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‘es
PCTEN2,
dé :2es opinions diverses, il aura toujours le grave
inconvénient de produire l’œdème des extrémités! inférieures, des gerçures, des inflammations, la
suppuration , même Ja gangrène des parties sur lesquelles passent les bandes de cuir; il a encore le désavantage de gêner fortement la circulation du sang, et de disposer à la descente du rectum (1). Jajouterai 1°. que le fauteuil de coercition. peut. rendre des services éminens , quand l’aliéné n’y est placé que pour un temps infiniment courts; 2°. lorsqu'il y est attaché long-temps, qu’indépendamment des accidens que je viens de signaler, il gagne souvent une immobilité des membres inférieurs
. 5%: que presque toujours les aliénés. qui y ont été
placés long-temps, conservent l’habitude de s’asseoir continuellemeut et deviennent impropres à. plusieurs exercices. La maison des hommes aliénés à Gad renferme un grand nombre de misérables qui ont ‘passé un témps. infiniment long dans ce! fauteuil; on les voit marcher les genoux fléchis, et s'asseoir, presque continuellement, auprès du poële; 4°./ce moyen est encôre vicieux en ce qu’il ote tout” mouvement, toute liberté physique au malade, Heinroth donne à cé fauteuil les plus grands éloges. : Dans l’asile des lunatiques à Glasgow, on aconstrüit un ‘fauteuil de‘répression (springehair) qui:
repose sur une espèce de gros éventail. Par ce
moyen l’aliéné Etant assis, n’est pas condamné à
me
(1) Hayner , Nasse Zeits.
ure immobilité parfaite, et le moindre mouvement, la moindre contorsion de son: corps, entraine le fauteuil dans des mouvemens dont l’analogie est assez grande avec le choc que l’on éprouve dans les voitures. Cet appareil renferme uu but utile; mais nous sommes peu portés à croire que, par la mo-. bilité. qu’on lui donne, il soit exempt de tous les inconvéniens que nous venons de signaler pour le fauteuil ordinaire.
‘Reïl a inventé une espèce de Roue mobile (hohle Rad), dans laquelle il place l’aliéné furieux pour le forcer au repos. On ne pourrait mieux. la comparer qu’à ces cages mobiles où l’on enferme. les écureuils. : Le moindre mouvement quefait l’in-. dividu qui se trouve dans cette machine, le fait ballotter; et la sensation désagréable qui en résulte, excite l’attention du malade, et le force à prendre. du repos. Ou peut voir le dessin de cet appareil , coercitif dans l’ouvrage de Sneider déjà. cité. Dif-, férens inconvéniens doivent naturellement en accompagner l’emploi; et toutes les fois qu’on peut facilement leremplacer par d’autres ,il serait inutile, par l’appas seul de la nouveauté, d’y avoir recours. .
* Un moyen répressif bien plus efficace est la ceznture de Haslam. Il se compose d’une ceinture de | cuir
cuir , large de 8 à 10 pouces, qui se ferme par de ‘fortes boucles sur le dos du mialañe. L’endroit qu’on choisit pour son application, est au dessus de l’ar-. ‘cade du pubis, pour né pas gèner la respiration, A chacune de ses parties latérales, est attachée une espèce de poche de cuir destinée à recevoir, de ind de côté, une main du malade: celle-ci est encore, à son tour, fixée + des bendès particulières. |
Ce moyen, tout en empêchant des mouvemens ‘désordonnés avec les bras, tiént cependant ces parties dans une position qui ne leur ôte pas toute liberté d’exercice. Casper .(1) a eu occasion d’observer l’efficacité de ce moyen; et il en fait les plus grands éloges: en voyant les aliénés qui portent cette ceinture, il est facile, dit-il, de s'assurer qu’ils éprouvent moins de gêne que ceux à qui on a mis la camisole de coercition.
