‹ Traité sur l'aliénation mentale et sur les hospices des aliénés (volume 2)Chapitre 20 sur 91 · ENTE · texte numérisé non relu

ENTE

son. une femme aliénée. | surtt 65 Perfect, @) nous cite. différens cas où le qui | quina, fat donné avec. suceës. sh dhsest Reil a éprouvé d’excellens effets. de quinquiüa . dass la démence avec type. intermittent. | à Lo douar G Feurget (2) assure qu ‘ia vu employer, avec succès, | le. quin quina ( et d’ autres toniques dans la’ folie rémittente , si on le donnait pendant. le calme, ou peu avant. je retour des symptômes. Le docteur Castel. (3) dit entré autres ; ces. paroles remarquables : : « Plus d’ ut ne “Fois, j* ai vu céder la folie à l'emploi du quin-. « quina.” e Voici ce 0 que j'ais vu de l'efficacité go tonique, dans de désordre intellectuel. Une fille, agée de, 14 ans, ‘dun. tempérament éminemment hp os FA d’ une stature grêle, peau nette, blan che, ayant les yeux noirs, mobiles, le regard vif et perçant, la che. velure noire ete. est atteinte, dans Je nuit, d’une. frayeur. vive; elle quitte sa demeure, s'expose au froid, et court éveiller une personne de sa connaissance. Le lendemain elle se plaint . d'un. xhumatisme aux bras. qui se dissipe par des frictions faites «Avec. un “liniment | vofatil ; | mais on. remarque qu’elle a Le “esprit égaré. Le trouble intellectuel augmenta de jour. en jour, ct, après six semaines de maladie. |

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( ‘Rob ) elle fut transportée à l'hopital civil de Gand. Elle

était, à son entrée daxs cet hospice, d’une loqua cité intarissable; ellé parlait sur différens objets, mais sans la moindre justesse; elle connaissait cependant ;ses proches, et se ressouvenait de tout ce qui!s’était passé avant son mal. Le soir même de son entrée à l’hopital, une saignée lui fut pratiquée par l’élève qui se trouvait de garde. Le lendemain l’état de. la malade fnt bien changé: la folie qui d’abord, avait été assez tranquille, prit un caractère furieux. Dès ce moment , la malade mon trait des symptômes d’aliénation mentale amoureuse; sa mobilité était extrême, à tel point qu’on fut obligé de faire usage des moyens de répression. Le sang tiré de la veine “était sans croute inflammatoire.

Le second jour de l'éntrée de la malaléns à l’hopital, la visite du matin fut faite ai un médecin | adjoint qui. ordonna douze sangsues à la tête. La malade devint d’une gaîté, d’une once insup= portable. fl |

Le professeur de clinique: Mr. | van FASO ER ÿ étant arrivé, croit observer un état de débilité avec excès de sensibilité. Il ordonne une décoction de quinquina dans laquelle était infusée la serpentaire de. virginie. À la visite du lendemain, on fut bien étonné de voir quele délire avait presque disparu. En quatre semaines, la malade fut parfaitement, guérie, toujours en prenant les mèmes remèdes joints au vin rouge ct aux bons bouillons.

J ’observai ce cas pendant le cours de mes etudes

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en médecine, et ‘mu ssnceès aussi brillant qu'inat tendu m'en là conservé le sonvenir jusqu'à ce jour, le fait suivant n'est: pas’ moins instructif que &— rieux: Un: Nègre: est chassé de chez son iaîtié, poux: vol “domestique ; ‘sans ‘ressources, sans paiñr,il erre dans da ‘campagne, en ville, «et, nulle part ilne peut trouver de: “quoi vivre. Cet état de misèré avait daré plusieurs mois, a) par pitié, un ‘Anglais le prit chez Inis mais, à peine eut-il reçu l’hospitalité de ce brave ur ue il montra dés signes d’aliénation mentale. sc Le AMAR SRE

