‹ Traité sur l'aliénation mentale et sur les hospices des aliénés (volume 2)Chapitre 15 sur 91 · DES DÉPLÉTIONS SANGUINES ENVISAGÉES | COMME AGENS CÜURATIFS DE L'ALIÉ · texte numérisé non relu

DES DÉPLÉTIONS SANGUINES ENVISAGÉES | COMME AGENS CÜURATIFS DE L'ALIÉ

Expériences de Perfect avec de la: éaig née. Abus de ce moyen dans les maladies de l'esprit, Jusqu'à quel point, dans quels cas et sous quelles conditions, les déplétions sanguines sont-elles indiquées dans ces affections ?

[ES remarques que je vais faire ici se lient avec celles que j’exposerai a l’article T'oniques; lesunes comme Jes autres ont pour but de démontrer que l’exaltation du système sanguin exige parfois, dans la folie, l’usage des déplétions sanguines , Mais que | les toniques et les excitans peuvent y trouver des indications non moins utiles, | Quand il a fallu établir les indications de la saignée dans l’aliénation mentale, rarement on a tenu un juste milieu. Haslam (1), Perfect (2), Joseph Frank (5), ENT

(1) Consid. on the moral derang.

(2) Annals of Insanity.

(3) Medic, univ. præcept,

Jes. pro “Mayo. surtout n’ont pas cessé de proclamer. les, insignes. avantages de la saignée dans le désordre. de. lesprit,. et Celse (1), Hildain (2), Paul. A .Aeginette (3), et d’autres anciens avaient déja parlé de gette méthode curative.

., L'augmentation, d'action du système circulatoire est Un. indice. qui, invite à l’emploi de la saignée, .L’ ‘exaltation générale de ce système, qui s'annonce par la force et la plénitude du pouls, Ja xougeur de. Ja face, TM chaleur générale, la soif TM à appartient; particulièrement à Ja, manie. Gene exaltation du, système sanguin est fréquemnt, pour, ne pas dire toujours, consécutive à une phlegmasie, | dont le siége est dans. le cer= | veau. Cet état inflammatoire. se reconnaît à la fureur et aux actions violentes de l’aliéné ; les av ières, garotides. et. temporales . externes battent avec force ; Ja face est souvent rouge, parfois livides il YA» ou un, état comateux, Ou un défaut de som- ; meil. Les, symptômes de la phrénésie, dit Reil (44 sont ceux ré le médecin doit Me pare: aidé

Il : aura, encore éd comme en toute autre. male die. au. tempérament, à la cause du mal, et à

d'autres circonstances concommitantes. | | Rs A n à jidhe 5) Van

ui) Eib. IT. Cap. 18 :

1 (2) Lib, 1: Cap. 5. D: :4én | ::(3) Office. Medic, Part, IL. pag. 6. mia er qi (4) icberl..3 edit .T, IV. S. 640 RG.

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Van dén B. .. agé de ‘56 ans, d’un tempéramiènt athlétique , bilieux, déviént aliéné satis cause ‘aparéhité. Îl est trahsporté à: l’hospice des homiés aliénés À ‘Gand, étant atteint d’un délire raniaque furieux : dix personities suffisebt, à peine, "pour le “contenir. * La face ést rougé; le pouls bat ‘vec “violence: "où voit, à travers Ja “peau ‘du Cou, le jen ‘dés artètés ‘carotidés. Lé malade e et insulte tous lcétix qu'il réncbntre. ‘l'est sans sommieil, ét ‘se tronve constipé. On Jui met vingt sangéues aù “ou, et'le Fenderaïn il est (déjà plus tranquille. On répète l’apphcition du mmêtné nombre de sangsucs , ét läméliofation ‘ést énicore plus \sébté. “Péñdänt ‘qüatré mois ‘de ‘séjour à L'hospicé, Ôn : #pliqua ‘an ‘niilade plis” de déut ‘cents ’sahggues: Fa télafs ên ‘teinps, oh en appliquait dit, quinéé ôù “Ming: ét, chue fois, il fut facile de voif ün'sou- Hagemént frappant ‘On “éh hit tantôt au ‘éu, antot aux téimpes. rt cinq ‘mois de séjoür à d'hospiee, Van ‘den 7 a on sortit patfaitement on ra b4 FER F KA: IRAN