La Camisole de répression, Gilet de force, Zwangsjakke, Zwangs-Kamisol, Englische Kittel, Strait Waist coat, se compose d’une camisole de double toile forte qui se ferme sur le dos au moyen de trois ou quatre boucles: les deux manches sont plus longues que les manches ordinaires d’un habit, de manière à pouvoir être hi-
porto. el : re es | | sin je |
(1) Carak. pag. 417. !
ées ensemble. Trois hommes sont nécessaires. pour en revêtir l’aliéné:, un. individu va droit à Jui 3, ila ses bras. dans les manches de. la camisole, et le saisit par les mains; un second jete, sur la tête du malade, un tablier qui lui entoure le cou; tandisque le troisième tire la: camisole sur les bras. de V’aliéné et la ferme par derrière. Les ‘extrémités des, manches. sont liées par un double nœud: chez les furieux on peut lier les manches sur le dos.
Dans. quelques. instituts, les manches de la ca= misole. sont. continues l’une dans. l’autre, de sorte que: les deux manches n’en font, qu’une.. : Cette construction est, mauvaise, parce qu’elle permet une trop-.grande liberté aux membres supérieurs; il.est d’observation encore. que- les aliénés. à qui l’on met une gilet fait de cette manière, donnent bien tôt issue aux mains, en lacérant, avec, les dents;, la toile dans l'endroit où lee manches sont unies. en= semble.
Ce moyen, ainsi que la ceinture de Haslam, a l'avantage sur tout autre agent de répression, 1°. dene causer aucune douleurs 2°, de ne gêner, en aucune manière, le cours des. fluides, et 3°., de laisser à tout de :corps; une-grande ‘liberté. Haslam donne cependant peu-de louanges: à ce moyen: la camisole., ditil, empêche la respiration, ou la rend difficile; le malade ne peut prendre ses alimens, se gratter, chasset les: mouches: se moucher ; la transpiration est empêchée sous la forte toile qui est nécessaire pour la construction de ce gilet; ce qui cause des excoriations à la peau, et des daxtress enfin l’alié-
La
ne
né se comporte mal dans:l’expulsion des. matiéres fécales. Haslam ajoute que l’usage long temps eontinué de ce moyen émousse la sensibilité de l’organe du tacts excorie les ongles, les rend durs et alongés ou pointus (1).
+ Quelques-unes de ces observations sont justes ; d’autres ne méritent pas la moindre attention: mais quoiqu’il en soit, la ceinture et le gilet de force sont les meilleurs moyens de répression que nous coumaissions. Dans nombre de cas, le: gilet de force ést d'une grande utilité ; mais ce qui est également vrai, c’est qu’il est insuffisant pour les maniaques furieux qui savent très bien s’en défaire,
Haslam (2) veut qu’on remplace le Gilet de force, par des bandes de métal (espèces de menottes) qui entourent les avant-bras et les attachent l’un à l’autre, de façon que le malade exerce encore ses bras, bien qu’il ait les mains jointes ensemble. Ce -moyen de répression sera écarté, autant que possible; et nous sommes de l’opinion de Horn (3), qu’on pourrait plus efficacement le remplacer par
des
: (1) Voyez Casper ouv. cité. pag. 417:
(2) Consid. on the moral menagement.
(3)-Nasse Zeit. 181941S. 1, pag. 149.
(06 y des bandes de cuir solides fourrées. à [eur 1tir térieur. ven à FD “ot !
