J- -B. BAILLIÈRE
libraire DE l’académie rotale de médecine Rue ,1c 1 tcoIc-dc-Mc<lecine, no ,3 ’
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PRÉFACE
Les recherches multipliées cjui ont été faites depuis quelques années sur les maladies de la matrice, et 1 application a leur diagnostic des moyens nouveaux d’investigation dont l’art de guérir s’est enrichi , ont fait découvrir des lésions de cet organe qui n étaient pas meme soupçonnées jusqu’à nos jours. Ces recherches et le spéculum ont permis en même temps de voir mieux et de juger avec plus de précision et d’exactitude les altérations de la matrice que le toucher seul faisait reconnaître.
De cette facilité d’étabhr le diagnostic des lésions les plus superficielles de cet organe et de les soumettre à un traitement méthodique et régulier, sont résultés de nombreux succès. Ces succès, obtenus avec assez de facilité , et dans le plus grand nombre de cas , ont fait naître l’espoir et la prétention d’obtenir la guérison d’altérations plus profondes et plus graves , et celle des dégénérescences cancéreuses elles-mêmes. Voyant guérir, sous l’influence d’un traitement convenable , la plupart des indurations et des ulcérations de la matrice, des praticiens dis-
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tingues ont pense qu’ils étaient assez heureux pour provenir ainsi , clans le jdIus grand nombre des cas , le développement d’affections cancéreuses. C’est sous cette consolante inspiration cpi’ont été écrits la
plupart des ouvrages modernes pubbés sur cette question.
Cette manière de voir a été la mienne pendant plusieurs années ; mais lorsque je me suis livré a des études sérieuses sur le cancer, lorsque j’ai rapproché les opinions des anciens de celles de quelques hommes graves dont j’aime à me rappeler les leçons, et .lorsque j’ai pu comparer mes propres observations avec celles recueillies et publiées par ces grandes autorités , je suis resté convaincu de la spécialité pathologicjue du cancer, et j’ai révoqué en doute les nombreuses guérisons de cette maladie obtenues par un traitement local combiné avec le traitement général des inflammations ; j’ai pensé que les maladies de la matrice que l’on guérissait ainsi différaient des affections cancéreuses proprement dites.
- Dans cette conviction , j’ai dù rapporter les opinions des auteurs favorables à celle que je cherche à faire prévaloir, et citer textuellement les passages de leurs ouvrages où elles sont exprimées de la manière la plus explicite. Je ne devais pas non plus taire ou affaiblir les objections que les partisans de
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l’opinion contraire font valoir, les pièces de ce grand procès devant être réunies avec soin pour être soumises au jugement impartial des lecteüFs ; c’est ce qui m’a entraîné inévitablement darts des considé^rations générales qui ont paru trop étendues aux membres de la commission des prix de la société de médecine de Lyon. Ce reproche , je me l’étais déjà adressé , et j’en reconnais la justesse, sans pouvoir me décider toutefois à y faire droit , tellement je suis convaincu de la nécessité de discuter longuement la partie dogmatique de la question , qui a été complètement négligée dans les publications modernes. J’ai cherché à donner à cette grande ques^ tion du cancer, à ce grand problème pathologique , la haute importance qu’elle doit avoir aux yeüx du médecin , et la place à part qu’elle doit occuper dans les cadres nosologiques. Je demanderai donc grâce pour ma prolixité en faveur de l’utihté qui devait en ressortir. ....
J’ai cherché à distinguer, le mieux possible, le cancer de l’utérus de toutes les autres maladies de cet organe , avec lesquelles il est malheureusement trop facile de le confondre. Je me suis efforcé de le présenter isolément , avec la physionomie qui lui est propre et qui le distingue essentiellement. L’imanimitc des suffrages des juges du concours m’à
PREFACE
prouvé que sur ce point , comme sur la plupart des autres .propositions , mon travail avait atteint le but proposé. On en jugera par l’extrait du rapport si remarquable fait à la société de médecine de Lyon par son secrétaire-général , M. le D' Rougier, au nom d’une commission dont il faisait partie , et qui était composée de MM. Parat, Mermet, TroUiet, Senac et Chapeau , auxquels s’étaient adjoints tous les membres du bureau , sur les mémoires qui lui avaient été adressés sur la question suivante mise au concours :
« Du cancer utérin. Faire connaître toutes ses » causes , indiquer exactement son diagnostic , et » l’éclairer, autant que possible, par des autopsies » cadavériques ; décrire le traitement préservatif curatif de cette maladie. »
Extrait du j'opport.
« Ce mémoire porte pour épigraphe cette phrase , extraite de \! Histoire anatomique des InflammU’lions , par Gendrin :
Les cancers ne sont point des inf,a'mmatiotis ni des suites d’inflammation.