de fusappelé , et trouvai : dis maigre et décharné : yeux, ternes, languissanss pouls asséz fréquent ; mais débile; froid des ‘extrémités et du bout du né: püleur remarquable de la langue , et loquacité ca tünuelle, sourde, OR ÉLOUE Cet homme avait continuellement la tète tournée -vess Le rai qui Jui était contigu , “comme s’il eût donné attention à ‘uné voix .qüi partait de cet endroit En dix jours dé temps, le délire fat complet, et le malhéuréns né proféra plus aucune parole raisonnable. , 1 1" .uJé prescrivis du ds bouillon et uñé détoëtion de: quinqüina Dans les prémiers jours: ‘de ééité cure one VOyait pas : progrès sensibles‘ vers là raison + cépéndant, la langue devenait plus tonge, le: pouls plus ‘fort , et de nuits étaient plus tranquilles. Après qüinzé jours de persévéranite dans les mêmes moyens; on vit uné amélioration ‘anis {este dans les fonctions'intellectuelles, et au bout d’uti os y /6et homme Etait parfaitement raisonnable." Prise mois après Le délire; survint uié phthisie à

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daquelle, en peu de ni ae cet africain infortuné süccomba, 7 7 | “haben, se dhimut

‘Un jeune Théologien s’étaitr hé à. re tude avec unesoôrtede fureur. 11 devient maniaque , et est ‘transporté à la maison des aliénés à Gand. Différens ‘moyens pour le rendre à la raison sont em- ‘ployés par Mr. le docteur Hulin, mais sans succès : le ‘jeune homme resta maniaque. Son père; qi était médecin, proposa des essais avec le quinquina.. à eut la satisfaction de voir qu'en peu de. temps, et par l'emploi de ce mojen, laliénation mentale diminuait beaucoup d'intensité. Le malade parvint à ‘un point d'amélioration satisfaisante, et sortit. de Pmstitut, n'étant pas encore entièrement rétabli. Depuis ce temps, on n'a plus eu de nouvelles concernant sa maladie.

1 à près € ces observations, on doit déjà voir combien la théorie des deux Majo est loin de conduire à une règle. générale. Ce n est ps qu ‘elle ne renferme des vérités ; mais tout ce qu'on trouve d’intéressant et de vrai dans cette doctrine, a été proclamé par d’autres hommes de l’art : nous nous sommes d’ailleurs , dans des remarques précédentes, suflisament étendus sur l’existence de l’inflammation dans Fäliénation mentale , et l'utilité des déplétions dans ces “maladies, pour qu'il ne soit pas nécéssaire d’y revenir encore. Peut-être, faut-il plus de dl ce ‘avec les toniques, dans le désordre. intellectuel , ( que. os toute autre maladie : plus d’une fois on à remarqué ; comme le disent. les. adversaires de la. dottrine stimulante , qu’en donnant plus de liberté.

à la circulation du sang, par la saignée, on! voit le pouls se relever, la figure s’animer et les earoti- -des battre avec plus de force. Plus d’une fois, on a remarqué aussi que les saignées étaient employées avec avantage là où les toniques avaient été essayés en vain, Je pourrais citer des cas où tou tes les mdications paraissaient reunies pour. l'emploi de Pécorce du Pérou et où cependant ce moyen n’a produit aucun avantage. Il existe, à l’hospice .des hommes aliénés à Gand, un individu dont nous avons ‘déjà fait mention, qui ‘est atteint tous les | mois, à jour fixe, d’une aliénation mentale dont le

caractère se rapproche de la manie sans délire (à).

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{ 1) Tout ce qui présente des rapports avec la manie sans délire, avec les aliénations mentales ] pér riodiques , et surtout avec celles où l'homme ést porté, par utie M) lonté motbide , à commettre des aciès d'éxträvägeicé et” d’afrocité, offre un intérêt majeur depuis ‘que, dâns un’ pays” voisin, les tribunaux ont euà ‘pronon cér sur des crimes qui, s'ils ne doivent pas être envisagés comme provenant d'un état maladif de lPentendemenit , Y ressemblent. cependant , sous de nombreux rapports. k L'histoire: de l’aliéné dont je viens de faire mention 43 entre. dans la même cathégori ie. Joseph Braconnier ei | natit de Namur, 3 “entra au service militaire à Pâge de dix huit ans. A commencer de l’âge de seize ans , il ï s’ était aperçu que, de temps en temps, son ‘intelligénce"

n'était pas comme de coutume. Par momens, il avait Ja tôle ‘pesante; un engourdissement avait lieu dans. ; toutes ses sensations, et il se trouvait enclin à des.

