‹ Traité pratique sur la régénérationChapitre 5 sur 5 · CONCLUSION · texte numérisé non relu

CONCLUSION

Je vais terminer ce discours par quelques applicalions Jutiles des importantes vérités que nous venons de passer en revue. Quelques réflexions ont , il est vrai , déjà été entremêlées aux diverses parties de celle étude, et la lumière qu'elles jettent sur d'autres portions de la religion a été signalée. Je me bornerai donc maintenant à quelques observations générales ; puis je ferai à tous mes lecteurs un appel sérieux sur cet intéressant sujet.

1. D'après les vérités précédemment établies , et d'après Tordre dans lequel elles ont été exposées, nous apercevons la liaison indissoluble qui existe entre le salut par la grâce de Dieu et la sainteté du cœur et de la vie. Nous com-

prenons , dës-lors , leur égale importance et leur influence muluelle. Il en est plusieurs qui cherchent à séparer ces choses que Dieu a inséparablement unies. Plusieurs insistent uniquement sur les devoirs prescrits par la loi de Dieu, et sur l'obligation naturelle où nous som* mes d'obéir ; on les amène difficilement à faire mention de la justice de Christ t>omme du fondement de l'acceptation d'un pécheur devant Dieu. Quelques-uns ne craignent même pas d'affirmer que la doctrine de la justification par la libre grâce, ou l'état d'un pécheur qui est trouvé en Christ dépouillé de sa Justice propre, affaiblit l'obligation de la sainteté , et tend à introduire le relâchement dans la pratique. Mais d'après ce que j'ai dit ci-dessus, nous apprenons, non-seulement en général la nécessité absolue d'un changement , mais nous voyons encore iîombien ce changement est lié avec l'acquisition et le don du salut, le caractère ^ l'œuvre du Rédempteur. Il paraîtra

évident , après cela , qu'un changemeBlr nous est nécessaire à plusieurs égards pour nous porter à accepter le salut , et qu'à d'autres égards il est l'effet obligé et la conséquence de cette acceptation.

J'ai tâché , dans les pages précédentes, de montrer que la connaissance de la nature et de la gloire de Dieu , ainsi que de la coulpe infînie du péché , est absolument nécessaire pour que nous comprenions ou que nous goûtions la doctrine de la croix. Mais qu'est-ce que cela , sinon la régénération commencée? La domination du péché ne reçoit-elle pas par là un coup mortel? Y a-t-il ricB qui pousse plus directement à la sainteté que de voir la puissance et la gloire d'un Dieu saint, et combien c'est une chose méchanle ot amère que de s'éloigner de lui? D'un autre côté, pour que ce changement soit complet, ne faut-il pas qu'il s'y joigne un sentiment de réconciliation et de paix? »<Deux hommes marcheront-ils ensemble s'ils ne se sont ac-

cordés pour cela? » Quelqu'un peut-il vivre dans Tamourelau service de Dieu pendant qu'il le tient pour son ennemi, et qu'il croit d'être encore lui-même l'objet de son déplaisir et de sa colère! Mais supposant la réconciliation accomplie , permettezmoi de vous demander quel motif d'être saint en toute espèce de circonstances possède une force égale à celle de l'amour du Rédempteur? Jugez-en, ô chrétien I Quelque froid raisonnement sur la nature et la beauté de la vertu aura-t-il, pour mortifier la corruption, une efficace pareille à celle de la contemplation par la foi d'un Sauveur crucifié? Où trouverons-nous un serviteur de Christ fidèle , actif , heureux , si ce n'est celui qui dit avec l'apôtre Paul : « Je suis crucifié avec Christ , et je vis , non pas maintenant moi , mais Christ vit en moi ; et ce que je vis maintenant en la chair je le vis en la foi du Fils de Dieu , qui m'a aimé, et qui s'est donné lui-même pour moi (Gai., II, 20)? » La foi au Christ

lièsus ne prend jamais place dans on cœur qu'il ne s'y fasse une œuvre intérieure de l'Esprit de Dieu qui lui rend témoignage; et il n'y a pas d'autre principe capable de produire une obéissance nouvelle que la foi qui est agissante par Tamour.

2. Ce qui précède peut nous donner la clé de quelques controverses par lesquelles les vérités de l'Evangile ont été souvent obscurcies et compliquées; j'ai surtout en vue ici celles qui ont traita la priorité , et , si je puis ainsi dire , au droit de préséance de la foi ou de la repenlance. Quelques-uns qui appellent repentance la douleur qu'on ressent d'avoir péché, de sérieuses résolutions d'abandonner le mal , et un commencement d'amendement , en font , conjointement avec les mérites du Sauveur, le fondement de notre acceptation devant Diea.