» Cette épigraphe annonce la pensée de l’auteur et celle qui domine l’ouvrage. Elle a dû susciter de
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prime abord des préventions défavorables , ’ et ce n’est pas un de ses moindres mérites d’avoir su les effacer par la manière dont il a traité son sujet , et même d’avoir ramené à lui des convictions qui lui étaient opposées. Cependant il avait encore un écueil à craindre , c’était de se mettre , quelquefois malgré lui , en contradiction avec son épigraphe ; et vous jugerez , ainsi que nous , messieurs , qu’il a su l’é>dter avec un égal bonhem*.
3) Il trace un historique rapide des diverses hypothèses hasardées sur la nature de la maladie ; il rapporte les raisonnemens des humoristes , des solidistes , des vitalistes et des anotomo-pathologistes , qui n’ont pu juscpi’à ce jour soulever le voile qui recouvi’e l’essence de la dégénération cancéreuse,
33 Mais , craignant de s’écarter de la question , il se borne à examiner si , comme le pensent les médecins anciens et le ]d1us grand nombre des modernes , le cancer est une maladie primitivement générale qui se localise, ou si , d’après la manière de voir des médecins physiologistes , il doit être considéré comme le résultat d’irritations morbides , d abord locales , et qui se généralisent par leur persistance et par les mauvais traitemens qu’on leur fait subir.
» II s attache a cette dernière opinion pour la
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comhattre en établissant les clifFérenccs cjui se remarquent dans la marche , le développement et la terminaison, entre les phlegmasies chroniques et le cancer, et qui distinguent essentiellement ces deux genres de lésions.
« n réfute ensuite d’une manière cpii nous a paru victorieuse la théorie par laquelle les médecins physiologistes expliquent la repullulation du cancer , soit dans le lieu même où il existait d’abord , soit dans un lieu plus ou moins éloigné , et son apparition simidtanée dans plusieurs organes.
» II attaque avec autant d’avantage l’opinion des auteurs qui, confondant la diathèse avec la cachexie cancéi’euse , disent qu elle naît d’un vice local , qu elle tient h la résorption du virus cancéreux , et ne préexiste pas a la maladie locale. Il ne laisse aucune assertion sans réponse , aucun argument sans réfutation.
» Selon lui , le cancer dépend d’une disposition oj^anique mise en action cjuelquefois par des causes locales ou accidentelles , mais pouvant se développer spontanément sans l’intervention d’aucune cause appai’ente. Il cite, trop longuement peut-être, a 1 appui de son opinion, divers passages des pathologistes qui prouvent jusqu’à l’évidence la préej^istence de la diathèse cancéreuse.
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» D’après le développement de cette proposition, fpii , nous devons le dii e , a trouvé beaucoup d’approbateurs dans le sein de votre commission , vous voyez , messieurs , que la science , dans la maladie qui nous occupe , n’a fait aucun progrès , aucun pas en avant; elle en a plutôt fait en arrière en prouvant l’existence de la diathèse ; elle détruit l’illusion décevante qui , faisant voir le cancer comme le produit d’une inflammation locale , laissait toujours l’espoir de le guérir , tandis que ^ l’opinion contraire n’amène après elle que l’idée de l’incurabilité du mal , idée désolante , décourageante, mais qu’il n’est pas permis de cacher, scientificpiement parlant , c|uand on la croit d’une vérité incontestable. - ■
» Après ces préliminaires indispensables , l’auteur entre en matière par une description anatomique très-exacte de la matrice , et enrichit cet exposé de considérations intéressantes sur les différens états physiologicjues de cet organe. Il traite ensuite en praticien habile les dilîérens modes d’exploration de la matrice , lorscpi’on veut constater son état physiologique ou pathologique. Nous avons remarqué l’exactitude des préceptes qu’il donne pour acquérir ce tact régulateim à l’aide duquel on parvient à dissiper les ténèbres qui envelop-
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P*nt les maladies de l’utdms. C’est avec saeacité quil signale les avantages du spéculum, indispen sable pour le diagnostic et pour le traitement.
» Dois-je, messieurs, suivre l'auteui- pas i pas c ans la description générale et si bien tracée qu'il fait de la maladie; vous montrer le cancer, tantôt commençant par un léger point squirrheux longtemps indolent, changeant ensuite de nature devenant sensible , s’infiltrant peu à peu de malière cerelrifoi-me, envahissant de proche en proche la totalité du col utérin , l’organe lui-même , les tissus envnonnans, etc..? ou bien, commençant par une ulcération qui disparaît facilement au moyen d’un traitement convenable, pom' repai’aître de nouveau ; plusieurs fois guéri , toujours renaissant , et toujours de plus en plus menaçant , finir toujours de la meme manière .? Ce serait vous donner une ébauché trop faible d’un tableau lai’gement tracé et appuyé d’observations bien choisies.
