‹ Traité sur l'aliénation mentale et sur les hospices des aliénés (volume 2)Chapitre 3 sur 91 · hs (2) Matière médicale. T, LL · texte numérisé non relu

hs (2) Matière médicale. T, LL

GrR6 1)

On doit néanmoins être circonspect en donnant la tartre-émétique, et à des quantités énormes. Il:sera toujours préférable de:mesurer, par une dose :ordinaire4, la sensibilité des voies digestives; en agissant autrement;on risque de susciter des vomissemens considérables, des hypercatharses et la:mort même.

Parmi les substances que la médecine possède pour provoquer: le:vomissement ;-il: n’yÿen: a pas de plus ‘eonvenable ; que de tartre émétique! (x), IL. aile: grand avantage de pouvoir êtie pris dans de l’eau pure, sans inspirer aucun dégout au malade; il est encore préférable quand un stimulus énergique devient . nécessaire pour. provoquer: les contractions. du tubesintestinal. La dose ne peut en être déterminée avec justesse; elle varie suivant chaque -idiosyncrasie. 21 On , doit ‘dans des ; cas, que nous »venons de! vou, Je plus ‘communément ,en venir.à dix | grainsét Onpeut.: également; avoir recours.,4, la! nouvelle : préparation: ::d'ipécacuanha que MS. Magendie etPelletier (2) viennent, de faire; connaître : sous,.Îe nom: .d'énééine. Cette substance n’a presque point de, sas veurs: sa, couleur: et--son odeur sontinulles et la quantité nécéssaire ‘pour: produire. Jesvomissement cit bien moindré, que: celle. du :tartre stibié.. Un 16me, de gr. suflit chez un homme sains us ai

fi) Tartrite antimonié de potasse.

{2} -Formulaire--pour -la--prép. et Dr Bic Mer ni UE pag. 30. io | id yo

( 4 ) : Ïserait, fortimprudent :que de mêlei; totiméile conséillent: Celse (1) ‘etd’antres après lui;s la-subs stdncé vomitivé danses alimens :'le-ïnalade: s’imas gine’, lorsque le vomissement à lieu ;! qu'en l’a: em poisonné par la nourritüre qu'il-vient:de prendre et cetté erreur : ‘devient ‘cause ” 1 refuse Souvent tout ‘aliment. “our. taontedue 28 tre «La meilleure: inéthodwalis jar resp, c'est de le dissoudre dans de Vepu distillécyret d'éviter que’ le: malade : néprene pur qui soit: acide: où FF. DITS ms ar sea. ou 69". 5

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De à Fénétique et KES Se dési her don: , au al ÆWlemandéstr. 1h: ecuoitosetaton

j Lie OUT ils i.S ADIA EN HUE TE bn vi [the ou venons: de voir ; dans les: critrenilées précés dés vomitifs dans les divers das d’aa lénatin méntale.: Afin: d’obtenir déces moyénsy avec mbins1de désordre général:, les mêmes-avarvs tages, on 4 ‘proposé les:vomitifs ‘en petite dose; seulement pour : ii ins ‘des ‘nausées ‘et un état détmal-digéoc rue sonxtedue attai AS :! Tes: nausées, comme mous: savons ; diminuent éonsidérablement l'énergie: des fonctions iMntéllecs tüelles ét célle du système maüsculaives ‘Al est facilo de voir que ce moyen, en produisant tes phétios mènes, agit d’une manière sédativé: la peat dë-

vient froide, pâle; les D da is sé

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(1) Ouv. cité. er OÙ gg bases

font avec: folie d’énérgiei les’ idées se iroublent ; et la pupille se dilate: "il ny a que le ‘trajet ali mentaire qui devienne! le siége d’uné incitation plus forte: la salive, lä bile, le sut ‘päneréatique , lé mucus intestinal * sont ! fournis ‘plis abondamment ; pendant que le malade éprouve des” naüsées.