Les personnes exposent ainsi la chose , non sans quelque raison : elles disent "que la sincérité de notre repentir est

acceptée à cause de la satisfaction opérée par Christ , au lieu de cette obéissance parfaite , à laquelle nous ne pouvons atteindre maintenant. A un certain point de vue, cette assertion est d'une incontestable vérité. D'autres , discernant Terreur qui se caclie sous cette exposition, et redoutant les conséquences d'un système quelconque de propre- justice, sont tentés de se jeter dans Texlrème opposé.

Pour maintenir l'entière gratuité du salut , quelques-uns se sont hasardés jusqu'à employer cette expression , exagérée et non scripturaire , qu'il n'est pas nécessaire d'abandonner le péché pour venir a Christ.

Je pourrais montrer que , dans un certain sens, cela aussi est vrai, tout comme il n'est pas nécessaire d'abandonner notre maladie pour appeler le médecin.

Mais il n'en est pas moins certain qu'il esi nécessaire , dans les deux cas , de haïr le mal et de désirer d'en être délivrés. Celte difficulté est rendue facile à résoudre par ce qui a été dit dans les par-

tîes précédentes de ce traité ; nous afh prendrons , par ce moyen , h défendre la vérité sans l'exposer au mépris ou à la haine de ses ennemis.

Le lecteur remarquera donc que nul ne peut voir ni le prix ni la beauté d'un Sauveur prenant la place des pécheurs , et leur acquérant le pardon de la part d'un Dieu saint , jusqu'à ce que la gloire divine lui soit manifesiée, que la coulpe du péché frappe sa conscience, et qu'il sente , pour la déplorer, la puissance dut' mal en h>i. Cela peut être appelé repentance , eè je crois que c'est te nom que loi donnent quelquefois l'es Ecritures, spécialement dans le passage suivant:

« Repentez- vous donc , et vous convertissez, afin que vos péchés soient effacés (Actes, HF, 19). » Mais le pécheur abandonne moins le péché pour venir à Christ , qu'il ne se hâte de se réfugier vers Christ pour ôtre délivré de la condamnation et de la domination du péché.

W est si loin de venir à Dieu avec un

don dans sa main , ni même avec ses prières et ses pleurs de repentance, que le sentiment de son péché le poursuit partout , jusqu'à ce qu'il soit entièrement dompté, jusqu'à ce qu'il soit mis à nu et dépouillé de toute ombre d'excuse* Alors le salut accompli par un Sauveur méprisé et crucifié lui devient inexprimablement cher dans toutes ses parties , le péché lui parait digne d'une parfaite faaine , il croit à sa répression immédiate et, au temps convenable, à son entière et complète destruction. Ainsi la foi et la repentance se pénètrent mutuellement; elles naissent l'une de l'autre.

On peut les traiter séparément, mais elles ne peuvent exister l'une sans l'autre , de sorte que, toutes les fois que Tune des deux existe seule ou indépendamment de l'autre , cela même est une preuve suffisante qu'elle est fausse et bâtarde.

3. D'après tout ce qui précède, nous pou* vous juger quelles sont les doctrines fonda* mentales et essentielles de l'Evangile^ celles

auxquelles toutes les autres se rattachent ou se subordonnent. La régénération ou nouvelle naissance, nous sommes en droit de le dire après notre Sauveur, est absolument nécessaire au salut. « Si un homme ne naît de nouveau , il ne peut voir le royaume de Dieu. » Si quelqu'un donc se départ de celle vérité, il fait naufrage quant à la foi , et se trouvera , à la fin , avoir fait la guerre à Dieu. 11 est évident aussi que la réconciliation d'un pécheur avec Dieu doit se faire par le sang de l'expiation ; « car personne ne peut poser d'autre fondement que celui qui a été posé, lequel est Jésus-Christ (1 Cor., III ,11).» Si quelqu'un s'attache à ce grand fondement et bâtit dessus , il sera accepté à la fin , bien qu'on puisse trouver en lui plusieurs choses dignes de blâme. Il n'est certes pas aisé de dire quel degré d'erreur ou d'illusion à l'égard de ces vérités elles-mêmes peut exister même chez ceux qui retiennent ce qu'elles ont d'essentiel. Mais on peut certainement dire de tous ceux qui s'op-

posent à dles directement et ouvertement, qu'ils « introduisent des sectes de perdiiion j ^t qu'ils renient le Seigneur qui les a rachetés , attirant sur eux-mêmes une prompte ruine (^ Pierre, Il , 1). » Apprenons de là quel jugement les chrétiens doivent porter sur les nombreux partis 5 sur les nombreuses sectes, qui divisent TËglise visible. Il peut y avoir de petites différences qui les séparent les unes des autres sur la terre, tandis qu'elles sont parfaitement unies par la foi et par l'amour d'un Sauveur invisible. 11 nous est dit que Dieu rassemblera ses élus des quatre vents, et que « plusieurs viendront d^rient et d'Occident, et seront assis avec Abraham, et Isaac, et Jacob, dans le royaume des cieux (Matth., VIU , 11), » Je pense toujours, avec un grand bonheur, à l'union parfaite de cette immense assemblée de l'Ëglise des premiers-nés. Alors, toute distinction, toute dénomination particulière seront abolies, et tous ceux qui auront reçu un caillou blanc et un nouveau nom,