«Divers moyens ont été imaginés pour éontenir , dans son lit, l’aliéné furieux ou turbulent ; ils sonit moins efficaces que les premiers, parce qu'ils forcent le malade à tenir une position qui n’est nul lement de son goût. On observe encore qu'ils aigrissent beaucoup les aliénés et les rendent moins dociles. # PR AN
Le plus simple appareil en ce. genre est ral dé crit par Heinroth. Ou met à l'aliéné la camisole de répression, et on passe, par dessus son corps , de fortes sangles qui vont se fixer dans les montans latéraux du lit,
Un autre moyen, mais plus compliqué dans sa construction, est décrit par le même auteur, L'aliéné est couché sur un lit percé pour livrer issue aux excrémens; une large sangle de cuir entoure son corps; elle est pourvue, sur ses parties latérales, d’anneaux en cuir, par où passent des bandés destinées à fixer le malade aux parties latérales du bois de lit s à son tour, cette sangle est munie, sur ses parties latérales, de courroies pourvues de boucles pour fixer les mains. Deux sangles unies en-
sem
semble entourent les jambes et sont pourvues à leurs parties latérales, d’anneaux également destinés à livrer passage à des bandes qui se fixent au bois du lit (1).
À a retraite de York, on fait usage d’un autre
procédé , mais qui est encore plus compliqué que les précédens. Une sangle de forte toile, de cinq pieds et demi de long, sur trois pouces et demi
de large, se trouve posée en long sur un lit A
chacune de ses deux extrémités est attachée une bande de cuir, longue d’un pied, large d’un pouce. Dans le lieu où cette courroie est fixée à la sangle, se trouve une boucle. À quatorze pouces de dis-
tance de l’extrémité supérieure de la sangle, est fixée,
en travers, une autre sangle longue de quatorze pouces. À chacune des deux extrémités de cette bande transversale sont cousues deux courroies de
cuir, larges 7? de pouce, sur ;; de pouce d’é-
paisseur. L’une d'elles a cinq pouces de long, et
se trouve pourvue, à son extrémité libre, d’une boucle garnie, à sa surface externe, d’une plaque de cuir, pour éviter les gerçures des bras; l’autre courroie a quinze pouces de longueur: elle est percée de trous pour s Rasptér à la boucle de l’autre courroie.
SEE" CAT PRRPRNENERNENNERE te ,
(1) Voyez Heinroth Seelenst, T. IT, pag. 104. IL. | S
GS OPR DR à
À vingt et un pouces de l’autre extrémité de la. grande sangle, se trouvent fixées, en travers, deux
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courroies de cuir de la même épaisseur que la précédente que nous venons de voir. De chaque coté, l’une dépasse: la grande sangle de cinq pouces, et est pourvue d’une boucle; tandis que l’autre a deux pieds de long, et se trouve percée de trous, pour être reçue dans la boucle de l’autre courroie. voyez PI. VI T. IL
Pour faire usage de ce moyen, on place 1: ct sangle dans le sens de la longueur du lit sur lequel lPaliéné doit être couché. Deux crochets sont fixés, lun. dans le bois du pied, lautre dans celui du dossier du lit; les courroies de cuir attachées ‘à chacune des extrémités de la grande sangle bouclent celles-ci aux crochets. On pose là-dessus Paliéné. La sangle transversale vient par dessous les épaules. Les courroies qui terminent les extrémités de la sangle transversale embrassent, de chaque côté, les bras: on ne serre pas les boucles au point de gêner fortement les mouvemens de ces parties, On agit de mème avec les jambes (1). |
Ce moyen peut être efficace pour les aliénés qui sont disposés à se porter des coups. : Dans la monomanie malicieuse, dans le suicide, l'emploi en ‘sera particulièremeut utile pendant la nuit. Il a l’avantage de donner une grande liberté aux mouvemens du corps, à tel point que le malade n’est
pas
(1) Voyez Jacobi Samml, Vol. I pag. 219
| ( 276 ) pas forcé de tenir en permanence une position pénible,
D’autres agens peuvent encore servir de moyens de répressions tels sont la machine rotatoire, les douches froides, et tout ce qui produit une forte terreur: mais nous avons assez fait connaître ces moyens pour n’y plus revenir.
Quelques pratiques, mieux vaudrait dire des mas nœuvres de répression, sont, par fois, nécessaires pour forcer le malade à prendre des nourritures en cas qu’il les refuse.