Un st» ‘d'une étature’ dia nils plus tôt achat UE Fort, est attèint, tous és ans Vets le ie de l'été ‘et äu fort de l'hiver, d’ün‘dé2 lire maniaque Au Dis que les premiers “syiip+ tôrhes se déclarent, on lui fait d’abondantes saignées, et; en peu de jours, on parvient à dissiper le mal, Si les évacuations ‘sanguines (sont négligées, le délire fait de terribles progrès: la figure devient d’un rouge de feu; les yenx font saillie hors des ôrbites; le pouls est fort, plein;

et

et. le .malalé..est, doué. d’une force physique sur: prenante. , Get.ändividu se trouve détenu à la maison de force de Gand; êtm'a étéindiqué par le docteur Derourtray alors médecin, de cet: établissement. : «Unshomaes. au rapport de Perfect, fort et robuste, devient maniaque, jet commet plusieurs actes. ,de , vidlencé,; on lui. fait une: saignée ; le: sang coule à «défaillance: cette. -opéiation est:répétée à deux reprises pe et le malade guérit en peu, de temps: ae. ls soninanshassal - Un: nn. Fa Habit dei l’opulence , sois Je niême auteur, devient aliéné; il offre des pulsations extraordinaires, des jartères earotides ; et éprouve .de fortes. douleurs À, la: tête et dansl’hypocondre gauche, ainsi que.des anxiétés précordiales; ilse plaint d’appétit dépravé et d’un sentiment de:constriction au scrobicule de, cœurs.le ventre: est tendu. On lui met des exutoires, “etil prend des bains > maïs ‘sans le moindre effet. Perfect {2):lui fait tirer huit. onces de sang, au ‘bras, ét Un : SÉLÔN. est mis entre les . épaules, Le malade prend encoré à l’intérieur le nitrerét.le: &ali türiérisatum s16n1fait da saignée à neuf meprises-diffénentes, et :on a ::la satisfaction de : voir. disparaïîtré: les. violens :emportemens. auxquels, le darsaalade: était tr ts Me rétablit jan butômenteur. ei onévol. ,ohfisores : rc 3 AL Les pins ébdominmus; indé paid de 4, a. à ehlauwols susréiluninn 4130 L cu

1f Farah AE gt een

(2) Pag. 34. Ouvr. cité. ROMA EN NPC TRUE F 2

ceux : d’excitation : du système cérébral méritent ici de: l’attention. Nous ‘avons déja parlé des phlegmasies : de: Ja muqueuse: gastrique, comme cause ou effet du désordre mental, et la tension de! l’abdomen; la douleur dans le coté gauche, la perte d’appétit sont des indices qui annoncent assez l’inflammation dela membrane muqueuse du tube alimentaire dans: le Gentilhomme raids té “Sins Perfeutorciut oh 9%: 48 4 JOSÉ GNT HAS A TEA de la while de la muqueuse du‘tube alimentaire, le système sanguin des membranes muqueuses en général mérite ‘quelque considération. ‘À chaque instant, on trouve dans V’aliénation mentale des modifications survenues dans le mode d’être des vaisseaux appartenant à ce système: l’epistaxis, les: hémorroïdes, le 'déie dans les menstrues sont des phénomènes familiers à la manie et à la monomanie; l’hémorragie nasale est surtout fréquente dans da folie, parmi les personnes habituées à cette évacuation: et l'apparition des hémorroïdes, comme le dit Hippocrate (1), enlève souvent le désordreintellectuels phénomène qui a également lieu pour les menstrues. Ges: flux sanguins ; parfois si salutaires dans l’aliénation mentale, sont mon moins fréquemment liés à ce même trouble, lorsqu'ils viennent: à se supprimer, Les menstrues:et les hémorroïdes méri-

tent d’être particulièrement signalés à cet effet. :. Mme,

(1) Sect, VI. Aph. 21.