«tcicnt tf les noms sont écrits dans le livre de vie de TAgneau , » y formeront une société pure et sans mélange. La perspective de cette union doit nous préserver, dans le temps présent , d'un éloignement exagéré h l'égard de quiconque nous parait retenir le fondement, montrer une piété réelle et' pratique, ou avoir fait Texpérience d'un changement salutaire. ^

On ne peut, certes, nier qu'il ne soit convenable que chacun s'efforce de soutenir , jusque dans ses moindres détails , le système de discipline et de gouvernement ' ecclésiastique qui lui paraît être fondé sur la Parole de Dieu. Mais la saine doctrine doit encore marcher avant quoi que ce soit 11 faut mesurer Texcellence de toute forme .particulière d'après ce qu'elle a de spécialement propre à propager ou à défendre la connaissance de la vérité , et à produire une œuvre d'illumination , de conviction ei de conversion pour le salut de l'âme.

Un chrétien désire-t-il montrer qu'il est animé d'une charité vraiment univer-

Iselle? qu'il manifeste pour les personne»

qui /quoique, appartenant à une autre dénomination que lui , paraissent cepen* danl porter i*image de Dieu , un plus grand attachemenl que pour des gens du monde, quels que soient leurs principes apparents ou prétendus. Donnons quelque attention aux différences accessoires; mais donnons-en davantage encore à la plus importante de toutes les distinctions, à celle qui existe entre les saints et les pécheurs.

4. Toute la race humaine , se divisani entre ces deux classes d'êtres, et cette division acquérant ainsi une immense importance , qu'on me permette de supplier ardemment quiconque lit ce traité déjuger delà chose quant à lui-même. Qu'il réponde sérieusement h cette question : A laquelle de ces deux classes appartenezvous? Nous approchons de jour en joiir du tombeau, où notre état sera irrévocablement fixé. Quelle étonnante folie que de demeu^ rer incertain, si l'on ira au ciel ou en enfer,

si Ton sera les compagnons des anges pour l'éternilé ou ceux des démons blasphémateurs I Rien ne saurait donc être plus important pour vous qu'un examen impartial de votre caractère et de votre état actuels.

Si vous avez lieu de croire que vous êtes en paix avec Dieu , quelle indicible source de joie et de consolation ne possédez- vous pas? S'il en est autrement , vous n'avez point de temps à perdre pour vous éloigner du bord de l'abtme. J'ose adresser à tout lecteur de ce petit livre, avec la confiance d'en être écouté, la demande de mettre à part un certain temps, pour s'y appliquer, avec courage et énergie, au devoir de s'examiner lui-même. Cette demande n'est-elle pas raisonnable ? quel tort pouvez- vous souffrir en y acquiesçant?

la conscience de qui que ce soit lui permettra-t-elle de demeurer tranquille dans l'oubli de ce devoir? avez- vous lu tant de pages sur la régénération , sans vouloir en recueillir d'avantage ? Que tous ,

sans exception, fassent, pu refassent ce

grand examen : Suis-je en Christ? c'està-dire y suis-je ou non une nouvelle créature ? suis-je un enfant de Dieu , ou suis-je encore un héritier de l'enfer?

5. Ck>n>me il est plus que probable qu'il se trouvera , parmi les lecteurs de ce traité y des personnes qui sont ou qui ont sujet de se croire irrégénérées, je m'adresserai maintenant à elles comme un ' ambassadeur de Christ qui cherche à procurer leur paix. C'est pourquoi, « comme si Dieu vous exhortait par notre ministère , nous vous supplions , pour l'amour de Christ , de vous réconcilier avec Dieu (2 Cor., V, 20). » Je désire le faire sous l'impression des grandes vérités , des vérités capitales qui ont été exposées à ce sujet. Je sais que la régénération est une œuvre de l'Esprit de grâce ; que lui seul peut tirer le pur de l'impur ; que , sans sa bénédiction efficace, le raisonnement le plus clair et le plus concluant adressé à l'intelligence , les appels les pins pressants et 1rs plus t)athétiques faits aux affections^

daine tend fortement à nous rempKr LW prit d'orgueil et de suffîsance; ce qui, de toutes les dispositions , est la plus fu-^ nesle à une vraie piété , et la plus opposée à la doctrine humiliante du salut par grâce.

