EXPÉRIENCE CL
Faites passer, au travers de l’eau de barite, au moyen d’un tuyau de plume , ou d’un tube de verre , de l’air expiré des poumons : il se produira un précipité blanc, ( carbonate de barite ) , dont la formation est due au gaz acide carbonique contenu dans Pair sorti des poumons.
EXPÉRIENCE CEI.
Versez , à plusieurs reprises , de l’eau de barite , d’un vaisseau de verre dans un autre : cette eau se troublera promptement, et il s’y déposera un précipité blanc. Cet effet prouve, qu’il existe, dans l’atmosphère, du gaz acide carbonique, qui, en se combinant avec la
barile dissoute , forme du carbonate de barite. Il s’en suit aussi , que, si 011 laisse de l’eau de barite exposée à l’air , elle s’y recouvrira bientôt d’une fine pellicule blanche, qui, tombant, lorsqu’elle se brise, au fond du vase, est remplacée par une autre ; et cela peut continuer ainsi successivement , jusqu’à ce que la barite ait été séparée en totalité de l’eau.
EXPÉRIENCE CLIL
Si on laisse tomber une seule goutte d’acide sulfurique , dans un vase rempli d’eau distillée : il n’en résultera aucun changement ; mais , si l’on ajoute alors à la liqueur un peu d’eau de barite , il se produira tout aussitôt un précipité blanc, ou sulfate de barite, qui ne se redissoudra dans aucun acide étendu quelconque.
EXPÉRIENCE CLIIE
En versant de l’eau de barite , dans un vase rempli d’eau de source, ou d’eau de pompe : il s’y manifestera d’abord un nuage , et il s’y déposera peu à peu un précipité , que ne fait pfis non plus disparaître un mélange d’acides, h3^dro- chlorique ou nitrique, étendus ; parce que les eaux de source ou de puits contiennent toujours une petite quantité de sulfate de chaux, ou autres sels contenant l’acide sulfurique ; et cet acide , s’emparant de la barite , forme , par son union avec celte terre , le précipité blanc insoluble , ou sulfate de barite. ’
EXPÉRIENCE CLiv.
Si , à une dissolution de quelques centigrammes di
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sous-carbonate de potasse ou de soude , dans de l’eau distillée, on ajoute de l’eau de barite, elle troublera surle-champ la liqueur; parce que la barile, séparant l’acide carbonique du sous-carbonate alcalin , elle se précipite avec cet acide à l’état de carbonate de barite. En ajoutant de l’eau de barite , en quantité suffisante , on peut enlever ainsi au sous-carbonate alcalin , tout l’acide carbonique , et l’alcali reste parfaitement pur , ou 5 du moins , dépouillé d’acide carbonique , et d’acide sulfurique.
On peut aussi se servir d’eau de barite pour purifier l’eau de pluie , de manière à la rendre propre à être employée pour des recherches chimiques. L’eau de pluie, recueillie des toits des maisons , non pas celle découlant directement des gouttières au commeneement d’une averse , mais bien l’eau qui descend après que la pluie a suffisamment lavé la surface des tuiles et ardoises, contient rarement d’autres impuretés qu’une trèspetite portion de sulfate de chaux , et aussi quelque peu de matière terreuse •, qui y est mécaniquement tenue en suspension. Cette dernière eause d’impureté peut être détruite en filtrant l’eau immédiatement , et l’autre, en y ajoutant ensuite avecpréeaution de l’eau de barite. Cette terre s’empare de l’acide sulfurique , et se dépose avec cet acide en un précipité insoluble ; la chaux , qui reste dissoute en partie dans l’eau , se dépose également en absorbant du gaz acide carbonique de l’atmosphère ; ou bien , on peut la précipiter , en ajoutant à l’eau une petite portion d’eau imprégnée de gaz acide carbonique , ce (jui détruirait aussi tout excès d’eau de barite, si l’on en avait ajouté en trop. On peut, de cette
manière, se procurer sans beaucoup d'embarras, avec
économie , et presque sans frais , l’eau nécessaire pour
des expériences eliimiques.
L’eau de barite se détériore promptement , lorsqu’on ouvre souvent le flacon qui la contient ; mais on peut la préparer aisément, en faisant dissoudre dans de l’eau distillée , une petite quantité de barite , ou de cette terre à l’état d’hydrate.