Quand un aliéné refuse obstinément sa nourriture, deux hommes le tiennent renversé sur le dos; un troisième lui ferme le nez : la bouche s’ouvre, et il y verse un aliment liquide, Cette manœuvre doit se faire sans la moindre rudesse, sans paroles offensives. |
Dans la retraite à York , on place l’aliéné dans un fauteuil dont le dossier est mobile au moyen de ressorts; on le renverse en arrière, afin que la tête du malade soit penchée en ce sens. On ouvre la bouche, à l’aide d’une petite clé: tandis qu’une autre personne y introduit, au moyen d’une cuiler de fort métal, une nourriture liquide. Un biberon de métal, une corne de vache peuvent encore servir à cet eflet. À Bedlam, on fait usage d’une Bou-
| S 2 teil-
virà cet effet. :À Bedlam, on fait usage d’une Bouteille élastique munie d’un tube également élastique (1). |
‘Gependant, avant d’avoir recours à ces moyens, il est necessaire d’exhorter le malade, par tous les moyens possibles : souvent, en plaçant la nourriture près de Jui, et: sans lui faire li moindre remontrance, on le'voit manger ce qu’il avait refusé
avec la plus grande-opiniâtreté.
__ (1) Voyez the Sketches of Bedlam.
À vant
Are de finir ces considérations sur les asiles des insensés, je vais fournir, par la PI. VIIL V. If. la copie d’un dessin pour un hospice d’aliénés que j’ai exposé, en l’année 1824, au concours du salon des beaux-arts à Bruxelles et qui y a obtenu les suffrages des juges. Je n’ai pas pu suivre strictement les règles exposées précédemment, puisque le programme exigeait que cette maison fut construite pour 1000 aliénés, nombre qui est bien trop con- sidérable pour ces sortes d’établissemens. J'ai, en quelque sorte, suppléé à ce défaut, en réunissant , dans un seul local, quatre établissemens divers, mais
semblables entre eux. | Pour s’en former! une idée, on doit savoir que tout le bâtiment est divisé en quatres parties: la moitié antérieure comprend l’habitation des aliénés en pension; celle qui est postérieure est destinée à ceux qui sont à la charge de l'administration des pauvres ; la partie droité est occupée par les hommes; la partie gauche par les femmes. On doit également observer que te bâtiment se trouve entouré de vastes jardins qui servent de promenades aux aliénés paisibles et tjanquilles. la disposition des salles de garde répondant à la vue des cours, a prinsi Ci-
cipalement fixé Pattention des juges de ce con- Cours.
Extrait du Programme du concours du salon des beaux-arts à Bruxelles. 1824;
« Dit gebouw bestemd voor 1000 zieken, zal in 4 a mecst doelmatige zamenstelling en inrigting môe- «ten bevatten al wat tot herstel en bevordering « der gezondheid als noodzakelÿk en nuttig moet. «worden beschouwd, als ziekenhuis, apotheek, « badhuis, waschers , keuken, wooningen voor den .« directeur en kontroleur, voor genees- en heel- « meester, voor krankverzorgers en verdere op- « passers , hokken voor razende, afsezonderde ver- «trekken voor genezene, met één woord al wat «van zoodanig een gesticht vereischt wordt, om « aan deszelfs bestemming' te béeantwoorden. Het- « zelve zal worden daargesteld op: een vrij en af- « gezonderd terrain, ten einde daarmede in ver- «binding te kunnen brengen ruime tuinen, welke «echter tot het opgegeven ontwerp zelfs niet be- « hooren. Dit gebouw hetwelk verondersteld wordt «in de nabïjheid eener groote stad te komen te « staan , zal hechtheid en gemak in deszelfs inwen- «dige verdeeling met een edel uiterlÿke moetén « vereenigen. De oppervlakte des gronds wordt « aan den kunstenaar overgelaten.”*
ae le nombre considérable de 1000 habitants ; j'ai
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