‹ Traité sur l'aliénation mentale et sur les hospices des aliénés (volume 2)Chapitre 28 sur 91 · IL. Ke sie · texte numérisé non relu

IL. Ke sie

( 146 ) sie du ‘tube alimentaire, du péritoine, du foie ou d’üne autre partie intérne ?

L'usige de l’eau froide, prise comme boisson, fait partie de la méthode curative proposée par’ Avens brugger pour le’ suicide, Cét auteur veut que, dans cette espècé de délire, le malade prenne un litre

d’eau froide toutes les heures : s’il reste pensif et'taz

citurne, dit-il, on arroséra son front, ses tempes et ses: yeux: aveé le même liquide, et un vésicatoire-se ra appliqué: süf celui dés hypocondres qu fait sentir une chaleur plus élevée.

Cé succès de l’eau froide, dans le suicide, ne s’obs tient réellement que dans quelques'cas rares. Falret a vu boire” par un: mélancolique avec penchant au suicide, pendant trois semaines, au moins “ns htres d’eau par jour, sans que ce malade én eû éprouvé lé moindre soulagement. Il He qu’il # vu une dame, confi£e aux soins: d’Esquirol, qui a fait toutes sortes dé tentatives pour se détrüire ; et chez laquelle lé troiteuient d’Avenbruigger a été mis ém héage, avec cette différence qu’on à cra devoir rémplacer les vésicatôires par un sé

ton à Fhypocondre droit: cette cure continuée,.

pendant" trois mois, n° ‘a produit ateun sui satis+

faisant: (1).

J'ai voulu faire quelques expétiénoed: avec l’eau froide, comme boisson, dañs lé suicide ; mais aucun ahéné né s’est prêté à mes vœux; aucunn’a vous

(it) Jour. complem. dû dict, des sc. médic,

D Pme Age ae

lu: boïre ce liquide en grande quantité ; ‘et je n’ai pas: cru utile de suivre le précepté dû docteur Séhonheyde (1), en fdisant manger à mes malades des ‘mets: stimulans, comme des harehgs! salés, et

d’autres de cette nature, pour provoquer la soif. Je viens d'être témoin d'un cas, sous tous les rapports , extraordinaire. Je: fus appelé, le: 13 fé vrier 1824, chez Schuerweegs, 'aliéné avec'penthant au suieide depuis trois ans. Il s'était fracturé la cuisse’ gauche ; en tombant d'un second étage: Cet homme refusait, de temps en temps; de’ manger, et, 4 mon arrivée chez lui, il n’avait rien pris depuis vingt jours. Il: buvait de son: propre instiict, et par goût; vingt livres d’eau froide par joui J’ordonnai que la nourriture fût ingérée au moyen d’un biberon de métal; et ne révins' plus voir le malade. Vingt neuf jours après cette visité, On vient me quérir de nouveau, et, à mon arrivée chez ce malheureux, je fus bien surpris ex appiénant qu’il n'avait encore pris la moindre nourriture, ni voulu, dé toute forcé; qu’on mît le biberon dans sa bouché: Trop faibles d'esprit et de corps pour’ agir par la force, ses gardienSs’s’étaient bornés 4 des soins d’expéctation. Je trouvai' le malade presque sans voix, et plus opiniâtre"que jamais: il'était d’une maigreur hideuse. Dix'jouts s'étaient passés, qu'il n'avait plus voulu boire son eau froide; ét depuis ce! temps, à ce qu’on me dit, on avait remarqué | | REP NN TR

(1) Samml auserles Ab. fr pt: Aëerzte. Bd. IL. S, 350. LV AS

une grande prostration: dans :sés forces ; le pouls était petit; eL:.d’une: lenteur remarquable ; la peau aussi froide que: le ‘marbre ; : et : l'aspect cadavéreùx de la figure. du : malade, : contrastait :assez singulièrement. avec: l’éclat assez. vif :-de:-ses yeux. J’ordonne ce. qui me. paraitmécessaire; mais, vingt ‘quatre heures, après , le, malade s'éteint lentement, IL n'avait pris aucune: nourriture pendant des: cinquante. jouis qui, avaient précédé sa, mort. Havait bu l'eau froide quarante: jours de suite. :, Ge cas: vraiment-merveilleux, est un suicide dans toute, la force, du terme. Cependant l’eau froide, prise -en boisson et abondamment, n’a. point arrêté.les funestes desseins du malade. Il se trouve, dansle recueil des actes de lacadémie de médecinede Ber- Jin. (1) ,oun fait semblable à celui que je viens de citer: un homme vécut. 47 ET PET ‘d’eau rit saut Mie aol o waosruott a ras L'eau, froide contieut-elle. des EN otre uk? et Ut “@ OUT ox: nl arc

