CHAPITRE II
du château et du village de Johannisberg. Serviere divise les vins du Rhin en deux classes.
A la première classe appartiennent ceux du château de Johannisberg, de Rudesheim, de Rothland et de Hinterhausen.
2^ La seconde comprend le Hochheim du Doyenne, le Carmélite, les vins de Marckhrunn , d’Asmannshausen, de Geisenheim, du château de Vollrath, de Glaus, de Schœnhorn - au - coin , d’Erhach , de Steinherg , de Plaltgartenherg , de Mittelhcim , de Schwartzhaus , de Rauenthal , de Rothenberg, du grand Rothenberg près Schierstein. L’on trouve encore de fort bons vins dans les lieux suivans des contre'es qu’arrose le Rhin : à Winkel, au village de Johannisberg, â OEstrich, à Hattenheim, à Erbach, à Bodesheim, à Jjauhenheim , et sur le Scharlachherg près Bingen.
D’après Serviere , le vin du château de Johannisberg est le plus aromatique de tous les vins du Rhin et le plus concentre; il croit que cela provient de ce que là , plus que dans aucune autre contrée des bords du Rhin , on laisse plus longtemps les raisins attachés à la vigne. Il estime que celui de la montagne de Rx-udesheim est le plus fort; après celui-ci viennent ceux de Rothland et de Hinterhausen , qui se distinguent par un bouquet agréable. Le Rothenberg près Giesheim , et les vignobles du comte de Schœnhorn-au-coin, offrent
DES VINS DU RHIN
des vins aussi pleins de corps et aussi gene'reux que les pi ëce'dens.
Mais les vins du Pdiin les plus agre'ables et les plus délicieux sont ceux de Marckbrunn, de Hochbeim , de Laubeniieim , de Bodesbeim et de Nierstein.
Bacharach, Kaub, Oberw esel , Boppart^ le baut et le bas Labnslein^ produisent les vins rouges du Rhin.
Le vin du B.hln y au reste , surpasse tous les autres vins relativement à sa dure'e.
De r usage thérapeutique des vins du Rhin.
Nous supposons que les vins qu’on emploie dans la tbe'rapeutique^ soient purs, non falsifiés j et de très-bonnes années ; car, si ces conditions ne sont point remplies, il n’est pas possible d’obtenir des résultats exacts : nos expériences et nos observations demeurent vagues et incertaines.
Comme dans les vins du Rhin l’ai orne et l’acide prédominent sur le spiritueux , ces vins ne sont indiqués que dans les maladies où les autres vins, qui ne renferment point les memes parties constituantes, ne conviennent point.
Par conséquent ils ne doivent pas être administrés dans les maladies suivantes :
i.° Dans toutes les inflammations aiguës , accom- . pagnées d’un mouvement désordonné du sang,