‹ Traité sur l'aliénation mentale et sur les hospices des aliénés (volume 2)Chapitre 19 sur 91 · AS CES · texte numérisé non relu

AS CES

dations Jymphatiques. Nous avons rapporté des faits de cette nature, nous les avons soutenus par des observations recueillies par Larrey, Devaux et d’autres ; nous ayons signalé les avantages de la saignée dans Ja folie; mais nous sommes cependant loin de pouvoir admettre le système général de cure que les deux Majo proposent pour le traitement de la folie. Il nous est de touté impossibilité de trouver, dans les nombreuses variétés de cette affection, toujours une seule et même nature de maladie, et d'employer, en tous cas, les débilitans, seulement modifiés suivant les degrès du mal. Ces savans n’ont pas assez pris en considération les causes du mal ; ils n’ont pas étudié l'influence des agens externes ét internes sur le moral, L’aliénation mentale qui survient à la suite de l’onanisme , de la misère, peut-elle bien dépendre d’une inflammation du cerveau ou de ses enveloppes ? Les toniques sont-ils des moyens meurtriers en ce cas, et fautil les remplacer par les saignées et les purgatifs long temps continués ? Peut-on supposer linflammation de l’encéphale chez les femmes devenues folles à Chaque menstruation, Comme on en possède des exemples ? ? Peut-on encore trouver de l’inflammation comme seule cause. prochaine de ces manies qui se présentent périodiquement à chaque lunaison , ou tous les trois ou quatre mois, qui durent un certain temps. et se dissipent ensuite ? Que fera-t-on également de ces nombreux délires sympathiques, de ces lé sions des organes abdominaux qui sont, dans nom bre de cas, bien loin de l’état inflammatoire? Que

G3 pen-

("10817 penser de cette folie qui se dévéloppe én mäéhaut da Datura ferox, d’ après les rémarques faîtés aux Indes par le doctéur Sims ? Peut-on Stipposèr une inflammation de lencéphale dans ces sortes de maladies , et faut-il encore employ er les saignécs UNE t-on pas le droit de reconnaître, dans tous ces tas, une affection nerveuse ? Que faut-il encore conelure du Delirium tremens des ivrognes? nine H est plus qu’évident que Majo pète et fils ont tiré des conséquences trop générales d’un pétit mômbre de faits. Que peut-on, en effet, deduire ‘de deux ou trois observations, lorsqu il s "agit d’un plan curatif si général ? Si toute manie, ou mono manie était jointe à une inflammation des contenus du crâne, tout ce que Pinel a dit sur les mauvais effets des débilitans dans l’aliénatioh mentale, serait inexact. Cependant , , ce sont des faits que Pinel rapporte: jamais, dit cet observateur, là mortalité ne fut plus grande que dans les années tech 794; et jamais les aliénés ne furent plus négligés sous le rapport de la nourriture. Il rémarque également, et Esquirol a fait la même observation , que les saignées ét le régime antiphlogistique long-téttps continnés! jetient ordinairement l’aliéné dans üné démence ‘incurable. Ces hommes sont a ir des jiiges compétans. EaNNER IL én‘'ést de mème de: du ui éoutintié ‘des Dir sauf. Quels effets désastre n’a-t-on TR Lea diarrhées ldans la fohe tite ouh zwei à ap De tout temps, le succès ‘des ‘stimulans let des Mi: 0 dans 71. cas réellement peu no breux ,

breux, à derontré l’existence des folies asthéniques. La jeune personne aliénée dont parle van Ziwieten (1), et qui fut délivrée de son délire par une

grande dose d’opium, n'avait pas le cerveau en-

flatimé. Buns et Brandrith en guérissant , au moyen d’énormes doses dé la même Substance, un maniaque, comme il à été dit à l’article opium, eurent-ils encore à faire à une inflammation du

cérvéan. | Les id al tt d'un grand nombre

d’e auteurs ne nous ont-elles pas prouvé Combien

l opium ‘est efficace dans le Deliriura ‘tremens ‘des

ivrognes ? Cependant l’opium, comme Oh sait, n’est pas un me ND | Que dire encore des guérisons nombreüses opérées par Perfect, au moyen du camphre ‘et du muse. Autrefois , , en ‘Angléterre : la vanille fut rénomméé pour a guérison des mé-

Jancoliques : : la vanille est cependant unê de CE

bien stitmulante 5 un mo yen qui n est RU ro

pas propre HA Eombattré l'état. inflammatoire.

Pargerér en à fait grand emploi, et cite da guérison je quatre mélancolies * par ce inÔyen (2).

Ferriar (3) obtint le sucée s le pla us héureux, ir la folié avec abättément’, del l'écorce du Pérou.

unit DPITRE ce € tbbique ! à « l'opium , et’ à as aro-

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( 1) T: HI JL. pag. 533. Ouv. cité.

r.{2) Abh. ub. den Walnsinn aus dem Englisch et medic, Mus. Lond. 1781. T. LIL. S. 342.

(3) Neue Bemerk. uber Wasser, Wahnsinn etc. aus 40 Enblieh. ni g% id out er G 4.

Mates el guérit radicalement, par cette, combinal-

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