Mme, E, H. est dans l’âge critique depuis deux ans. : Ses règles ne coulent plus ; le fanatisme reli- &ieux produit chez elle le désordre intellectuel : elle commet mille extravagances. La saignée est répétée à trois reprises, .et, en peu de temps, la malade se rétablit parfaitement (1).

Une femme, agée de trente ans, et d’une consutution vigoureuse , au rapport de Perfect (2) , reste avec une suppression des menstrues à la suite d’une violente colère; elle perd l'esprit, et des emportemens | de. dar: deviennent les caractères dominans de: :sa folie. On remarque bientôt chez elle de volumineuses hémorroïdes ; le pouls est dur et fort, la: ‘peau: chaude et sèche. On fait une saignée de dix onces; le sang est couvert de la couenne inflammatoire; un séton .est mis entre les épaules, et on donne un léger purgatif: la saignée est répétée, et la malade prend des pédiluves tièdes. Pendant ce traitement, les progrès vers la santé sont rapides. La malade guérit; quoique ses men strues : aient encore été Rene pren un certain. temps. AY NIL T RE |

: Perfect rapporte encore (5) qu’un Nulle pe or depuis longtemps à: l’intempérance ; ressentit, tout à coup dela douleur en expulsant les matières {écales; d’autres etats d’hémorroïdesinternes se fi-

| rent

(1) Mie Perfect. pass g2.

- (2) Pag.: 205. |

(3) Ouvr. cité pag. ua, AY F

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rent connaitre; ‘en même! temps qu unè manie se déclara, Le nata! avait des doulèurs de têtes Les’ phüpières étaient’ gonflées ; et des imouvemens convulsifé se faisaient ‘rèmiarquer ‘dans lés muscles dela’ face et dans les’ doigts: le poulé. était fort, plein ét dur, et le ventre tendu. On fit une saignée dé douze onices, et le She offri i Ta œoûte sn flammatoiré: Le camphré ai ainsi) que le tartré soluble finérit dünmés À Pintérieur; on répéta la saignée, et le malade né tarda pis d’être délivré de son. ‘délire’ et de ses “hémorro des: Fout porte À croire que, ‘dans ce dérriér ‘ 6, une pléthore’ sbdominale fe catisé é du trouble intéllectuék AA A0 ER nine Hertz “Des cas ‘également res par Perféct dé montrent ‘que BR saignée” n'est pas exclusivem ent utile dans‘ là manie, et que cè ro ÿen peut” trouvér des: indications : non moins ir dutis la! née , PAU vof. fre patrsste | | L'RCE “Pètf 6. et agé de: querantescinq ans, avait ete dti PPRenverddéscnes net ed “hisae aigu ; tout à COUP, sans’ cause apparente, il dévient aliéné, et son délire prend la forme d’üñe mélarr eolie: Après avoir pris des ‘vomitifs, des: purgatifs, et employé d'antresmoyens, Perfect lui fait tirer six ontes de’sang , ordonne le régime sntiphlogistique , et, en peu de temps, le malade parvient à un éntier #2 = tablissement.

La. femme Cornwall. agée- de-44 ans, diénée: mé lancolique, d’une constitution. pléthorique, vecoùvra également a raison, par les M M sé san-

