LIVRE ONZIÈME
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us dent do aftoisein! 54 L'* air, 180 tie et lé moral des’ peuples sont dés objets importans ‘pour l'é étude des aliénations men tales! et des. moyens curatifs ‘dé ces maladies, ‘ De tous les moyens ‘physiques ‘ét oraux , ‘il ÿ en a fortipeu qui ne recoivent des modifications “du'sol, de létat de l'air, des’ idées” doniriantés et de là prédisposition morale de tél'ow tel peuples "L'ha2 bitant du climat chaud présènte daus ses maladies, une excitation outrée; le système nerveux est, chèz lui,o-dominant; les affections !dés"neïrfs sont ‘aussi ses imaladiés: familières! : Les: péñpladés ‘des Pays2 bas humides! et: froids, offrent l'inverse de ceux qui ‘habitent! des: régiôns” chaudes ‘et sèches: luürs maladiès: dérivent plutôt: d’un éngourdissement de la sensibilité ;et d'uné tôrpèur dans les ‘solides, Autant les manies, les convulsions, les passions vio+ lentes, la ls contemplation | ‘eitatiqué ÿ Pimäginätion K ÿ vi-
vive et AE sont FES yon vs Griliats brulans, autant ces aflections sont rares dans les pays-bas -et “humides: -Les- maladies” des” derniers se rapportent plutôt à la suppression des exhalations cutanées. au ralentissement du sang et à Ja lymphe,« dans les vaisseaux; leurs folies sont encore plus” sombres ou $e FRA RER de A ou de Ja démence. h I résulte de ce principe, qu'en | be 14 bases de la cure de la folie a Que doit prendre en consi= dération ces deux extr èmes. On aura, toutes choses égales d’ailleurs, plus à s Lie tite dans les régions chäudes, des moyens qui calment la vio= Jence des passions et diminuent cette excitabilité quirée tandis . que dans, les pays où l'air! est: froid : ei humide, il s ’agira plus de diriger ses :vuies : sur l'état de la peau, des organes abdominaux et: thôxachiqnes, non seulement. pour Ja cure de la! folie, mais. pour celle: des maladies, -qui la: compliquent. L'aliéné ayant perdu le, sentiment’ de! son 7107} éprouvant, ordinairement une diminution dans ses sensations, s'expose, au froid, à l'humidité; À l'air, méphitique. avec indifférence; cependant ‘ces agens n’en cessentpas moins d’agir sur Îuis aussi, les, sains hygiéniques qui ont rapport à:latempérature, à:la.pureté, à la sécheresse de l'air, occupe“ pont particulièrement le médecin psychologiste dans les régions basses humides; tandis que: dans-les él mats chauds, il redoublera de précaution pour ne pas exposer. l’aliéné à une..chaleur trop excessives .Gesujet, demande, de plus igrands développemens. | Je-
‘Jetons un coup d’œil.sur tonte Pétendue de no= ue. globe; le climat tempéré nous offrira partout l'intelligence dans sa plus grande) .énergie, Une atmosnhère brulante énerve les facultés morales, dit, Hippocrate (1): le. froid: excessif engourdit et send stupide. Les peuples des pays chauds ont des passions plus fortes; ils aiment ayec plus d’ardeur: ils, sont plus cruels; et leurs jalonsies, leurs yen= séances offrent des exemples d'une, barbarie atroce: dans les pays froids, il y à : oinsde;sentiment; la sensibilité est peu vive, et les hommes y.sont bien plus difficiles à émouvoir, dit Montesquien, : .1Gette influence de la chaleur se retrouve dans, Ja folie. : L'été est plus fécond en aHénations mentales que l’hiver ; et, presque tous les/açcès de ma nie.se mitigent en hiyer, ou sont, plus, intenses, durant la saison d'été. Hippocrate (2) avait dit que Pantomne et le printemps sont plus favorables au développement de, ces maladies ; mais. des. ob- Servations des modernes ont prouvé le contraire. :H.froid a sependant nne influence, marquée sax la naissance de la folie. On cite. à .cet effet, la cam pagne des Français à Moscow, dans laquelle le dé lire fat une des maladies.
dans lasxetraite des troupes. 1, 4 à 2 «L’atmosphère Peu, par des Chi FER
( 1) Sect. Y. aph. 16," :: nt HE (2) Sect. LT, aph. 20 et 22, | eo
dans” ga rompbratire produire‘ “a ‘folie ‘Un charigément dé ‘froid en chaud, ou de chaud en 3 froid à, r pla ‘d’'üné" fois cu pe le trouble mental. édtiuout, 20! avan atualunt - erûk OLA 5 Üné‘'a —. He et imprégné éé:' ati gaz Epais} fétides, ) agit man ifestément sur le moral. Lés crétins des alpes’ et des' ‘montagnes s'dé l’Écossé nous en ’offfént un ‘exemple’ fraf parte" “Æsquirol (1) dit qué ‘les hommes “qui” travaillènt dans les mines de charbon" et de’ métal ‘sont’ sujets” à la lie Les
mineurs’ du Pérou, {son dire, sont’ disposés à üne aliénation mentale toute particulière. ‘En Ecosse on ébserve un déliré” produit pr les émañations du plomb que les gens du pays appellent Mill Reëck Lorsque, dit Virey (2); « L'ancienne Lutèce n'était € puère qu’un haméau boürbeüx dans lie de ke & Seine; . (maintenant. la° cité); lorsque desmaréc
ŒCE } dés bois, consérvaient ‘une pie ar Cpais’ AT ot le ‘trajet dé lé flénive « et que des pluiés fréquentés’ le faisaient débordér” ‘dans ti ps ; se ie trié den rhaoms
« spaes ep abitätions 61 nt dass aise ré “ « hs a été réglée et’ contenue dans’ son! lit, v
ir y quoiqué béüéux ‘encore ;! et situé‘Sous un " ; « c ciel
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(1) Art. folie. «ti Atets (2) Dict. (te. Fo cu gs EL tro {e)
«ciel froid et: pluvieux, nourrit en son sein une « population: aimable.” On voit par là combien. le .climat influe sur le: moral , et combien. il importe de prendre en, considération la température, à la= -quelle on; expose l’aliéné. : Les, climats chauds. et brulans seront. pernicieux aux maniaques, puisque ‘la. chaleur exalte trop. les facultés intellectuelles. “Une: température plutôt froide que tempérée ;. Jeur convient mieux. Au mélancolique, il. faut .un air ‘pur set tempéré qui, agisse sur. son physique. et lui ‘procure des - sensations. agréables : : une douce tem- “pérature: invite, aux promenades , aux: distractions, appelle le sang à la peau, -excite, aux, mouyemens -de, locomotion et imprime au moral un sentiment .de-bien-être, Les, aliénés atteints de vice organique abdominal, comme. du foie, de la veine-porte ou dure autre partie, éviteront. surtout. les endroits bas et: humides: déjà atteints d’une débilité dans leurs solides , une telle disposition atmosphérique, ne pourrait que rendre leur mal plus grave. .Les aliénés en démence se trouveront toujours, bien. d’une pe Hs modérément chaude. ,,,,,
+: Toutefois, n’attribuons pas au lion et aux. Variations atmosphériques une, influence. trop. directe sur notre entendement : l’éducation , les mœurs ,. et les institutions civiles . , politiques. et. religieuses. y prennent, une part, non moins active, ;La Grèce, ce pays si favorisé par la nature, dont le climat est.si, propre. au développement de l'intelligence, quels, changemens,, n’a-t-elle, par subis relativement au, moral de, ses habitans? : Des. hommes, savans, y
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