- | Le: docteur De Vos de Berlin'a fait beaucoup unsage du. tartreistibié en lavage; et il assure avoir guéri, par” ce moyen, nombre d’aliénés Il en recommande l'usage dans la monomanie chimérique quelle que-soit d’ailleurs la cause du mäls dans l’aliénation ‘mentale avéc tor me des ds muséulaire et'cireulatoiré, 7 24% 017 - Les: nausées: ‘provoquent Pattention du Aide; Pexcitent aux -mouvemens du! corps ? ‘mais quand Péconomie animale se trouve véellemétit en: état de débilité , ‘elles ñe sauraïent avoir un effet avantai geux sur le système lciréulätoire. RE Il en est autrement du défaut d’action: des miss cles locomoteurs: qui né tient'qu’4 un étigonrdisi sement de la sensibilité. Dans ces sortes’ de chs ; comme nous l’avons dit à l’article vomitifs, le: mas lade est, forcé, par une volonté instinetive, de se donner de l’agitation , pour vainere le etris ne di ressent pendant l’action de ce IOyERs Je serais’ de opinion de ‘Cox, que les nausées peuvent êtré utiles , dans l’äliénation ‘ mentale àvee orgasme du: système : Fra tanres ; elles » agissent comme les émétiques. : ( Dans la suppression dés mensttues, (les déte: tions étant ! faites) dans ‘les ‘stases du système de fa

la .veine-porte,: dans la: suppression. des: hémorroïdes &c. , les nausées peuvent: rendre. d'atilesréer

vices, par les. secousses. qu ‘alles sprint 4 aux: x cères abdominaux mi 4h 4h nuilea st : aime En général, les indicatidns. ctratineh: de l'éméti= que en dose brisée, sont » sous bien des rapports presque les mêmes .que celles que nous.avons-déjà vues, pour les yomitifs.: Ce :müyen::sera , toute chose égale d’ailleurs, préféré ,.plus dans le début de l’aliénation mentale, que lorsque cette aflection aura. fait de longs progrès. Il sera, utile en tout cas que l'attention ide. l’aliéné soit fortement con— centrée sur un même,objet; les, nausées jet :les Yertiges que cette cure -produit, dirigent les idées du malade vers son propre.individu, et les: détour nent de l’objet.de son délire. : C’est; dans ces sor< tes de ,cas que Müller de Würzburg fait grandemploi du tartre émétique !,en dose brisée. . Ghez.le maniaque, cette cure peut également. trouver des indications utiles, par rapport:à la-diminution d'é nergie!, des. facultés. intellectuelles. ut ce moyen init Giwnv-oluitentt à MT ET - Mes expériences :n’ont æ réalisé ce, que pont sieurs auteurs , disent de .l’eflicacité dé! ce anoyen dans l’aliénation mentale! Jai. donné à. lhospice des.hommes aliénés: à Gand, : ‘pendänt. quinze.jours, le tartre stibié. en. lavage à : plusieurs aliénés, mia | niaques et mélancoliques ;: et. chez aucun. 'je n'ai pu observer un soulagement sensible au, moral. : Je, me prétends ‘pas..en; tirer la conséquence, que ce, mo— a est,iuvariablement sans. effet dans la folie :: dés éxeM:»

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exemples rapportés par des hommes dignes de foi existent pour témoigner le contraire: Je vêux seulement dire. que, lorsqu'il s’agit de prononcer sur Delfcacité de ce moÿen curatif, comme de tout autre, on doit être réservé dans ses conclusions ; trop CE à il arrive qu’ un cas rare, une seule réussite se trouve proclamée éomme ayant produit des résultas généralement efficaces.

Le docteur De Vos (1) prend un grain de tarte stibié,..sur trois, onces d’eau distillée, et il fait, donner..cette. solution, par, cuillerées, jusqu’à «produire.des nausées, en faisant augmenter la dose selon , la susceptibilité du sujet. En quelques cas, äl..prend ; huit, grains de ,tartre. stibié sur quatre onces!, d’eau ‘distillée pour en faire prendre, de temps en: temps, une, cuillerée,

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Des purgatlfs. Circonstances quien D l'usage. Quelques notions sur PÉllébore,

Espèces de purgatifs auxquels on doit avoir recours.