guines. | LE id | ke

( 82 } Une jeune fille, agée de quatorze ans ; a l'esprit ‘ troublé : le délire prend. le caractère de mélancolie xeligieuse ;. la. malade présente le regard. fixe ; elle ne peut. reposer la nuit; elle est d’une pusillanimité extrême On. emploie. différens moyens. sans. succès. Perfect. ordonne une saignée de. six onces, au bras ; la malade prend encore le camphre, le nitre et le castoreum, ct: guérit après une seconde saignée. Perfect rapporte encore, deux cas d'aliénation mentale. survenue . par. suppression de maladies cutanées, Hs où il PR a A avec succès, les dé- RAGE sanguines. lui | "à Un, jeune homme était. QHeint. r or pos in temps, . d’érysipèle à la face, .et, pour soulager la douleur, que, lui causait. cette. inflammation, il fit disparaître cette dernière par une eau ferrugineuse dans laquelle était dissous le sulfate, de zinc :: une alénation mentale, se déclara aussitôt; le malade fut saigné jusqu’ à, syncope,, et. on plaça. un séton entre les épaules. Le FAP eut lieu, en peu de SP DES AA ons | M à à Un homme atteint ane éruption. galeuse.,. la ‘ft disparaître, par des répercussifs: une, manie furiense en fut le résultat, On saigna, cet individu jusqu’à défaillance: un vésicatoire, fut placé. entre. Jes épaules; et un émétique fut donné à l’intérieur. Le, malade devint, plus calme ; on répéta, la saignég, Et. l'éméti- : ALES NT TPE RÉRPER fe L''u

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que: mais! ce dernier ne fit out he:

on ne tarda pas à revenir, je: L PP A re Le 2 ceci, on voit qué Perfect avait toujours teconrs à la saignéc générale. L'artériotommie ‘tente

porale , application de sängsues à Ja tète, à l'a nüs, à la vulve et en d’autres éndroits, 18 ‘yen touses (scarifié iées , es scarifications simples et l’ou= vertnité de Ja veine siphène du pied : sont “ceperidant, en beaucoup de cas; à préférer ‘aux ‘dépletions générales. C’est : ‘ainsi qu’on retre plus d'a

vantages de l'artériotomie temporalé , quand il s’a= git d'une congestion cérébrale , ‘ainsi que dans la disposition à l’a dat ét que Väpplicatioh des fanbsues à Ja valve on’ à l'anus doit être faute dé préférence , ‘si! la dpisib de l'un où dé l’a ùtre de ces! écoulemens. est Ja causé où "Peffet: du désordre intélléeelis 4 4h amie, Jia. Metal Mais la saignée, n ‘importe de quelte Janin la metié en usage, Séra toujours. “unël opération qui demandera de grandes précautions : ‘plus d’une fois on en a vu survenir des accidens da si

l'aliéné n’était pas: gardé de près. Ru LA 2 Ta éaigniée est parfois un moyen éMbae däns’ ik inänie ‘avec épilepsie , , afin de prévenir ( où de di= minucr Jés congestions cérebr ele" | fréquentés den cette affection. ! | RENAN EN : Dépuüis les découvertes que Gall ! ÿ faites! sur tés fonctions du cerveau et principalement sur celles duvervelet, on à ün éspoir fondé que les topiques tlirigés sur la tète auront nn éflet doublernént ‘eff- Ca=

(! 89 )) cace ‘quand ‘Fapplicationt ensest. faite sur’ telle ou. telle partie: dû crâne correspondante au siêége d’un ovéane cérébral malade. : Nous appliquons principalément ! cette remarque à la cure de l’érotomanie. Avant Gall on avait seulement en vue l’état des. parties génitales; on'les considérait comme le siége. de ce mal, et toujours on préférait, dans ce genre. de maladie, l'application des topiques sur les. organes de la générations mais cet auteur a démon+ tré, avec évidente, que le siège de l'instinct de la”-propagation ‘existe dans le: cervelet , et que c’est sur cette région que nous devons diriger notre,attation, ‘quand'il s’agit de combattre les aliénations mentales où Ja volupté, et le désir duisotgaoit les Caractères dominanss *On::sent l’utiiité de cette observation lorsque Pérotomanie ‘exige l'emploi des déplétions sanguines , et un cas cité par Gall laisse voir les avantages qu’on peut retirer, dans cette af. fection,' des saignées locales faites au crâne. Voici son rapport (1), Un jeune homme robusteet pléthorique , était arrivé, depuis quelque temps, à’ Vienne, Faute de liaisons , ilvivait dans une plus grande continence que de” coutüime ét il tômba - ‘brusquement dans, uiñe manie érotique. Il avait des érections longtemps continuées : ses testicules étaient: enflés, douloureux. Qu'y avaitcil de plus naturel, suivant: les idées reques” en "Aiedeciners $ Re devcherchei:ls, cause de sa

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"É 1 Influence du cerveau sur Ja Éniabns à crâne 1823.