Les grands et les gens à la mode courent encore le danger d'être scandalisés de la croix. Renoncer h soi-même, souffrir le mé* pris des profanes ,. mortifier sa chair, aimer et suivre un Maître crucifié, sont de bien dures leçons pour des hommes fortunés et dans l'abondance. Qu'ils me permettent , néanmoins , de les avertir de ne point se confier en Tincertitude des ri- "chesses. Ne mettez pas votre bonheur dans) une possession si précaire. Combien sont énergiques , en même temps que justes , les expressions du Sage : « Jetteras- tu ie& yeux sur ce qui bientêt n'est plus ? car certainement il se fera des ailes ; il s'envolera comme un aigle dans les cieux (Pr., XXIIf, 5). » Voici, je vous présente l'Evangile ; je Vous offre les vraies richesses. Quoique Poi^* gtieil vous indm'se à vous flatter aveuglé*"

ment, quoique votre grandeur el votre fortune empêchent vos semblables de vous traiter avec une entière franchise, vou^îi'en faites pas moins partie de la r^ace pécheresse d'Adam ; vous êtes perdus en lui quant à votre nature; vos œuvres sont celles de transgresseurs , et vous êtes aussi les objets de la colère divine , contre laquelle il n'y a de refuge que dans le sang de Christ.

Votre grandeur ne peut durer que bien peu de temps. La mort écrira bientôt vanité sur toute gloire créée, et rien, dans ce ^dernier et grand jour , si ce n'est Jâsus , ne vous préservera de la colère du Juge tout-puissant. Alors, le riche et le pauvre, l'opprimé et Toppresseur, seront égaux devant le Créateur des uns et des autres. Acceptez donc, pendant que vous le pouvez, la grâre^*dfi. Dieu. Revêtez la robe sans tache de la justice de votre Kédempteur , et e^imez-la plus que la pourpre et le fin lin, ou que les ornements les plus précieux. Cherchez le pain de vie qui «st descendu du ciel , et prisez-le plus que

les mets les plus recherchés et les plus délicats. Ne rougissez pas d'un Sauveur crucifié. Supportez avec une noble fermeté les sourires dédaigneux d'un monde moqueur. Ohl qu'elle est belle l'union de la grandeur et de la piété , des honneurs et de l'humilité, des biens et du renoncement, accompagnée d'une profession courageuse de l'Evangile ! Bénie est la mémoire de Joseph d'Ârimathée, qui demanda hardiment et ensevelit honorablement le corps de notre Seigneur , après qu'il eut été crucifié à l'instigation de prêtres corrompus , et percé par l'inhumanité de soldats cruels. Que le Seigneur Dieu de l'univers accroisse et multiplie vos biens, qu'il fasse prospérer toutes vos entreprises, mais que, dans sa grâce, il vous préserve de mépriser son Evangile , de mourir sans repentance pour être jetés dans les tourments I "^

â. Je m'adresserai maintenant aux pauvres. C'était la gloire de l'Evangile d'être prêché aux indigents, et notre Sauveur

indique lui-même , comme une des marques de la venue du Messie , que l'Evangile fut annoncé aux pauvres. Ces bonnes nouvelles , qui leur étaient apportées dans leur détresse y convenaient parfaitement à leur situation. Mais ne pensez pas , mes frères, que la pauvreté vous suffise. Elle peut , il est vrai , vous préserver de bien de tentations auxquelles les riches sont exposés, et il semble qu'elle devrait vous contraindre à chercher d'être riches en Dieu. Mais, hélas I ce n'est pas toujours le cas, et quand il en est autrement, combien un cœur sérieux est navré par l'affection et la tendresse même qu'il éprouve pour le prochain infortuné. Ah I malheureux ceux qui sont à la fois pauvres et profanes , misérables dans le temps et misérables pour l'éternité , méprisés sur la terre et réprouvés pour toujours I Sort vraiment digne de pitié! Mais le Sauveur des pécheurs ne vous supplie- t-il pas d'être réconciliés avec Dieu? 11 vous conjure de venir à lui pour avoir la vie. 11

— fclO —

n'a point égard à Tapparence des nés : une âme immortelle lai est aussi préciense dans une humble chaumière que dans un splendide palais. Vos haillons et votre dénuement ne peuvent être on obstacle è ce que vous obteniez sa faveur. 11 vous conseille d' « acheter de lui de Ter éprouvé par le feu , afin, que vous soyez riches, et des vêtements blancs , afin qae vous soyez vêtus. » liais considérez, je vous prie, que vous êtes naturellem^it bien plus dégoûtants par le péché que par la pauvreté. Humiliez-vous profondément en la présence de Dieu. Fuyez au refage pour saisir l'espérance qui vous est proposée. Acceptez le pardon gratuit de tous vos péchés par le sang de Christ, et recevez son Saint-Esprit pour être capables de l'aimer et de le servir. Réjouissez-vous dans votre portion, qui est pleinement ^suffisante et parfaite, et dans Talliance de paix , qui est « ordonnée en toutes choses et assurée. » Allez dans l'Esprit d'adop- -i lion , à votre Père réconcilié par Christ ,