Je préfère arrêter votre attention sur le diagnostic de cette maladie, qui est un des points principalement recommandés par le programme. De nombreuses pages du mémoire sont consacrées
à cette partie importfinte de la question
» Pour appuyer les signes diagnostiques qu’il indifpic en grand nombre , Pauteur s’étaie de nom-
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breiises observations. Il en rapporte plusieurs d’ulcerations gue'ries sans extirpation , sans cautérisation ; quoique des pratitiens distingue's aient considère la maladie comme cancéreuse et incurable , elles tendent à prouver qu’i/ faut autre chose qu’une inflammation y quelque étendue^ quelque opiniâtre qu’elle soit^ pour amener la désorga-nisation cancéreuse de la matrice.
» Toutes les autres altérations pathologiques que la matrice peut éprouver sont successivement examinées par notre autem* ; leur diagnostic différentiel est scrupuleusement indiqué , tant par des autopsies cpie par des observations authentiques puisées dans sa pratique ou dans celle des médecins les plus distingués des hôpitaux.
” ^ ^tait peut-être ici le cas de signaler toutes
les differentes formes sous lesquelles le cancer peut se présenter ; toutes les variétés que les pathologistes ont décrites ; mais notre auteur ne les considère que comme l’expression d’ime seule et même lésion , et pense que faire de ces formes variées du meme principe autant d’espèces différentes , c est s éloigner de Tunité pathologique sans utihté pour l’art de guérir; toutes , d’ailleurs , se ü’ouvent a peu près représentées dans les nombreuses observations qu il rapporte a la suite de ce chapitre , et
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dont il serait trop long de vous citer les faits seulement les plus intéressans qu’elles renferment.
B Nous arrivons à la dernière partie de la question : décrire le traitement préservatif et curatif de cette maladie.
» La plupart des auteui’s proclament rincurabilité du cancer; d’autres le croient curable tant qu’il n est pas parvenu au degré où il donne naissance à des symptômes généraux ; enfin beaucoup, et l’auteur est du nombre , le disent incurable dès l’instant même qu’il se manifeste avec les signes locaux qui lui sont propres. Pour lui, toutefois, son incurabilité est subordonnée a celle de la disposition organique dont il émane , a celle de la diathèse qui le précède et l’accompagne.
...... L’auteur examine successivement , et
d’une manière très-circonstanciée , tous les moyens préconisés par les thérapeutistes , et qu’il a employés ou vu employer lui -meme; ce qu’il dit relativement aux saignées générales ou locales est digne d’attention ; il spécifie d’une manière iiTefutable les cas où l’un ou l’autre dé ces moyens doit être mis en usage , lem’ modè d’application, le moment où il Convient de l’arrêter. Il discute avec sagacité lés cas où les révulsifs internes sont nécessaires et ceux où les vésicatoires , cautères ,
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sëtons , sont indiqués , et Tendroit où Ton doit les placer. Tous ces moyens, suceessivement analysés avec l’esprit d’observation qui le caractérise, sont appuyés d’exemples authentiepres et bien ehoisis.
» Le choix des divers moyens, cautérisans , leui’ mode d’application, les précautions cju’ils exigent , le nombre de fois qu’on peut les employer , le pansement qu’ils nécessitent, sont habilement tracés. On voit, par les détails minutieux dans lesquels il entre , qu’il pai'le d’après ime expérience longue et spéciale : c’est ainsi cju’il indique comment on peut , à l’aide du spéculum , panser les plaies résultant de la cautérisation du col aussi méthodic[uement cfue les plaies extérieures ; ç’est ainsi qu’il proscrit l’usage du pessaire, qu’on avait reconnnandé pour soutenir les plumasseaux de charpie , toujours suffisamment soutenus par la contractilité du vagin.
» Lorsque le cancer résiste à tout traitement , et que son incm abilité est reconnue, le médecin ne jieut plus se renfermer dans la définition de l’art de gue% rir ; l’humanité lui donne une autre mission : celle de soulager les souffrances et de prolonger la vie. Ici l’auteur déroule le tableau de tous les moyens palliatifs recommandés par les thérapeutistes. Les accidens qui accompagnent le cancer à cette époque ,
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ses complications, tout est prévu, et leur traitement métliodifpiement indiqué.
» Enfin , messieurs , il peut arriver , et il arrive le plus souvent , que toutes les ressources de la thérapeutique médicale sont impuissantes pour arrêter les progrès du cancer de Tutérus, et l’on est obligé de recourir a 1 instrument tranchant.
