DES. SPÉCIFIQUES. MOYENS DONT LE MODE D'AGIR EST PEU CONNU
Anti-vermineux. Présence des vers démontrée | par l'ouverture cadavérique.
Lure dns que. le docteur Prost (1) a dit que la présence des vers dans les intestins est un phénomène assez, fréquent dans l’aliénation mentale, | : | ht : J’ai eu occasion de m’assurer de l’existence des vers, dans ces maladies, par. l’ouverture du cadavre d’une: femme maniaque dont voici le cas. Unefille agée de 34 ans, perd insensiblement la raison ; d’abord, extravagante, elle montre bientôt les symptômes. d’une aliénation mentale érotique, et, se dit éprise d’un individu avec qui elle n'avait jamais eu la moindre liaison. Au déliresuccèda, quelque temps après, l’hypocondrie; mais la manie reprit bientôt son caractère primitif, Un soir, la malade
se
(1) Médecine éclairée par l’observ. et Pouv. des corps. Tom. I. pag, 72.
( 124 À se soustrait à la vigilayée de ses gardiens, et de matin elle est recueillie noyée. L’ autopsie cadavé rique a fait voir l’estomac de grandeur naturelle ; sa surface interne enduite d’un mucus blanchâtre ; ; le duodenum et le jejunum dans le même état ; l'iléon rétréci, contenant üne innombrable quantité de vers ascarides et deux vers lombricaux ; le cœcum rouge dans sa membrane muqueuse, renfermant également beaucoup de vers asearides : le colon rétréci dans sa portion ascendante, n’offrant dans son intérieur, aucune rougeur, mais contenant beaucoup de vers ascarides et six vers lombricaux ; dans le rectum, quelques vers ascarides; le foie, d’un volume assez grand; la bile, transparente, extrèmement fluides; la rate, les reins, le pancréas et les autres viscères de l’abdomen, dans leur état naturel, |
On lit, dans un mémoire sur la sensibilité par le docteur Prost (1), que le professeur Gilibert, médecin à Lyon, a guéri un jeune homme qui éprouvait des symptômes violens de manie, par lévacuation d’une abondante quantité de vers lombricaux ‘opérée par les anti-vermineux. Prost rapporte encore, que le docteur Couade lui a communiqué une observation semblable. HE. HD à
Les anthelmintiques peuvent done rendre ‘des services dans des cas pareils. LUE
de.
(1) Pag. 27.
Je ne ‘’m’arrêterai: pas à énumerer Ja liste nombreuser des moyens de cette nature; ce serait nous écarter de: notre but. |
‘Mercure. Expériences avec ce moyen, "Expériences de l'auteur.
-“Le docteur Palmer (1) a trouvé tous les indices une: inflammation de la surface convexe du foie, sur un mélancolique qui avait fait grand abus des. Spiritueux. ::: Après, avoir, essayé, sans . succès ; les saignées) les ‘épispastiques,, et autres moyens, Palmerieut recours au mércure, et, en peu de temps, re eu de, ce moyen combimé: aux doux “purgatifs. et à une diète légère. Le malade! éprouva une. den il prit encore .le mercure, et, à ‘peine la salivation fut-elle établie, que da folie: disparut..! Le, convalescent s’exposa au froid; le ‘ptyalisme s'arrêta et, dans le même instant, le délire reparut. Le mercure fut encore ‘donné ÿ: et: au monient. où la salive commençait à couler, la raison reprit son, énergie naturelle. , On éntretint encore. long- temps € cet, Lécoulement, etlema- Jade; griérit. | Ÿ dolafirérr ah ot | Le. doctèur. , Pélinër pe qu fil, au guéri. un jeune. hommetmélancolique, par l’usage des frictions mercurielles portées jusqu’à salivation,en ajontant à æette cure, l’usage du quinquina à l’intérieur.
cha “ ë D fes Etre t 4 ,
(1) The Lond. med. reposit. Liv. XIV. pag. 386—388.