èi demandez-luî votre pain quotidien. Né portez pas envie à la prospérité d'autrui , puisqu'il importe peu que vous viviez dans l'abondance et que vous dormiez sur un lit moelleux , ou que vous viviez dans la gène et que vous couchiez sur un grabat , en comparaison de l'intérêt inséparablcr de votre sort éternel. Par-dessus tout, ne j^yez pas assez insensés pour envier la prospérité imf>ure des méchants. Lorsque vous voyez un homme opulent mépriser le jour du Seigneur, ou que vous entendez un blasphémateur, traîné par un brillant équi^ piage, profaner le nom de son/ Créateur, dites plutôt : Me plaindrai-je de ma pau-^ yreté , puisque mon Seigneur et Maître n'avait pas un lieu où reposer sa tête ^ Non , je bénirai , au contraire , cette adversité, qui me conduit à la sagesse. Je serai très-reconnaissant de cette situation humble, qtki me donne accès à la commu- Bion avec Dieu, et qui m'empêche de dissipet^ mon temps dans le tourbillon des iKxsiétés mondaines. Qui sait si j'aurais

gardé mon intégrité , si j'eusse été continuellement entouré d'une galté folle , nageant dans les plaisirs, assiégé de flatteurs, sollicité par des hommes sensuels , assailli de tentations t Oh I que je possède la perle de grand prix, que je sois réconcilié avec Dieu , uni ^ Christ , orné de la grâce divine , et que j'appartienne à mon Rédemp* leur lors de sa seconde venue! »

3. J'en viens à ceux qui ne sont encore qu'au matin de la vie. C'est ici la partie de l'œuvre d'un ministre de Christ la plus agréable et la plus riche en espérances.

Bienheureux ètes-vous, mes chers enfants , qui avez été de si bonne heure appelés dans la vigne de Dieu; mais infiniment plus heureux encore, si vous êtes intérieurement bien décidés à répondre à cet appel I Je vous en conjure , « souvenezvous de votre Créateur aux jours de votre jeunesse , avant que les jours mauvais viennent , et avant que les années arrivent, desquels vous disiez : Je n'y prends point de plaisir (Ecclés. , XII , 1). »

La piété du jeune âge est trës-agréable à la partie sage de rhumanité ; elle est précieuse devant Dieu et vous ;sera infiniment profitable à vous-mêmes. Ne mous laissez pa$ attirer par les promesses trompeuses et les appâts menteurs des joies de ce monde , qui enflamment si facilement vos passions et sollicitent si vivement votre amour. Çroyer-en tous ceux qui ont été avant vous , sans exception , et qui ont laissé par écrit ce témoignage, touchant les plaisirs terrestres , qu'ils sont v vanité et rongement d'esprit. » N'en doutez pas ^ vous êtes entré dans un monde de péché et de misère. Vous pouvez déjà sentir la corruption s'agiter en vous , et en voir des fruits manifestes et nombreux , soit en vous-mêmes, soib chez les autres. Hélas I n'y a-t-il pas nombre de jeunes gens qui apprennent , pour premier langage , à blasphémer le nom de leur Créateur? Plusieurs enfants encore incapables de travailler sont déjà experts à pécher. Hélas l vos cœurs sont naturellement éloignés de

Dieu. « Vous vous égarez des h nabH fiaDce« en disant des mensonges. » Laissez- TOUS donc persuader d'aller au sang de Christ, au précieux sang de Cbrisi, c qu^ vous ff airoés , et s*est donné loinanème pour vous. » Il est mort sur la croix pour vous sauver de l'enfer que vous ave^ mérité par vos fautes , et îl voiDs invite avec bonté, en disant : o Laissez venir à moi les petits enfants , et ne les empèchef point f car te royaume de IHeu est î ceus qui leur ressemblent (Marc, X^ ik).» Ken^ heureux sont ce^ enfants, qui, comme leur Sauveur ^ croissent en sagesse, ainsi qu*ea stature et en grâce , devant Dieu et devant les hommes \ Que les jeunes gens , en gé-' néral , surtout ceux qui ont été élevés sous la surveillance de parents pieux, se rappellent , à mesure qu'ils grandiront , que toutes les occasions de sMnstruire qu'ils ont eues dès leur enfance aggraveront gran-* dément leur culpabilité , s'ils persévèrent à ies mépriser. C'est ainsi que plusieat*s,pour ne pas dire un grand nombre^ sont vieillis

dans le pécbé étant encore jeunes d*ann^r Cest pourquoi, sans plus de délai , donnez^ Vous à Ilieu par Christ ; eonnaissez et aimez le nom de votre Rédempteur, et que la vie dont vous vivez en la chair soit une vie de foi au Fils de Dieu et au seul Sauveur du mondes Vous appliquer de bonne heure à tine vie religieuse fera de vous des chré* tiens solides, fermes, utiles, fructueux.