IF ‘ya cette différénce ‘entre les Vomitifs ét es | pirpatifs , que les premiers intérvertissent Île ‘motte ‘Yéitient ‘naturel de Pestomac, et que les derniets atigmentént les contractions du tube intestinal dans Tétir ‘diréction ‘ordinaire. Les purgatifs ‘différent ‘ésenticlenient des ‘émétiques, par la durée de Leûr action. Les vomitifs produisent dés ‘séries (de phénomènes-qui se succèdent dans un-espace de temps fort court; mais les purgatifs ayant, à sparcourir un plus té trajet, donnent au canal alimentaire une somme de stimulation plus grande. Cette prolongation de stimulus, la sécrétion copieuse du mucus intestinal, du liquide pancréatico-biliaire, la suppression momentanée de l’absorption ehyleuse expliquent pourquoi les purgatifs laissent à leur suite une diminution de forces plus grande que celle qui suit l’action des vomitifs. Cette remarque mérite d’être prise en considération partout où la folie est accompagnée de prostration de forces. Le purgatif convient dans son mode d’agir avec le vomitif, dans l'excitation qu’il communique à tous les organes abdominaux.

{ i9 ) . On peut. ré luiré jaux. points :süivans l'utilité dé

êes moyens dans Maliénition méntale.

“VA Lomme dérivatifs, les purgatifs sont in diqués dans la monomante; et dans la |} manie da):

Depuis longtemps on à récontid l'efficacité des purgatifs. dans laliénation méntale, et peu d’écrivains, .se sont, occupés. ‘de la curé de cette maladié Sans avoir fait mention de ces moyens ; tous en ont proclamé les effets. bienfaisans. L'emploi dés purgatifs exige éependant de-la prudence: donne-t-on un putgatif énergique, prolonge-t-on à l'excès une évacuation elvine; on xisque de fairé passer, soit la manie, soit la monomanie en démence; se méprend-on sur :la nature ide l’âliénation mentale , on aggrave le mal; Souvent on Je rend incurable, L’és tat “des forces. vitales doit «décider ici de tout. La démence est. un genre de folie où la débilité des organes intellectuels est hors de doute: les pürgatifs -sont des ägens provocateurs de la ‘fais blesse; ils né sauraient, par conséquent, être. .qué nuisibles dans. cette affection. C’est pour les mêmes raisons que l'usage en sera seulément permis dans) le début de la manie, où dans celui de la monomanies les forces vitales n’ont, à cette épos que du mal, que peu perdu de leur vigueur; aus-

si l’organé intellectuel n’a-t-il pas encore été soumis aux lois de J’häbitude, J'au-

{ 20 ) : J'aurais du faire la même reiarque L es tômie d'en. dd B Les SrbtERe peuvent étre intiqlés ‘dans l'aliénation mentale avec consti- | pation (1), paresse et aversion pour les * mouvemens musculaires ). | L’indication des purgatifs, dans ces sortes de’cas; est purement ‘symptomatique. La constipation est assez familière aux aliénés, surtout aux monôma= niaques. Quelquefois elle est le résultat d’un ent gourdissement de la sensibilité de tube intestinal ; dans d’autres «cas, elle est De aux obstructions abdominales ; ; souvent elle tient à un état inflammatoire de la membrane muqueuse du colon.

‘Pour ce qui concerne les purgatifs dans l’aliénation mentale accompagnée de défaut de mouvement locomoteur, l’usage en peut devenir efficace pour soustraire le malade à une trop grande i inaction. Les légères douleurs coliques, la’ contrainte d'aller satisfaire À tout moment des ‘besoins ‘mettent l’aliéné, malgré lui, dans la nécessité de: se donner de l’activité. Le défaut de mouvement lo- ‘comoteur est l’apanage des mélancoliques. | Quoique cette indication soit très convenable, on aura cependant toujours eu vue Pé état Mis forces vitales, PARU T3

Li 1) Cullen, medec. pratic. trad, de Bosq- T. I. art. manie,

(2) Esquirol, art. mélancolie du dict, des sc. médic.