» Cette partie du mémoire laisse peu à désirer : toutes les indications et contr’indications de l’opération y sont méthodiquement exposées. Les procédés opératoires , les accidens qui peuvent survenir , les moyens d’y remédier , les pansemens consecutifs , tout est écrit avec le tact d’un praticien qui a beaucoup vu.
» Ici , messieurs , se termine l’analyse peut-être trop longue de ce mémoire remarquable ; j’aurais craint , en moins de pages (1) , de vous en donner une idee trop imparfaite. Que de choses encore sur lesquelles j’aurais pu fixer et attacher votre attention ; mais j’ai du me restreindre et ménager votre temps ; toutefois , quelque mérite que votre commission ait trouve dans ce travail , elle ne vous dis-
(1) Ce rapport a quarante pages d’étendue. C’est avec regret que je me suis vu dans la nécessité d’en présenter ici un extrait , sans doute trop racourci , pour le faire connaître d une manière convenable.
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simulera pas qu’il pourrait être plus satisfaisant dans quelques parties. Elle n’a pas reproché à l’auteur son épigi’aphe , qu’il a d’ailleurs prouvée dans tout le cours de son mémoire avec une si désespérante logique ; mais elle a remarqué qu’il aurait pu s’étendre davantage sur les divers degrés , formes et variétés du cancer, comme il aurait pu abréger d’autres points sur lesquels il a discuté trop longuement.
» Du reste, l’auteur a profité avec discernement des travaux de ses devanciers : tout ce qu’on a fait , tout ce qu’on a écrit de plus important sur cette maladie y est fidèlement retracé ; plusieurs points où la science doutait encore y sont éclaircis. C’est aussi avec ime vive satisfaction qu’elle a vu qu’il s’était tenu a la lettre du programme ; il a même fait plus, il l’a dépassé. Le programme se taisait sur la nature de la maladie ; l’auteur l’a creusée , approfondie : la description anatomique de la matrice, son état physiologique et pathologicpie dans les maladies diverses pouvaient être simplement indiqués , ou meme supprimés , sans lui faire encourir le moindre reproche ; il a traité à fond ces divers points. Enfin le diagnostic, qu’on lui imposait l’obligation d’éclairer par des autopsies cadavériques, il a jeté sur lui une vive lumière par des observations comparatives. Le style de l’ouvrage est simple,
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concis , point prétentieux ; c’est celui des sciences eXcictes» Ses observcitions^ ou nomljre de 'vingt-cincj sont bien rédigées , claires et précises. Vous avez pu juger vous-mêmes par ce rapport , dans lequel j’ai cherché a reproduire ses principales idées, ses phrases meme le plus souvent^ comment il a traité son sujet. Vous penserez , avec nous , que s’il n’a pas fait davantage ^ si aucune idee consolante et nouvelle sur une maladie si cruelle et si désespérante ne vous est offerte, cela tient à la nature du sujet. Il a pensé que le cancer de la matrice était incurable dès son début ; il fait plus : il l’a prouvé. Malheiu-eusement , l’expérience des siècles est pour lui. 11 a vu la vérité dans son opinion ; il a du la dire.
» En conséquence , votre commission vous propose, à l’iinanimité, de décerner à l’auteui' du mémoire n* 2 , le prix proposé par la Société de Médecine.
» Les conclusions du rapport sont adoptées à Funanimité , et M. le président proclame, comme ayant obtenu le prix proposé par la Société , suila question du Cancer utérin , M. Téallier, médecih h. Paris , auteur du Mémoire n® 2.
» Baumers , présidents )) Bougier , secrétaire-général n GARDiËN et Nepple , secrétaires du bureau s h
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Ce jugement , porté par des médecins aussi éclairés que le sont ceux cjui composent la Société de Médecine de Lyon , doit être pour cet ouvrage un siu" garant de succès. Il reste tel qu’il était au moment de sa présentation au concours , sauf quelcpies additions, dont la plus importante comprend les nouvelles tentatives faites à l’Hôtel-Dieu dans le courant de l’été de 1835, parM. Récamier, pour arriver a la destruction et à la guérison du cancer utérin , au moyen des cautérisations successives des parties malades avec les nitro-hydro chlorates d’or et de platine. Ces expériences , que j^ai suivies avec ^ le plus vif intérêt , prouvent au moins cju’on peut attaquer avec la plus grande énergie ces désorganisations du col et d’une grande partie du corps de l’utérus sans compromettre l’existence des malades et sans lein faire courir de graves dangers. Elles formeront un complément utile à ce travail, dans lequel les praticiens trouveront , je l’espère , un tableau fidele et complet de Pétât actuel de la science sur le cancer de la matrice.
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