Si vous devez être longtemps sur la terre , vous contribuerez ainsi beaucoup à la doueeur elà la sérénité de vofre existence, et s'il est dans la volonté de Dieu que vous^ mouriez bientôt , vous trouverez par là l'héritage des saints dans la lumière. Il y a quelque chose de bien terrible dans la mort des jeupes gens (mort souvent inattendue), qui les emporte dans la fleur de l'Age, }ès surprenant plongés dans la sensualité, enflammés par les convoitises , et inclinés vers toute espèce de péchés. Mais, Dieu ëa soit béni I nous avons aussi les exemples réjouissants de plusieurs jeunes gens pleins de piété qqi se sont rapidement développé»

eréer de nooToau poar les bonnes osavres, el comme voos èles d^à des momiments de sa patience et de son long sup« port, il peut faire à jamais de vous les heureux monuments de sa grâce souve* raine et toute-puissante. Auriez -vous maintenant quelque objection à proposer) Y a-t-il lieu à de plus longs délais de votre part ? Le temps n'a4ril pas blanchi vos tètes et sillonné vos fronts!

Hâtes- vous donc, sauvez vos vies, de peur que vous ne soyez en proie à la douleur, et que vous ne gisiez dans les tourments.

5. Je m'adresse encore aux hommes à propre justice, par où j'entends ceux qui se confient dans racconipiissement purement extérieur et sans vie de leurs devoirs, dans une conduite réglée d'après les maximes de la prudence humaine, et dans quelques-unes des pratiques les plus ordinaires de rhonnèteté mondaine; et surtout ceux qui méprisent la doctrine de la grâce de Dieu, si toutefois il en

est un seul qui ait poursuivi la lecture de ce traité jusqu'au bout. Quelqu'un de vous s'appuie-t-il sur le système à la mode d*une moralité irréligieuse et hypocrite , traitant avec un dédaigneux mépris, lorsqu'il en a la liberté , la doctrine de la libre grâce, de la justice et des mérites -de Christ î Comme Tâme rassasiée repousse le rayon de miel, ainsi Tâme à propre-justice méprise les richesses de la ^âce divine et n'aime pas la répétition incessante du nom de Christ. Votre culpabilité €st des plus grandes ; les ténèbres qui vous environnent dés plus profondes.

On ne peut, ni concevoir, m exprimer <M)nvenablement le danger que vous courez. Quel est votre but, en vous approchant d'un Dieu saint dans un culte solennel? Quelle réception attendez- vous de Dieu , quand il s'assiéra sur le trône de sa sainteté au jour du jugement?

Vous faites -vous jamais un devoir de conscience de vous examiner vous-même, même de la manière la plus superficielle ?

N*aurdi-je donc aucune prise sur vousl Quelle paix éprouve votre cœur? Oseriez-vous bien nous dire ce qui s'y passe?

O puissance d'illusion ! vous seriez couverts de confusion, si le naonde savait la souitlure dégoûtante qui habite en vous; combien moins pourriez-vous soutenir le jugement impartial et sévère du grand Dieu qui sonde les cœurs ! Mais ouvrez le livre de Dieu , et quelle en est la page qui ne vous condamnera? Cette sentence y est écrite contre vous : « Maudit est quiconque ne persévère pas dans toutes les choses qui sont écrites au livre de la loi poulf les fairel Méchant serviteur, je te condamnerai par ta propre bouche I Toi qui te vantes de la loi, tu déshonores Dieu par la transgression de la loi. »

Voyons votre moralité si vantée, et soumettons-la à lexamen. Direz-vous , oserezvous dire : « J'ai aimé le Seigneur de tout mon cœur , de toute mon âme, de toute ma pensée et de toute ma force ? »

Direz-vous : J'ai goûté son culte j je l'ai

servi en public, dans ma famille et dans le secret , et j'espère qu'il acceptera mes hommaegs ? Je crois être autorisé à vous répondre au nom de Dieu : Qu'est-ce que m'adorer, que cbaotèr mes louanges de la bouche j et ne jamais prendre garde au sens de ces cboses? Qu'est-ce que penser à mille vanités, tandis que vous êtes dans la maison de Dieu? Qu'est-ce que me louer sans reconnaissance , confesser vos péchés sans en ressentir de douleur , et demander des bénédictions sans les désirer ? Qu'est-ce qu'être plus attentif à la figure et aux habits de ceux qui vous entourent qu'à l'état de votre propre cœur?

Qu'esCce qu'entendre ma Parole en critiquant le style et la manière du prédicateur , en saisissant avec avidité chaque proposition mal tournée ou chaque expression mal choisie qui lui échappe pour en faire un sujet' de conversation avec vos amis, autour de la bouteille ou de la tasse ? Ou direz- vo%is que vous me servez dans le secret , quand vous

cn'offirez vos prieras négligées , précipitées, faites avec indolence et à de longs intervalles î — M^iis peut-être préfèrerezvous vous appuyer sur les devoirs prescrits par, la seconde table de la loi, sur ce que vous devez au prochain. Peut-être direz-vous : J'ai conduit honnêtement toutes mes affaires , et je n'ai jamais fait tort à personne ; même je me suis montré complaisant et charitable, j'ai distribué mon pain à Taffamé , et j'ai secouru l'affligé et le pauvre dans leurs bescHUS.. .. ie réponds au nom de Dieu: Vos défauts ont été nombreux^ même dans l'accomplissement de ces de* voirs; mais, en supposant qu'il en soit comme vous le dites , vous ne m'avez pas craint. Il se peut que vous ayez agi par orgueil , de peur d'être blâmé , par pru-^ dence^ mais ce iSk'était pas par obéissance envers moi , car je n'étais dans aucune de vos pensées. £st-ce en vous moquant des fautes ^u prochain, en Finduisant à l'intempérance, en le méprisant dans