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maladie‘ dans inflammation: des. parties | génitales? Aussi employa-t-on tous les moyens poux combats. tre linflammation locale et pour faire cesser la sux-. irritation des. organes générateurs; mais. le, malade,

n’en résta pas moins dans le. même état. pendant tiois semaines. : Lorsque.je: fus, appelé, . je. rendis. mes collègues : attentifà: à Finflammation, du cerveau, et ‘surtout du :cervelet.. Nous. concértimes notre, pin curatif en conséquence: de-cette. idée. et,:. en peu ‘de ‘jours, inflammation et l'enfluxe des par. . tics sexuelles, ainsi : que: la manie. avaient disparus: Ion’ peut admettre, sans. balancer... continue, cet. aüteur que, lorsqu'un état; maladif des, parties gé-. mitales est: accompagné de manie, es. parties. . xe. sont malades que secondairement ou par sympathies: ct que le siége du mal est dans le cervean,;ow,, si li'rmanie est en particulier, du genre ini maios le/‘cévvelet.: Ferrand, aw rapport de George, as, suÿe ‘encore que des médecins ont retiré. des ayan— tages de: Vapplication. des: sangsues à la. nuque ou der rière les oreilles, chez les malades, atteints. de. cette, afléction (1) Les preuves que Gall apporte poux, établir que le siége de: Pinstinct, de Punion, des sexes, existe dans le cervelet sont si décisives, qu’on. à lieu. dPéspére que. les praticiens porteront leurs, vues. 85 cette’ partie de la masse. encéphalique, dans le wai=) tementdes: aliénations mentales avec. passion ,amou. reuse, satyriasis et nymphomanie. Je renvoie,

pour. ee plus amples détails sur cet article, à ; Pou-

OU 2 L 4 #l DAVTUE SE OUR 1

Gr î EXXZ : \ Hu don :

(1) Système nerveux. Tom, IL. pag. 265,

(ge }

ouvrage ‘du’ docteur Gal” que je’ viens d'india On y ” trouvera des rapports nombreux éta— bis, sit entre les dimensions du cervelet! et le’ PE

gré d'énergie dans l'instinct de Ta propagation, dans les diverses périodes de Ja vié et’ dans diférens süjéts,! soit entre l'état Mmaladif de ‘cet organe ét lés' altérations des parties ‘séxuelles. D'entre ces preuves , les plus‘ curieuses sont des observations dapoplexie Cêr “ébelleuse où + à satyriasis, l'éjaculation ét d’autres Srptômes d’excitation dâns les parties s sexuelles entraïent comme |caractèt res dominans et spéc cifiques. Mais rie nous écartons point æ

7. sujet. Pe MIT TT II Dit I Re Rs ar: best Après ‘avoir fit. connaître Pu lité de LS signée dans le désordre mental, ce éabiles” fdicauions

favorables pour T'émplot dé ce’ moyen, Mi est' propos d'ajouter quelques mots. pour prouve k rome existence du surtroit' ‘d'action ‘du ‘système

singuin, et de l'inutitité des pi vit 4 ‘sanguines däns Ia folie à ssh pe ut its: ftsd

Nombre de Eh Perfect entré autres , comme nous venons de’ voir, ont prouvé : tps ‘des fans, Tes bons résultats’ de fa’ saignée dais Vali liénatiôn mentale. Cepéndänt, tous ceux qui ont 3 à même d’étudiér ‘ces’ sortes de maladies” sur grani nombre d'individus, accordent rarement d louanges. à la - saignée,— Pinel -est certainement celui qui s’est le plus recrié contre l’abus de ce moyen dans les: maladies de esprit (1); presque