MÉRITE É tie

rasé Aa | de NS ue @) na il n’en a. éprouvé .que des: merveilles ; et il-cite à -cet effet, histoire. d’une, maniaque guérie par le seul usage du petit-lait :. « sanctissime. asseverare “possum «mulierem illam, quæ ab ancilla ante oculos:inpu- «teum sese emergente, in eumdem furorem incidé-

SNA NR MERVR 0 | JD 6 ét 4 Ce CEA rat

é a) 1700. ui cantine PERRIN EU PERRET A (2) Op. cit, pi 1 pag: 212%

« rat, solo iseri lactis quotidiano ad'libvastusu, per “«menses ‘integras epoti sine ‘alio ‘altero: medicamt- «ne rad ‘intégram’et inculpatam sauitatem prove «misse.?: “Lorry mérite touté confiance; . je ! suis loin ‘de douter .de la véracité de son’ “récits mais la conséquence qu’il! entire me parait, en tout, hasardée. Hospil 6100.02, ao eh qu | #31 Le petit-lait :sera une ! boisson ‘très kavenoble pour les’ aliénés, et:sous beaucoup de’rapports ilse rapprôche‘de l’eau, parses vertus: médicinales. : Quand il s’agit d’un grand excitement du cerveau ou des voies-digestives, l’asage n’en pourrait être qu’avantageux. Cette boisson n’est cependant pas sans Mauvais effets:2si l’ônven! prend trop abondatnment,

elle amène souvent, où des douleurs. ‘coliqués, où là tardialgie ; inconvéniens qu’elle partage avec ‘toutes les boissons aqueuses. On sent bien que dans ces: cas: un tel "breuvage ne sauraitiêtre que nuisible. Il pu avantageusement êtré remplacé part l’eau de riz} d'orge,” ôu : de’ pain” l’orgeat,° ou ?d’autres émulsions}lqui -ont-toutés"la . propriété lde?r dis minuer la grande sensibilité des premières voies, : et’d’être,’én même temps, ‘plus où moins nutritifs. Les acides végétaux,et surtout le vinaigre, ont étés'souvent employés ‘dans la folie. : Si je ne: me trompe ‘c’est le docteur Locher ; de Vierine qui, Je? premier’, ‘a proposé ‘ce liquide pour Ja ‘cure des dliénations mentales ; et c’est dans la folie qu’il en a-trouvé-lusage-le-plus-eflicace. Le vinaigre pris à l'intérieur, fait; sélon:dui ,1 disparaître l’aspect égaré des yeux, donne à la face dau traits Hi réguliers

N'E DE H PE (et

y-imprime un aspect moins sauvage, ce qui est un.des premiers symptômes de la manie. Bosquillon (1)ajonte qu’il rétablit les :sueurs et les autres excrétions, et .que, :si les règles ou les hémorroïdes sont supprimées , ces évacuations reprennent, :par l'usage. de ce moyen, Jeur libre cours. : Lorry (2) fait aussi beaucoup de cas de cette liqueur. | oblige

Les acides se donnent : rarement :purss 0 | les M ordinairement dans un vehicule aqueux,, mu- cilagineux, ou syrupeux;.et c’est. danscette vue qu’ on peut avantageusement confectionner des sÿrops de vinaigre, des .sûcs d'eranges, de Moaes de citrons, ete. Maux à cout

Les acides sont d’une ddl reconnue Pa le scorbut: ils seront particulièrement. indiqués -quand l’aliénation mentale se derniere Peas affection. méndrlerc: à

Il serait à propos nimes di “qques mo concernant /es eaux minérales.

. Elles se distinguent en froides , js Mie FA $ en acidules, salines , nets ; dre et gazeuses. AAA st

Les eaux. il re se pifielites.

ment recommandées dans les aliénations mentales compliquées d’affections .entanées ;..des principales, sont celles de Barèges, d'Aisr le rÉhonqle: y dArrategmtes et sngirtèsié ons de Bari ire

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