Vos cœurs et en le ridiculisant dans vt«^ conversations que vous remplissez votre devoir envers lui? En un njol, examinez seulement toutes vos justices , et elles vous paraîtront devant Dieu comme des « linges souillés. » Ne vous ' confiez:

pas à un refuge aussi trompeur. « Le lit est trop court , pour qu'on s'y étende, et la couverture trop étroite pour qu'on s'en enveloppé' ( Ks. , XXVflf , 20). »

Croyez-moi , il n'y a de salut en aucun autre qu'en Christ. Son sang expiatoire vous féconciliera avec Dieu , sa grâce et son amour' captiveront vos âmes, son Esprit saint et béni écrira ses lois*dans vos cœurs. Croyez en lui , et vous serez pïus saint<[ue vous ne l'avez jamais été , et cependant Vous serez étonné de votre orgueil impie, de votre aveuglement et de votre vanité.

Il créera en vous un cœur pur , et alors vous rougirez en pensant aux restés dfe souillure qui sont encore en vous. Vous vous appliquerez au service de Dieu avec zèle et diligence , et vous direz pourtant

encore que vous êtes des serviteurs inutiles. Un regard jeté sur la croix de Christ vous rendra le péché plus odieux que mille belles descriptions de la beauté de la vertu , descriptions qui , d'ordinaire , ne servent qu'à nourrir et fortifier l'orgueil de rhomme. Si jamais vous désirez de voir la face de Dieu en grâce, ou d'habiter en sa présence, croyez en Christ car il n'y a pas d'autre chemin pour aller au Père. -

6. Enfin , je désire annoncer l'Evangile aux plus grands des pécheurs. Cest là gloire de notre Rédempteur de sauver à plein tous ceux qui viennent à Dieu par lui. La dignité de sa personne , la grandeur de ses souffrances et la valeur infinie de son expiation , qui repose sur cette dignité et sur cette grandeur, le rendent puissant pour sauver. Que les pécheurs qui se sentent sans excuse , dont les cœurs ont été un cloaque de la plus grande impureté, dont la vie a été souillée des crimes les pluS' dégoûtants et les plus

graves, dont les péchés ont été nombreux , repoussants et scandaleux , qui savent qu'ils ont justement mérité la colère de Dieu dans toute sa rigueur , fassent attention à ceci. Que ceux qui tremblent à la pensée d'un juste juger ment , et qui disent : « C'est une chose terrible que de tomber entce les mains du Dieu vivant. Hommes frères, que ferons-nous ? » prennent garde à ceci.

Voici, je vous apporte les bonnes nouvelles d'un pardon gratuit, d'un pardon que vous n'avez pas demandé , d'une rémission pleine et entière de tous vos péchés. J'ai effbcé tes forfaits comme une nuée épaisse, et tes péchés comme une nuée; retourne à moi, car je t'ai racheté (Esaïe, XI4V, ^2). » Recevez ce témoignage, et scellez que Dieu est véritable. N'allez pas faire injure à la grâce de Dieu en tissant une toile d'a^ raignée de votre propre-justice , et en refusant de croire , jusqu'à ce que vous vous] soyez imposé quelques règles d'un»

éohduile nouvelle, el que yous a^ei^

opéré quelque chaDgememeot partiel eu

tous, comme si vous deviez d'abord

Voua sauver vous-mêmes pour pouvoir

être sauvés par Christ. Ces espérances

Seraient bientôt anéanties. La foi en te

justice imputée, de Christ est la seuki

défense du péebeuf . Plus vous êtes vils

à vos propres yeux, plus vous avez besoin

de vous revèlir dé Jésus - Christ. Le

changement de votre cœur et de votre

vie doit être l'effet de sa puissance ; il

découle de son rachat el doit être reçu

Comme un don gratuit de sa part. Et

j'ose prédire que vous ferez d'autant plus

de progrès dans la vfifiié sainteté, que

vous serez moins disposés à vous en van*

ter et à vous y confier.

Tel est , j'en suis persuadé, FEvangile lui-même, que l'Ecriture appelle avec tant de justesse « l'Evangile de la grâce de Christ.» Christ n'est pas venu pour appeler à la repenlancedes justes, mais des pécheurs. Si vous vous en rem^il^

à lui pour votre salut , il répandra par le Saint-Esprit , dans vos cœurs , Tamour de Dieu , qui deviendra pour vous le principe efficace et pùissatit d'une nouvelle (^issance. Je vous conjure donc , de la tnanière la plus pressante, de ne pas rejeter le conseil de Dieu contre vous-mêmes.