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le délire dure cinq, à six jours, et fait. place à fa santé intellectuelle la plus parfaite. Nous avons, le La . doc-

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émotions de l'ame. Dans le principe, cet état ne se

‘maïñifestait que pendant quelques heures, ét se répétait à a des intervalles très irréguliers et plus on moins “longs.

Six mois sécoulerent, souvent dans la plus parfaite intégrité intellectuelle. Cet état attira, sur le malade, V’attention de ses camarades, Après la bataille de Waterloo, il servit comme milicien, dans l’armée des Pays- Bas, et y obtint son congé après avoir honorablement accompli le terme de son service. Il s ’enrola de nouveau comme remplaçant. Ses accès de délire étaient devenus à cette époque ô plus fréquens , et’ duraient plus long temps. Un jour qu’il avait fait excès dans la boisson , il commit nombre d’extravagances , et attenta à ‘1° personne d'un de ses officiers supérieurs s. Traduit ‘devant le conseil militaire » il fut éonidanmmé à la peine de mort. Des témoignages de. ses camarades et d’autres certificats viennent constater l'état de son moral ; ; €t la peine de mort est commuée en huit ans de travaux forcés. Il est transféré dans la maison de détention de Gand. Il y passe deux ‘ans, jet, ) pendant cet. intervalle de temps, il donne des marques évidentes d’aliénation mentale périodiques Au bout de ce : terme, 1. :ce détenu est transporté à à L'institut des hommes aliénés à Gand. Tous: les mois, et ‘presque à a jour fixe, lesprit se dérange; V'aliénation mentale dure six on sept’ jours. Le malade commence d'abord à àsentir. du mal au front et surtout à la tempe gauche ; ; il

éprouve, en. ‘même temps , de légères douleurs de ven-

tre ; : l'appétit se perd. Il sent alors un. léger mon: ve-

docteur Hulin .et Ra donné, à différentes prix ses, le, quinquina à cet adrien mais, sans le moin =

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vement. convulsif td cou; la tête se penche. en arrière et il y a absence, totale. d'esprit à Ja figure. rougit beaucoup. | Cet état, conv ulsi£ ne dure, que. quelques minutes et. est remplacé par le délires. Le malade montre, une propension. particulière à, chanter ; ets n’épr ouve. aucun. obstacle à ses désirs , il n’est. nulles

ment dangereux; mais, si le contraire arrive ,.ils’eme |

porte et ne ménage personne, Ilse plaint beaucoup d’un tintement, «d'oreille. Le cinquième, sixième on septième, jour du délire , le malade se plaint de. faiblesse, cherche. le repos. et. s’endort : alors il reprend le libre, exercice de. sa raison. Au dire du, malade. sil éprouve pendant. cet RFERA. de. délire, maniaque ; un bien-être remarquable ; sa mémoire lui retrace le passé avec, une, vivacité extrême ;, l'altération dans les, sensations est bien manifeste, mais c’est l'imagination, qui souffre le plus. Le malade reconnait, tontes les, pens SORA qu'il est. dans. l'habitude. de | voir; Mais sou ame épronve,. saus cesse, une foule de. perceptions chimés riques.. Depuis. quelque. PURE seulement , j'ai. remayqué que les accès maniaques reviennent périodique; ment à chaque lunaison. Dans l'intervalle des accès , l'intégrité Ja plus comnlèfe, de l'intelligence a lieu, et pendant l’accès, même , le malade a une parfaite con+ naissance, de son, état, . ati shit .Çe fait nous paraitméritertoute l'attention ca eos

sultes, Kien, en effet, n’est si difficile que de déterminer les

limites, qui sépaxent le libre arbitre de, certains désordres intellectuels; d'antant plus que, dans les tribunaux, ilarrive SOtI=

