EXPÉRIENCE CLXXV
Ayez un morceau de fil de zinc , d’environ millimètres de long, doublement recourbé à angles droits, présentant la forme de la lettre grecque n, de manière que les deux jambages de celte figure , soient distans l’un de l’autre d^’environ le diamètre d’un anneau , ou alliance d’or , ordinaire, et attachez ensuite les deux ex-
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trémités du fil recourbé à uii anneau ^ tel que celui énoncé. Prenez alors une lame de verre, d’environ 20 centimètres carrés , en la plaçant dans une position aussi horizontale que possible. Sur l’un des côtés de cette lame, versez de l’acide sulfurique, étendu d’environ six fois son poids d’eau, jusqu’à ce qu’il recouvre , sur une longueur de quelques millimètres, cette partie du verre. A peu de distance de là, vers l’autre côté du verre , mettez de la dissolution , qu’on suppose contenir du perchlorure de mercure , jusqu’à ce que les bords des deux liquides se joignent ; placez ensuite le fil et l’anneau , disposés , comme il a été expliqué ci-devant, de manière, que le fil puisse toucher l’acide, tandis que l’anneau d’or sera en contact avec le liquide suspecté. S’il y a, dans ce liquide, présence de la plus petite quantité de perchlorure de mercure , l’anneau d’or se recouvrira , dans peu de minutes , de mercure métallique, sur la portion de cet anneau qui touche le liquide. C’est ainsi, qu’on peut découvrir la moindre quantité de mercure dans un liquide quelconque.