Rien ne saurait égaler l'étendue et l'a îniséricorde de cette offre de\ FEvangile :

a Je donnerai gratuitement , à celui ()ui a soif, de la fontaine d'eau vive. » 11 n'y â aucun pécÊé si noir oiv si odieux que le sang de Christ ne puisse laver. Il n'y a aucun esclave de Satan si chargé de chaînes qu'il ne puisse le mettre en liberté. Si vous périssez , c'est votre faute, Je vous, en avertis, poussé que je suis par l'intérêt sincère et ardent que je porte à votre bonheur éternel. Que Dieu luimême , pour l'amour de Christ , vous persuade, par son Saint-Esprit, d'obéir à cet avertissement!

H^ la Monwlé ahÊo im e dm sahU par Christ.

Mes ciiers aodileorsy soyez porsaadés, d'après la Psarole de Dieu qœ vous professa de croire, d'après Xélai do monde que voos Toyez, el d'après celui de vos propres ccears que tous sentez, que vous êtes, par natiire, malheoreiix , misérables, pauvres, avenues ei nos. Vos pensées, vos paroles el vos actions, ainsi que les principes d'oà dles émanent , sont si loin, par leor conformité à la loi pore et parfaite de i)ieo, de voos donner qodqoes droits à sa favear, qo'ao contraire les imaginations de vos cœors ne sont qoe mai, dès votre jeunesse et toujours. Quelle que soit la vertu imaginaire sur laquelle vous vous reposiez, ou don\ vous vous glori6iez, vousètesabsolumentincapablesde soutenir l'épreuve du jugement impartial de Dieu.

Oh ! qu'il est difficile de convaincre les hommes de péché, lors même que la terre

gémit sous le poids de leurs crimes I Si aa moins ceux qui sont le plus enclins àvanter la dignité de leur nature et 4a perfection de leur vertu faisaient un compte exact de toutes les pensées qui s'élèvent dans leur esprit , il y a encore écrit dans leur coeur assez de la loi de Dieu pour les condamner parleur propre bouche. Loin de pouvoir souffrir qu'un pareil mémoire soit exposé à la vue du public, ils ne pourraient le parcourir eux-mêmes , car Testime de soi-même est le trait principal de leur caractère, tandis que la connaissance qu'ils acquerraient ainsi aurait pour effet de leur enseigner le mépris d'eux-mêmes. Ne reconnaltrez-vous donc pas que vous êtes absolument comme une chose souillée, et incapables de subsister devant Dieu s'il entrait en jugement avec vous ? Mais , que vous le reconnaissiez ou non, je vous apporte à tous de la part de Dieu ce message, qui , quel que soit votre caractère , qu'il soit formé d'après des maximes mondaines ou dominé par des^ vues ambitieuses et terrestres , ' si vous

fi'éies pes réconciliés avec Dieu par Jésus(- Christ, si vous n'êtes pas revêtus de la robe sans tache de sa justice, cerlainément vous périrez poHf jamais* Mais voici : par ce divin Rédempteur, vous est aûnoncé le pardon des péchés. Il y a une pléniCode de mérite dans son obéissance et dans sa mort pour vous l'obtenir. Il n'y a ancoD péché assez noir ou assez impur pùùr que son sang ne puisse le laver. Quand cet appel ne vous seraiif adressé une fois de plus que pour être rejeté, je ne laisserai pa» de vous le faire entendre de nouveau, et, eff qualité « d'ambassadeur de Chri^ , eomme si Dieu vous suppliait par moi , de vous conjurer, de la pa^lde Christ, d'être réconciliés avec Dieu. » Vous avez entenda quel est le danger de tous ceux qui sont dépourvus de Christ ; mais , je vous en ^ supplie , rappelez- vous la culpabifi^ plas grande et le danger plus pressant encore de c^ux qui résistent obstinément à l'Evaivgile. Toute la grâce témoignée aux pécheur^ dansToffredursalutsera une nouvelle cau$^^

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de condamnation pour eux au dernier ^ grand jour, s'ils :Sont trouvés impénitents.

La grâce et la justice ne sont séparées dans aucune portion du plan de TEvangile. Elles s'y éclairent TiUjae TauHre ; elles brillent en* semble sur la croix y et elles éclateront eaisemble au jour du jugement. Le sang de Christ , qui est assez puissant pour enle- "ver la culpabilité de ceux qui se conBent >en lui , n'ajouterait-il pas considérablement à la culpabilité et au danger de ceux qui le mépriseat? « Baisez le Fils, de peur qu'il ne s'irrite, et que vous ne périssiez .dans cette conduite , quaud sa colère s'embrasera tsu)! soit peu. Oh I que bienheureux sont tous ceux qui se retirent ver$ toi (Ps. 11,12)1 »

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