(1) De la manie,

jamais il n’en vit de bons résultats , iet il a fait très: judicieusement connaître que les pertes abondantes de sang plongent souvent de malade dans une dé mence incurable, at Ean ie . Müller de Würtzhurg partage la misrsie opisions : ‘ rarement il a vu des eflets satisfaisans de ce moyen ; il n’en excepte pas mème fureur maniaque. . La:

plupart des malades qui arrivent à mon hospice, dit-il, ont été saignés copieusement, et la démen, ce, chez le plus grand nombre, en est devenue le. triste : résultat. Georget vit entrer à Ja salpé-: trière des aliénés pôles. et débiles api avaient été. saignés ‘quatorze à dix-huit fois en vingt jours, et, chez lesquels il n’y avait pas le moindre allégement dans le désordre de. l'esprit (1). LA ÉPOSMANIENS

Le docteur Willis avait déjà bio cette fa:

cheuse influence (2), et le: médecin de: l'hopital sy Lac a Londres, Mr. Simmons (3), fait la remar-, ques déjà rapportée par Lorry (4), que l’ aliéné. devient : plus irvitable R ne les Ab plus: us moins répétées. OL OPIV,

Les ouvertures PA ont prouvé: l'exis-, tence : de Pinflammation dans le désordre mental. Les contenus du crâne, les organes. ‘abdominaux, où thorachiques; 3 comme nous Pavons déjà fait remars os sun HR ei(2). Reize nach Paris. von! Fr Frank. S. dé Te a. mr) Même onvrage T. I. pag. 169.

(4) De Mélanch. T. IL. pag: 137.

PSE i

marquer ; ‘en ont démontré les traces dans des cas assez fréquens. Plusieurs causes de la folie agissent manifestement d’une manière excitanté sur le systôme circulatoire ; telles sont la colère, la fureur, les veilles prolongées, l’abus dés stimulans , l’insolation, les violences sur la tête, la suppression d’une hémorragie: en outre, la force et la fréquence du pouls, la sensibilité excessive de la vue , la douleur de tête, les pulsations extraordinaires des artères carotides, et d’autres symptômes de cette : nature nous donnent encore des preuves excitation de la circulation’ du sang: mais l’exis-

tence d’une ‘inflammation dans une partie organique, lexistence des syÿmptômes propres à l’augmentation d’action générale du système dé là circulation, ne sont pas des conditions qui pio uvént que’ la saignée seule peut guérir ces: sortes de maladies. ! Un. nostalgique est sauvé si on le conduit au sein de sa famille; cependant, son ceryean , ses intestins, ses. poumons se Lasvtenlhmir és 5 et une cüre morale combat cet état inflammatoire ! Pourvait-on produire le même ‘effet'salutaire par les saignées ? Je ne’ crois pas. Je: vis ümi nostalgique à l'hopital - militaire de Gand chez qui on avait : appliqué ‘des sangsues à l'abdomen à ‘différentes reprises, parcequ’on avait l'expérience que la phlegmasie : du tube: alimentaire est familière à ee genre de: délires mais, éfforts infructueux, le ma lade périt, sans que la saignée apportât le moindre changement: dans : son moral. : ‘Cependant! à l’ouverture du: cadavre ;: on découvrit l’inflammation de

