‹ Traité signes de la mort et des moyens de prévenir les enterrements prématurésChapitre 45 sur 71 · XLV. Mort apparente ; inhumation · texte numérisé non relu

XLV. Mort apparente ; inhumation

« Un officier en retraite, qui habitait à Pont-à-Mousson, tomba dans une profonde léthargie, ct soit que l’on eût rempli les formalités voulues par les lois pour s'assurer de son décès, soit que l'immobilité de ses membres et la pàaleur de ses traits l'eussent fait supposer , on lPenterra au bout de trentce-six heures seulement. Après que les prières d'usage eurent été prononcées, on le transporta au cimetière, où F'inhumation devait avoir lieu ; mais à peine ceux qui assistalent à cette triste et malheureuse cérémonic étaient-ils retirés, à peine la moitié de Ja fosse était-clle comblée, que des bruits sourds provenant du cercueil se firent entendre et vinrent frapper l'attention des fossoyeurs : l’un d'eux, n’osant rien faire par Jui-même, courut appeler un commissaire de police et un médecin, pour les rendre témoins du fait qui avait lieu; enfin, trois quarts d'heure s’écoulèrent avant qu'on pût ouvrir le cercueil. On trouva le malheu-

(4) Richard, De la léthargie, p. 15.

(2) Richard, De la léthargie, p. 15.

reux officier une main derrière la tête, la bouche ensanglantée; le médecin voulut opérer la saignée et fit jaillir quelques gouttes de sang ; il le brûla ensuite au doigt ; mats plus de signes d’une vie qui s'était éteinte de la manière la plus horrible (1). »

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