EXPÉRIENCE CXI
Si , après avoir préalablement fait dissoudre quelques centigrammes de sous -carbonate de potasse dans de 'eau distillée, on ajoute à cette dissolution une petite quantité d’une dissolution d’aeide arscnieux : il se déposera instantanément un précipité vert eu flocons. En
DES REACTIFS
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mettant ce précipité , séché et mêlé avec un peu de poussière de charbon , dans un tube de verre , fermé à son extrémité inférieure , et légèrement bouché à son orifice; et en chautfant alors doucement jusqu’au rouge : il se formera un sublimé métallique, ayant une forte odeur particulière d’arsenic , qui se condensera sur les parois du tube , en une couche d’un brillant métallique. Le précipité exhalera la même odeur forte, et répandra des vapeurs blanches, épaisses, en le faisant: simplement sécher sur un charbon ardent.
Pour bien reconnaître l’arsenic, lorsque le sulfate de cuivre est un des réactifs, dont on fait usage pour le découvrir , le docteur Henry conseille, très à propos sans doute , de procéder, en même temps qu’on opère, à des expériences comparatives semblables, avec ce qui est réellement connu pour être de l’arsenic ; parce que les proportions 'du sulfate de cuivre et de l’alcali employés , ont une très-grande influence sur la manifestation dis^ lincte de l’effet. Les proportions qui conviennent le mieux , sont celles, d’une partie d’arsenic, de trois parties de sous -carbonate de potasse, et cinq parties de sulfate de cuivre. Si, par exemple, on mêle ensemble une dissolution de 6 centigrammes d’arsenic et de ib centigrammes de potasse, dans 8 grammes d’eau, et une autre dissolution de 3o centigrammes de sulfate de cuivre dans la même quantité d’eau , le tout est converti en un beau mélange de couleur vert-pré, d’où se dépose lentement un précipité abondant de la même nuance , laissant la liqueur, qui le surnage, transparente et à peu près incolore. Lorsqu’on emploie, d’une manière semblable , les mêmes substances , à l’exception de
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llarsenic , il en résulte un mélange d’un bleu de ciel tendre, telleniient différent du premier, qu’il ne peut exister aucune possibilité d’erreur. C’est, de cette manière , que 2 milligrammes d’arsenic , contenus dans 4 grammes d’eau, ce qui est dans la proportion de — -ô?
fournirent au docteur Bostock, par l’addition de sulfate de cuivre et de potasse, dans des proportions convenables, un précipité distinct, d’un vert jaunâtre.
Dans l’emploi de ce réactif, il est nécessaire que le liquide soit vu par lumière réfléchie , et non par lumière transmise , et que les expériences se fassent à la clarté du jour. Pour rendre l’effet plus apparent, on peut placer une feuille de papier blanc derrière le verre, ou le tube éprouvette, qui contient le mélange des liqueurs.