:‘Burrow rapporte le cas (1) que voici. .
‘Une femme agée de 40 ans , leucophlegmatique atteinte de mélancolie suicide, tomba: d’une hauteur CATRt et ne se fit d’autre mal qu’une plaie à l’une des jambes. . Elle fut. saignées la ‘plaie s’enflamma fortement , et la malade gagna la fièvre. La propension au suicide resta la mème. La gangrène envahit la plaie de la jambe, et des: symip= tômes de cachexie se manifestèrent. ‘On donna le‘ quinquina ; lé bon vin; la scille, et le calomels amélioration, quant aû ‘physique, fit de grands progrès; mais le moral :resta: dans le même état d’aberration. Une sälivation se déclara, après l’u> sage continué . mercuré y pendant quinze jours, ét, aù fur ét à miésure que cet écoulement prenait de l’inténsité, on voyaitirévenir da raison. En trois Semaines de temps, le ‘rétablissement faut parfaits quoïque dans ‘cet intervalle, la. femme eût encore beaucoup à souffrir ” Faccouchément d’un enré Mhoëti aout et rouen ob OP Crée Burrow 4 vu encore deux aliénés de cette cpèce Éslenienr puérir par le mercure: | “On trouve dans le journal de Nasse w ; de récit de deux aliénations mentales guéries par le caloz miel et'les affusions d’eau froide sur la tête. Le PÉERREE ‘ cas “est Ph d’une femme dévenue aliénée die. oc oktsriles 4 | Hatiosbade
Tr
{1) Lond. med. repos. Liv. XIV. pag. 273—279. (2) Heft, IL S, 234. 1818.
inélancolique à la suite d’une vive frayeur. Heinroth prescrivit le calomel, et le rétablissement de La raison suivit de près l'administration de ce moyen. On employa, en même temps, les affusions d’eau froide sur la tête pour prévenir une salivation trop abondante. |
‘L'autre cas ést eh dr maniaque furieux chez lequel’ on avait ‘employé é, Sans succès, diflérens moyens, et qui récupéra la raison par l’usage du calomel.
Le docteur Groos (1) a fait beaucoup d’expériences avec Ce moyen. Il dit que l'usage du calomiel long-temps continué, et donné jusqu’à salivation, parait produire, chez quelques femmes maniaques jeunes encore, de salutatres effets. Mais il à remarqué qüe ce changement au moral ne suivit pas de près le’ ptyalisme : il fa! lait, dit-il, que les” malades fussent d’abord atteints d'un typhus grave, däns léquel Pame avait autant à souffrir que le corps : : ‘une stupeur générale devait avoir lieu avant que le rétablissement dé I raison se fit apercevoir. Esticé ici la fièvre typhoïde, ou la salivation qui guérit le mal demande ävéc raison notre auteur ? Plusieurs sujets mâles , peü robustes ét agés furent victimés ‘des’ “éxpériences faites par Groos;et une dyssenterie qui régnait alors fut présqué à | tous mortelle." Ces* essais l'ont été faits à à l'institut des fous à | Portéhetni. À La Riga sd
le.
(1) Zeitsch, von Nasse 1822, Heft, II. S. 64:
Müller de Würtzburg n'a obtenu aucun succès.
du mercure, dans l’aliénation mentale (1)..
Les expériences suivantes sont celles que j’ai faites.
I, D. agé de 43 ans, homme d'une courte, sta ture, embonpoint abdominal, teint jaune, yeux noirs , était mélancolique depuis neuf mois. En quinze jours, je produisis le ptyalisme par . le, calomel donné à Pintérieur. Cet écoulement fut entre
‘tenn pendant trois semaines, et le. malade n "éprouva
aucun changement au moral.