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moindre succès. : Tout ceci est de fait, mais ce me sont pas des raisons pour bannir les toniques

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souvent que lesjugemens reposent sur des témoignages de personnes souvent le moins en état de juger dela chose pour laquelle elles ont été appelées. Si le médecin iasteuit dansttout ce qui est relatif au. moral de l’homme, trouve sonvent une difliculté, extrême à discerner le crime, de Paction commise par une volonté morbide, quelle doit être la circonspection des juges, et combien.ne devient point, épimeuse : Ja, position des témoins.! Independamment, du, fait que nous venons de rapporter, nous avons ; ‘dans Je, cours de cet; ouvrage, donné différens exemples d’aliénation mentale avec: propension, au crime, où aux, actions. répréhensibles. L'histoire. que nous. avons. rapportée, d'une. démonomaniaque, qui fit périr son, propre enfant et fut condamnée; parle cour deijustice de Gandjà ane, réclusion à la maison. de détention decette. ville , nous offre le cas d’une aliéna: tion mentale dont Fouverture cadaverique..est venu con+ finmer, l'existence. Voyez, T1. pag. 50.: A Particle mouvement, rotatoire. T. I. pag. 387,.nous avous: cité un fait qui fowrnit.également, l'exemple.le plus frape pant d’un genre de. folie périodique avec penchant;aux actions d’atrocité.et.de fureur sanguinaire sans alteration notable, de, l'intelligence. : Celui que mous avons, rapie porté T. I. .pag. 248..et: dont parle Horn, dans.ses archives. west. par.moins, remarquable : ik s’agit d'un jeune, homme, qui , conduit par. .un désir drrésistiblense “voix couler, le..sangide sa bieu-aimée, da: fit péririen lai plongeant, un, poignard daus. le sein, etitont en

lui faisant. les. plus, iouchans adieux: leger; Pinel,, Es-

de la eure des:aliénations mentales. Les cas où ‘ils conviennent ne sont pas nombrenx, mais les, faits sont là pour témoigner qu'ils existent.

déduit sit Donc,

LEE LOU DE Esquirol , Gall, Fodéré , Cox, Falret ‘et Geôrget ont fourni des faits de cette atitèt ce dernier surtout,

dans un mémoire inséré dans le Tom. VIII. des archives de médecine, a traité ce sujet avec un soin tout pare ticulier. Pour revenir à notre sujet: pourrait-on bien établir, avec toute la fermeté de la persuasion, que Braconnier commit le crime , pour léquel‘on le condamna à la peine capitale, avec üne entière connaissance de cause ? Non: tout porte à croire que ce malheñreux fut entrainé par l’exaltation d’une volonté morbide. Ses juges ont sans doute entrevu cette vérité sans pouvoir la constater puisque la peine de mort aété conimuée en une punition moins sévère. À l’époque où cet homme se réndit coupable d’attentat sur son chef, la durée des accès de délire était, à peine, de quelques heures; la‘ boisson, les rixes les firent naître : il était donc bien difficile de constater un état de folie qui, maintenant , est prononcée avec les

caractères les moins ‘équivoques. Des faits de cette.

naturé ne’ ‘sauraïent assez être présents à à la mémoire

de tous ceux à qui est confiée la legislation criminelle; ils font naître des doutes etdes incertitudes sar Pétat moral

d’une foule d'individus qualifiés du titre éteinellemeitt in fèmée de criminels. Des actes d’atrocité pr esque inconnus dans V'histoire viennent tout récemment, en France, d’être portés devant les tribunaux. Léger et Papavoine ont subi la peine: capitale; mais a-t-on bien établi, avec certitude, que les crimes dont ils ont été les auteurs aient été commis avec uné entière liberté morale ? Et-

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