(f 2xe })

CAES Les: purgatifsitrouvent des indications: … dans Paliénation mentale par suppression. des dochies (1), du. flux menstruel

+ et des. hémorroïdes. s dé Les purgatifs impriment, comme. nous Vayons.

déjà + observé, un. surcroit d’action. à. plusieurs organes. abdominaux , et les vaisseaux qui entrent. dans la structure de ces organes n’en recoivent, pas la moindre influence. C’est en stimulant, plus, ou. moins énergiquement , la surface muqueuse. des intestins, c’est en, envoyant, par irradiations cette. stimulation aux autres organes abdominaux, en, excitant, par-ce.moyen, dans toutes les parties orga=. niques, de Ja. cavité abdominale, des oscillations, des compressions, alternatives, que..les . purgatifs peuyent..être tutiles. dans,.ces afféctions ;. mais, on.ne saurait , trop le répéter ; pour. employer ces moyens avec succès: il faut toujours avoir égard aux. circonstances concomittantes., Ÿ a-t-il prostration de forces , les: purgatifs ne seront propres qu’à rendre le, mal plus grave: y: a-t-il augmentation d’action dans le système. vasculaire, les déplétions FAR précéder l’emploi de ces moyens. SN : Les, anciens sollicitaient. fréquemment les évacuabéns alvines.. dans: l’aliénation. mentale. ; La différence: de vette cure avec: celle d’aujourd’hui, .ne consiste que dans le choix du purgatif. Les anciens ont fait emploi des drastiques; les modernes pré-

le-

(1) Van Zwieten.\T, IL. pass 53ci dc B 3.

févent les ‘éccôprotiques, On ést peu porté, à rèb= commander ; éh tous cas, Ja méthode des premiers, vu le grand” trouble quelle suseite dans: Porganisme; mais à quels autres moÿens pouvaient avoir recours lés pères de l’art, puisque, de leur temps, lés doux purgatifs étaient inconnus? : Un remède dontle suécès, jasqu’à nos jours, ést passé en pro verbe, lPellébore, n'a point dû 8être employé sang effèt:, dans la folie. Les médecins de l'antiquité étaient trop bons observateurs pour suivre une routine aveugle et superstitieuse dans l'usage de ce purgatif ; et la conduite mème qu'ils ont tenue dans le: mode dé prescription de ce moÿen, est uné preuve ‘dé leur pérspicacité dans ce ‘genre dé du re: quel ‘autre but ont-ils pu avoir en vue en éonéeillant au malade d’aller prendre l’élléboré à Antycèré, sinon que de le soumettre à uh voyas ge plus où moins long, et de lui procurer, Vu k, ‘des amüsemens et des distractionss : 14 005

* L'usage de l’ellébore a été particulièrement. sup té à l’aliénation mentale avec tristesse, Hoffman (1), Vogel (2), et Ludwig (3) ont renouvelé les idées que les anciens ont attachées aux vertus de: ce res mède, : Il résulte des obéervations de cés auteurs Ù que l’ellébore est spécialement indiqué dans la fo #s pr Queiqus il en mia ce moyen ne arr

S A * 1 24 AS , AS QAR RE LA SSII MANGAS CNE: SHQ

| (1) De medic. offic. E, I. Cap. 18.

(2) Prælect. academ. p. 661 (PS LP (3) Advers, medic, V# ue pe UTC N.n##ts)

agir qu'à la, manière. des drastiques , et s’il a été couronné de succès, on ne peut l’attribuer qu’à la grande irritation qu’il provoque dans les organes abdominaux et surtout dans le système vasculaire de la veine-porte. La monomanie est souvent le résultat d’une obstruction abdominale, suite d’une torpeur dans ces vaisseaux. Les moyens qui raniment la vigueur de ce système seront donc eflicaces en de pareilles circonstances, Lu

Aujourd’hui que les substances purgatives. sont mieux connues. et mieux étudiées, dans leur mode d'agir, on a recours de préférence à ceux dont l'action est moins énergique... Les sels purgatifs , lairhubarbe, l'aloës,, la racine. de jalap, sont le plus fréquemment mis en usage,

Des clystères.

Les lavemens sont de peu d’üsage dans lPaliénation mentale; ce n’est pas cependant à défaut d’indications utiles: ils y peuvent être d’un grand secours, mais l’opiniâtreté du malade, sa grande mobilité et la perversité de ses conceptions sont cause que çces.moyÿens sont presque toujours rejetés par lui. Ils seraient d’un grand secours dans la constipation, et dans les aliénations mentales qui ont leur origine dans une obstruction abdominale. Kampf a écrit longuement sur l’eficacité des clystères dans l’obstruction des organes abdominaux, et n’a cessé de donner tout l’éloge possible à ces moyens: ses lavemens sont compo-

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