ANALYSE DES MARNES
On donne le nom, de marne, à un mélange principalement composé de carbonate de chaux et d’argile, dans lequel la proportion du carbonate excède considérablement celle des autres ingrédiens. On distingue , particulièrement en agriculture, les variétés de marne ci -a près , savoir :
La marne commune, qui comprend, non - seulement la marne terreuse , ordinairement d’un gris jaunâtre, composée de parties pulvérulentes, plus ou moins agglutinées, tachant un peu les doigts, et rude au loucher; mais encore :
La marne en pierre , ou la marne endurcie , ordinairement d’un gris de fumée, ou de couleur bleuâtre, et quelquefois d’un jaune d’ocre, ou d’un rouge brunâtre. Sa texture est schisteuse ; elle perd promptement sa cohésion par son exposition à l’air, et souvent elle contient des coquillages. On donne le nom de marne coquillière; aux marnes, soit terreuse, soit endurcie , lorsqu’elles abondent en coquillages.
Toutes les marnes ne présentent d’utilité pour l’a gri-
culture , qu’en proportion seulement de la quantité de terre calcaire qu’elles contiennent ; elles ne sont d’aucun avantage pour le cultivateur, à moins qu’elles ne contiennent au delà de 3o pour loo de chaux.
D’après ce qui a déjà été dit sur l’analyse des sols, celle des marnes ne présente aucune difficulté. De tous les modes d’essai des marnes , celui qui convient le
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mieux au cultivateur peu instruit, consiste à savoir combien la marne abandonne d’acide carbonique , ce J qu’il peut reconnaître, en faisant dissoudre un peu de cette marne dans l’acide hydro-chlorique étendu, et en prenant note de ce qu’elle perd de son poids par l’acide carbonique qui s’est dégagé. Ainsi, lorsque, sur 5i grammes de marne, il y a une perte de 2,5 grammes, celui qui fait l’essai peut en conclure, que les 5i grammes n’en contenoient que 6,5 de terre calcaire , et qu’il serait de son intérêt dépaver, pour une charge de chaux, cinq fois autant que pour une charge de marne, à la même distance.
Procédé I. — Pour reconnaître la composition d’une marne, introduisez loo grammes, par exemple, d’acide hydro-chlorique étendu, dans un flacon , que vous placerez dans le plateau d’une balance, en l’y établissant en équilibre.
II. — Réduisez alors en poudre la même quantité de 100 grammes de marne sèche, et introduisez la avec précaution et peu à peu dans le flacon , jusqu’à ce que, d’après des additions répétées, il ne se manifeste plus d’effervescence.
III. — Pesez ensuite le reste de la marne pulvérisée, au moyen de quoi, la quantité, qui en a été projetée dans l’acide , sera connue.
IV. — Rétablissez alors la balance en équilibre. La différence de poids entre la quantité de la marne employée, et le poids qui aura été nécessaire pour remettre la balance en équilibre, fera connaître le poids de l’aeide carbonique perdu pendant l’effervescence.
DES MARNES
Si la perte s’élève à i5 p. 100 de la marne proietée, 011 de i3 à 35 parties, sur 100 parties, la marne analysée, est calcaire, c’est-à-dire, une marne riche en terre calcaire.
Les marnes, dans lesquelles l’argile abonde, perdent rarement, en les traitant ainsi, au delà de 8 à 10 pour 100 de leur poids. On peut également reconnaître la présence de terres argileuses dans les marnes , lorsqu’on les faisant sécher , après les avoir bien lavées , et en les pétrissant ensuite ensemble , les séchant et les brûlant , elles se durcissent et se forment en brique.
Les marnes sablonneuses perdent ordinairement la même quantité d’acide carbonique , et souvent moins
encore.
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Analyse de mines.
MINES d’or.
L’or, le plus précieux de tous les métaux, n’a été trouvé , jusqu’à présent, qu’à l’état d’alliage, combiné avec l’argent, le cuivre et le tellure.
L’analyse des mines d’or est très-simple, la principale difficulté, qu’elle présente, ne provenant que de la très -petite portion de ce métal contenue dans une grande quantité de la mine, même de celles qui sont considérées comme étant très-riches.
Procédé I. — Prenez une partie de la mine , dépouillée, autant que possible, de sa gangue ou matière pierreuse ; après l’avoir alors réduite en poudre impalpable, et mêlée avec quatre fois son poids de sous-carbonate de potasse, et d’une fois son poids de verre de borax, faites fondre le mélange dans un creuset de terre {flg. i5 , fl. I) ; après avoir tenu ce mélangé en fusion pendant une demi-heure, versez-le sur un marbre pour l’y laisser refroidir et, alors, réduisez la masse en poudre.
II. — Introduisez cette massepulvérisée dans un flacon, versez-y de l’acide hydro-chloro-nitrique (eau régale) , en quantité suffisante , pour qu’elle en soit recouverte, et faites digérer le tout, pendant quelques heures, à une douce chaleur. Décantez ensuite la liqueur, et répétez les digestions? jusqu’à ce que le résidu soit devenu d’une