( 24 ) de la 2 es RAR mentriqque : # Fa, jé aurait. ms cu un Nr ge Pa à dan sant .que la. saignée: .xSi les! déplétions, SABGURES étaient réellement | l’ancrede salut dans les. aliénations mentales avec augmentation -d’action dui système circulatoire ,. et notamment dans -la :manie,,. à, qui aboutirait , tout ce, qu'on dit, sur , l'efficacité des moyens moraux dans ces sortes d’aflections. ?,Néan+ moins Je, brillant suceès de .ces , MOYENS. m'est, plus un sujet, de doute: depuisiqu’on.a puxgé:les in stituts d’aliénés. de nombre ide ;procédés ,inhumanis, depuis, qu'on à. goulagé le moxal.de :ces individus, qu'on a commencé, à les consoler ,,à «les: distraire, on a Yu une, pa frappañnte |de.. mortalité ph ces instituts... Il y'a dans l'étude dustrous ble. ‘intellectuel,. et sitout de. celui. qui-nait dé causes! morales, une. obseurité. spresquéimpénétiable. Ia nature, de laflection.est,.souvent primitiverhent:mo= rale ,: et, l’accélération: de la circulation du :sang n’en est que, la. conséquence, On:conçoit, denc qu’en ;agissant continuellement sur de :Symiptôme } on: ne combat, point le mal: la saignée diminue:là for ce, du..cœur..et des, Vaisseaux , mais “elle ñe fait rien; à cette cause! morale qui communique dbdle circulation san güine une augmentation: d'actiontCe n’est pas le cœur; ce.ne sont pas:les capillaires ; qui reçoivent le sentiment d’un affront:; mais ees par» ties organiques sont influencées. par: le moral, oet c'est: toujours Je, itouble dans,la. fonction: ‘quisent, | quipèse , qui juge, que réside de noyau ;primitif de

Ja

a maladie , quand , bien entendu’, elle nait d’ume cause ‘morale. Tout homme qui pense, :qui médite ‘est ä' même de sentir l’influence de ‘ses idées sur la ‘étroulation du sang: la face s’anime, les capillaires des joues s’injectent de sang : on voit les carotides “battre chez :le poëte qui se réjouit d'un overs qu'il vient de tracer ; mais oscrait-on bien affirmer que, i'm tel cas se réntonitrait dans la folie, d Ideman- “dérait Vusige de la saignée? Les :idéés qui atti- “rent le ‘sang ‘au cérvean produisentselles: toujonrs ‘un ‘état ‘d’inflammation ? IN’y ‘astsil pas un autre mode ‘d’excitation inflaramatoire? Une partie locale “nflainmée ‘est-elle toujotrrs la œause’de d’angmentation d’action ‘du: système sanguin «dans }toute son - “éteidue, et} n’ya-t-il pasyicomime:mous: l'avons déjà ‘va, ‘une ‘altération de ce! :système :‘pnrement mérveuse ’ qu’on ‘a nômimée :orgasmefrQuand une “héutéuse nouvelle fait battre xnon oœùit, quand la “pudeur colore iles joues de :l’innocéncé , ‘quand je pâlis de rage, ou que je rougis de: colère, je vois ‘dans ‘tôûs :cés ‘phéno mènes, autant de manières dif- ‘férentes :qii démontrent, dans. la eiveulation, un ‘état nerveux, plutôt qu'inflammatoire.: Doit-on s’é- ‘tonnér que: les ‘symptômes : d'action ‘augmentée du système sanguin soient si fréquens #dans æimanie et la ‘monomanié, quand ‘on réfléchit à l’état d’êré thisme: dans lequel :se trouve l’organe de:la pensée ? On ‘tomberait ‘en -de: graves érreurs «en ayant recours : à lasaignée chaque fois que la rougeur de lai face, ‘le: vif :éclat des veux, la force! etla fréqüence ‘du “pouls :5e présenteraient :idans : la folie. 1 D'aii-

D'ailleurs, le caractère même ou le. type. de ces maladies démontre combien est grande leur affinité avec les Névroses. La périodicité seule! d’un grand nombre de folies, ét notimment de la manie, est déjà une preuve que létat inflammatoire n’entre ‘point comme cause essentielle dans la natuïe du désordre de l'esprit. Résumons. i :

En

La saignée pan être très utile dans Je 1 de l'Esprit: 1°. Si la cause du. mal réside

primitivement dans le système circulatoire,

. «dans une pléthore, dans la suppression des

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