Mr...., agé de 48 aus, peu EN d’un tempérament bilieux avait des selles dures et se plai-
gnait d’un sentiment de pesanteur dans l’hypocon- |
dre droit. Il était atteint d’aliénation pere. à chimérique. Je provoquai la salivation par Je calomel,
et, après avoir entretenu ce flux pendant deux, mois,
le malade se trouvait toujours dans le même état. |
Pierre... aliéné maniaque, en pension à l’hospice des hommes aliénés à Gand, prit. le, mercure doux, pendant un mois, sans le. moindre effet au moral. La salivation fut peu apopgentér et. dura quinze jours.
Guess mé lancolique, , saliva par le mercure,
pendant deux semaines, sans que: le moral en reçût
de l'amélioration. | Van Laar, maniaque CRETE L dr le sta pendant cinq semaines , sans le moindre succès : la
salivation ne dura que peu de jours.
ie
(1) Nasse Zeitsch. 1824. Heft. T.
5. M... Monomaniaque, d’un tempérament bilieux, prit le. calomel pendant trente jours ‘sans saliver ; inais oh dut supprimer ce remède‘ à ‘cause de l’a bondance des ‘selles. |
Christine Huyge agée de 48 ans, servante chez un fermier ; n’était plus réglée depuis cinq ans. ‘Elle est maigre ; d’un témpéramént nerveux ; ellea des yeux noirs et mobiles ,un teint jaune. Elle devient aliénée sans caüse manifeste. Elle se croit poursuivie par des’ fantômes, et on la trouve, un jour, ayant un couteau en Main pour se suicider. Ses idées sont devéues ‘extravagantes; elle pleure sans cesse. Cet état dure depuis huit mois. J’ai voulu tenter d’abord des expériences ‘avec le mercure : huit grains de calomel dônnés, en vingt q'atre' heures et tous les jours, otit produit la‘ diarrhée et la salivation,en deux semaines. La malade salivait abondamment. Toute la face était gonflée et les détits: étaient presque sorties de leurs alvéoles. Après voir adopté ce traitement, je ne! pus arrêter ce’ flux, étbientôt l’aliénée tomba dans une prostration éxtrè me de forces; elle maigrits la peau devint sèches la langue se rioircit: les parotides restèrent'tumé= fiées: et cette rnalheureuse fut bientôt frappée d’une profonde stupeur. “:Fobsérvai, non précisément les phénomènes ‘tracés par Groos, mais une grande congestion cérébrale. La malade arriva dans la convalesééicé de’ 'son!’mal accidentel ; l’aliénation mentale cependant existait toujours; mais elle était changée de caractère. Une démence avait remplacé la mélancolie/° Ge revers me fit renoncer à des expériences ultérieures avec le mercure. J’envisa-
Il. Î | 68 »
( 150 ) ge, sénat, cette malade. come incurable.
périence ni Fa Le n° ao uce. que le Sd MAR son empire ordinaire. Tous les soirs, on remarque une enflure des pieds, et l’aspect blafard, de la peau me fait craindre une hydro pisie. générale. Cette malheureuse prend, actuellement les amers.
Si je dois.en juger par mes expériences, le mer, cure est peu, salutaire aux aliénés. , Quelques. faits, comme nous, avons vu, démontrent, qu’il a été utile à ces malades, et je suis loin de vouloir. les révoquer en doute. Je présume cependant, qu'on . est, encore, bien, loin de connaître les. ctconstances: qui, indiquent les, cas où, ce moyen est réellement ur, le, et ceux, où il n’est que nuisible, dans la. folie... de
Le nature, guérit. parfois, comme, nous, aurons, encore. occasion, de le,dire, l’aliénation mentale par ; un flux de salive et. ce phénomène ra dû nécessai-. rement, porter, l'attention, des, praticiens. sur, Je mer-. cure;, mais on ne peutrévoquer en,doute Aus que. LE inconsidéré de ce moyen. ait, plus, d’une, fois,.
