereiltette est piu*e»ent fibreuse , et nntiement muscu^ lense, n'ayant pas besoin de l'être, le mouvement du sai^ pour passer de sa oivké dans celle du ventricule se faisant par Telfot du mou\^e^ ment de diastole de ce ikraiier.

Le TeÉÉîoule «tt, au contraire, très-mu^^uleux et composé de tn^ tuniques , une extérieure fibreuse, une moyenne muscuieuse, for- ^wott de noBiibrenfles colonnes cbamoes irrégulfèr^nent ckculatpcs , ^, par ooM^étpient, tant antreiâent d^iesécs que chez les Vertébrés ; Bifo nse tmkfifê imérieure sikfôu^e , formant diverses valvules , ^ >qiii paraît n'élre qu'un pfeio^^ient ée l'extérieure , pénétram

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dans le ventricule par les ooTertures aaricoio-veBtriciilaires ; celte membrane se continue , sans aucun doute 4 elle-même avec mie tu* nique intérieure de l'oreillette , que je n*ai cependant jamais pu sé^ parer.

Le ventricule donne régulièrement naissance à nne très -forte artère antérieure ou céphalique , impaire , qui porte le sang dans la tête. Dès son origine ce vaisseau produit deux g^os troncs latéraux, qui s*arquent en dehors pour venir en avant le long des côtés de la partie antérieure du corps , où ils se distribuent Outre ces trois artères , il en naît encore , le l(Mig des côtés du ventricule , plusieurs paires semblables , mais d*ordinaire plus faibles , lesquelles se portent transversalement en àehbrs , traversent l'oreillette qui leur adbère et vont se distribuer dans le corps, les deux vaisseaux de la même paire absolument de la même manière : aussi existe-t-il par là la plus par* faite symétrie dans le système sanguin de ces animaux. Fort souvent aussi le ventricule se termine postérieurement par une artère impaire qui porte le sang dans la partie postérieure du corps.

L'oreillette est ainsi fixée au ventricule , d'une part , par toutes les artères qui la traversent et la maintiennent à distance autour du ven* tricule; et, d'autre part, elle lui adhère directement aux deux extrémités. Enfin , outre ces moyens de liaison , il existe encore des ligaments spéciaux, formés de petites bandelettes fibreuses, se portant des côtés du ventricule , où ils se fixent par plusieurs lanières , transversalement en dehors sur les parois de l'oreillette , où chacun de ces ligaments s'attache au contraire par un tronc commun.

Au-dessus de chacun de ces ligaments transverses se trouve sur le ventricule une ouverture auricuio-ventricuiaire , en forme de fente transversale , dont les lèvres rentrantes font les fonctions de valvules qui permettent l'entrée du sang , et s'opposent à sa sortie.

L'oreillette adhère par toute sa face supérieure aux téguments , le long de la cavité viscérale du corps , c'est-à-dire tantôt dans l'abdomen , tantôt dans le tronc , et quelquefois dans tous les deux. Cette oreillette, en forme de poche fibro-ceUuleuse, enveloppe le ventricule, ainsi que je viens de le dire , et reçoit ordinairement le sang par autant de troncs qu'il y a de branchies , surtout lorsque ces dernières se trouvent placées le long de la partie du corps qui renfame le cœur. Si , au contraire , les branchies se trouvent vers l'une des extrémités, leurs veines branchiales se réunissent souvent avant de s'ouvrir dans l'oreillette.

On conçoit par cette disposition que le sang venant des branchies est versé dans l'oreillette , qu'il remplit sans qu^elle ait besoin tie se dilater, y étant attiré par le seul effet de la contraction du ventricule; tandis que , par la dilatation de ce dernier , ce liqukle «e prédpite

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