I PRÉFACE
“e méprises dont nous avons parlé, ou du «moins de prévenir leurs fâcheuses consé- ‘quences , en arrêtant à propos l’inhumation «l'une personne en état de mort apparente.
45 janvier 4849.
E. BOUCHUT.
P, S. Nous n’avons jamais voulu effrayer personne en parlant es morts apparentes et des méprises dont elles peuvent avoir été l'objet. Nous nous sommes abstenu avec soin de ces peintures ef- “rayantes qu'on trouve dans presque tous les ouvrages ayant même “ütre que le nôtre. Nous avons au contraire cherché à rassurer l’homme sur le péril des inhumations précipitées en lui indiquant “le sûr moyen de s’en garantir. Nous avons ainsi donné l'exemple , et nous désirons bien vivement qu’il soit suivi par tous ceux qui peuvent à leur gré, dans la presse périodique, arrêter ou propager
ces craintes.
Aujourd'hui encore, 19 janvier, le Constitutionnel rapporte l’histoire d’un jeune homme asphyxié par le charbon, saigné trois fois sans résultat, faussement considéré comme mort, enseveli et abandonné quoiqu'il fût vivant, car le lendemain on le trouva, dit-
--@n, bien réellement mort cette fois et baigné dans le sang de ses
«trois ouvertures de veines laissées béantes. Que MM. les Rédacteurs du Journal que je viens de citer me per- «mettent de le leur dire, cette triste anecdote est bien invraisem-
-blable; ils auraient peut-être pu se montrer plus difficiles pour la
æecevoir, car de pareils faits ont besoin d’être vérifiés avec la plus grande attention. Il faut y regarder mûrement avant de répandre ainsi l'alarme dans le public sur un sujet de cette nature. Messieurs les Rédacteurs n’ont eu, assurément, dans cette circonstance, d’autre pensée que celle d’exciter la sollicitude du gouver-
-“mement; mais ils pourraient peut-être le faire plus avantageuse-
ment, en popularisant les progrès de la science et en usant de leur influence pour faire adopter d’une manière générale les mesures
“nécessaires à la vérification intelligente de tous les décès sans
“exception,