proyoqué. l'anéantissement. des facultés intellectuel v3
les. et, de, Ja force motrice des muscles. .,,, Le mercure serait-il efficace dans l’ aliénation men tale par obstruction du foie. ;ou d'un, AUS lorgane, abdominal ?. di PS DER Serait-il. contre-indiqué : FE tout. orgasme ‘ dans. toute pléthore, dans, toute in: flammationc du. cer.
veau ? : ET We | CT MESIS
Fantgil provoquer la, salivation ,» ou. cé oe lé.
viler. ?, rsnsirdtée dbariaddrse
Le
Île ‘riiercure donné jusqu'à salivation serait-il rétHemñerit utile, comme on le prétend ,» dans la foliéationrense, vu la sympathie entre lés organes gémitaux et lès’ glandes salivaires? Nous né lé croyons pas! L’amont’ est une "passion, un sentiment bien différént! du désir ie coit il sé manifeste sans cé dirais
De’ Phuile de thérébentine. Expériences Faites par Percival. Essais tentés par le auteur.
LPhuité désché rébentinie a été proposée, dané les dérnières: añhéés; pour la cûre de laliénatiôn men tale’, et! notamment pour’”célle qui est compliquée d'épilépsie. Ledocteur Percival a consigné une notice, dénslégme, Volume de: L’edinb!? med. and survie. Journal sux léfficacité de cé”moyen! dans une aussi faclieuse” complication. ‘Il donné comme ‘ résultat dé'sés essais; qu'il'a fait disparaître les accès d'épilépsie *chéz' un’ grand nombre ‘d’aliénés ‘atteints de cetté”affection ; et que chez d’autres , il n’a obteñuw qu’uiv' ralentissement dans le retour de cés mêmes actèss/Pércival ajoute, qué cètte méthode curative‘ lui a-toujours part avoir la miilleure influence sur lé-moral et ‘sur lés fonctions digestives.
D'autres” écrivaitis” ont parlé de l’efficatité de l'huile de’ thérébentine" dans les maladies dont il s’agit ici.
Péréival a fait les’ expériéncés ‘qui suivent.
Jéseph'Rôbinsun; agé dé’45 ‘ans, éprouvait, depuis” L 2 Là-
(cage)
l’âge de douze ans, des attaques d’épilepsie. En 1816, elles se présentérent, assez régulitrement tous. les. huit jours, en alternant avec des accès de manie : d’ ‘abord peu intenses, les retours d’épilepsie devin-. rent, de jour eu jour, plus violens.. Percival donna une o once d’ ‘huile de thérébentineavec: autant de. sucre, blanc, en faisant boire au malade une petite quantité, d’eau ; ce qui fut répété trois fois par jour. Après quatre jours d'usage de ce moyen, le malade se piaignit de diarrhée; mais les accès d’é épilepsie étaient moins violens:; la fureur maniaque avait également diminué d'intensité. Ou donna, trois fois par jour, une demi once de thérébentine sucrée. Le succès, de ce moyen fut tel, que les. attaques, avaient beaucoup diminué d ‘intensité et. qu'elles. mettaient un plus long intervalle à reparaître, l’ins!, tellect avait gagné en énergie , et bientôt le malade !, n’éprouva plus, pendant l’espace d’un mois, qu'un, seul accès d’épilepsie. qui fut cependant ; assez... VIO+ , | lent. On donna encore au. malade une. once d'huile | de thérébentine, trois fois, par jour., Un mois s’étant. |
écoulé, des convulsions peu violentes eurent riens 0 1 lieu : c’était le 9 janvier 1817:.et, jusqu’au r2 février, il. n’éprouva plus le moindre, mouyement spasmodis.. que. Le malade cessi de prendre sa médecine., ,,1 Patrick Cosgrave agé de 50 ans, robuste, sanguin, | était, depuis nombre d’années, atteint .de, manie avec | épilepsie à et. avait fait grand abus de spiritueux, {4 Les accès d’épilepsie se répétaient régulièrement, toutes Îles deux, trois ou quatre. semaines. L’aliéuation mentale prenait alors un. caractères très in=
ten-